Le juge il a dit deux ans :
Sitôt l’énoncé du jugement je me dis qu’avec les trois mois de préventive que je viens de faire il me reste 21 mois à tirer.
L’avocat est furieux, bien plus que moi.
- Ton casier est pour ainsi dire vide, trois mois avec sursis ça aurait été déjà trop. Et toi qui veux toujours pas faire appel ……
- Non, je veux pas. Deux ans ça passera vite. Je suis patient.
Retour à la prison, je cache mal mon désarroi en fredonnant un vieux truc d’Eddy Mitchell. J’essaie de penser à rien alors que je ne cesse de me répéter « Maintenant faut que tu tiennes le coup ».
Oui deux ans c’est long. Deux ans à noircir des cahiers d’écoliers, à lire et à me branler le matin et le soir. Deux ans sans écrire une seule lettre, sans une seule visite. Deux ans comme un con à me demander ce que je ferai une fois sorti. Deux ans au fond de la cour à jacter avec des cambrioleurs et des détrousseurs de banques, deux ans à me taire quand un dealer de came ou un proxo voulait me parler.
J’ai compté 730 jours, le directeur avait pas menti « N’espère pas une remise de peine, il y en aura pas ».
Et puis un jour le maton préféré il a dit « Allez c’est ton tour, prends tes affaires et suis moi »
- J’ai rien à moi ici, tout est à l’administration pénitenciere.
- Et tes cahiers ?
- Surtout les cahiers. Si tu les veux prends les.
J’ai récupéré mon sac de marin avec brodé dessus « Escadre de la Méditerranée », dedans il y avait encore trois bouquins. Martin Eden, Sur la route et The anarchist cook book………….
Ca m’a fait sourire qu’un livre de cuisine pareil me soit rendu.
Je suis sorti, il faisait beau et j’avais 200 Francs dans ma poche.
Sitôt l’énoncé du jugement je me dis qu’avec les trois mois de préventive que je viens de faire il me reste 21 mois à tirer.
L’avocat est furieux, bien plus que moi.
- Ton casier est pour ainsi dire vide, trois mois avec sursis ça aurait été déjà trop. Et toi qui veux toujours pas faire appel ……
- Non, je veux pas. Deux ans ça passera vite. Je suis patient.
Retour à la prison, je cache mal mon désarroi en fredonnant un vieux truc d’Eddy Mitchell. J’essaie de penser à rien alors que je ne cesse de me répéter « Maintenant faut que tu tiennes le coup ».
Oui deux ans c’est long. Deux ans à noircir des cahiers d’écoliers, à lire et à me branler le matin et le soir. Deux ans sans écrire une seule lettre, sans une seule visite. Deux ans comme un con à me demander ce que je ferai une fois sorti. Deux ans au fond de la cour à jacter avec des cambrioleurs et des détrousseurs de banques, deux ans à me taire quand un dealer de came ou un proxo voulait me parler.
J’ai compté 730 jours, le directeur avait pas menti « N’espère pas une remise de peine, il y en aura pas ».
Et puis un jour le maton préféré il a dit « Allez c’est ton tour, prends tes affaires et suis moi »
- J’ai rien à moi ici, tout est à l’administration pénitenciere.
- Et tes cahiers ?
- Surtout les cahiers. Si tu les veux prends les.
J’ai récupéré mon sac de marin avec brodé dessus « Escadre de la Méditerranée », dedans il y avait encore trois bouquins. Martin Eden, Sur la route et The anarchist cook book………….
Ca m’a fait sourire qu’un livre de cuisine pareil me soit rendu.
Je suis sorti, il faisait beau et j’avais 200 Francs dans ma poche.
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je suis à Lyon par amour pas par conviction.
ou j'y suis pt'être pas du tout, là... (trop loin de la méditerranée)!?
(évidemment, dans le caleçon!, se battre avec les anaconda, c'est pas comme se battre avec des fantômes...!!!)
(évidemment, dans le caleçon!, se battre avec les anaconda, c'est pas comme se battre avec des fantômes...!!!)

25/06/08 à 17h56
Pourtant y a une technique simple pour pas qu'ils y arrivent.
C'est celle des indiens qui tournent autour de la caravane, t'es là indien tout seul et la caravane c'est eux avec leurs lois, leurs convictions liberticides, leurs bonnes mauvaises fois, alors faut tourner très très très vite autour de la caravane en dégageant beaucoup, beaucoup, beaucoup de poussière parce que tu tournes très très très vite.
Alors eux, ils croient que tu es très nombreux à cause de la poussière.
Alors ils sont paumés et ils ont la trouille
Et ils te foutent la paix
Ciao l'Indien (maintenant)
C'est celle des indiens qui tournent autour de la caravane, t'es là indien tout seul et la caravane c'est eux avec leurs lois, leurs convictions liberticides, leurs bonnes mauvaises fois, alors faut tourner très très très vite autour de la caravane en dégageant beaucoup, beaucoup, beaucoup de poussière parce que tu tournes très très très vite.
Alors eux, ils croient que tu es très nombreux à cause de la poussière.
Alors ils sont paumés et ils ont la trouille
Et ils te foutent la paix
Ciao l'Indien (maintenant)
et me suis surtout dis "évite d'y retourner".
Un mois plus tard j'étais dans la plaine de la Bekaa: mezzé et senteurs de soleil.
Un mois plus tard j'étais dans la plaine de la Bekaa: mezzé et senteurs de soleil.
c 'est sûr qu'ils l 'ont désamorcé puis ils te l 'ont rendu.
T'as vu la version française?
http://agitation.propagande.org/boumboum/
T'as vu la version française?
http://agitation.propagande.org/boumboum/
le bébé crit dès qu'il aterrit dans ce monde, mécontent de quitter la sécurité du ventre maternel, il est inquiet si l'on peut appeler ça comme ça.
Le prisonnier, surtout celui qui entre pour la première fois en prison, est aussi inquiet: que va-t-il lui arriver dehors? comment les gens du dehors vont-ils l 'accueillir? Il regrette presque aux premières minutes de sa libération ce ventre "carcéral" .
J'ai vu dans un film dont j'ai oublié le nom, un prisonnier qui venait de purger sa peine et qui ne voulait pas quitter la prison dans laquelle il a passé la moitié de sa vie.
Mais la liberté n 'a pas d'égal.
Le prisonnier, surtout celui qui entre pour la première fois en prison, est aussi inquiet: que va-t-il lui arriver dehors? comment les gens du dehors vont-ils l 'accueillir? Il regrette presque aux premières minutes de sa libération ce ventre "carcéral" .
J'ai vu dans un film dont j'ai oublié le nom, un prisonnier qui venait de purger sa peine et qui ne voulait pas quitter la prison dans laquelle il a passé la moitié de sa vie.
Mais la liberté n 'a pas d'égal.
un livre de recette pour fabriquer toute sortes de bombes et autres engins fumants
25/06/08 à 09h45
ou du moins elle essayait
ça ressemble à quoi des recettes anar?....
tu l'as relu une fois sorti ?
Toujours à déconner
25/06/08 à 06h07
la prison,vogue la galère !
voyou vas!
ccccccccc
ccccccccc
on y arrive? c'est combien d'années en plus?
(...le temps de passer en euros peut-être...)
(...le temps de passer en euros peut-être...)
mais c'est bien parce que t'es mon pote, comme il a dit Figolu
et la vie reprend ses droits.... et ses travers... 

le juge avait oublié de dire "Jacques a dit, vous ferez deux ans" (vice de procédure !)

La liberté.... 



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auborddufleuve
publié le 24 juin 08