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Le piège
 Le piège
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catégorie : création littéraire
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Le lendemain fut un jour sans joie, le matin des tas de coups de fil avec Houston et Milan, le nez en pointillé dans un projet hydro en Indonésie, l’après midi un rendez vous avec un inconnu de la Banque Mondiale pour parler d’un autre projet thermique en Chine, un insupportable celui là pour qui la Chine commençait à la porte du Sheraton Shanghai et s’arrêtait à la grande muraille survolée en hélico.

Je me retins de lui dire que pour moi l’essentiel de la vérité chinoise je le trouvais dans les fumeries flottantes d’opium de Macao.

Mes pensées revenaient sans cesse à la soirée de la veille, Kill était à sa grande réunion mensuelle, tiens il faudra que je lui demande qui était cet inconnu sur un des posters du Haiphong station.

Ce fut le lendemain que toute cette histoire commença.

A peine arrivé au bureau le téléphone sonna, le numéro deux affiché sur l’écran : Kill.
- Liana ?
- Oui, bonjour Kill.
- Bonjour ça va toi ?
- Oui ça va
- Dis donc est ce que tu pourrais passer me voir dans le bureau de Barley pour une petite réunion ?
- Oui bien sur, quand ?
- Tout de suite, possible ?
- J’arrive.
- Merci, le taulier sera là.
- Alors ce sera cinq minutes, je dois me recoiffer !
- Génial.

Il éclata de rire et j’en fut heureuse. Tiens donc Barley et le Hilmann le DG ! Drôle d’homme ce Barley, le patron de l’Afrique toutes catégories confondues, un gueulard comme c’est pas permis avec un nouvel et dernier grand amour chaque semaine, une flopé de mômes un peu partout dans le monde et une gentillesse à toute épreuve.

Deux minutes plus tard je fis irruption dans son bureau et serrais la main de tout le monde.
Ce fut Kill qui prit la parole.
- Liana est ce que tu as déjà entendu parler de Dékoussou ?
- Euh…………. oui je crois mais je sais plus vraiment de quoi il s’agit.
- Allez Barley continu, c’est ton truc à toi.

- Bon alors voilà Liana, Dékoussou est un projet Hydro dans le Nord du Bénin, un petit truc de quinze mégawatts monté par un privé et financé par Africa Invest Fund. C’est un BOT qui aurait jamais du se monter, pas assez de garantie, mais les perspectives de rentabilité étaient tellement alléchantes que ça a fini par se faire. Le fond nous a demandé de suivre ce projet il y a trois mois et j’ai mis dessus John Andrews, tu le connais peut être ?

- Oui un peu, on a du prendre deux ou trois cafés ensemble à la cafétéria.
- John est un gars solide et compétant, il y a six mois de ça il est parti là bas pour prendre la température et faire le point avant le démarrage des travaux, tout se passait très bien, achat du matériel, commandes, planning, une affaire bien emmanchée, avec un rapport solide de John chaque semaine. Et depuis trois mois plus de rapport, comme les coms sont assez difficile entre ici et là bas on s’en est pas préoccupé, et puis il y a quelques jours c’est le directeur de projet qui nous a passé un mail pour nous demander comment faire pour obtenir le décaissement prévu de 700 000 dollar pour finaliser les achats du matériel de génie civil puisque le représentant de Hillman était plus là depuis un mois. Et ça fait quinze jours que je remue ciel et terre pour retrouver ce foutu John, jusqu’à présent je l’ai pas retrouvé, franchement je comprends pas ce qui se passe. Je laisse la parole à Mr Hillman.

- Madame Korc le problème est le suivant : ici dans le service Afrique nous sommes à bloc, nous avons essayé d’envoyer les gens que nous avons en Côte d’Ivoire au Nigeria et au Mali, y a vraiment pas moyen. Or il nous faut quelqu’un rapidement là bas pour expédier les affaires courantes le temps pour nous de trouver quelqu’un pour le remplacer. Kill nous a dit que vos projets se passaient très bien et qu’il pourrait vous prêter sans difficultés une quinzaine de jours à Mr Barley, comme vous n’êtes pas tant que ça dans la boite à bien gérer vos projets acceptez vous de vous occuper de cette affaire pendant deux semaines ?

Seigneur que je déteste cette façon de vous passer de la pommade pour vous emmener à accepter un deal tordu……………. Je les regardais dans les yeux chacun à leur tour en faisant semblant de réfléchir histoire de croiser ceux de Kill, il eut pour moi ce petit air dur en acquiescent imperceptiblement de la tête, cet air que j’aime tant et qui me donne la certitude d’être celle que je suis……………….

- C’est ok, je prends la mission, je pars quand ?

- Voilà votre billet, vous partez demain matin 8 heure 20 de Kennedy avec le vol Concorde de Air France, vous reprenez Air France le surlendemain pour Cotonou. C’est Mr Barley qui s’est arrangé pour que vous puissiez passer un peu plus de 24 h à Paris, nous savons tous ici que vous adorez cette ville. Maintenant si vous le permettez je vais me retirer, je vous laisse à Mrs Kill et Barley, je suppose que vous avez encore quelques détails à régler. Bon voyage Mme Korc et merci pour votre décision.
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Voici les 8 dernières réactions à ce commentaire
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j'arrive plus à suivre le feuilleton !
... je le trouvais dans les fumeries flottantes d’opium de Macao."

http://www.deezer.com/track/103997
et où tu nous emmènes là
mais allez j'y vais
on sait jamais j'ai l'impression que ton héroïne va avoir besoin d'un bon coup de main
 08/09/08 à 14h23
Madame Crok ?
je choisirai, malgré l'Afrique, le peintre américain Edward Hopper

 08/09/08 à 10h35
 08/09/08 à 09h05
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