« Me regarder, connaître si c’est cela l’obscurité obscène du crime.
L’anéantissement puéril du plaisir tout à fait inavouable quoique immense de l’humiliation, la soumission pure et simple, la reddition de toute dignité; ainsi désinvestie, la grâce chutait d’elle-même, devenait au contraire mirage. Cette indignité première est la preuve de la culpabilité des femmes. Le moindre d’entre eux perçoit cette onde bénie engendrée par l’épouvante, ce ravissement, cette passivité frémissante. Cette imprécation immobile et silencieuse n’a pas de limites. Cette attente indicible, insupportable à l’homme, par définition toujours déçue, n’est rien d’autre que l’empire de la faiblesse corrompue du mal, dont ils savent obscurément que leur virilité impérative ne peut combler. Ce dont on punit les filles, c’est juste l’invisibilité et sa puissance inadmissible. Ainsi leur prétention à toute fureur est vaine. Même sa férocité infinie n’est que la soumission à la réponse. Mais ils ne savent pas lire les augures.
De pensée, vous n’en avez pas, pour qui serait devant vous dans sa chair périssable, ouverte à tous vents. Chair à la palpitation terrifiante, matrice suceuse d’Eternité, sorcellerie existentielle, affreusement cicatricielle, mensonge haïssable de la douceur, pernicieuse insignifiance de leur abord qui en fait un piège. L’horreur du Rien qui est l’imprescriptible Tout. Néant qui est la consommation des temps.
L’obéissance, l’indifférence aux inquisitions de celui qui restera inconnu. La maîtrise sacrificielle des victimes, leur supériorité tactique, leur innocence absolue. Duplicité de la dormeuse envers celui qui a le pouvoir des postures et de la narration. Cette collaboration perfide et lancinante le rend fou. Ne rien sentir est la preuve que le coït n’est pas la matérialité de l’acte, mais son sens. L’homme qui se croit supérieur et qui ne nous aime pas quoi qu’il en dise a une totale méconnaissance de notre être. Ce qui me donne du plaisir, c’est que ce soit toi. Quelle que soit la masse indéterminée, obtusément aspirée. C’est possession chimérique, disparition absolue, celle qu’accorde le peu de réalité de l’acte à l’amplitude désespérée de nos rêves, à nos yeux déjà révulsés dans la jouissance. C’est pour cela que pire est la dégradation, plus grande est la distance qu’il y a entre l’évanouissement du monde et votre labour rageur. La concordance du ressac, se fondre dans l’univers, le mystère initiatique, l’acuité des aveugles, l’extatique entendement, la transparence vibrante de l’éternité. Car la jouissance est immanente. Crois. »
C’était la nuit dernière.
L’anéantissement puéril du plaisir tout à fait inavouable quoique immense de l’humiliation, la soumission pure et simple, la reddition de toute dignité; ainsi désinvestie, la grâce chutait d’elle-même, devenait au contraire mirage. Cette indignité première est la preuve de la culpabilité des femmes. Le moindre d’entre eux perçoit cette onde bénie engendrée par l’épouvante, ce ravissement, cette passivité frémissante. Cette imprécation immobile et silencieuse n’a pas de limites. Cette attente indicible, insupportable à l’homme, par définition toujours déçue, n’est rien d’autre que l’empire de la faiblesse corrompue du mal, dont ils savent obscurément que leur virilité impérative ne peut combler. Ce dont on punit les filles, c’est juste l’invisibilité et sa puissance inadmissible. Ainsi leur prétention à toute fureur est vaine. Même sa férocité infinie n’est que la soumission à la réponse. Mais ils ne savent pas lire les augures.
De pensée, vous n’en avez pas, pour qui serait devant vous dans sa chair périssable, ouverte à tous vents. Chair à la palpitation terrifiante, matrice suceuse d’Eternité, sorcellerie existentielle, affreusement cicatricielle, mensonge haïssable de la douceur, pernicieuse insignifiance de leur abord qui en fait un piège. L’horreur du Rien qui est l’imprescriptible Tout. Néant qui est la consommation des temps.
L’obéissance, l’indifférence aux inquisitions de celui qui restera inconnu. La maîtrise sacrificielle des victimes, leur supériorité tactique, leur innocence absolue. Duplicité de la dormeuse envers celui qui a le pouvoir des postures et de la narration. Cette collaboration perfide et lancinante le rend fou. Ne rien sentir est la preuve que le coït n’est pas la matérialité de l’acte, mais son sens. L’homme qui se croit supérieur et qui ne nous aime pas quoi qu’il en dise a une totale méconnaissance de notre être. Ce qui me donne du plaisir, c’est que ce soit toi. Quelle que soit la masse indéterminée, obtusément aspirée. C’est possession chimérique, disparition absolue, celle qu’accorde le peu de réalité de l’acte à l’amplitude désespérée de nos rêves, à nos yeux déjà révulsés dans la jouissance. C’est pour cela que pire est la dégradation, plus grande est la distance qu’il y a entre l’évanouissement du monde et votre labour rageur. La concordance du ressac, se fondre dans l’univers, le mystère initiatique, l’acuité des aveugles, l’extatique entendement, la transparence vibrante de l’éternité. Car la jouissance est immanente. Crois. »
C’était la nuit dernière.
réactions : 7
lectures : 88
votes : 7
Voici les 7 dernières réactions à ce commentaire
Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
Oui, il y a ça, et il y a le désir d'être avec l'autre dans sa différence. Eux en sont moins animés, de ce désir, c'est vrai. C'est ainsi.
romance est peut être un film plus froid, moi j'avais accroché à cette idée de la femme coupée en deux, et puis cette limpidité de l'héroïne, qui à travers les ignominies accède à la pureté... mais anatomie est bien plus excitant !
je suis contente que mon com t'ai plu
je suis contente que mon com t'ai plu
et pas vraiment accrochée...mais celui la semble, en tout cas de par tes mots,correspondre tout à fait à mes ressentis
bien à toi
merci à toi. tu peux aussi voir romance 
merci beaucoup sido, j'irais voir ce film
bien à toi
j'ai sabré les descriptions anatomiques, qui pourtant sont le sujet du film, mais les mots sont plus forts que les images...
Qu'aurait-on encore dit ??? 5... et c'est bien peu...
Quelle intelligence ! Dame Sido et quelle...
Quelle intelligence ! Dame Sido et quelle...


Je réagis à ce commentaire en
Je réagis à ce commentaire en 









sido
publié le 25 déc. 06