James Mangold, le réalisateur de « 3h10 pour Yuma », disait dans une interview qu’il avait eu du mal à faire accepter son film aux producteurs et que si celui-ci avait été mauvais, cela aurait signé l’arrêt de mort du western. Rassurons-nous, le film est réussi. Et le western est bien vivant, oh oui !
Tous les codes du genre sont là. L’affrontement entre le bien et le mal, les grands espaces, les poursuites, les duels au revolver...
Beaucoup de scènes sont filmées en caméra subjective, en particulier l’attaque du fourgon au début, un procédé qui, s’il permet au spectateur de se retrouver vraiment dans l’action, limite son champ de vision et crée une tension supplémentaire.
La tension est d’ailleurs présente tout au long du film, on la sent dans les mots échangés, dans les regards. Même les pauses le soir autour du feu ne l’apaisent pas. Parce que l’on ne se bat pas seulement avec des armes mais avec des mots. Des mots pour influencer l’autre, le déstabiliser, des mots pour prendre le pouvoir.
La dimension psychologique du film est essentielle. Elle oppose deux personnages : Dan Evans (remarquable Christian Bale), un héros à la reconquête de l’estime de soi et Sam Wade (tout aussi remarquable Russell Crowe) un hors-la-loi dangereux et brutal, d’autant plus dangereux qu’il est séduisant.
Mention spéciale pour Ken Foster, qui incarne Charlie Prince (surnommé « Princesse »), le second du chef de bande, un tueur aux manières presque féminines, qui porte à son chef une dévotion ambiguë.
Chemin initiatique, passage (douloureux) à l’âge adulte, rédemption... tout y est. Et on se dit en sortant de la projection : c’est exactement ça. Oui, c’est exactement ce que j’attends d’un western. Ces paysages grandioses, cette exaltation du courage et de l’endurance. Mais à une échelle humaine. Une proximité physique avec les personnages. Ce que ne pourront jamais nous offrir des super héros numérisés.
Du sang, de la sueur et des larmes.
Tous les codes du genre sont là. L’affrontement entre le bien et le mal, les grands espaces, les poursuites, les duels au revolver...
Beaucoup de scènes sont filmées en caméra subjective, en particulier l’attaque du fourgon au début, un procédé qui, s’il permet au spectateur de se retrouver vraiment dans l’action, limite son champ de vision et crée une tension supplémentaire.
La tension est d’ailleurs présente tout au long du film, on la sent dans les mots échangés, dans les regards. Même les pauses le soir autour du feu ne l’apaisent pas. Parce que l’on ne se bat pas seulement avec des armes mais avec des mots. Des mots pour influencer l’autre, le déstabiliser, des mots pour prendre le pouvoir.
La dimension psychologique du film est essentielle. Elle oppose deux personnages : Dan Evans (remarquable Christian Bale), un héros à la reconquête de l’estime de soi et Sam Wade (tout aussi remarquable Russell Crowe) un hors-la-loi dangereux et brutal, d’autant plus dangereux qu’il est séduisant.
Mention spéciale pour Ken Foster, qui incarne Charlie Prince (surnommé « Princesse »), le second du chef de bande, un tueur aux manières presque féminines, qui porte à son chef une dévotion ambiguë.
Chemin initiatique, passage (douloureux) à l’âge adulte, rédemption... tout y est. Et on se dit en sortant de la projection : c’est exactement ça. Oui, c’est exactement ce que j’attends d’un western. Ces paysages grandioses, cette exaltation du courage et de l’endurance. Mais à une échelle humaine. Une proximité physique avec les personnages. Ce que ne pourront jamais nous offrir des super héros numérisés.
Du sang, de la sueur et des larmes.
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Bon, j'essaye de pondre un petit texte sur Deadwood cette semaine !
Bonne journée !
Bonne journée !
Je ne connais pas Deadwood, mais j'en ai entendu parler en bien. Un com là-dessus m'intéresserait bien !
On a déjà qualifié mon penchant pour le western de "goût de mec" ! Eh oui, j'aime ce genre cinématographique, et aussi les films de cape et d'épée (ah ! Stewart Granger !)... Il y a des thèmes particuliers, des codes, quasiment une mythologie du genre, et ça me parle...
On a déjà qualifié mon penchant pour le western de "goût de mec" ! Eh oui, j'aime ce genre cinématographique, et aussi les films de cape et d'épée (ah ! Stewart Granger !)... Il y a des thèmes particuliers, des codes, quasiment une mythologie du genre, et ça me parle...
je suis assez d'accord avec ton analyse.
Toi qui as l'air d'aimer le genre (c'est rare pour une femme
), as-tu vu la série Deadwood ?
Ca serait plutôt à classer dans le genre "démystifions", avec une ambiance très sombre à la "impitoyable". Et sans action ; ca reste très verbal (c'est une série) : il doit y avoir 4 coups de feu échangés en 3 saisons.
Et pourtant, c'est beaucoup plus sombre et désespéré que ce "3:10 pour yuma" finalement très grand spectacle...
Bon, je vais aussi essayer d'écrire un commentaire là-dessus
Toi qui as l'air d'aimer le genre (c'est rare pour une femme
Ca serait plutôt à classer dans le genre "démystifions", avec une ambiance très sombre à la "impitoyable". Et sans action ; ca reste très verbal (c'est une série) : il doit y avoir 4 coups de feu échangés en 3 saisons.
Et pourtant, c'est beaucoup plus sombre et désespéré que ce "3:10 pour yuma" finalement très grand spectacle...
Bon, je vais aussi essayer d'écrire un commentaire là-dessus
Je ne connais pas la nouvelle d'origine, cet aspect-là ne m'a donc pas gênée...
Western classique, oui. Je vois d'ailleurs deux courants dans les westerns qui sont tournés depuis quelques années. Le courant classique, qui est en quelque sorte une continuité de films de Ford, Walsh ou Hawks. Et celui qui tend à démystifier le genre, comme "Impitoyable" ou "L'assassinat de Jesse James par le lâche Bob Ford".
Analyse toute personnelle, je peux me tromper...
Western classique, oui. Je vois d'ailleurs deux courants dans les westerns qui sont tournés depuis quelques années. Le courant classique, qui est en quelque sorte une continuité de films de Ford, Walsh ou Hawks. Et celui qui tend à démystifier le genre, comme "Impitoyable" ou "L'assassinat de Jesse James par le lâche Bob Ford".
Analyse toute personnelle, je peux me tromper...
et je dois dire que je suis un peu déçu.
Tiens, ça m'arrive de plus en plus souvent, au ciné, en ce moment.
L'age ?
Christian Bale est extraordinaire, mais ça c'est un pléonasme, on le sait depuis longtemps. Les secondes rôles sont tous très bons, ce qui est déjà un bon point. Réalisation classique, avec de bons moments, en effet...
Mais la fin... Elle est non seulement ridicule, mais trahit complètement la nouvelle d'origine.
Ca reste quand même un bon western, classique, mais aussi très moderne dans sa violence sadique (vcar premier degré) et outrancière.
Bon, j'essaierai de rédiger un commentaire plus long...
(je vais avoir du mal, je ne sais pas délayer).
Tiens, ça m'arrive de plus en plus souvent, au ciné, en ce moment.
L'age ?
Christian Bale est extraordinaire, mais ça c'est un pléonasme, on le sait depuis longtemps. Les secondes rôles sont tous très bons, ce qui est déjà un bon point. Réalisation classique, avec de bons moments, en effet...
Mais la fin... Elle est non seulement ridicule, mais trahit complètement la nouvelle d'origine.
Ca reste quand même un bon western, classique, mais aussi très moderne dans sa violence sadique (vcar premier degré) et outrancière.
Bon, j'essaierai de rédiger un commentaire plus long...
(je vais avoir du mal, je ne sais pas délayer).
Film plus classique dans sa facture que "Impitoyable" ou "L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford", et qui par là renoue justement avec une tradition...
Mes souvenirs du film de Delmer Daves sont assez lointains, mais je pense que ce film n'est pas un banal remake. Il met l'accent sur les relations entre Dan Evans et son fils, sur ce complexe dont souffre le fermier depuis qu'il est revenu de la guerre, sur l'aura de séduction qui émane du hors-la-loi (et en cela Russell Crowe est bien supérieur à Glenn Ford). Il ancre aussi sans doute davantage l'action dans un contexte politique américain : on y voit tout de même un vétéran (quelle que soit la guerre dont il revient) qui est déconsidéré dans sa propre famille et à qui l'état a payé une somme misérable pour sa jambe perdue...
qu'apporte-t-il à l'original ?
Plutôt du genre réglement de compte à OK corral ! La rue déserte, le soleil dans le dos, l'harmonica...
ton rendez-vous avec Paul, c'est du western de cape et d'épée?
J'ai manqué un épisode ? Là, faut m'éclairer... ou me guider, c'est selon !
ça chatouille
sans le moindre Tom Awake
Je vous attends demain à l'aube devant le saloon !


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oceano_nox45
publié le 9 avril 08