Bonjour à tous !
L' on entend plus qu' un faible écho, quelques bribes de mots qui vous déchirent et font mal indiciblement : "... je ne vous trouve pas très beau !".
Bien sûr, tout est dans le non-dit... mais certains silences parlent bien plus que tous les longs discours. Comment peut-il y avoir communion avec l' Autre dès lors qu' un visage rebute au point de ne plus laisser la vie s' exprimer...
Déception et incompréhension. Alors qu'il aurait suffit de soulever le voile des apparences pour découvrir des trésors insoupçonnés...
L' amour vrai à mon sens ne supporte pas le désir forcené d' une recherche de beauté à tout prix. Nous avons besoin d' harmonie, nos vies en demi-teinte, grises et sinueuses nous poussent sans cesse à la recherche de celle-ci, mais pourquoi toujours rechercher l' harmonie sur les visages et non en faire une source de vie.
La beauté a droit à sa place légitime dans nos vies, mais lorsque l' esprit lui accorde une importance plus qu' excessive, alors se pose un réel problème. Je conçois parfaitement qu' au premier abord toute rencontre se fasse en lisant sur les traits de l' autre la promesse d'un "bonheur" futur, mais arrive un moment où il faut dépasser cette attirance purement esthétique pour aller au-delà de l' Autre, pour traverser le miroir et le regarder en face.
Tout mot dès lors qu' il est prononcé est souvenir... "Beauté !", il n' a plus d' importance, alors la relation humaine peut commencer, pleine, franche, parfaitement belle...
En effet, l'apparence est souvent un des freins les plus importants à toute relation affective naissante, et pour cause, nous vivons dans une société où l'apparence, particulièrement celle qui plaît aux regards, est l'objet de toutes les convoitises. Ce n'est un secret pour personne, ce qui est beau a toujours suscité plus d'attention.
Malheureusement, une relation n'est possible que si dès le départ, on laisse sa chance à "l'Amour".
Or, sur la toile nous avons le "pouvoir" de choisir le meilleur, de trier, sélectionner, sans avoir à se justifier. Cela fausse indubitablement les règles. En matière de relations humaines rien n'est évident au premier coup d'oeil, cela ne se révèle que petit à petit, lentement mais sûrement, s'arrêter sur un physique revient à lire la conclusion d'un livre sans en goûter l'âme.
Chacun d'entre nous cherche l'être parfait pouvant incarner à ses yeux un(e) possible... La perfection n'étant pas de ce monde, nous courons pourtant incontinents après...
Essayons de nous mettre à la place de cette femme, de cet homme pour mieux comprendre !
Celle-ci (celui-ci) suite à un premier échange via le net, se sent compris(e), attiré(e) par une écriture, une façon de penser, un style qui semble deviner ses pensées secrètes, ses désirs profonds... Il (elle) commence à mettre des images sur cette personne en fonction de ce qu'elle lit d'elle. Forcément, il (elle) lit des textes qui le (la) touche profondément, de très jolies choses même, raison pour laquelle elle ne va pas pouvoir s'empêcher d'idéaliser le physique de cet homme (de cette femme), de le façonner en fonction de ses attentes.
Malheureusement, arrive un moment où la réalité des désirs de chacun reprend le dessus.
La déception suit l'émotion première, l'image n'est pas à la hauteur des espérances... tout le mal que peut faire une simple photo. Plus de petit mot, plus de messages complices. Ne reste que le silence à enlacer...
Elle (il) pourrait bien sûr, le lui dire et s'en excuser, simple question de respect. Elle (il)pourrait essayé de dépasser cette "déception" et la replacer dans son contexte initial en se remémorant la beauté des échanges nés avant qu'elle n'arrive, mais à quoi bon puisque tant d'autres possibilités s'offrent à elle (lui) qui ont toutes les chances de ne souffrir d'aucune déception. Trop tard "l'épreuve" photographique est passée...
La question n'est pas ici de savoir à qui la faute, d'ailleurs personne n'a commis de faute, ni elle (ni lui) en se sauvant, ni elle, (ni lui) en se dévoilant t'elle qu'en eux-mêmes, espérant que leur "beauté intérieure" suffirait à aller plus loin...
La faute en est à la différence de perception entre le virtuel et le réel qu'induit le net.
Ici règne le raccourci des sens, pas de compromis. Comme si le visage d' un être pouvait parler mieux que lui-même ne le ferait de ce qu' il est ou ce qu' il n' est pas. Etrange façon d' appréhender l' humain...ou désirs trop humains.
Je laisse mes mots s' envoler et effleurer une oreille pour lui porter mes espoirs...
"Sans amour, vous aurez beau faire - courir après tous les dieux de la terre, prendre part à toutes les activités sociales, tenter de remédier à la pauvreté, entrer en politique, écrire des livres, écrire des poèmes- vous ne serez qu' un être mort. Sans amour, vos problèmes iront croissant et se multipliant à l' infini. Mais avec l' amour, quoi que vous fassiez, il n' y a plus de risque, il n' y a plus de conflit. L' amour alors, est l' essence de la vertu."
Jiddu Krishnamurti, Bombay, le 21 février 1965.
Serenity.
L' on entend plus qu' un faible écho, quelques bribes de mots qui vous déchirent et font mal indiciblement : "... je ne vous trouve pas très beau !".
Bien sûr, tout est dans le non-dit... mais certains silences parlent bien plus que tous les longs discours. Comment peut-il y avoir communion avec l' Autre dès lors qu' un visage rebute au point de ne plus laisser la vie s' exprimer...
Déception et incompréhension. Alors qu'il aurait suffit de soulever le voile des apparences pour découvrir des trésors insoupçonnés...
L' amour vrai à mon sens ne supporte pas le désir forcené d' une recherche de beauté à tout prix. Nous avons besoin d' harmonie, nos vies en demi-teinte, grises et sinueuses nous poussent sans cesse à la recherche de celle-ci, mais pourquoi toujours rechercher l' harmonie sur les visages et non en faire une source de vie.
La beauté a droit à sa place légitime dans nos vies, mais lorsque l' esprit lui accorde une importance plus qu' excessive, alors se pose un réel problème. Je conçois parfaitement qu' au premier abord toute rencontre se fasse en lisant sur les traits de l' autre la promesse d'un "bonheur" futur, mais arrive un moment où il faut dépasser cette attirance purement esthétique pour aller au-delà de l' Autre, pour traverser le miroir et le regarder en face.
Tout mot dès lors qu' il est prononcé est souvenir... "Beauté !", il n' a plus d' importance, alors la relation humaine peut commencer, pleine, franche, parfaitement belle...
En effet, l'apparence est souvent un des freins les plus importants à toute relation affective naissante, et pour cause, nous vivons dans une société où l'apparence, particulièrement celle qui plaît aux regards, est l'objet de toutes les convoitises. Ce n'est un secret pour personne, ce qui est beau a toujours suscité plus d'attention.
Malheureusement, une relation n'est possible que si dès le départ, on laisse sa chance à "l'Amour".
Or, sur la toile nous avons le "pouvoir" de choisir le meilleur, de trier, sélectionner, sans avoir à se justifier. Cela fausse indubitablement les règles. En matière de relations humaines rien n'est évident au premier coup d'oeil, cela ne se révèle que petit à petit, lentement mais sûrement, s'arrêter sur un physique revient à lire la conclusion d'un livre sans en goûter l'âme.
Chacun d'entre nous cherche l'être parfait pouvant incarner à ses yeux un(e) possible... La perfection n'étant pas de ce monde, nous courons pourtant incontinents après...
Essayons de nous mettre à la place de cette femme, de cet homme pour mieux comprendre !
Celle-ci (celui-ci) suite à un premier échange via le net, se sent compris(e), attiré(e) par une écriture, une façon de penser, un style qui semble deviner ses pensées secrètes, ses désirs profonds... Il (elle) commence à mettre des images sur cette personne en fonction de ce qu'elle lit d'elle. Forcément, il (elle) lit des textes qui le (la) touche profondément, de très jolies choses même, raison pour laquelle elle ne va pas pouvoir s'empêcher d'idéaliser le physique de cet homme (de cette femme), de le façonner en fonction de ses attentes.
Malheureusement, arrive un moment où la réalité des désirs de chacun reprend le dessus.
La déception suit l'émotion première, l'image n'est pas à la hauteur des espérances... tout le mal que peut faire une simple photo. Plus de petit mot, plus de messages complices. Ne reste que le silence à enlacer...
Elle (il) pourrait bien sûr, le lui dire et s'en excuser, simple question de respect. Elle (il)pourrait essayé de dépasser cette "déception" et la replacer dans son contexte initial en se remémorant la beauté des échanges nés avant qu'elle n'arrive, mais à quoi bon puisque tant d'autres possibilités s'offrent à elle (lui) qui ont toutes les chances de ne souffrir d'aucune déception. Trop tard "l'épreuve" photographique est passée...
La question n'est pas ici de savoir à qui la faute, d'ailleurs personne n'a commis de faute, ni elle (ni lui) en se sauvant, ni elle, (ni lui) en se dévoilant t'elle qu'en eux-mêmes, espérant que leur "beauté intérieure" suffirait à aller plus loin...
La faute en est à la différence de perception entre le virtuel et le réel qu'induit le net.
Ici règne le raccourci des sens, pas de compromis. Comme si le visage d' un être pouvait parler mieux que lui-même ne le ferait de ce qu' il est ou ce qu' il n' est pas. Etrange façon d' appréhender l' humain...ou désirs trop humains.
Je laisse mes mots s' envoler et effleurer une oreille pour lui porter mes espoirs...
"Sans amour, vous aurez beau faire - courir après tous les dieux de la terre, prendre part à toutes les activités sociales, tenter de remédier à la pauvreté, entrer en politique, écrire des livres, écrire des poèmes- vous ne serez qu' un être mort. Sans amour, vos problèmes iront croissant et se multipliant à l' infini. Mais avec l' amour, quoi que vous fassiez, il n' y a plus de risque, il n' y a plus de conflit. L' amour alors, est l' essence de la vertu."
Jiddu Krishnamurti, Bombay, le 21 février 1965.
Serenity.
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mais ça me paraît un peu idéaliste.
et puis pour notre mère, on était le plus beau...ou pas, et je ne sais ce qui est le plus néfaste !
J'adore une planche de Reiser où un jeune boutonneux, maîgrichon, binoclard, est assis sur un banc avec sa belle.
Il est ridicule, laid, il fait pitié, on est gêné.
Et puis il lui parle du ciel, d'astronomie, il lui montre les étoiles, les constellations, pris par la passion de son sujet au fil des vignettes il se transforme, et, insensiblement, sous le regard captivé de son amie, il sourit, irradie, il devient beau.
Je n'aime pas Reiser en général car je le trouve misanthrope.
Sauf ce dessin.
J'adore une planche de Reiser où un jeune boutonneux, maîgrichon, binoclard, est assis sur un banc avec sa belle.
Il est ridicule, laid, il fait pitié, on est gêné.
Et puis il lui parle du ciel, d'astronomie, il lui montre les étoiles, les constellations, pris par la passion de son sujet au fil des vignettes il se transforme, et, insensiblement, sous le regard captivé de son amie, il sourit, irradie, il devient beau.
Je n'aime pas Reiser en général car je le trouve misanthrope.
Sauf ce dessin.
Dans le réel, une personne ,même pas " canon" peut attirer par son charme, ses talents divers : cf : Sartre, Souchon ...
Le problème n'est pas le physique, c'est le reflet sans vie de la photo.
Le problème n'est pas le physique, c'est le reflet sans vie de la photo.
est-on soi-même encore digne de l'intérêt de l'autre?
Ne pas faire aux autres ce qu'on ne veut pas qu'on nous fasse...
Paroles, paroles, paroles....
*soupir*
Ne pas faire aux autres ce qu'on ne veut pas qu'on nous fasse...
Paroles, paroles, paroles....
*soupir*
Traverser le miroir, trouver l'Autre et non un reflet de soi.
Et puis la fin m'a fait penser à cette chanson aussi : "le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau" !
Bravissimo !!
Et puis la fin m'a fait penser à cette chanson aussi : "le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau" !
Bravissimo !!


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Serenity
publié le 7 déc. 07