D’une tige veloutée, votre bras si gracile,
Dessinait, remontant les contours d’une île,
Des eaux multicolores aux reflets irisés.
Ne vous verrais-je plus que dans l’éternité ?
En ce jardin jadis, où me penchant sur l’onde,
J’avais cru enlacer tous les rêves du monde,
Neptune me sourit, et me prenant la main,
Me fit voir les rayons d’un soleil qui s’éteint.
Sybillin il me dit : « Entends-tu sa douleur ? »
« Lui seul peut respirer, les parfums d’une fleur !»,
Cupidon le jaloux, ivre de ses caresses,
Sur ses lèvres dépose un baiser qui me blesse.
Les dieux sont-ils jaloux de nos amours si brèves ?
Serais-je donc à jamais prisonnier de mon rêve ?
… Un bal sans orchestre, joue des notes de jais,
De celles, qui vous brisent le cœur à jamais.
Vous qui êtes à présent proche des altitudes,
Pensez-vous donc à moi, en votre solitude ?
J’entends vos mots si doux effleurer mon oreille,
En ce pays si froid, je dors, ni ne sommeille.
Ici, votre âme souffle aux statues des fontaines,
Que le jour disparu, l’ombre veille sur ma peine,
"A vos yeux, belle amante, ne fus-je que passant ?"
Ces pensées qui s’envolent, se perdent dans le vent.
Sous son ciel, Neptune s’abreuve de mes pleurs,
Je gard’rais dans les miens, les parfums d’une fleur,
L’encre sur le papier sèche avec le temps,
Rien ne peut, [ni les dieux], séparer les amants.
… « Et l’ombre du passé revient hanter ces lieux et je respire encore ton parfum à nouveau, en un soir mauve et froid et par-delà le rêve ».
Serenity.
Dessinait, remontant les contours d’une île,
Des eaux multicolores aux reflets irisés.
Ne vous verrais-je plus que dans l’éternité ?
En ce jardin jadis, où me penchant sur l’onde,
J’avais cru enlacer tous les rêves du monde,
Neptune me sourit, et me prenant la main,
Me fit voir les rayons d’un soleil qui s’éteint.
Sybillin il me dit : « Entends-tu sa douleur ? »
« Lui seul peut respirer, les parfums d’une fleur !»,
Cupidon le jaloux, ivre de ses caresses,
Sur ses lèvres dépose un baiser qui me blesse.
Les dieux sont-ils jaloux de nos amours si brèves ?
Serais-je donc à jamais prisonnier de mon rêve ?
… Un bal sans orchestre, joue des notes de jais,
De celles, qui vous brisent le cœur à jamais.
Vous qui êtes à présent proche des altitudes,
Pensez-vous donc à moi, en votre solitude ?
J’entends vos mots si doux effleurer mon oreille,
En ce pays si froid, je dors, ni ne sommeille.
Ici, votre âme souffle aux statues des fontaines,
Que le jour disparu, l’ombre veille sur ma peine,
"A vos yeux, belle amante, ne fus-je que passant ?"
Ces pensées qui s’envolent, se perdent dans le vent.
Sous son ciel, Neptune s’abreuve de mes pleurs,
Je gard’rais dans les miens, les parfums d’une fleur,
L’encre sur le papier sèche avec le temps,
Rien ne peut, [ni les dieux], séparer les amants.
… « Et l’ombre du passé revient hanter ces lieux et je respire encore ton parfum à nouveau, en un soir mauve et froid et par-delà le rêve ».
Serenity.
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Rédacteur
j'ai beaucoup apprécié.
ton poême est une fontaine en ton précieux arrondisssement
où vient pleurer un saule
saches, si ça te console
que le père Hugo en a fait toute une mare aux délicieux ornements
où vient pleurer un saule
saches, si ça te console
que le père Hugo en a fait toute une mare aux délicieux ornements
et surtout
"… Un bal sans orchestre, joue des notes de jais,
De celles, qui vous brisent le cœur à jamais."
cela vaut *****
"… Un bal sans orchestre, joue des notes de jais,
De celles, qui vous brisent le cœur à jamais."
cela vaut *****
Qui ne fâche pas !
Je ne cherche pas quand j'écris à complaire ou déplaire à qui que ce soit : si l'on commence à écrire dans ce but on est fichu !
Je ne cherche pas quand j'écris à complaire ou déplaire à qui que ce soit : si l'on commence à écrire dans ce but on est fichu !
pas de pléonasme, dormir et être ensommeillé n'ont évidemment pas la même signification dans l'un l'on est plus attentif...
Sommeiller signifiant "dormir d'un sommeil léger"...
Sommeiller signifiant "dormir d'un sommeil léger"...
encore des parfums et des fleurs ... pourquoi pas ! pour faire de la poésie qui ne fâche pas.
Mais j'aime aussi votre réaction :
20h34 Attacher tant d'importance à la forme, être puriste à ce point, cela relève du vice ...
Mais j'aime aussi votre réaction :
20h34 Attacher tant d'importance à la forme, être puriste à ce point, cela relève du vice ...
ce qui ne m'empêche pas de le trouver très élègant. Mais je dois avoir une faiblesse pour les dieux marins.
A force de regarder dans les eaux irisées... je m'étais aveuglé.
jevous en remercie !
"Cupidon le jaloux, ivre de ses caresses,
Sur VOS lèvres dépose un baiser qui me blesse."
jevous en remercie !
"Cupidon le jaloux, ivre de ses caresses,
Sur VOS lèvres dépose un baiser qui me blesse."
est le messager de Cupidon, messager de mort, il embrasse ni l'un, ni l'autre, mais bien l'amante.
"Lettre à une amante défunte" était le titre d'origine du poème...
"Lettre à une amante défunte" était le titre d'origine du poème...
Cupidon embrasse "ses" lèvres... le cruel.
pour qu'il revienne vous hanter ?
il s'éteindra tout seul, lentement.
il s'éteindra tout seul, lentement.
Vous attachez donc plus d'importance au fond qu'à la forme. J'allais l'effacer vous venez de le sauver. Merci.
être puriste à ce point... cela relève du vice.
http://www.deezer.com/track/185630
faudrait voir à vous calmer... c'est chiant la poésie qui fâche
Serenity, personne ne me dérange
faudrait voir à vous calmer... c'est chiant la poésie qui fâche

Serenity, personne ne me dérange

désolé de vous déranger à ce point.
des respecter à moitié des formes fixes.
CA ME DEPASSE !
CA ME DEPASSE !
Mon but n'était pas de respecter la métrique et ne le sera sans doute jamais.
Si un jour j'en change, vous serez le premier informé.
Si un jour j'en change, vous serez le premier informé.
c'est pour qu'on se roule par terre de rire ?
Ben c'est gagné

Ben c'est gagné

ô grand poète.
Pour ce qui est du vers en question, je ne le connaissais pas... et n'ai pas habitude de piquer chez les autres.
Mais, toujours un de mieux que votre dernier texte.
Pour ce qui est du vers en question, je ne le connaissais pas... et n'ai pas habitude de piquer chez les autres.
Mais, toujours un de mieux que votre dernier texte.
c'est "Ne vous verrais-je plus que dans l’éternité ? "
Faut dire qu'il est de Baudelaire (mutatis mutandis).
Faut dire qu'il est de Baudelaire (mutatis mutandis).
Merci.
de fleurs, de parfums d'ailleurs..
mon coeur vibre....
mon coeur vibre....


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Serenity
publié le 12 oct. 08