Il s'est passé un drôle de truc cette nuit...
Je me suis réveillée avec en tête le dernier commentaire de Sieur L'homme d'à côté.
Je bouillonnais de rage, du moins mon énervement était conséquent.
Et j'en cherchais la cause.
Alors je me suis imaginée pianotant un commentaire au bas du sien.
J'y expliquais quelque chose qui est personnel mais dont je recherchais l'approbation par d'autres, d'autres femmes surtout.
Dans ce post, Le Sieur d'à côté rêvait des caresses jambesques dont lui faisait bénéficier une voisine de siège aéropostal.
Non contente d'attiser les désirs les plus fous, elle saisissait la main de notre cher écrivain en pleine oeuvre pour lui montrer que ce qu'elle avait en tête devait devenir réalité, sans plus attendre.
Réveillé, et pas le moins du monde assailli par la réalité, le Sieur, découvrait la beauté des femmes qui l'entouraient alors, hôtesses serviles, passagères clandestines et séductrices.
Qu'est-ce qui m'a énervée dans ce com ?
Au début, je pensais que c'était tout naturellement - et même si je n'ai jamais été foncièrement féministe - ce rôle assez troublant dévolu à la femme.
La femme qui prend les choses en mains, la femme qui prend la place de l'homme, la femme qui dicte, la femme à laquelle rien ne peut résister tant son pouvoir est immense et sa beauté outrancière. La femme sure d'elle-même.
Mais c'était peut-être à l'inverse le rôle de l'homme qui me déplaisait au plus haut point ?
Deux hommes en l'occurrence étaient présentés habilement.
L'un, le sieur d'à côté, au charme irrépressible, qui plait sans ne rien faire presque malgré lui.
L'homme des aventures torrides et fugaces, l'homme de la tromperie, l'homme de la
permission volée.
L'autre, le mari, endormi, avec tout ce que cette activité suppose ou laisse supposer (sans doute était-il gros, mou, lymphatique, sans passion, sans intérêt, sans vivacité, assez ennuyé de tout pour fermer les yeux sur sa propre femme et ses pulsions libidinales, bref un homme qui n'en avait plus que le mot).
Mais revenons à notre Sieur du siège d'à côté, si sa propre séduction lui échappait comme le parfum naturel d'une peau sentant bon le lait chaud reste ignoré de son propriétaire, en revanche son rôle de godemiché passif mais oh combien réactif, aux ordres, je dirais même au garde à vous, toujours prêt à rendre service me laissait pensive. Un peu dégoûtée à dire vrai.
Et dans ce commentaire que je m'imaginais écrire, je disais que la lecture de ces phrases avaient provoqué en moi un dégoût acidifié remonté depuis le ventre jusqu'à ma gorge. Bref, l'homme réactif et la femme missionnaire me donnaient la nausée.
C'est sans doute qu'il m'était impossible à cette lecture de m'identifier aux deux protagonistes. Les deux personnages, tant celui de l'homme que de la femme, me dépassaient totalement.
Je préférais presque celui du mari, lourdement et cyniquement ironisé sur son endormissement.
Lui au moins rêvait.
Et s'il avait choisi de fermer les yeux, c'est peut-être parce qu'après tout, tout ce cirque n'était pas très beau à voir.
Mais rêver qu'un autre rêve, c'est là un amalgame des plus intéressants.
Comme un jeu de miroir, où son propre désir est peut-être celui de l'autre, qui sait ?
L'une des premières pensées qui me vint en lisant ce com, c'était qu'à chaque voyage en avion, ou en train, je regrettais le temps où les baladeurs n'existaient pas, le temps où ça parlait, où ça discutait d'un rang à l'autre. Je regrettais de choisir toujours une place auprès d'un beau jeune homme espérant discutailler un peu mais qui, dans la seconde suivante, sortait son baladeur MP3 et s'enfermait dans un mutisme des plus ennuyeux.
Au fond, peut-être que je regrettais de ne pas savoir imposer ma volonté à l'autre, fut-ce celle de parler.
La deuxième pensée fut le souvenir d'un album d'Emmanuelle par Crépax avec une scène d'avion des plus inoubliables pour l'enfant de 5 ans que j'étais et qui lisait cette BD en cachette chaque après-midi.
La troisième fut de penser que le Sieur d'à côté était l'exemple même du type d'homme pour lequel je n'éprouverais jamais la moindre parcelle de désir.
La quatrième se tourna vers le mari.
Ce rêve était - comme le sont bien souvent les rêves - un retournement de situation, lorsque c'est l'autre qui tient notre place.
Et celui qui dormait, c'était bel et bien lui, le Sieur d'à côté.
A cette pensée, mon énervement cessa subitement, et je pensais qu'après tout, cet homme là, il avait du chien.
Sarah
Je me suis réveillée avec en tête le dernier commentaire de Sieur L'homme d'à côté.
Je bouillonnais de rage, du moins mon énervement était conséquent.
Et j'en cherchais la cause.
Alors je me suis imaginée pianotant un commentaire au bas du sien.
J'y expliquais quelque chose qui est personnel mais dont je recherchais l'approbation par d'autres, d'autres femmes surtout.
Dans ce post, Le Sieur d'à côté rêvait des caresses jambesques dont lui faisait bénéficier une voisine de siège aéropostal.
Non contente d'attiser les désirs les plus fous, elle saisissait la main de notre cher écrivain en pleine oeuvre pour lui montrer que ce qu'elle avait en tête devait devenir réalité, sans plus attendre.
Réveillé, et pas le moins du monde assailli par la réalité, le Sieur, découvrait la beauté des femmes qui l'entouraient alors, hôtesses serviles, passagères clandestines et séductrices.
Qu'est-ce qui m'a énervée dans ce com ?
Au début, je pensais que c'était tout naturellement - et même si je n'ai jamais été foncièrement féministe - ce rôle assez troublant dévolu à la femme.
La femme qui prend les choses en mains, la femme qui prend la place de l'homme, la femme qui dicte, la femme à laquelle rien ne peut résister tant son pouvoir est immense et sa beauté outrancière. La femme sure d'elle-même.
Mais c'était peut-être à l'inverse le rôle de l'homme qui me déplaisait au plus haut point ?
Deux hommes en l'occurrence étaient présentés habilement.
L'un, le sieur d'à côté, au charme irrépressible, qui plait sans ne rien faire presque malgré lui.
L'homme des aventures torrides et fugaces, l'homme de la tromperie, l'homme de la
permission volée.
L'autre, le mari, endormi, avec tout ce que cette activité suppose ou laisse supposer (sans doute était-il gros, mou, lymphatique, sans passion, sans intérêt, sans vivacité, assez ennuyé de tout pour fermer les yeux sur sa propre femme et ses pulsions libidinales, bref un homme qui n'en avait plus que le mot).
Mais revenons à notre Sieur du siège d'à côté, si sa propre séduction lui échappait comme le parfum naturel d'une peau sentant bon le lait chaud reste ignoré de son propriétaire, en revanche son rôle de godemiché passif mais oh combien réactif, aux ordres, je dirais même au garde à vous, toujours prêt à rendre service me laissait pensive. Un peu dégoûtée à dire vrai.
Et dans ce commentaire que je m'imaginais écrire, je disais que la lecture de ces phrases avaient provoqué en moi un dégoût acidifié remonté depuis le ventre jusqu'à ma gorge. Bref, l'homme réactif et la femme missionnaire me donnaient la nausée.
C'est sans doute qu'il m'était impossible à cette lecture de m'identifier aux deux protagonistes. Les deux personnages, tant celui de l'homme que de la femme, me dépassaient totalement.
Je préférais presque celui du mari, lourdement et cyniquement ironisé sur son endormissement.
Lui au moins rêvait.
Et s'il avait choisi de fermer les yeux, c'est peut-être parce qu'après tout, tout ce cirque n'était pas très beau à voir.
Mais rêver qu'un autre rêve, c'est là un amalgame des plus intéressants.
Comme un jeu de miroir, où son propre désir est peut-être celui de l'autre, qui sait ?
L'une des premières pensées qui me vint en lisant ce com, c'était qu'à chaque voyage en avion, ou en train, je regrettais le temps où les baladeurs n'existaient pas, le temps où ça parlait, où ça discutait d'un rang à l'autre. Je regrettais de choisir toujours une place auprès d'un beau jeune homme espérant discutailler un peu mais qui, dans la seconde suivante, sortait son baladeur MP3 et s'enfermait dans un mutisme des plus ennuyeux.
Au fond, peut-être que je regrettais de ne pas savoir imposer ma volonté à l'autre, fut-ce celle de parler.
La deuxième pensée fut le souvenir d'un album d'Emmanuelle par Crépax avec une scène d'avion des plus inoubliables pour l'enfant de 5 ans que j'étais et qui lisait cette BD en cachette chaque après-midi.
La troisième fut de penser que le Sieur d'à côté était l'exemple même du type d'homme pour lequel je n'éprouverais jamais la moindre parcelle de désir.
La quatrième se tourna vers le mari.
Ce rêve était - comme le sont bien souvent les rêves - un retournement de situation, lorsque c'est l'autre qui tient notre place.
Et celui qui dormait, c'était bel et bien lui, le Sieur d'à côté.
A cette pensée, mon énervement cessa subitement, et je pensais qu'après tout, cet homme là, il avait du chien.
Sarah
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Voici les 25 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
à la Musil ! ? 
Ah! , je me trompe de com' ?

Ah! , je me trompe de com' ?
peau sensible 

Tout est possible, justement...
on a le droit d'être intelligente et de porter du cuir ?
(céréale qui se la pète)
(céréale qui se la pète)
hé hé
25/09/07 à 18h32
Ca me fait penser à une histoire
Pourquoi les hommes (ceux d'à coté) aiment-ils les femmes habillées de cuir ?
Parce que ça leur rappelle l'odeur d'une voiture neuve...
Pourquoi les hommes (ceux d'à coté) aiment-ils les femmes habillées de cuir ?
Parce que ça leur rappelle l'odeur d'une voiture neuve...
peut être... c'est un peu embrouillé du coup, je dois t'avouer que je suis assez chamboulée en fait...
mais sûrement accepter le luxe de laisser le temps filer, de l'écouter respirer.
Aile apostrophe écoute respirer le temps comme objet immatériel que l'on accepte de lâcher, comme si l'on avait le temps, comme s'il n'avait aucune valeur, juste celle qu'on lui accorde, qu'on lui donne, comme si la dégénérescence, la décrépitude faisait partie de cet acte de patience, de tendresse...
je m'égare... vais me poser sur une feuille blanche !
mais sûrement accepter le luxe de laisser le temps filer, de l'écouter respirer.
Aile apostrophe écoute respirer le temps comme objet immatériel que l'on accepte de lâcher, comme si l'on avait le temps, comme s'il n'avait aucune valeur, juste celle qu'on lui accorde, qu'on lui donne, comme si la dégénérescence, la décrépitude faisait partie de cet acte de patience, de tendresse...
je m'égare... vais me poser sur une feuille blanche !
très flatté que , pour une fois, qu'on cherche plus loin que la lecture rapide çà tombe sur moi, merci
Pour ma part, j'ai toujours été attiré par les femmes intelligentes...
Pour ma part, j'ai toujours été attiré par les femmes intelligentes...
j'imagine pour comprendre ton trouble.
Gorz et Dorine, le philosophe qui s'est suicidé avec sa femme à 84 ans? J'ai entendu ça ce matin sur France Info, j'avoue que je ne connaissais pas ce philosophe (tu vois Paul encore un!
)... Quel est le parallèle que tu fais entre les deux? L'amour au-delà du temps et pour Gorz au-delà de la mort?
Ensuite, pour ce que tu dis des questions épineuses, ben oui, c'est exactement ça, les couples qui durent plus de 20 ans me fascinent et m'intriguent...
Concernant ton homme, c'est tout ce que je te souhaite, en plus si j'ai bien compris vous serez bientôt 3 à la maison? Prenez-bien soin de vous. Bizz.
)... Quel est le parallèle que tu fais entre les deux? L'amour au-delà du temps et pour Gorz au-delà de la mort?Ensuite, pour ce que tu dis des questions épineuses, ben oui, c'est exactement ça, les couples qui durent plus de 20 ans me fascinent et m'intriguent...
Concernant ton homme, c'est tout ce que je te souhaite, en plus si j'ai bien compris vous serez bientôt 3 à la maison? Prenez-bien soin de vous. Bizz.

oui et me fait penser à Görtz et D.
d'où la (les) question épineuse du désir, de l'amour, de l'affection, de la tendresse, du miroir de l'autre, de l'attente etc.
hummmm
ch'crois bien que je suis amoureuse !
mais en fait je le découvre chaque jour un peu plus !
et pourtant j'te jure l'homme qui dort à côté de moi pourrait avoir cet air de mari débonnaire heureux mais endormi, tout comme mes ronflements... mais chuut pour ce minuscule détail !
bah ché pas... j'aime bien !
la vie qu'on appelle ça non ?
d'où la (les) question épineuse du désir, de l'amour, de l'affection, de la tendresse, du miroir de l'autre, de l'attente etc.
hummmm
ch'crois bien que je suis amoureuse !
mais en fait je le découvre chaque jour un peu plus !
et pourtant j'te jure l'homme qui dort à côté de moi pourrait avoir cet air de mari débonnaire heureux mais endormi, tout comme mes ronflements... mais chuut pour ce minuscule détail !
bah ché pas... j'aime bien !
la vie qu'on appelle ça non ?
son comm est en fait la retranscription d'un scénario qu'il a écrit pour Marc Dorcel. Le film passe samedi soir à minuit sur Canal+
je l'aime beaucoup également, c'est une véritable chanson d'amour, vraiment pas mièvre. 

à la femme qui dort dans son lit, et qui n'a plus 20 ans depuis longtemps... 
Beau comm' Sarah.

Beau comm' Sarah.
"Il avait du chien." sans l'faire exprès, c'est extra !!


que ça énerve
ça énerve 

faut dire que cinématographiquement, c'était pas mal la classe :
y avait des cendres à perte de vue et les intrus avaient laissés des traces de pas sur ce sol où nul n'était jamais censés avoir posé le pied..
on accédait à tout ça par des ascenseurs depuis le fond des océans.
les gardiens des lieux étaient de fiers vikings qui montaient des dragons-chameaux (des dracomadaires?).
Bref, y avait du matos, et c'était pas traité comme du Luc Besson, je peux te le dire.
Et question travelling, on frisait plutot le De Palma.
Mais c'est vrai que ça manquait un peu de sexe.
y avait des cendres à perte de vue et les intrus avaient laissés des traces de pas sur ce sol où nul n'était jamais censés avoir posé le pied..
on accédait à tout ça par des ascenseurs depuis le fond des océans.
les gardiens des lieux étaient de fiers vikings qui montaient des dragons-chameaux (des dracomadaires?).
Bref, y avait du matos, et c'était pas traité comme du Luc Besson, je peux te le dire.
Et question travelling, on frisait plutot le De Palma.
Mais c'est vrai que ça manquait un peu de sexe.
il n'est pas trop tard.
25/09/07 à 12h27
nuit portait sur... tout autre chose.
Ce n'étaient que des pensées nocturnes,
S.
Ce n'étaient que des pensées nocturnes,
S.
mon dernier rêve à moi, c'était une visite aux enfers, et les démons se plaignaient que les touristes ne respectaient plus rien.
j'aurais du faire un comm dessus.
j'aurais du faire un comm dessus.

Je réagis à ce commentaire en
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objet-petit-a
publié le 25 sept. 07