Le temps coule le long de la Seine,
Canal Saint Martin ouvrant ses veines à quelques rêves vains, bateaux amarrés montants, rougissant le foulard ceint de hanches tangibles d’un tango, coloriant quelques kirs de ses gorgées goulayes, joues écarlates offertes aux étreintes, baisers violant à jamais ma véritable peine.
Le temps coule le long de la Seine…
Badauds, passants, enfants, affairés au repos comme au labeur pendant la semaine, quatre jambes avançant dans ce qu’ils auraient pu être, de ce temps perdu, de cet avenir à l’envers.
Le temps coulait le long de la Seine…
Décors impressionnants d’une ville vaincue, résignée d’histoire ne faisant plus corps du faste qu’avec le profit. Façades sacralisantes jonchées de ceux qui se battirent pour elle, lettres capitales victimes aujourd’hui d’urgentistes anne-alpha-bêtes.
Le temps coulera le long de la Seine…
Qui ou quoi cherchais-je à la Madeleine ? Un number Swann, ma propre Genèse, à régler mes Odettes au créancier éternel ? Une vie en bruits, tout était cri et je n’entends, lointaine, que le clapotis discret d’une scène de vie qui me parût vivante et infinie.
Le temps ne s’arrêtera pas de couler le long de la Seine…
Comment se sauver soi-même sans foi de rédemption, « IL » me manquera toujours, « IL » est des morts divins absolvant la rhétorique du chasseur, du musicien, de quelques notes qui ne me quitteront plus, d’une sonacte, sainte scène d’un coup de griffe ivoire ou d'archet, dive ivresse, dive-vaine en bouteille porteuse de destin…
Le temps me nargue et je ne me lasse pas de regarder couler la Seine…
Main courante, je porte plainte à l’agression sincère de mon désir, peut-on dire sans feindre d’un horizon qu’il est solidaire ? Petite a. ophélise son âme de fond, déboute en bout pourtant, face à la scène qui coule, riant de moi, de bon cœur, de ce qui me reste et ne me quittera jamais.
Prise, éprise… X ième… On retourne inlassablement la scène… Il va falloir la refaire ou refuser l’affliction du sincère.
Je vous aime tant, mais il ne m’en coûte… que votre absence, votre silence éternel.
Canal Saint Martin ouvrant ses veines à quelques rêves vains, bateaux amarrés montants, rougissant le foulard ceint de hanches tangibles d’un tango, coloriant quelques kirs de ses gorgées goulayes, joues écarlates offertes aux étreintes, baisers violant à jamais ma véritable peine.
Le temps coule le long de la Seine…
Badauds, passants, enfants, affairés au repos comme au labeur pendant la semaine, quatre jambes avançant dans ce qu’ils auraient pu être, de ce temps perdu, de cet avenir à l’envers.
Le temps coulait le long de la Seine…
Décors impressionnants d’une ville vaincue, résignée d’histoire ne faisant plus corps du faste qu’avec le profit. Façades sacralisantes jonchées de ceux qui se battirent pour elle, lettres capitales victimes aujourd’hui d’urgentistes anne-alpha-bêtes.
Le temps coulera le long de la Seine…
Qui ou quoi cherchais-je à la Madeleine ? Un number Swann, ma propre Genèse, à régler mes Odettes au créancier éternel ? Une vie en bruits, tout était cri et je n’entends, lointaine, que le clapotis discret d’une scène de vie qui me parût vivante et infinie.
Le temps ne s’arrêtera pas de couler le long de la Seine…
Comment se sauver soi-même sans foi de rédemption, « IL » me manquera toujours, « IL » est des morts divins absolvant la rhétorique du chasseur, du musicien, de quelques notes qui ne me quitteront plus, d’une sonacte, sainte scène d’un coup de griffe ivoire ou d'archet, dive ivresse, dive-vaine en bouteille porteuse de destin…
Le temps me nargue et je ne me lasse pas de regarder couler la Seine…
Main courante, je porte plainte à l’agression sincère de mon désir, peut-on dire sans feindre d’un horizon qu’il est solidaire ? Petite a. ophélise son âme de fond, déboute en bout pourtant, face à la scène qui coule, riant de moi, de bon cœur, de ce qui me reste et ne me quittera jamais.
Prise, éprise… X ième… On retourne inlassablement la scène… Il va falloir la refaire ou refuser l’affliction du sincère.
Je vous aime tant, mais il ne m’en coûte… que votre absence, votre silence éternel.
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Voici les 32 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
09/05/08 à 07h45
réalité ou fiction littéraire, c'est si bon de partager sans rendez-vous, c'est nous, c'est vous !
" O Vous, arc-en-ciel de ce rivage polisseur, approchez le navire de son espérance. Faites que toute fin supposée soit une neuve innocence, un fiévreux en-avant pour ceux qui trébuchent dans la matinale lourdeur"
René Char
René Char
"Le temps coulera loin tout au long de la scène ..."
ça fait 12 !
J'aime bien quand ça fait douze; ça berce. C'est nostalgique. Y'en a qui préfèrent 6, 8 ou 14 (là, c'est technique. Mais Aragon y parvient)
Et d'autres préfèrent l'impair. Ah, la musique !
Merci pour votre rayon de soleil, fragile et tempétueux.
ça fait 12 !
J'aime bien quand ça fait douze; ça berce. C'est nostalgique. Y'en a qui préfèrent 6, 8 ou 14 (là, c'est technique. Mais Aragon y parvient)
Et d'autres préfèrent l'impair. Ah, la musique !
Merci pour votre rayon de soleil, fragile et tempétueux.
Léo ,le temps qui nous mange vivants , l'absence ,le souvenir , le vide .....
" je vous aime tant , mais il ne m'en coûte ..que votre absence , votre silence éternel " très joli et surtout sensible , émouvant ....
Ces mots auraient pu conclure mon texte , c'est tout à fait ça !
Merci.
" je vous aime tant , mais il ne m'en coûte ..que votre absence , votre silence éternel " très joli et surtout sensible , émouvant ....
Ces mots auraient pu conclure mon texte , c'est tout à fait ça !
Merci.
Je "sais" cet état...
Vous savez y mettre des mots...
moi...je n'ai que les miens, de maux...et pas de mots pour les dire...
Y a des jours où je me maudis de ne pouvoir les dire...
...et le temps passe...
Vous savez y mettre des mots...
moi...je n'ai que les miens, de maux...et pas de mots pour les dire...
Y a des jours où je me maudis de ne pouvoir les dire...
...et le temps passe...
On te suit au bord de la Seine,
Il est dommage que la profonde tristesse soit souvent meilleure source de création.
Il est dommage que la profonde tristesse soit souvent meilleure source de création.
...pour la rédemption, ne pas oublier "bénédiction de D. dans la solitude". A écouter (ou mieux : jouer) sur le mont Saint Odile ?
... qui est à la fois pauvreté du désespoir et richesse infinie...
Vos yeux devant la Seine, un instant, ont contenu tout cela. Il eut fallu être là pour les fermer d'une caresse et inaugurer le bercement de la tendresse.
Mais où étaient ces absents tellement absents à la fulgurance qui aurait su vous chausser d'escarpins dont la légèreté sait faire oublier le poids du monde ?
Vos yeux devant la Seine, un instant, ont contenu tout cela. Il eut fallu être là pour les fermer d'une caresse et inaugurer le bercement de la tendresse.
Mais où étaient ces absents tellement absents à la fulgurance qui aurait su vous chausser d'escarpins dont la légèreté sait faire oublier le poids du monde ?
Joli texte en effet s'il eut été ''création littéraire''.
Est-ce vraiment, ici, la place des afflictions sincères ?
Est-ce vraiment, ici, la place des afflictions sincères ?
La volonté m'excite!
des temps de vos mots...
laisse le à son silence: ne le laisse pas t'assourdir.
Vos remous ont une rive berçante tandis que l'autre est plus agitée...
Si vous continuez comme ça, je vais avoir du plaisir à vous lire
tout à coup..

Si vous continuez comme ça, je vais avoir du plaisir à vous lire
tout à coup..

nous le pratiquons à notre corps défendant mais nous sommes nés pour cela, nous espérons (que nous le voulions ou pas), l'espoir se pourrait n'être que prétention, il n'y a cependant aucun mal à "croire", cela reste matière à "être"...
Même sans espoir, nous restons VIVANTS !
Même sans espoir, nous restons VIVANTS !
06/05/08 à 15h52
vers l'horizon , souhaitant qu'elle soit entendue,
ce qui laisse donc bien peu d'espoir
ce qui laisse donc bien peu d'espoir
il arrive que la disparition soit un acte d'avenir... il m'amuserait que ce com soit une prophétie.... à condition que vous vous énerviez un tantinet... fidèle à vous-mêmes, et appréciable de ce fait.
if he CAN... !
Mes gorges déployées...
sommes-nous là pour nous ou pour incarner historiquement l'humanité... et donc poussière ?
Seul mon regard est de roseaux et la vie sans chaînes... la félicité de chacun de nous : incliner un instant une tête, vivante, douce comme une tempête, si forte de tendresse pour l'absent. Ne soyez en aucun cas inquiet, JE... j'erre.
Mais rien n'est plus bruyant que "ce" silence... et vous ne le savez que trop ...
*****
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Y a surchauffe dans les lieux réservés à ça !
Mince je veux bien mourir à condition d'être remplacé par mieux !
Y a pas de plus beaux yeux que les tiens alors tiens bon !
Mince je veux bien mourir à condition d'être remplacé par mieux !
Y a pas de plus beaux yeux que les tiens alors tiens bon !
Tant qu'à prendre, je préfère apprendre... je reste la dédogme sombre per los hombres du même nom...
Mais un conseil, il vaut mieux prendre sinon tu resteras au bord du fleuve
Il y a des histoires qui sont mises sous scellés...
A force d'avoir représenté la vie, l'énergie et le désir, elles ont été adulées, fossilisées, et , comme les volcans éteints dont on se plait à rappeler qu'ils peuvent encore, un jour, rejaillir, on attend et on espère ce moment. Sans illusion, rien ne se créera à l'identique , ni en lieux, ni en circonstances.
Le monde de demain se créera ailleurs et autrement. Il nous faut l'inventer.
La nostalgie n'est qu'un deuil de ce qui a été et ne sera plus.
Reste à vouloir encore être moteur dans l'avenir de quelque chose qu'on porte en germe et dont on ne connait pas encore la substance.
Au boulot !
A force d'avoir représenté la vie, l'énergie et le désir, elles ont été adulées, fossilisées, et , comme les volcans éteints dont on se plait à rappeler qu'ils peuvent encore, un jour, rejaillir, on attend et on espère ce moment. Sans illusion, rien ne se créera à l'identique , ni en lieux, ni en circonstances.
Le monde de demain se créera ailleurs et autrement. Il nous faut l'inventer.
La nostalgie n'est qu'un deuil de ce qui a été et ne sera plus.
Reste à vouloir encore être moteur dans l'avenir de quelque chose qu'on porte en germe et dont on ne connait pas encore la substance.
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Star-light
publié le 6 mai 08