Deux heures et demi du mat', il vient de s'endormir, enfin, épuisé par deux heures de confidences sur mon oreiller.
J'ai doucement recouvert son long corps d'un drap léger, doucement j'ai fermé la porte... Dors, mon tout petit, dors...
Une joie grave m'empêche pour ma part de m'endormir.
J'ai vécu un moment important, fort, beau, je voudrais le partager avec vous, avec ceux d'entre vous que cela touchera.
Il avait passé sa journée entre les Simpsons et ses jeux video, il n'avait pas sommeil, il est venu s'allonger dans le noir près de moi, et s'est mis à parler, parler...
Il m'a dit son corps qui change, ses questions, ses émotions.
On a ri, il était fier.
Je lui ai parlé des rites d'initiation, du passage à l'âge d'homme dans les sociétés "primitives".
Il m'a dit : "je sais, il y a une culture où les jeunes garçons doivent sauter par- dessus des vaches, ceux qui y arrivent sont reconnus comme des hommes".
Il a vu "300" : "à Sparte, les enfants mal formés étaient précipités du haut d'une falaise. Tout jeunes, les autres étaient envoyés survivre seuls, dans la nature". Il m'a dit l'histoire de ce héros qui a rencontré, enfant, un loup terrifiant, dans la neige. Qui l'a attiré entre deux rochers, l'y a coincé, l'a abattu d'une flèche. Il sera plus tard Léonidas, le vainqueur de Xerxès aux Thermopyles, utilisant alors le même stratagème qu'avec le loup de son enfance.
Il me parle muscles, poils, pompes, abdos et bagarres.
Il ne veut plus de slips, on ira acheter des boxers noirs, moulants, et un pendentif tecktonik, noir et blanc avec deux étoiles.
Il me parle jeux et copains, ils voudraient un lieu où jouer au poker.
Je lui raconte les MJC de mon enfance, où toutes les générations se retrouvaient dans une ambiance de liberté.
Pendant qu'on parle, je caresse ses petits cheveux si doux, il y a si peu de temps que je changeais ses couches, préparais son biberon... 11 ans et demi, l'étoile filante d'une enfance.
Je pense à mes parents, leur soixantaine s'achève lentement.
A ma grand- mère, bientôt 88 ans, je la revois m'appeler par la fenêtre pour le goûter.
Les pièces d'un puzzle glissent les unes sur les autres et s'assemblent dans ma tête, une vieille coquille d'adolescence irrésolue se dissout et tombe en poussière. Je suis adulte, je regarde en face mon âge et le lien tissé entre les générations.
Je trouve enfin ma place dans ce flot qui restait hostile jusqu'alors, un flot qui, au- delà des conflits et des arrachements, m'unit à ma mère, à ma grand- mère, à tous ceux qui nous ont précédés.
Mon petit s'étire, ses grands pieds atteignent le bout du lit, il blottit sa joue contre le ventre bouclé de son ours, la fatigue vient enfin.
Dors, ma douceur, dors, et prends des forces pour ce long voyage qui ne fait que commencer...
J'ai doucement recouvert son long corps d'un drap léger, doucement j'ai fermé la porte... Dors, mon tout petit, dors...
Une joie grave m'empêche pour ma part de m'endormir.
J'ai vécu un moment important, fort, beau, je voudrais le partager avec vous, avec ceux d'entre vous que cela touchera.
Il avait passé sa journée entre les Simpsons et ses jeux video, il n'avait pas sommeil, il est venu s'allonger dans le noir près de moi, et s'est mis à parler, parler...
Il m'a dit son corps qui change, ses questions, ses émotions.
On a ri, il était fier.
Je lui ai parlé des rites d'initiation, du passage à l'âge d'homme dans les sociétés "primitives".
Il m'a dit : "je sais, il y a une culture où les jeunes garçons doivent sauter par- dessus des vaches, ceux qui y arrivent sont reconnus comme des hommes".
Il a vu "300" : "à Sparte, les enfants mal formés étaient précipités du haut d'une falaise. Tout jeunes, les autres étaient envoyés survivre seuls, dans la nature". Il m'a dit l'histoire de ce héros qui a rencontré, enfant, un loup terrifiant, dans la neige. Qui l'a attiré entre deux rochers, l'y a coincé, l'a abattu d'une flèche. Il sera plus tard Léonidas, le vainqueur de Xerxès aux Thermopyles, utilisant alors le même stratagème qu'avec le loup de son enfance.
Il me parle muscles, poils, pompes, abdos et bagarres.
Il ne veut plus de slips, on ira acheter des boxers noirs, moulants, et un pendentif tecktonik, noir et blanc avec deux étoiles.
Il me parle jeux et copains, ils voudraient un lieu où jouer au poker.
Je lui raconte les MJC de mon enfance, où toutes les générations se retrouvaient dans une ambiance de liberté.
Pendant qu'on parle, je caresse ses petits cheveux si doux, il y a si peu de temps que je changeais ses couches, préparais son biberon... 11 ans et demi, l'étoile filante d'une enfance.
Je pense à mes parents, leur soixantaine s'achève lentement.
A ma grand- mère, bientôt 88 ans, je la revois m'appeler par la fenêtre pour le goûter.
Les pièces d'un puzzle glissent les unes sur les autres et s'assemblent dans ma tête, une vieille coquille d'adolescence irrésolue se dissout et tombe en poussière. Je suis adulte, je regarde en face mon âge et le lien tissé entre les générations.
Je trouve enfin ma place dans ce flot qui restait hostile jusqu'alors, un flot qui, au- delà des conflits et des arrachements, m'unit à ma mère, à ma grand- mère, à tous ceux qui nous ont précédés.
Mon petit s'étire, ses grands pieds atteignent le bout du lit, il blottit sa joue contre le ventre bouclé de son ours, la fatigue vient enfin.
Dors, ma douceur, dors, et prends des forces pour ce long voyage qui ne fait que commencer...
réactions : 60
lectures : 873
votes : 19
Voici les 60 dernières réactions à ce commentaire
Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
Petits moments privilégiés et uniques...
cet aprèm ma grande saucisse s'est fait piquer MON portable, et autant vous dire que je lui ai sévèrement rappelé qu'il n'avait QUE 11 ans, et que pour sa petite boucle d'oreille, eh bien, il pouvait attendre encore longtemps !! Bon, c'est un gamin, quoi, "quelque part" ça doit me soulager, même si j'ai passé trois heures au commissariat un samedi par sa faute ! 

03/05/08 à 20h14
beaucoup, oui beaucoup
beau texte
beau texte
pour ce juste sourire aux adultes de demain.
Le mien a quelques années de plus mais le même discours. J'aime l'entendre. Je le raisonne aussi parce que y'a pas que les muscles dans la vie ou les slips boxers moulants même si le primitif n'est pas si loin de nous. Oyé !
Le mien a quelques années de plus mais le même discours. J'aime l'entendre. Je le raisonne aussi parce que y'a pas que les muscles dans la vie ou les slips boxers moulants même si le primitif n'est pas si loin de nous. Oyé !
une "invitation à l'évasion" ... au rêve ? ..... ton rêve ? ... une sensation d'éternité ....
Biz et à plus tard ...
Biz et à plus tard ...
merci maître corbeau !
Dis, ils font encore des câlins, après ??
je ne fais que passer (un peu tard il est vrai)....je ne veux pas le réveiller...
Le mien fait 1,84 m aujourd'hui et je me souviens toujours de ces moments magiques. Profites-en bien, ça passe trop vite !
Merci pour ce com plein de tendresse, Arba.
Bisous.
Le mien fait 1,84 m aujourd'hui et je me souviens toujours de ces moments magiques. Profites-en bien, ça passe trop vite !
Merci pour ce com plein de tendresse, Arba.
Bisous.
Cat : le coeur est l'essentiel...
Levo : oui, c'est une grande chance que de connaître cet amour- là.
Levo : oui, c'est une grande chance que de connaître cet amour- là.
28/04/08 à 13h30
FIGURINE
pas encore le bout du lit et je me dis que si là est le signal du grand départ , il faut que j'en achète un d'au moins 3 m.C'est l'horreur !
j'ai juste cliqué, histoire de... le coeur y est! 

trop près du mur ??
Allez, allez, crache- la, ta valda !
Allez, allez, crache- la, ta valda !

Et un vieillard aveugle qui tâte un mur sans fin.
Avec mes soeurs on se mettait au lit, et mon père nous lisait chaque soir un chapitre de Maroussia. On avait entre 7 et 10 ans. Une image de femme fière, forte, ardente, et l'idée du sacrifice pour un idéal...
Avec mes soeurs on se mettait au lit, et mon père nous lisait chaque soir un chapitre de Maroussia. On avait entre 7 et 10 ans. Une image de femme fière, forte, ardente, et l'idée du sacrifice pour un idéal...
Ce que j'ai pu pleurer à la fin de ce livre... Rémi, grand souvenir aussi. Arsène Lupin, je l'ai découvert plus tard.
Berceuse
Paroles et Musique: Jean Ferrat 1964
Dors petit homme
Dors petit frère
La nuit
A Bahia de tous les Saints
Bruisse de papier d'étain
D'ombres dures et familières
La nuit
Tu t'endors le long des quais
Près des fûts abandonnés
Poings fermés dans la poussière
Dors petit homme
Dors petit frère
La faim
Met sa robe d'apparat
C'est l'heure où l'on voit les rats
Regagner les grands navires
C'est l'heure
Où des financiers au bras
Les putains ouvrent leurs draps
En forme de tirelire
Dors petit homme
Dors petit frère
Parfois
Tu écoutes les indiens
Parler de mal et de bien
Sur leurs siècles de misère
Tu vois
Le diable n'est qu'un pantin
Qui s'évanouit au matin
Quand tu lèves la paupière
Dors petit homme
Dors petit frère
Hier
Sur les toits jaune orangé
L'oiseau qui te fait rêver
A survolé la frontière
(Merci Véro de m'avoir rappelé cette chanson poignante et si tendre...)
Paroles et Musique: Jean Ferrat 1964
Dors petit homme
Dors petit frère
La nuit
A Bahia de tous les Saints
Bruisse de papier d'étain
D'ombres dures et familières
La nuit
Tu t'endors le long des quais
Près des fûts abandonnés
Poings fermés dans la poussière
Dors petit homme
Dors petit frère
La faim
Met sa robe d'apparat
C'est l'heure où l'on voit les rats
Regagner les grands navires
C'est l'heure
Où des financiers au bras
Les putains ouvrent leurs draps
En forme de tirelire
Dors petit homme
Dors petit frère
Parfois
Tu écoutes les indiens
Parler de mal et de bien
Sur leurs siècles de misère
Tu vois
Le diable n'est qu'un pantin
Qui s'évanouit au matin
Quand tu lèves la paupière
Dors petit homme
Dors petit frère
Hier
Sur les toits jaune orangé
L'oiseau qui te fait rêver
A survolé la frontière
(Merci Véro de m'avoir rappelé cette chanson poignante et si tendre...)
"je suis l'aventurier, vêtu de noi-aar / Bravant l'amour, la mort, j'accomplis mon devoi-aar !" 
Alix l'intrépide, Maroussia l'héroïne patriote ukrainienne, Toutouvina le petit indien qui se pique des plumes d'aigle dans la peau pour voler, Fantômas et son masque bleu, Fantômette, Arsène Lupin et sa moustache qui frise, Brian dans 'deux ans de vacances", je ne sais plus quel héros de "Quatre- vingt- treize"...
Et vous ???

Alix l'intrépide, Maroussia l'héroïne patriote ukrainienne, Toutouvina le petit indien qui se pique des plumes d'aigle dans la peau pour voler, Fantômas et son masque bleu, Fantômette, Arsène Lupin et sa moustache qui frise, Brian dans 'deux ans de vacances", je ne sais plus quel héros de "Quatre- vingt- treize"...
Et vous ???
moi sans doute à mandrake
avait envie d'écrire un com sur le besoin de héros chez les adolescents, ça m'intéresserait !
A mon époque j'avais Alix, Maroussia, Jean Valjan ou Rémi, quels sont leurs équivalents aujourd'hui ?
A mon époque j'avais Alix, Maroussia, Jean Valjan ou Rémi, quels sont leurs équivalents aujourd'hui ?
27/04/08 à 20h51
janisjopplin
permet à nos jeunes pousses de s'épanouir,de reconnaître leurs racines et d'être à leur tour des adultes prêts à affronter les intempéries de la vie...Si difficile pour les jardiniers que nous sommes,mais tellement important,tellement vital..Si bien dit,Arba,avec tant de sensibilité en filigrane...
.. merci pour ce moment d'émotion !
tu veux que je t'adopte ?? 
Eh bien, récemment mon père me parlait de son émotion, au même âge, à la lecture de l'Odyssée, et 56 ans plus tard sa voix tremblait, il en avait les larmes aux yeux...
Lui non plus n'avait pu échanger à l'époque, et c'était comme si ses larmes étaient restées intactes, en lui, depuis.

Eh bien, récemment mon père me parlait de son émotion, au même âge, à la lecture de l'Odyssée, et 56 ans plus tard sa voix tremblait, il en avait les larmes aux yeux...
Lui non plus n'avait pu échanger à l'époque, et c'était comme si ses larmes étaient restées intactes, en lui, depuis.
est mon plus beau souvenir de lecture, en cm2.
sauf que je n'avais eu personne avec qui partager mon émotion, bien que n'étant pas orphelin. partager avec ses parents, ça doit être assez chouette...

sauf que je n'avais eu personne avec qui partager mon émotion, bien que n'étant pas orphelin. partager avec ses parents, ça doit être assez chouette...
Oui, pères ou mères, c'est notre amour qui les porte et les aide à briller comme des soleils 

26 septembre 1872 à Grenoble, Gambetta annonce
" la venue et la présence, dans la politique, d'une couche sociale nouvelle"
bon ça vient ou quoi ?
hum ! vivement le 1er mai tien !
" la venue et la présence, dans la politique, d'une couche sociale nouvelle"
bon ça vient ou quoi ?
hum ! vivement le 1er mai tien !

Gambetta, va !
^ ^
^ ^
Euh non !
Coucou BPienic !
Coucou BPienic !

27/04/08 à 19h34
de rappeler ce texte par lequel j'ai découvert Filanzane :
http://www.pointscommuns.com/la-guerre-des-boutons-commentaire-lecture-65381.
html
vala, je trouve intéressant de les mettre en parallèle
(et pis c'etait posé sur La Guerre des Boutons, excusez du pneu)
(pas taper Fil', seulement a table les bugnes)
http://www.pointscommuns.com/la-guerre-des-boutons-commentaire-lecture-65381.
html
vala, je trouve intéressant de les mettre en parallèle
(et pis c'etait posé sur La Guerre des Boutons, excusez du pneu)
(pas taper Fil', seulement a table les bugnes)
27/04/08 à 19h29
et puis je trouve bien que maintenant les pères puissent exprimer ce genre de sentiments et ces réflexions.
Oui, c'est mieux maintenant de pouvoir s'exprimer en papa, sans être automatiquement et a priori déchu d'une part de sa masculinité (j'ai sciemment évité le terme de virilité bien sur)
Bon y a encore du chemin a parcourir, dans la culture, dans la société, chez certains pères,... et chez pas mal de mères aussi, tant cette parole peut parfois faire craindre à celles-ci d'etre dépossédées de ce qui leur est propre et, bien sur, reste indivisible.
Et puis je suis souvent étonné de voir comment quand on parle avec son enfant, on parle aussi a ses parents, et à l'enfant qu'on a été.
Et qu'on reste un peu -- j'espère.
Beau texte Arba, vraiment.

Oui, c'est mieux maintenant de pouvoir s'exprimer en papa, sans être automatiquement et a priori déchu d'une part de sa masculinité (j'ai sciemment évité le terme de virilité bien sur)
Bon y a encore du chemin a parcourir, dans la culture, dans la société, chez certains pères,... et chez pas mal de mères aussi, tant cette parole peut parfois faire craindre à celles-ci d'etre dépossédées de ce qui leur est propre et, bien sur, reste indivisible.
Et puis je suis souvent étonné de voir comment quand on parle avec son enfant, on parle aussi a ses parents, et à l'enfant qu'on a été.
Et qu'on reste un peu -- j'espère.
Beau texte Arba, vraiment.

Ca me serre dans la gorge !
Tellement ça me parle !
Bravo Arba !
Bravo !
Tellement ça me parle !

Bravo Arba !

Bravo !
oui, la prochaine étape est celle que tu décris, Grenadine... mais j'ai la chance d'avoir des parents très jeunes.
Qu'est-ce que la vie sinon des liens, ces liens dont naissent les émotions, les projets, les transmissions ?
Et tout ceci produit l'histoire, des histoires, le passage de témoin du temps.
Qu'est-ce que la vie sinon des liens, ces liens dont naissent les émotions, les projets, les transmissions ?
Et tout ceci produit l'histoire, des histoires, le passage de témoin du temps.
même si je vis en ce moment les choses à l'envers, je deviens la maman de mes parents, mais c'est une autre histoire de famille.
Fait beau dans le sud ?
Fait beau dans le sud ?
traverser le temps ... en s'efforçant d'être soi-même ... avec son "coeur" et avec ce qui nous fait vibrer, bondir, agir, réagir ....
Une interrogation sur le chemin à vivre ? .... une belle histoire qui se perpétue ... à travers l'amour d'une "mère" ou d'un "père" ... lien de tendresse et de douceur dont tu es "l'âme" vivante Arba ! Bises et bonne journée ...
Une interrogation sur le chemin à vivre ? .... une belle histoire qui se perpétue ... à travers l'amour d'une "mère" ou d'un "père" ... lien de tendresse et de douceur dont tu es "l'âme" vivante Arba ! Bises et bonne journée ...
Tant de complicité entre un père et son fils...!
Et trouver les mots, juste ceux qu'il faut, pour "armer" , préparer ce petit d'homme à affronter la Vie...
Vous êtes Deux à lui faire face...Soyez confiants, Elle vous le rendra bien !
Et trouver les mots, juste ceux qu'il faut, pour "armer" , préparer ce petit d'homme à affronter la Vie...
Vous êtes Deux à lui faire face...Soyez confiants, Elle vous le rendra bien !
11 ans et demi dis-tu, comme le mien...
Bouh, rien à ajouter
Bouh, rien à ajouter

Véro : je le lui ferai lire...
rappeler ici ce beau texte de Rudyard Kipling que vous connaissez tous :
Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou, perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leur bouche folle,
Sans mentir toi-même d'un seul mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors, les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un Homme, mon fils.
Merci Arba pour ce comm' si plein de tendresse
Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou, perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leur bouche folle,
Sans mentir toi-même d'un seul mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors, les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un Homme, mon fils.
Merci Arba pour ce comm' si plein de tendresse
c'est rare...
heureux soit ton fils
heureux sois-tu...
merci pour ce que tu as écrit, c'est juste sensible et si beau...
heureux soit ton fils
heureux sois-tu...
merci pour ce que tu as écrit, c'est juste sensible et si beau...
moi je voulais déjà metttre "paroles, paroles" mais beaucoup moins bien que ton choix.
Je répondrai début de semaine, je me réabonne
Merci...
Je répondrai début de semaine, je me réabonne
Merci...
je sens que ça va me passionner... 

est-ce bien raisonnable ?? 

sais que tu en profites un max 

qui contribuent à nous amarrer....
http://www.deezer.com/#music/result/mon%20fils%20et%20moi%20ninine%20garcia
http://www.deezer.com/#music/result/mon%20fils%20et%20moi%20ninine%20garcia
tu m'as tuée là, Arba, vrai...
Dad's love is pas mal chouette aussi !


Mais une nuit, ainsi que montent des fumées,
Un nuage farouche arriva, d'où sortit
Le semoun, près duquel l'ouragan est petit ;
Ce vent sur ces travaux poussa les flots humides,
Rompit arches, piliers, tabliers, pyramides,
Et heurtant l'Hellespont contre le Pont-Euxin,
Fauve, il détruisit tout, comme on chasse un essaim ;
Et la mer fut fatale. Alors le roi sublime
Cria : — Tu n'es qu'un gouffre, et je t'insulte, abîme !
Moi je suis le sommet. Lâche mer, souviens-t'en. —
Et donna trois cents coups de fouet à l'Océan.
Et chacun de ces coups de fouet toucha Neptune.
Alors ce dieu, qu'adore et que sert la Fortune,
Mouvante comme lui, créa Léonidas,
Et de ces trois cents coups il fit trois cents soldats,
Gardiens des monts, gardiens des lois, gardiens des villes,
Et Xercès les trouva debout aux Thermopyles.
c'est beau de le voir éclore...
de t'avoir dans son arbre généalogique, là, juste au-dessus de lui !




Je réagis à ce commentaire en
Je réagis à ce commentaire en 


Arba
publié le 27 avril 08