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Les parfums d'une fleur : lettre à une amante.
 Les parfums d'une fleur : lettre à une amante.
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catégorie : création littéraire
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D’une tige veloutée, votre bras si gracile,
Dessinait, remontant les contours d’une île,
Des eaux multicolores aux reflets irisés.
Ne vous verrais-je plus que dans l’éternité ?

En ce jardin jadis, où me penchant sur l’onde,
J’avais cru enlacer tous les rêves du monde,
Neptune me sourit, et me prenant la main,
Me fit voir les rayons d’un soleil qui s’éteint.

Sybillin il me dit : « Entends-tu sa douleur ? »
« Lui seul peut respirer, les parfums d’une fleur !»,
Cupidon le jaloux, ivre de ses caresses,
Sur ses lèvres dépose un baiser qui me blesse.

Les dieux sont-ils jaloux de nos amours si brèves ?
Serais-je donc à jamais prisonnier de mon rêve ?
… Un bal sans orchestre, joue des notes de jais,
De celles, qui vous brisent le cœur à jamais.

Vous qui êtes à présent proche des altitudes,
Pensez-vous donc à moi, en votre solitude ?
J’entends vos mots si doux effleurer mon oreille,
En ce pays si froid, je dors, ni ne sommeille.

Ici, votre âme souffle aux statues des fontaines,
Que le jour disparu, l’ombre veille sur ma peine,
"A vos yeux, belle amante, ne fus-je que passant ?"
Ces pensées qui s’envolent, se perdent dans le vent.

Sous son ciel, Neptune s’abreuve de mes pleurs,
Je gard’rais dans les miens, les parfums d’une fleur,
L’encre sur le papier sèche avec le temps,
Rien ne peut, [ni les dieux], séparer les amants.

… « Et l’ombre du passé revient hanter ces lieux et je respire encore ton parfum à nouveau, en un soir mauve et froid et par-delà le rêve ».

Serenity.
réactions : 28
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Voici les 28 dernières réactions à ce commentaire
 Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
 13/10/08 à 19h01
j'ai beaucoup apprécié.
ton poême est une fontaine en ton précieux arrondisssement
où vient pleurer un saule
saches, si ça te console
que le père Hugo en a fait toute une mare aux délicieux ornements
 13/10/08 à 16h45
et surtout
"… Un bal sans orchestre, joue des notes de jais,
De celles, qui vous brisent le cœur à jamais."

cela vaut *****
 13/10/08 à 10h59
Qui ne fâche pas !

Je ne cherche pas quand j'écris à complaire ou déplaire à qui que ce soit : si l'on commence à écrire dans ce but on est fichu !
 13/10/08 à 10h12
pas de pléonasme, dormir et être ensommeillé n'ont évidemment pas la même signification dans l'un l'on est plus attentif...

Sommeiller signifiant "dormir d'un sommeil léger"...
 13/10/08 à 10h02
encore des parfums et des fleurs ... pourquoi pas ! pour faire de la poésie qui ne fâche pas.

Mais j'aime aussi votre réaction :
20h34 Attacher tant d'importance à la forme, être puriste à ce point, cela relève du vice ...


ce qui ne m'empêche pas de le trouver très élègant. Mais je dois avoir une faiblesse pour les dieux marins.
 12/10/08 à 21h33
A force de regarder dans les eaux irisées... je m'étais aveuglé.

jevous en remercie !

"Cupidon le jaloux, ivre de ses caresses,
Sur VOS lèvres dépose un baiser qui me blesse."
 12/10/08 à 21h27
est le messager de Cupidon, messager de mort, il embrasse ni l'un, ni l'autre, mais bien l'amante.

"Lettre à une amante défunte" était le titre d'origine du poème...
 12/10/08 à 21h16
Cupidon embrasse "ses" lèvres... le cruel.
 12/10/08 à 21h08
pour qu'il revienne vous hanter ?
il s'éteindra tout seul, lentement.
 12/10/08 à 20h59
Vous attachez donc plus d'importance au fond qu'à la forme. J'allais l'effacer vous venez de le sauver. Merci.
être puriste à ce point... cela relève du vice.
http://www.deezer.com/track/185630

faudrait voir à vous calmer... c'est chiant la poésie qui fâche

Serenity, personne ne me dérange
 12/10/08 à 20h30
désolé de vous déranger à ce point.
http://www.deezer.com/track/269138

aaahhh, nan, serenity, me remercie pas...
des respecter à moitié des formes fixes.

CA ME DEPASSE !
 12/10/08 à 20h22
Mon but n'était pas de respecter la métrique et ne le sera sans doute jamais.

Si un jour j'en change, vous serez le premier informé.
c'est pour qu'on se roule par terre de rire ?

Ben c'est gagné

ô grand poète.

Pour ce qui est du vers en question, je ne le connaissais pas... et n'ai pas habitude de piquer chez les autres.

Mais, toujours un de mieux que votre dernier texte.
c'est "Ne vous verrais-je plus que dans l’éternité ? "

Faut dire qu'il est de Baudelaire (mutatis mutandis).
 12/10/08 à 19h57
Merci.
 12/10/08 à 19h54
de fleurs, de parfums d'ailleurs..
mon coeur vibre....