Air, quel nom ambigu...Une légereté qui signifie autant la sérénité que le superficiel. Des sentiments souvent partagés à propos de ce duo dont on parle tant!
Avant même de connaître leurs fameuses compositions, j'étais dans le clan des sceptiques: leur côté "branchés versaillais" ne m'inspirait guère, d'autant que je n'ai jamais été un amateur de musique électronique, fuyant les pistes de dance les plus publiques qui soient. C'était donc ça, l'idée: une musique sans profondeur (pour ne pas dire: d'ascenseur), à écouter en passant, pour faire passer le temps ou accompagner son travail, mais sans y prêter attention.
Le passage du Rubicon intervient après un certaine engouement pour le film de Virgin Suicides, où une certaine bonne affaire chez un grand disquaire me fait acheter donc Vigin Suicides et Moon Safari. Et là, boum: l'heureuse surpise, le bon investissement! Une belle musique, pas trop prétentieuse avec des recherches sur la forme faussement avant-gardistes mais souvent plaisante, voilà ce qui manquait à la pourtant si éclectique "musique qu'on fait en France". J'accroche tout de suite, oui mais je persiste à penser, sans côté forcément négatif, que Air est une musique décorative.
Quoi donc? L'analogie peut être fait avec des peintres très connus pour leur virtuosité dans le décor, Véronèse ou Rubens, par exemple. Tout de suite, une sensation, d'exaspération ou bien d'agréable contentement, se fait sentir, tant les moyens déployés évitent tout sentiment d'indifférence. Cela parvient tout de suite aux sens, sans détour imagé ou exigence de s'imprégner; pour faire simple, on peut apprécier ces oeuvres, musicales ou picturales, sans a priori esthétique ou culturel: percutant, mais toujours à chercher le beau, frôlant parfois le superflu tout en l'évitant par quelques pirouettes bienvenues.
Et ainsi, me voilà en possession de l'oeuvre complète de ce duo qu'on qualifie donc d'électro-pop, avide d'entendre leurs expériences sur des vibrations froides pour les transformer en sonorités jamais trop déplaisantes. Je crois d'ailleurs que chez beaucoup d'amateurs, c'est le côté décoratif qui prime dans le jugement pour Air: chez nombre d'entre eux, Virgin Suicide est leur opus préféré, tandis que 10,000 Hz Legends est celui qu'on dénigre facilement. C'est pourtant un album des plus intéressants, qu'il faudrait défendre pour ainsi prouver qu'on a affaire là à autre chose qu'une paire de sorciers techniques de pacotille...
Avant même de connaître leurs fameuses compositions, j'étais dans le clan des sceptiques: leur côté "branchés versaillais" ne m'inspirait guère, d'autant que je n'ai jamais été un amateur de musique électronique, fuyant les pistes de dance les plus publiques qui soient. C'était donc ça, l'idée: une musique sans profondeur (pour ne pas dire: d'ascenseur), à écouter en passant, pour faire passer le temps ou accompagner son travail, mais sans y prêter attention.
Le passage du Rubicon intervient après un certaine engouement pour le film de Virgin Suicides, où une certaine bonne affaire chez un grand disquaire me fait acheter donc Vigin Suicides et Moon Safari. Et là, boum: l'heureuse surpise, le bon investissement! Une belle musique, pas trop prétentieuse avec des recherches sur la forme faussement avant-gardistes mais souvent plaisante, voilà ce qui manquait à la pourtant si éclectique "musique qu'on fait en France". J'accroche tout de suite, oui mais je persiste à penser, sans côté forcément négatif, que Air est une musique décorative.
Quoi donc? L'analogie peut être fait avec des peintres très connus pour leur virtuosité dans le décor, Véronèse ou Rubens, par exemple. Tout de suite, une sensation, d'exaspération ou bien d'agréable contentement, se fait sentir, tant les moyens déployés évitent tout sentiment d'indifférence. Cela parvient tout de suite aux sens, sans détour imagé ou exigence de s'imprégner; pour faire simple, on peut apprécier ces oeuvres, musicales ou picturales, sans a priori esthétique ou culturel: percutant, mais toujours à chercher le beau, frôlant parfois le superflu tout en l'évitant par quelques pirouettes bienvenues.
Et ainsi, me voilà en possession de l'oeuvre complète de ce duo qu'on qualifie donc d'électro-pop, avide d'entendre leurs expériences sur des vibrations froides pour les transformer en sonorités jamais trop déplaisantes. Je crois d'ailleurs que chez beaucoup d'amateurs, c'est le côté décoratif qui prime dans le jugement pour Air: chez nombre d'entre eux, Virgin Suicide est leur opus préféré, tandis que 10,000 Hz Legends est celui qu'on dénigre facilement. C'est pourtant un album des plus intéressants, qu'il faudrait défendre pour ainsi prouver qu'on a affaire là à autre chose qu'une paire de sorciers techniques de pacotille...
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Premiers symptomes, moon safari et virgin suicides sont plutôt des trips easy listening pop qui lorgnent sur les synthés de Pink Floyd, mettant en avant les solos de pianos électriques et jouant sur les ambiances.
10.000 Hz et Talkie Walkie sont plus ambitieux dans le sens ou les deux Versaillais tentent le format "chanson", revenant au standard pop rock sans renier leurs influences electro.
Alors certes peut être est ce branché mais celà ne nuit en rien à la qualité de leurs compositions, à leur sens inné de la mélodie et des ambiances mélancoliques.
10.000 Hz et Talkie Walkie sont plus ambitieux dans le sens ou les deux Versaillais tentent le format "chanson", revenant au standard pop rock sans renier leurs influences electro.
Alors certes peut être est ce branché mais celà ne nuit en rien à la qualité de leurs compositions, à leur sens inné de la mélodie et des ambiances mélancoliques.
Personnellement, j'aime Virgin Suicide et 10000Hz, et j'aime bien les entendre seulement en arrière plan sonore comme musique d'ambiance ainsi que les écouter en me concentrant sur la musique.
C'est clair que pour moi la bo est le meilleur album de Air (comme tu l'as si biean remarqué auprès des fans)
Bon comment
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Orfeo
publié le 16 janvier 06