S'il vous plait,
dessine moi une allée de peupliers,
de feuilles séchées qui craquent sous les pieds,
de clarté vespérale, hivernale et sans souci,
dessine moi sans abri,
dessine moi des souvenirs hantés que je foulerai,
dessine moi en plaine endormie,
en ciel violacé, en feuillage fouetté, en vent fluide,
en racines tordues comme les encres d’Odilon,
dessine moi cette terre d'ouest, aux funèbres noirceurs, vierges priant sous les calvaires,
pierres de nos grises prières tachées de chiures et de moisissures, de bouses et de pains bénis,
dessine moi nulle part dans cet esprit,
entrave le temps de cette ride qui brise tout espoir de foi,
dessine moi en enterrement, gelé par la mort sur la route des pleurs qui m’exaspèrent,
sur la route des pleurs qui m’oublient,
Aux souvenirs hantés succède la légèreté du vivant,
S’il vous plait, dessine moi en paix.
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Très belles lumières et ainsi de suite ... que berce l'enfance du peintre paysagiste ... ça fait vieillot.
Ce n'est pas encore la lumière que j'ai dans les yeux. Ma lumière est beaucoup plus froide, noire et contrastée. Elle fait apparaître les rides et elle sature.
Elle s'approche de l'éclairage réaliste de Courbet : une lumière franche qui met en scène la condition humaine sans ménagement.
Ce n'est pas encore la lumière que j'ai dans les yeux. Ma lumière est beaucoup plus froide, noire et contrastée. Elle fait apparaître les rides et elle sature.
Elle s'approche de l'éclairage réaliste de Courbet : une lumière franche qui met en scène la condition humaine sans ménagement.
Let's dance ... Après, on verra ...
J'écoutais David Bowie en même temps que Franck Zappa. C'est drôle, j'ai toujours pensé qu'ils avaient le même son. Mais en fait, pas du tout, à les écouter de plus près. Enfin, pour moi, c'était la belle époque, une époque particulière où j'écoutais des artistes singuliers.
J'écoutais David Bowie en même temps que Franck Zappa. C'est drôle, j'ai toujours pensé qu'ils avaient le même son. Mais en fait, pas du tout, à les écouter de plus près. Enfin, pour moi, c'était la belle époque, une époque particulière où j'écoutais des artistes singuliers.
la colère n'a pas d'âge
...c'est si beau en image
qu'on aime vos orages.
peintre de la lumière et des paysages :
son calvaire
http://minilien.fr/a0kb0r
ses lumières :
http://minilien.fr/a0kb0s
http://minilien.fr/a0kb0q
Pianiste ...
c beau hein ?
Le poème d'Henri Michaux, merci de m'indiquer la référence du recueil.
Pas de nostalgie, non, j'aime ce pays sage de peupliers. Savez vous qu'ils chantent la nuit.
Mais non aux calvaires qui me donnent la chair de poule. Dans cette région très catholique, ils sont pléthore. Ils font partie du paysage et fixent l'ancrage de la souffrance. C'est comme un grenier où trainent les vieilles affaires périmées, les objets de la dernière guerre qui nous appartiennent quand même. Les calvaires reflètent le monde en colère.
Pas de nostalgie, non, j'aime ce pays sage de peupliers. Savez vous qu'ils chantent la nuit.
Mais non aux calvaires qui me donnent la chair de poule. Dans cette région très catholique, ils sont pléthore. Ils font partie du paysage et fixent l'ancrage de la souffrance. C'est comme un grenier où trainent les vieilles affaires périmées, les objets de la dernière guerre qui nous appartiennent quand même. Les calvaires reflètent le monde en colère.
Paysages paisibles ou désolés.
Paysages de la route de la vie plutôt que de la surface de la Terre.
Paysages du Temps qui coule lentement, presque immobile et parfois comme en arrière.
Paysages des lambeaux, des nerfs lacérés, des "saudades".
Paysages pour couvrir les plaies, l'acier, l'éclat, le mal, l'époque, la corde au cou, la mobilisation.
Paysages pour abolir les cris.
Paysages comme on se tire un drap sur la tête.
Henri Michaux
Paysages de la route de la vie plutôt que de la surface de la Terre.
Paysages du Temps qui coule lentement, presque immobile et parfois comme en arrière.
Paysages des lambeaux, des nerfs lacérés, des "saudades".
Paysages pour couvrir les plaies, l'acier, l'éclat, le mal, l'époque, la corde au cou, la mobilisation.
Paysages pour abolir les cris.
Paysages comme on se tire un drap sur la tête.
Henri Michaux


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EstherBlues
publié le 3 mars 08