- Mademoiselle, vos beaux yeux d'amour mourir me font.
- C'est Molière ou mes yeux qui t'inspirent?
- La vérité ? Vos yeux, Molière, mais plus que tout, votre joli derrière...
Bouleversée par tant de lyrisme, je tourne les talons en soupirant.
- Attendez, attendez-moi, je vous ai choquée, c'est ça ? Dans ce cas, recevez les plus contrites excuses d'un poète maladroit.
- Poète? Drôle d'idée. Tu t'es trompé d'époque, beau sire, et de public.
- A la poésie, beauté, seriez-vous allergique ?
- On dirait que oui.
- Pourquoi, ma tendre mie?
- Pour tout ce que je viens d'entendre et parce que j'ai l'instinct de conservation.
- Et une nette tendance à la désillusion.
- Ca te gène?
- Disons plutôt que ça me fait de la peine.
- Deux choses. Un conseil d'abord puis une question. Le conseil:Garde ta pitié pour toi. La question: tu comptes allez loin comme ça?
- Jusqu'où me mèneront vos pas.
- Et s'ils te menaient jusqu'à un gros rateau?
- J'en accepte l'augure, j'ai toujours été un idiot.
Jusque là, fuyant à grandes enjambées la place du palais, je croyais encore trouver une occasion de dérobade au fil de la conversation. "L'échappé du off" s'accrochant, il fallait changer de stratégie.
- Alors, tu as gagné!
- Gagné ?
- Oui. Bêtes et sensuels, c'est comme ça que je les aime. Tu taquines la muse, tu sais donc manier la plume, dis-je en frolant sa braguette.
-...
- Je parie que celle-ci doit être audacieuse.
- Quand la surprise la saisit, elle devient parfois piteuse...
- Motive-la. Ce serait bête de faiblir si près du but. D'ailleurs, j'aimerais qu'elle me fasse une petite démonstration.
- Tout de suite?
J'acquiesce d'un sourire engageant.
- C'est queuhhhhhhhhhh....
- Tu perds le fil de tes rimes, on dirait. Un indice pour la dernière: cherche l'inspiration dans ton caleçon. Tu y trouveras cette petite chose ridicule qui commence par un b et rime avec coït.
- ...L'air d'une madone, mais des besoins de marie-salope. Ca va, tu peux rentrer chez toi.
Et monsieur conclue en quittant indigné la scène qu'il s'était improvisée.
Morale de l'histoire: L'été, à Avignon, les gros lourds aussi brûlent les planches.
- C'est Molière ou mes yeux qui t'inspirent?
- La vérité ? Vos yeux, Molière, mais plus que tout, votre joli derrière...
Bouleversée par tant de lyrisme, je tourne les talons en soupirant.
- Attendez, attendez-moi, je vous ai choquée, c'est ça ? Dans ce cas, recevez les plus contrites excuses d'un poète maladroit.
- Poète? Drôle d'idée. Tu t'es trompé d'époque, beau sire, et de public.
- A la poésie, beauté, seriez-vous allergique ?
- On dirait que oui.
- Pourquoi, ma tendre mie?
- Pour tout ce que je viens d'entendre et parce que j'ai l'instinct de conservation.
- Et une nette tendance à la désillusion.
- Ca te gène?
- Disons plutôt que ça me fait de la peine.
- Deux choses. Un conseil d'abord puis une question. Le conseil:Garde ta pitié pour toi. La question: tu comptes allez loin comme ça?
- Jusqu'où me mèneront vos pas.
- Et s'ils te menaient jusqu'à un gros rateau?
- J'en accepte l'augure, j'ai toujours été un idiot.
Jusque là, fuyant à grandes enjambées la place du palais, je croyais encore trouver une occasion de dérobade au fil de la conversation. "L'échappé du off" s'accrochant, il fallait changer de stratégie.
- Alors, tu as gagné!
- Gagné ?
- Oui. Bêtes et sensuels, c'est comme ça que je les aime. Tu taquines la muse, tu sais donc manier la plume, dis-je en frolant sa braguette.
-...
- Je parie que celle-ci doit être audacieuse.
- Quand la surprise la saisit, elle devient parfois piteuse...
- Motive-la. Ce serait bête de faiblir si près du but. D'ailleurs, j'aimerais qu'elle me fasse une petite démonstration.
- Tout de suite?
J'acquiesce d'un sourire engageant.
- C'est queuhhhhhhhhhh....
- Tu perds le fil de tes rimes, on dirait. Un indice pour la dernière: cherche l'inspiration dans ton caleçon. Tu y trouveras cette petite chose ridicule qui commence par un b et rime avec coït.
- ...L'air d'une madone, mais des besoins de marie-salope. Ca va, tu peux rentrer chez toi.
Et monsieur conclue en quittant indigné la scène qu'il s'était improvisée.
Morale de l'histoire: L'été, à Avignon, les gros lourds aussi brûlent les planches.
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Voici les 16 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
par la Cie jamais 203
LE ciné érotique
tu pédale et c'est plein d'humour
utopia manufacture
LE ciné érotique
tu pédale et c'est plein d'humour
utopia manufacture
Je n'insiste pas. Les seuls compliments qui m'aillent sont ceux que je me fait.Malheureusement, ils ne sont pas nombreux.
j'étais place Crillon à 15 heures !
d'avoir de compliments à faire à qui que ce soit, mais si vous insistez, oui, bien sur.
Je connais très très bien Avignon, pendant et en dehors du festival. C'est pour cela que je me permets.
Je connais très très bien Avignon, pendant et en dehors du festival. C'est pour cela que je me permets.
S'agit-il bien là d'un compliment ?
Que surtout tu ne pourrais voir, non mais!
j'y vais faire mon pelerinage demain
faut aller voir le ciné érotique au ciné utopia manufacture
faut aller voir le ciné érotique au ciné utopia manufacture
désolé grande duduchesse mais je ne suis qu'un tout petit lapin d'artistocrate
j'ai de grande oreilles et j'entends les voix des gorgones du soleil
j'ai de grande oreilles et j'entends les voix des gorgones du soleil
joli cul certes, joliemarion, et que dire de tes seins que je ne saurais voir !
sommes ma mie faire et si faire homme norme
faire queue
jusqu'aux deniers de rome
vers les seins pères
transgénique aimant
ersatz aromatique
le butin est au fond de la grotte
faire queue
jusqu'aux deniers de rome
vers les seins pères
transgénique aimant
ersatz aromatique
le butin est au fond de la grotte
puisque le verbe concluer n'existe pas !




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joliemarion
publié le 16 juillet 07