Gauguin ( 1848 / 1903 ) , un peintre qui chante la vie ,dans une danse magique de couleurs flamboyantes et un retour au primitif .
*****
Gauguin fut un peintre longtemps incompris , et malheureux de l'être .
Je ne vais pas faire ici un résumé de sa vie .
Il y a de très bons livres pour ça .
Je rappellerai simplement :
*Qu'il démarra assez tard dans la peinture ,
après une vocation de marin , et des voyages exotiques assez nombreux .
*Qu'il partit en Bretagne , à Pont-Aven ,
où il participa en première ligne à l'Ecole des Nabis ( Le Pouldu ) .
Il y fut très actif dans l'expression d'une nouvelle peinture, post-impressionniste .
*Qu'il connùt Van Gogh ,
celui-ci l'admirant ; mais ils se fachèrent ( séjour à Arles )Voir " L'homme à l'oreille coupée " de Van Gogh ( suite à une querelle ).
*Qu'il émmigra volontairement à Tahiti ,
et dans ces îles lointaines , il développa une peinture riche en couleurs , proche du fauvisme .
*Qu'il passa sa petite enfance au Pérou .
Sa grand-mère était Flora Tristan , militante et propagandiste révolutionnaire , amie de Proudon et de George Sand .
Sans l'avoir connue , celle-ci influença le peintre par rapport à une destinée mouvementée , rebelle , exotique . libertaire .
*****
La peinture de Paul Gauguin , pour moi , est une peinture qui chante la vie , par une explosion de couleurs et un retour au primitif .
Dans sa création il y a une évolution qui prend la forme :
* En Bretagne ,
d'une synthétisation : simplification des formes , jeux des couleurs et des contrastes , rétrécissement des perspectives , cernes ...
Voir les portraits : " La belle Angèle " , principe employé par les Japonais du tableau dans le tableau ; les enfants , " la lutte bretonne " .
Voir les paysages de la période bretonne .
Là il y a des grandes plages de couleurs lumineuses cloisonnées , où dominent les jaunes et les ocres si typiques de Gauguin .
D'autres toiles se situent au bord de mer , avec une inspiration d'estampes japonaises .
Il y a aussi ses sculptures en bois et des céramiques , en grès flammé , aux coulures de pâtes colorées .
La sauvage et primitive Bretagne aura permis au génie de Paul Gauguin de s'affirmer .
Déjà se précise l'âme d'un artiste tourmenté qui frémit dans la recherche de son absolu et de sa liberté .
*Dans les îles ,
ses couleurs pures explosent littéralement .
C'est magnifique : Les pigments sont étonnamment chaleureux, les formes sont d'une beauté envoûtante , dans ce retour au primitif .
Là le réel se transforme dans une sorte de rituel du sacré .
Il y passe de l'étrange , du mystère ,
de la magie faite d'ocres , de bleus intenses , de jaunes vifs , de verts soutenus , de rouges incandescents .
L'amour de la vie s'exprime sans retenue .
C'est du feu , de la passion qui brùle dans cette âme .
Ce miroir du temps transcende , sublime la création .
Après un très long voyage Gauguin débarque à Tahiti , sur cette terre tant désirée , si troublante .
Il s'installe à Mataîea, dans une case indigène , près de la plage .
Gauguin regarde les paysages qui l'entourent dont l'exubérance des couleurs le bouleverse .
L'artiste observe les êtres qui vivent naturellement , à ses côtés , dans leurs gestes et leurs poses de chaque jour .
l'oeil du peintre est fasciné par " l'or de leurs corps " , dans leur force placide qui respire le calme et la paix de l'âme .
C'est à Mataîea que se trouve aujourd'hui le musée Gauguin .
Il parlera à Mette ( sa femme restée en Europe ) de sa rencontre avec les Tahitiens ,
Gauguin s'est vite senti adopté .
Il peint les paysages aux alentours , puis des personnages graves ,calmes , sensuels , un peu mélancoliques .
Les gestes sont immobilisés , les statures robustes , un peu lourdes , presqu'animales.
Ce créateur infatiguable essayera de décrire cet étrange silence , cette torpeur des Tropiques , dont sont saisis les êtres . Sans jamais sourire , les personnages ont un regard sombre et profond , qui semble fixer le peintre , pour l'éternité .
Cette beauté intemporelle est magnifiée par Gauguin , et c'est une succession de chefs-d'oeuvres en quelques mois .
il prendra plus rarement des modèles masculins .
Les enfants sont tout aussi mélancoliques devant la somptueuse nature morte aux bananes rouges .
On retrouve les mêmes sources d'inspiration du primitif , en Bretagne , comme à Tahiti .
Gauguin va d'ailleurs se tourner de plus en plus vers la mythologie et les légendes maories , source sacrée .
Le peintre se passionne pour la généalogie , les attributions des génies et des dieux , les origines de l'Univers .
Ces traditions transmises oralement , il va les recopier en tahitien phonétique et en français sur un cahier d'écolier .Il en illumine les pages d'aquarelles extraordinaires .
Cette étude va renouveller son inspiration .
La luminosité des couleurs , leur fraîcheur , leur harmonie , leur somptuosité , sont celles d'une sorte d'éden retrouvé où les êtres vivants , hommes , femmes , enfants , animaux , se mêlent , se fusionnent à la nature , aux fruits et aux fleurs , quand ce n'est pas aux dieux !
Deux axes dans cette peinture luxuriante , remplie d'un amour de la vie et de la beauté :
*Le symbolisme ....est sous-jacent ....Avant son départ pour les îles , il se lie au milieu symboliste en pleine fermentation artistique : Jean Moréas , Carrière , Charles Morice , Verlaine , Odilon Redon , Mallarmé , Gustave Mirbeau.......
Et l'on peut penser que , s'il était resté à Paris , Gauguin serait devenu le grand peintre du Symbolisme .
*Le mysticisme qui prendra plus d'ampleur avec la maturité , la fatigue , ses problèmes financiers , la maladie , ses souffrances physiques et psychiques .
N'oublions pas que , dépourvu d'argent et malade , il tentera de mettre fin à ses jours ; mais fort heureusement , et , contrairement à Van Gogh , il ratera son suicide .
Pourtant , au milieu des ses tourments , l'artiste continuera à sculpter et à peindre la douceur de vivre et le beauté de " son" île , avec de somptueux fonds rouges .
Les interrogations de Gauguin transparaissent à travers l'immobilité même des personnages .Une grande nostalgie apparaît peu à peu .
En parlant d'une toile à Monfreid , " Te Rerioa " ( Le rêve ) :
" Tout est rêve dans cette toile , est-ce l'enfant , est-ce la mère , est-ce le cavalier dans le sentier ou bien encore est-ce le rêve du peintre ! "
Le testament artistique de Gauguin :
" D'où venons-nous ? Qui sommes-nous ? Où allons-nous ? "139 x 374,5 cm
1897 , huile sur toile , Museum of Fine Arts , Boston
C'est dans ces circonstances dramatiques , en ramassant ses dernières forces ,qu'il conçu l'un de ses tableaux les plus célèbres , le plus grand d'une série de frises .
La naissance et la mort encadrent une ronde humaine .
Cette oeuvre magnifique est une admirable composition , riche harmonie de couleurs .
C'est un ultime dialogue avec lui-même , alors qu'il avait décidé sa mort .
*****
PS . de superbes oeuvres de Gauguin sont visibles au Musée d'Orsay .
Par contre il n'y a pratiquement rien à Pont-Aven ( quelle déception !)
" La belle Angèle " ,
coiffe et dentelle ,
en copie sur une maison de cette charmante bourgade bretonne ,
semble narguer les visiteurs de ses yeux étranges .
Elle arbore un visage blanc , à peine rosi aux pommettes , et sur ses lèvres fines .
Le médaillon est admirable .
Pourtant Madame Satre n'aima pas son portrait .
*****
Ce peintre étonnant , toujours en recherche , dont la vie intérieure fut si intense , se définissait lui-même comme atypique .
Il se sentait incompris et malheureux .
Paul Gauguin exprime , dans son oeuvre , malgré la détresse de l'Homme , un amour extraordinaire pour la vie , à travers une luxuriante beauté , qui rayonne dans le chant lyrique et flamboyant de ses couleurs pures .
B.
*****
Gauguin fut un peintre longtemps incompris , et malheureux de l'être .
Je ne vais pas faire ici un résumé de sa vie .
Il y a de très bons livres pour ça .
Je rappellerai simplement :
*Qu'il démarra assez tard dans la peinture ,
après une vocation de marin , et des voyages exotiques assez nombreux .
*Qu'il partit en Bretagne , à Pont-Aven ,
où il participa en première ligne à l'Ecole des Nabis ( Le Pouldu ) .
Il y fut très actif dans l'expression d'une nouvelle peinture, post-impressionniste .
*Qu'il connùt Van Gogh ,
celui-ci l'admirant ; mais ils se fachèrent ( séjour à Arles )Voir " L'homme à l'oreille coupée " de Van Gogh ( suite à une querelle ).
*Qu'il émmigra volontairement à Tahiti ,
et dans ces îles lointaines , il développa une peinture riche en couleurs , proche du fauvisme .
*Qu'il passa sa petite enfance au Pérou .
Sa grand-mère était Flora Tristan , militante et propagandiste révolutionnaire , amie de Proudon et de George Sand .
Sans l'avoir connue , celle-ci influença le peintre par rapport à une destinée mouvementée , rebelle , exotique . libertaire .
*****
La peinture de Paul Gauguin , pour moi , est une peinture qui chante la vie , par une explosion de couleurs et un retour au primitif .
Dans sa création il y a une évolution qui prend la forme :
* En Bretagne ,
d'une synthétisation : simplification des formes , jeux des couleurs et des contrastes , rétrécissement des perspectives , cernes ...
Voir les portraits : " La belle Angèle " , principe employé par les Japonais du tableau dans le tableau ; les enfants , " la lutte bretonne " .
Voir les paysages de la période bretonne .
Là il y a des grandes plages de couleurs lumineuses cloisonnées , où dominent les jaunes et les ocres si typiques de Gauguin .
D'autres toiles se situent au bord de mer , avec une inspiration d'estampes japonaises .
Il y a aussi ses sculptures en bois et des céramiques , en grès flammé , aux coulures de pâtes colorées .
La sauvage et primitive Bretagne aura permis au génie de Paul Gauguin de s'affirmer .
Déjà se précise l'âme d'un artiste tourmenté qui frémit dans la recherche de son absolu et de sa liberté .
*Dans les îles ,
ses couleurs pures explosent littéralement .
C'est magnifique : Les pigments sont étonnamment chaleureux, les formes sont d'une beauté envoûtante , dans ce retour au primitif .
Là le réel se transforme dans une sorte de rituel du sacré .
Il y passe de l'étrange , du mystère ,
de la magie faite d'ocres , de bleus intenses , de jaunes vifs , de verts soutenus , de rouges incandescents .
L'amour de la vie s'exprime sans retenue .
C'est du feu , de la passion qui brùle dans cette âme .
Ce miroir du temps transcende , sublime la création .
Après un très long voyage Gauguin débarque à Tahiti , sur cette terre tant désirée , si troublante .
Il s'installe à Mataîea, dans une case indigène , près de la plage .
Gauguin regarde les paysages qui l'entourent dont l'exubérance des couleurs le bouleverse .
L'artiste observe les êtres qui vivent naturellement , à ses côtés , dans leurs gestes et leurs poses de chaque jour .
l'oeil du peintre est fasciné par " l'or de leurs corps " , dans leur force placide qui respire le calme et la paix de l'âme .
C'est à Mataîea que se trouve aujourd'hui le musée Gauguin .
Il parlera à Mette ( sa femme restée en Europe ) de sa rencontre avec les Tahitiens ,
Gauguin s'est vite senti adopté .
Il peint les paysages aux alentours , puis des personnages graves ,calmes , sensuels , un peu mélancoliques .
Les gestes sont immobilisés , les statures robustes , un peu lourdes , presqu'animales.
Ce créateur infatiguable essayera de décrire cet étrange silence , cette torpeur des Tropiques , dont sont saisis les êtres . Sans jamais sourire , les personnages ont un regard sombre et profond , qui semble fixer le peintre , pour l'éternité .
Cette beauté intemporelle est magnifiée par Gauguin , et c'est une succession de chefs-d'oeuvres en quelques mois .
il prendra plus rarement des modèles masculins .
Les enfants sont tout aussi mélancoliques devant la somptueuse nature morte aux bananes rouges .
On retrouve les mêmes sources d'inspiration du primitif , en Bretagne , comme à Tahiti .
Gauguin va d'ailleurs se tourner de plus en plus vers la mythologie et les légendes maories , source sacrée .
Le peintre se passionne pour la généalogie , les attributions des génies et des dieux , les origines de l'Univers .
Ces traditions transmises oralement , il va les recopier en tahitien phonétique et en français sur un cahier d'écolier .Il en illumine les pages d'aquarelles extraordinaires .
Cette étude va renouveller son inspiration .
La luminosité des couleurs , leur fraîcheur , leur harmonie , leur somptuosité , sont celles d'une sorte d'éden retrouvé où les êtres vivants , hommes , femmes , enfants , animaux , se mêlent , se fusionnent à la nature , aux fruits et aux fleurs , quand ce n'est pas aux dieux !
Deux axes dans cette peinture luxuriante , remplie d'un amour de la vie et de la beauté :
*Le symbolisme ....est sous-jacent ....Avant son départ pour les îles , il se lie au milieu symboliste en pleine fermentation artistique : Jean Moréas , Carrière , Charles Morice , Verlaine , Odilon Redon , Mallarmé , Gustave Mirbeau.......
Et l'on peut penser que , s'il était resté à Paris , Gauguin serait devenu le grand peintre du Symbolisme .
*Le mysticisme qui prendra plus d'ampleur avec la maturité , la fatigue , ses problèmes financiers , la maladie , ses souffrances physiques et psychiques .
N'oublions pas que , dépourvu d'argent et malade , il tentera de mettre fin à ses jours ; mais fort heureusement , et , contrairement à Van Gogh , il ratera son suicide .
Pourtant , au milieu des ses tourments , l'artiste continuera à sculpter et à peindre la douceur de vivre et le beauté de " son" île , avec de somptueux fonds rouges .
Les interrogations de Gauguin transparaissent à travers l'immobilité même des personnages .Une grande nostalgie apparaît peu à peu .
En parlant d'une toile à Monfreid , " Te Rerioa " ( Le rêve ) :
" Tout est rêve dans cette toile , est-ce l'enfant , est-ce la mère , est-ce le cavalier dans le sentier ou bien encore est-ce le rêve du peintre ! "
Le testament artistique de Gauguin :
" D'où venons-nous ? Qui sommes-nous ? Où allons-nous ? "139 x 374,5 cm
1897 , huile sur toile , Museum of Fine Arts , Boston
C'est dans ces circonstances dramatiques , en ramassant ses dernières forces ,qu'il conçu l'un de ses tableaux les plus célèbres , le plus grand d'une série de frises .
La naissance et la mort encadrent une ronde humaine .
Cette oeuvre magnifique est une admirable composition , riche harmonie de couleurs .
C'est un ultime dialogue avec lui-même , alors qu'il avait décidé sa mort .
*****
PS . de superbes oeuvres de Gauguin sont visibles au Musée d'Orsay .
Par contre il n'y a pratiquement rien à Pont-Aven ( quelle déception !)
" La belle Angèle " ,
coiffe et dentelle ,
en copie sur une maison de cette charmante bourgade bretonne ,
semble narguer les visiteurs de ses yeux étranges .
Elle arbore un visage blanc , à peine rosi aux pommettes , et sur ses lèvres fines .
Le médaillon est admirable .
Pourtant Madame Satre n'aima pas son portrait .
*****
Ce peintre étonnant , toujours en recherche , dont la vie intérieure fut si intense , se définissait lui-même comme atypique .
Il se sentait incompris et malheureux .
Paul Gauguin exprime , dans son oeuvre , malgré la détresse de l'Homme , un amour extraordinaire pour la vie , à travers une luxuriante beauté , qui rayonne dans le chant lyrique et flamboyant de ses couleurs pures .
B.
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Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
* mon éducation artistique a été riche : base classique et approche de l'art moderne et mondial ( avec les cultures de l'Inde , du Mexique , de l'Egypte etc....)
Mon père était prof de français , mais aussi peintre et poète .
Quand j'y pense aujourd'hui , je me dit qu'il était en même temps très classique et très moderne .
En peinture il créa dans le figuratif et l'abstrait .
Mais l'apport de l'art classique et ancien m'a fortement imprégnée , certainement mon " romantisme" inné ( non mièvre ! ça j'y tiens .....) ...d'où mon pseudo ici ., vous vous en doutez .....car j'adore La Renaissance italienne ....( mais pas que ça ...)
Je n'ai pas commencé par l'art , et j'ai fait d'autres études et suivi d'autres axes professionnels .
Le déclic est arrivé plus tard ..;
mon style est plùtot classique , figuratif ( aucun abstraction ) mais surtout symboliste ...
Je pense 3ccd que nous sommes aux antipodes de la création .
ce qui ne nous empêche pas de communiquer , de façon constructive .,et de nous apprécier ...( en fait je ne sais pas ce que tu fais , il n'y a rien dans ta galerie )
Par contre , j'aime beaucoup certains peintres abstraits ou modernes ( Miro , Kandinsky , Mallevitch , Mondrian, Delaunay ,Duchamp etc......)
Moi je pense que je ne suis pas prête à ça , c'est ma démarche toute personnelle ....rien de plus ...
* Suite à te multiples évènements de ma vie ,j'ai suivi une formation aux Beaux -Arts , en Belgique ( Mons )
Et là j'avais un prof d'arts plastiques et d'Histoire de l'art ...on l'appellait " picassiette " , car il était inconditionnel de Picasso ...
Et moi je lui disais toujours ..
J'aime la période bleue et rose ....mais le cubisme ....boff !
Je trouve que là Picasso a régressé ..Et nous avions d'interminables discussions ...
c'était si palpitant , si fructueux ....
Peu à peu j'ai appris à connaître toute l'oeuvre de Picasso et surtout à découvrir vraiment le cubisme ...
Nous sommes allés à plusieurs expo et musées ...
Et bien désormais j'ai un autre regard sur l'art moderne , le cubisme , l'abstraction etc ....
et je me suis même surprise à apprécier des oeuvres , qui avant m 'auraient totalement laissée indifférente .....
*Mais il y a encore une marge entre l'art moderne et l'art contemporain ......
J'étais assez hermétique à certaines expressions plastiques urbaines ....
Et là c'est ma fille qui m'a fait évoluer ...
Elle est ingénieur des Arts et de la culture à Montréal , dans un des plus important centres mondiaux de l'art contemporain ....( arts de la scène..interculturalité ...art dans la rue ...interaction des arts ...montages vidéos , art engagé etc.....)
Et elle m'a expliqué beaucoup de choses ..
Malheureusement , c'est loin , et je ne peux assister aux spectacles qu'elles programme .....
Et bien je me rend compte que mon appréciation a quand même changée ...et que j'admets plus de choses ...j'ai un autre regard là-dessus ..
car la démarche est importante ...
En conclusion :
Mon goùt a été un tant soit peu modifié par la connaissance , la réflexion et les échanges ...
Désormais je suis sensible à plus de choses ...surtout en ce qui concerne l'art contemporain ....
Je pense que j'étais un peu trop restée bloquée sur le romantisme , l'esthétique ; le figuratif etc ....( même mon père était plus moderne que moi , alors que je le pensais uniquement classique )
Toutefois ,
Mon goùt pour l'art contemporain demeure limité dans certaines choses , et je refoule encore , mais là c'est rédhibitoire , je crois ( expériences extrêmes ...)
Ma création personnelle demeure ce qu'elle était .......
Ma sensibilité aux oeuvres figuratives est plus forte , c'est un fait ...
Voilà pour moi , celà démontre quand-même que cette sensibilité aux oeuvres est trè s personnelle et correspond à un tempérament , un vécu ,des valeurs , une culture , une histoire sociale et individuelle .
En fait un mixage de tout ça .....
"La liberté de pensée "( Florent Pagny ) d'apprécier , d'aimer .....sans jugement .aucun...
car on peut comprendre une oeuvre , mais ne pas l'aimer ....
Chacun appréciera ......
Merci à Egast et 3cdd pour leurs apports très instructifs ; et à toutes les autres personnes qui sont passées sur ce com ....
Amicalement
Botticella
Tout en essayant de faire la part des choses, forcément j'ai tendance à radicaliser un peu d'un côté, pour équilibrer. Merci à vous, à Botticella et aux autres. Il y a ce qu'on ressent et qu'on pense confusément, et il y a ce dont on prend conscience en l'écrivant.
Egast,
l'artiste pousse plus loin l'introspection et remonte des interrogations qui questionne l'âme et l'homme dans l'ensemble de sa condition, souvent il est à l'avant garde des formes que prendront le tour et le cours du temps. Je comprend votre ressentis vis à vis du discours, des critiques, de l'objectivisation obligée, de l'intellectualisation que font les savants de l'art. Pédants et verbieux y trouvent leur compte et je préfère un regard qui vient des tripes et du coeur qu'un discours de références d'un critique qui aura raté l'essentiel : le vibratoire, le sensible, le latent dans le révélé...Mais si vous avez le ressenti plus la clef de l'histoire, alors vous vous approchez d'avantage encore de l'artiste et de ce qu'il a à vous transmettre. Bien à vous.
nb : Botticella, je tiens ma promesse et m'applique à rédiger pour vous répondre, un témoignage tiré de mon vécu au sein de Fluxus. à bientôt bellaboticella.
l'artiste pousse plus loin l'introspection et remonte des interrogations qui questionne l'âme et l'homme dans l'ensemble de sa condition, souvent il est à l'avant garde des formes que prendront le tour et le cours du temps. Je comprend votre ressentis vis à vis du discours, des critiques, de l'objectivisation obligée, de l'intellectualisation que font les savants de l'art. Pédants et verbieux y trouvent leur compte et je préfère un regard qui vient des tripes et du coeur qu'un discours de références d'un critique qui aura raté l'essentiel : le vibratoire, le sensible, le latent dans le révélé...Mais si vous avez le ressenti plus la clef de l'histoire, alors vous vous approchez d'avantage encore de l'artiste et de ce qu'il a à vous transmettre. Bien à vous.
nb : Botticella, je tiens ma promesse et m'applique à rédiger pour vous répondre, un témoignage tiré de mon vécu au sein de Fluxus. à bientôt bellaboticella.
Ce que vous dites est très interressant .......de même que les pensées de 3ccd .......
Ce débat est très fructueux , tant mieux ...
merci ,
Belle journée à vous
Ce débat est très fructueux , tant mieux ...
merci ,
Belle journée à vous
Le quatrième paragraphe est bancal; je n'ai pas pensé à y revenir. Bon, on doit voir ce que je veux dire; je n'en rajoute pas encore – désolé d'avoir été aussi long.
Merci Botticella pour m'avoir lu aussi attentivement. Des fois, une certaine exaltation pousse à écrire des choses qui ne sont pas toujours très claires. Je reprends juste quelques-uns de tes points.
L'expression de redéfinition intime de l’œuvre est bien trouvée, oui, mais dans mon esprit elle serait très partielle, et partiale; d'ailleurs même l'artiste ne peut rester proche, comme pris dans son oeuvre à la façon d'un esprit maîtrisant un corps, ou peut-être d'un corps animé par un esprit : très vite ne passe-t-il pas à distance, comme spectateur étonné de ce qu'il a créé ?
Sur le terme de mystique, je ne sais pas. Il est vrai que c'est la seule forme de sentiment religieux que je puisse comprendre, tout en restant sceptique; sur le plan esthétique, je dirais simplement que je ne suis pas matérialiste, au sens où l'on imaginerait qu'une oeuvre n'est qu'un travail résultant d'un assujettissement à d'autres travaux et d'un peu de hasard qui arrange bien les choses.
L'émotion comme phénomène apparent : oui; de même quand on parle de cœur ou d'irrationnel
le fait de reconnaître des valeurs : cela fait penser à la réminiscence platonicienne, et en effet le problème se pose d'un certain platonisme de ma conception. Mais ces formes que l'on perçois, j'affirme qu'on les conçois en même temps, à la façon d'un mathématicien qui invente une structure nouvelle, pour ne pas avoir à me déterminer : il y a là pour moi un mystère.
Je fais aussi quelques remarques au sujet de la réaction de 3ccd.
L'artiste est évidemment comme le spectateur, et même plus que lui d'une certaine façon, redevable d'une culture, mais je crois qu'il est aussi bien plus détaché que lui de cette culture, justement parce qu'il crée. En tout il intègre et il pousse la réflexion plus loin (même si elle est parfois inconsciente).
Alors l'historique est très intéressant, mais c'est justement ce dont je voulais me détacher ici, pour indiquer qu'il n'y avait pas que cela. Je crois qu'à toutes les périodes il y a un travail sur les codes de l'époque et des inventions de formes, qui se répondent d'ailleurs de façon trans-historique (je pourrais donner des sources d'une telle conception, dans un cours d'esthétique que j'ai suivi en licence de philosophie).
En fait, mes réticence à l'égard de la critique viennent d'un certain discours actuel que je ne comprends pas. Je pense à ces critiques d'art, des demi-savants peut-être, puisque je ne vais pas plus loin, mais enfin qui ont une audience certaine. Je les entends condamner avec moult sarcasmes les jugements des pauvres béotiens, contemporains des novateurs des XIXe et XXe siècles, qui ne comprenaient pas leurs oeuvres, comme si l'art était une science. Parmi ces artistes, j'en apprécient certains, et je n'ai aucun goût pour d'autres. Personnellement j'ignorerais bien des « immenses » créateurs pour quelques oeuvres méconnues de source indéterminée. Où est le problème ? L'art n'est pas une science, mais pas une morale non plus, où l'on n'aurait pas le droit d'aimer ce qu'on veut, en fonction d'autres valeurs que celles de l'académisme de la transgression ou de la philosophie de l'acte créateur.
L'expression de redéfinition intime de l’œuvre est bien trouvée, oui, mais dans mon esprit elle serait très partielle, et partiale; d'ailleurs même l'artiste ne peut rester proche, comme pris dans son oeuvre à la façon d'un esprit maîtrisant un corps, ou peut-être d'un corps animé par un esprit : très vite ne passe-t-il pas à distance, comme spectateur étonné de ce qu'il a créé ?
Sur le terme de mystique, je ne sais pas. Il est vrai que c'est la seule forme de sentiment religieux que je puisse comprendre, tout en restant sceptique; sur le plan esthétique, je dirais simplement que je ne suis pas matérialiste, au sens où l'on imaginerait qu'une oeuvre n'est qu'un travail résultant d'un assujettissement à d'autres travaux et d'un peu de hasard qui arrange bien les choses.
L'émotion comme phénomène apparent : oui; de même quand on parle de cœur ou d'irrationnel
le fait de reconnaître des valeurs : cela fait penser à la réminiscence platonicienne, et en effet le problème se pose d'un certain platonisme de ma conception. Mais ces formes que l'on perçois, j'affirme qu'on les conçois en même temps, à la façon d'un mathématicien qui invente une structure nouvelle, pour ne pas avoir à me déterminer : il y a là pour moi un mystère.
Je fais aussi quelques remarques au sujet de la réaction de 3ccd.
L'artiste est évidemment comme le spectateur, et même plus que lui d'une certaine façon, redevable d'une culture, mais je crois qu'il est aussi bien plus détaché que lui de cette culture, justement parce qu'il crée. En tout il intègre et il pousse la réflexion plus loin (même si elle est parfois inconsciente).
Alors l'historique est très intéressant, mais c'est justement ce dont je voulais me détacher ici, pour indiquer qu'il n'y avait pas que cela. Je crois qu'à toutes les périodes il y a un travail sur les codes de l'époque et des inventions de formes, qui se répondent d'ailleurs de façon trans-historique (je pourrais donner des sources d'une telle conception, dans un cours d'esthétique que j'ai suivi en licence de philosophie).
En fait, mes réticence à l'égard de la critique viennent d'un certain discours actuel que je ne comprends pas. Je pense à ces critiques d'art, des demi-savants peut-être, puisque je ne vais pas plus loin, mais enfin qui ont une audience certaine. Je les entends condamner avec moult sarcasmes les jugements des pauvres béotiens, contemporains des novateurs des XIXe et XXe siècles, qui ne comprenaient pas leurs oeuvres, comme si l'art était une science. Parmi ces artistes, j'en apprécient certains, et je n'ai aucun goût pour d'autres. Personnellement j'ignorerais bien des « immenses » créateurs pour quelques oeuvres méconnues de source indéterminée. Où est le problème ? L'art n'est pas une science, mais pas une morale non plus, où l'on n'aurait pas le droit d'aimer ce qu'on veut, en fonction d'autres valeurs que celles de l'académisme de la transgression ou de la philosophie de l'acte créateur.
la sienne évidemment et le produit d'une culture et de l'Histoire avec un grand H et de l'histoire de l'art.
Au 15°, 16° en Orient la forme, le sujet est tracé sous conditions de normes implacables et l'auteur et sa personnalité disparaisse devant la perfection du geste à atteindre. Dans le même temps, en occident, le peintre est auxcommandes des puissants qui cherchent à faire la démonstration de leurs richesses et le peintre signe de son nom le prestige de l'oeuvre, les petites mains qui tracent disparaissent dans l'atelier du Maître qu'importe le fond.
Au XX° comme avant en occident les maîtres se distinguent par leur style et leur originalité. Cette recherche de l'originalité les poussent à exploser les cadres, les normes et chacun de rivaliser avec l'autre en posant toujours de nouveaux enjeux. L'artiste en se libérant de sa fonction de faire valoir de ses commanditaires acquiert une plus grande liberté. Le peintre prend l'objet peinture non plus comme espace de représentation du beau mais comme espace qui questionne la notion du beau, qui questionne l'esthétique et son contexte tant politique, social, moral etc. il s'approprie totalement son art et s'en sert pour le questionner : Art as Idea as Idea
Léonard de Vinci avait déjà pressenti ce que nous redécouvrons aujourd'hui l'art est cosa mentale, une chose de l'esprit.
Il a fallu attendre Malévitch et le suprématisme puis Duchamp et Beuys, et Fluxus pour que soit porter haut et fort la notion de dépersonnalisation de l'oeuvre pour ouvrir la voie à une nouvelle subjectivité.
Il reste toujours que celui qui regarde peut voir avec son coeur mais coupé de l'histoire de l'art, une grande partie des enjeux contenue dans l'objet perd de son sens.
Au 15°, 16° en Orient la forme, le sujet est tracé sous conditions de normes implacables et l'auteur et sa personnalité disparaisse devant la perfection du geste à atteindre. Dans le même temps, en occident, le peintre est auxcommandes des puissants qui cherchent à faire la démonstration de leurs richesses et le peintre signe de son nom le prestige de l'oeuvre, les petites mains qui tracent disparaissent dans l'atelier du Maître qu'importe le fond.
Au XX° comme avant en occident les maîtres se distinguent par leur style et leur originalité. Cette recherche de l'originalité les poussent à exploser les cadres, les normes et chacun de rivaliser avec l'autre en posant toujours de nouveaux enjeux. L'artiste en se libérant de sa fonction de faire valoir de ses commanditaires acquiert une plus grande liberté. Le peintre prend l'objet peinture non plus comme espace de représentation du beau mais comme espace qui questionne la notion du beau, qui questionne l'esthétique et son contexte tant politique, social, moral etc. il s'approprie totalement son art et s'en sert pour le questionner : Art as Idea as Idea
Léonard de Vinci avait déjà pressenti ce que nous redécouvrons aujourd'hui l'art est cosa mentale, une chose de l'esprit.
Il a fallu attendre Malévitch et le suprématisme puis Duchamp et Beuys, et Fluxus pour que soit porter haut et fort la notion de dépersonnalisation de l'oeuvre pour ouvrir la voie à une nouvelle subjectivité.
Il reste toujours que celui qui regarde peut voir avec son coeur mais coupé de l'histoire de l'art, une grande partie des enjeux contenue dans l'objet perd de son sens.
01/04/08 à 20h07
.....ma grande passion pour la peinture et l'art en général .
Et ce débat est interressant , enfin je trouve .
Et j'aime voir se confronter les idées ,dans cette convivialité , car pour ma part , c'est enrichissant
.
Je remercie toutes les personnes qui ont l'amabilité de passer sur mon com ., et qui , comme moi , sont sensibles à la peinture et à l'art en général .
Bonne soirée .
Et ce débat est interressant , enfin je trouve .
Et j'aime voir se confronter les idées ,dans cette convivialité , car pour ma part , c'est enrichissant
.
Je remercie toutes les personnes qui ont l'amabilité de passer sur mon com ., et qui , comme moi , sont sensibles à la peinture et à l'art en général .
Bonne soirée .
01/04/08 à 19h58
.....qui s'imprime en chacun de nous , presqu'inconscienment , comme un surgissement de cette grâce qu'est la création .
Cette interaction d'une émergence d'un pouvoir d'agir sur la matière , comme étant en même temps exceptionnelle , unique , et universelle .
Le spectateur de l'oeuvre devenant lui aussi acteur sous forme d'une redéfinition intime de l'oeuvre , par le biais de son imaginaire ,et un peu aussi de sa culture , et de l'inconscient collectif .
Il y aurait alors une vision étrange et complexe ,d'être à la fois extérieur à l'oeuvre , et dans l'oeuvre elle-même , comme si elle rassemblait les notions de fini et d'infini , d'absolu , d'universalité , d'éternité .
Phénomène d'une esthétique quasi mystique .
C'est ainsi que moi je ressents les choses en tout cas , l'émotion étant le phnomène apparent d'une résonnance bien plus profonde , immatérielle , indicible .
Vous dites pas d'irrationnel .
Moi je serais plùtot d'avis de penser que la force d'une oeuvre aurait aussi à voir avec ça ., mais que toute notion de hasard serait distancée par la représentation de valeurs que nous reconnaissons .
Il y a aussi le symbolisme de l'oeuvre ( très important) qui nous donne à réfléchir , naturellement , par des forces de projection, de sublimation ; de transfert , et d'auto-analyse .
Mais là ces notions font plus appel à la psychanalyse , qu'à l'approche purement formelle de l'oeuvre .
Votre analyse est très subtile .
Je ne sais pas si j'ai bien saisi votre pensée ., et si j'y ai bien répondu ?
Bonne soirée
Botticella
Cette interaction d'une émergence d'un pouvoir d'agir sur la matière , comme étant en même temps exceptionnelle , unique , et universelle .
Le spectateur de l'oeuvre devenant lui aussi acteur sous forme d'une redéfinition intime de l'oeuvre , par le biais de son imaginaire ,et un peu aussi de sa culture , et de l'inconscient collectif .
Il y aurait alors une vision étrange et complexe ,d'être à la fois extérieur à l'oeuvre , et dans l'oeuvre elle-même , comme si elle rassemblait les notions de fini et d'infini , d'absolu , d'universalité , d'éternité .
Phénomène d'une esthétique quasi mystique .
C'est ainsi que moi je ressents les choses en tout cas , l'émotion étant le phnomène apparent d'une résonnance bien plus profonde , immatérielle , indicible .
Vous dites pas d'irrationnel .
Moi je serais plùtot d'avis de penser que la force d'une oeuvre aurait aussi à voir avec ça ., mais que toute notion de hasard serait distancée par la représentation de valeurs que nous reconnaissons .
Il y a aussi le symbolisme de l'oeuvre ( très important) qui nous donne à réfléchir , naturellement , par des forces de projection, de sublimation ; de transfert , et d'auto-analyse .
Mais là ces notions font plus appel à la psychanalyse , qu'à l'approche purement formelle de l'oeuvre .
Votre analyse est très subtile .
Je ne sais pas si j'ai bien saisi votre pensée ., et si j'y ai bien répondu ?
Bonne soirée
Botticella
ne prenez pas trop au sérieux ce que je dis!
Je ne ferais pas mieux!
Je ne ferais pas mieux! 01/04/08 à 19h20
parce que ce qui me parle , ce ne sont pas seulement les couleurs , mais toute la symbolique qui est sous-jacente à l'oeuvre .
je laisse à chacun le soin d'apprécier et de ressentir ce tableau dans son mystère et sa profondeur mystique , voire ésotérique .
je laisse à chacun le soin d'apprécier et de ressentir ce tableau dans son mystère et sa profondeur mystique , voire ésotérique .
J'ai lu ici les réactions qui concernent l'histoire de l'art, et je ne me sens en vrai désaccord avec aucune, ce qui est bien embêtant, parce que pour moi dans le discours que j'entends sur l'art, notamment dans les médiats culturels, il y a quelque chose qui ne va pas.
Devant une oeuvre, il y a ce que je ressens immédiatement, et puis il y a une certaine structure formelle que j'ai intégrée, qui agit en moi, et que je peux partiellement expliciter comme un ensemble de connaissances.
Mais il y a deux points qui me gênent.
Tout d'abord je ne crois pas que les connaissances qui participent à cette structure, concernant la technique de l'artiste ou les idées qui ont accompagné l'élaboration de l’œuvre et qu'on peut reconstituer comme des influences, soient toujours déterminantes.
Et plus encore, je ne crois pas que toutes les formes qui la composent correspondent à des connaissances, ni même à des configurations particulières innées de ma sensibilité. Pour moi il y a une troisième source d'appréciation : des rapports que je perçois et conçois en même temps, à la façon d'un artiste tout simplement.
Je crois que le spectateur d'une oeuvre de l'art ou de tout phénomène naturel, de par son imaginaire propre et sa faculté d'éprouver et de concevoir, se rapproche en quelque manière de l'acte de créer.
Aussi, je peux bien comprendre de mieux en mieux une oeuvre en l'étudiant, et apprécier les références qu'on y trouve associées, me plaisant à posséder une certaine culture et en jouer. Mais ce qui me touche davantage, c'est ce qui résonne plus profondément avec les formes nécessaires qui semblent émerger en moi, traduisant un pouvoir de créer, aussi limité soit-il.
Je parle de nécessité, parce que pour moi il n'est pas question d'irrationnel, ou alors seulement parce que cela dépasse mes facultés ordinaires de raisonner. Je ne sais comment dire autrement, sinon que cela a à voir avec la notion de complexité, qui participe à la fois de la richesse et de la simplicité. On sait en effet que le hasard (enfin ce qui y ressemble) et l'ordre le plus strict sont aussi pauvres en complexité.
Devant une oeuvre, il y a ce que je ressens immédiatement, et puis il y a une certaine structure formelle que j'ai intégrée, qui agit en moi, et que je peux partiellement expliciter comme un ensemble de connaissances.
Mais il y a deux points qui me gênent.
Tout d'abord je ne crois pas que les connaissances qui participent à cette structure, concernant la technique de l'artiste ou les idées qui ont accompagné l'élaboration de l’œuvre et qu'on peut reconstituer comme des influences, soient toujours déterminantes.
Et plus encore, je ne crois pas que toutes les formes qui la composent correspondent à des connaissances, ni même à des configurations particulières innées de ma sensibilité. Pour moi il y a une troisième source d'appréciation : des rapports que je perçois et conçois en même temps, à la façon d'un artiste tout simplement.
Je crois que le spectateur d'une oeuvre de l'art ou de tout phénomène naturel, de par son imaginaire propre et sa faculté d'éprouver et de concevoir, se rapproche en quelque manière de l'acte de créer.
Aussi, je peux bien comprendre de mieux en mieux une oeuvre en l'étudiant, et apprécier les références qu'on y trouve associées, me plaisant à posséder une certaine culture et en jouer. Mais ce qui me touche davantage, c'est ce qui résonne plus profondément avec les formes nécessaires qui semblent émerger en moi, traduisant un pouvoir de créer, aussi limité soit-il.
Je parle de nécessité, parce que pour moi il n'est pas question d'irrationnel, ou alors seulement parce que cela dépasse mes facultés ordinaires de raisonner. Je ne sais comment dire autrement, sinon que cela a à voir avec la notion de complexité, qui participe à la fois de la richesse et de la simplicité. On sait en effet que le hasard (enfin ce qui y ressemble) et l'ordre le plus strict sont aussi pauvres en complexité.
un Christ jaune sur fond jaune...
http://www.sai.msu.su/wm/paint/auth/gauguin/gauguin.christ-jaune.jpg
http://www.sai.msu.su/wm/paint/auth/gauguin/gauguin.christ-jaune.jpg
01/04/08 à 17h43
qui était la mienne...
Mais peut-être que les êtres réagisent différement .
Certains veulent s'incruster dans leurs acquis .même en toute connaissance de cause .
1000 persones , 1000 réactions opposées .
Quad à la note , oh , alors là je ne regarde même pas .
C'est le moindre de mes soucis .
Bonne soirée Néottie
Amicalement
Botticella .
Mais peut-être que les êtres réagisent différement .
Certains veulent s'incruster dans leurs acquis .même en toute connaissance de cause .
1000 persones , 1000 réactions opposées .
Quad à la note , oh , alors là je ne regarde même pas .
C'est le moindre de mes soucis .
Bonne soirée Néottie
Amicalement
Botticella .
Par exemple, le cubisme chez Picasso... j'apprécie mieux maintenant que je comprends, grâce à l'expo de cet hiver, comment et pourquoi il en est venu là...
Et puis je te mets 5, bien que je trouve idiot ce système de notation, mais pourquoi as-tu cette note non méritée ??
Et puis je te mets 5, bien que je trouve idiot ce système de notation, mais pourquoi as-tu cette note non méritée ??
......ou plùtot notre appréhension de celle-ci , est peut-être faite de ce mélange inconscient entre l'inné , l'acquis , l'intuitif , et l'émotion .
Qu'en pensez-vous ?
Qu'en pensez-vous ?
et le ressenti...les vibrations...les sentiments...
je "vis" les deux mondes et ne me demandez pas lequel m'appelle...
je "vis" les deux mondes et ne me demandez pas lequel m'appelle...
....et moi qui sort d'un milieu enseignant , et qui l'ai été moi-même , je défends l'éducation plus que tout .
C'est essentiel .
Là je vous rejoins .
Et merci d'avoir positionné le débat sur ce point , somme toute , très interressant .
Bonne journée .
C'est essentiel .
Là je vous rejoins .
Et merci d'avoir positionné le débat sur ce point , somme toute , très interressant .
Bonne journée .
........Je fais soit dans la " création littéraire" , bien grand mot , soit dans le cours du soir !
C'est mon côté enseignante qui ressort , mais précise , et perfectionniste , n'oubliant rien de l'essentiel .
Il faudrait que je trouve un mitigé , quelque chose d'autre , en plus .
comme çà ce serait plus diversifié .
J'y avais déjà pensé , et merci de me le faire remarquer ( sincèrement )
C'est mon côté enseignante qui ressort , mais précise , et perfectionniste , n'oubliant rien de l'essentiel .
Il faudrait que je trouve un mitigé , quelque chose d'autre , en plus .
comme çà ce serait plus diversifié .
J'y avais déjà pensé , et merci de me le faire remarquer ( sincèrement )
Bien sûr que tout le monde a des coup de coeurs, heureusement.
Mais en effet, connaître une oeuvre amène très très souvent à l'aimer ou, du moins, l'apprécier à sa juste valeur.
Beaucoup trop entendu de " j'aime pas ! " définitifs et péremptoires lors d'accompagnement d'élèves au musée pour ne pas plaider pour davantage d'éducation de l'oeil.
" La connaissance l'emporte sur l'émotion " ne signifie pas qu'il faille anéantir toute émotion, du reste ce ne serait pas possible....ni souhaitable !
Mais apprendre encore et toujours ne peut qu'ouvrir les horizons, les perspectives .
En effet, bon débat.
Mais en effet, connaître une oeuvre amène très très souvent à l'aimer ou, du moins, l'apprécier à sa juste valeur.
Beaucoup trop entendu de " j'aime pas ! " définitifs et péremptoires lors d'accompagnement d'élèves au musée pour ne pas plaider pour davantage d'éducation de l'oeil.
" La connaissance l'emporte sur l'émotion " ne signifie pas qu'il faille anéantir toute émotion, du reste ce ne serait pas possible....ni souhaitable !
Mais apprendre encore et toujours ne peut qu'ouvrir les horizons, les perspectives .
En effet, bon débat.
Enseignement : je connais , un peu.....
Beaux Arts : je connais , un peu .......
Histoire de L'art : je connais , un peu .......
.........
Quand vous dites que la connaissance l'emporte sur l'émotion .....je ne vous suis pas .
Je reconnais que celà donne une vision plus large , une ouverture , un goùt plus pointu ....
Alors pourquoi tous les prof d'arts plastiques et de peinture , que j'ai connus , ont -ils leurs préférences ? et leurs rejets de certains artistes ?
Sur quels critères dans le fond ?
Si on suit votre raisonnement , la seule connaissance suffirait à faire aimer un peintre ?
Il ne faut pas oublier la part de l'inné , de l'éducation , des expériences , de l'inconscient , qui fabriquent aussi notre " jugement perceptif " , qui n'est jamais véritablement objectif , mais plùtot subjectif .
Très bon sujet , très bon débat !
Beaux Arts : je connais , un peu .......
Histoire de L'art : je connais , un peu .......
.........
Quand vous dites que la connaissance l'emporte sur l'émotion .....je ne vous suis pas .
Je reconnais que celà donne une vision plus large , une ouverture , un goùt plus pointu ....
Alors pourquoi tous les prof d'arts plastiques et de peinture , que j'ai connus , ont -ils leurs préférences ? et leurs rejets de certains artistes ?
Sur quels critères dans le fond ?
Si on suit votre raisonnement , la seule connaissance suffirait à faire aimer un peintre ?
Il ne faut pas oublier la part de l'inné , de l'éducation , des expériences , de l'inconscient , qui fabriquent aussi notre " jugement perceptif " , qui n'est jamais véritablement objectif , mais plùtot subjectif .
Très bon sujet , très bon débat !
Ce " ressenti", dans toute école de bon niveau, on apprend vite à l'analyser en même temps qu'on analyse des oeuvres.
Et on s'aperçoit alors qu'il est fait d'émotions, donc d'irrationnel, alors que l'oeuvre, elle est concrète : qu'a-t-on " chargé" dessus comme émotion pour qu'elle nous parle ou nous
indiffère ?Que connaissons-nous de cet artiste, de cette oeuvre ?
Lorsqu'on confronte ensuite émotion et connaissance, c'est celle-ci qui l'emporte dans le goût.
Et je ne parle pas d'histoire de l'Art, mais bel et bien des " goûts et des couleurs" .
Et on s'aperçoit alors qu'il est fait d'émotions, donc d'irrationnel, alors que l'oeuvre, elle est concrète : qu'a-t-on " chargé" dessus comme émotion pour qu'elle nous parle ou nous
indiffère ?Que connaissons-nous de cet artiste, de cette oeuvre ?
Lorsqu'on confronte ensuite émotion et connaissance, c'est celle-ci qui l'emporte dans le goût.
Et je ne parle pas d'histoire de l'Art, mais bel et bien des " goûts et des couleurs" .
01/04/08 à 14h50
bien le bonjour .
et bonne journée .
et bonne journée .
01/04/08 à 14h44
01/04/08 à 14h42
et que le Soleil de Gauguin vous inonde , aux champs !
justement mon neveu qui est en CM1 a le même sujet à traiter pour la semaine prochaine. On va faire copier coller, ça plaira à sa maîtresse. Merci!
J'en suis encore au tome 2 des oeuvres de Mylène Farmer.
être passée à côté des iliens et de leur île (oncle et cousins installés cinq ans là-bas) Je suis une fille d'eau..Ce voyage fut un des mes grands bonheurs de l'existence..Simplement l'espace temps pour moi était plus temporel à cet instant de ma vie. Les amis tahitiens viennent tous les deux ans et les liens restent fort étroits .Je pense que si je refaisais mon voyage il en serait fort autrement pour notre rencontre..Gaugin/moi même.
.....la vie , " au bout de la nuit " , au bout de la lumière surtout , la lumière de Gauguin .
Ca doit tellement fantastique et tellement différent .
Une existence dans cette douce langueur et la beauté des êtres et de la Nature , si incroyablement inondée par le bleu d'azur aérien et le dieu Soleil , rutillant , les espaces , l'océan , lss plantes , les animaux , les senteurs ....
L'exotisme quoi !
Un rêve pour moi , qui m'habite depuis longtemps .
Belle journée Romnia .
Ca doit tellement fantastique et tellement différent .
Une existence dans cette douce langueur et la beauté des êtres et de la Nature , si incroyablement inondée par le bleu d'azur aérien et le dieu Soleil , rutillant , les espaces , l'océan , lss plantes , les animaux , les senteurs ....
L'exotisme quoi !
Un rêve pour moi , qui m'habite depuis longtemps .
Belle journée Romnia .
....ensuite chaque oeuvre répond ou non à la sensibilité de chacun .
Admettons que j'apprenne par coeur l'histoire de tel artiste , dont je n'apprécie pas particulièrement l'oeuvre , ça ne modifira pas mon ressenti , qui s'appelle émotion devant une création artistique .
Celà pourra tout au plus m'éclairer sur la démarche .
En celà , je rejoins Egast .
Admettons que j'apprenne par coeur l'histoire de tel artiste , dont je n'apprécie pas particulièrement l'oeuvre , ça ne modifira pas mon ressenti , qui s'appelle émotion devant une création artistique .
Celà pourra tout au plus m'éclairer sur la démarche .
En celà , je rejoins Egast .
Les goûts et les couleurs, ça se discute.
Il y a même des endroits spécialisés pour ça, ça s'appelle des Ecoles d'Art Plastiques, des Beaux-Arts, des U.F.R. d'Histoire de l'Art, des centres de formation, quoi....
Il y a même des endroits spécialisés pour ça, ça s'appelle des Ecoles d'Art Plastiques, des Beaux-Arts, des U.F.R. d'Histoire de l'Art, des centres de formation, quoi....
de l'émotion que du rationnel .
Comme on dit les goùts et les couleurs , ça ne se discute pas .
Mais il est vrai que l'Histoire de L'Art done un éclairage interressant qui peut , lorsqu'on aime une oeuvre la pénétrer encore plus , et quand on ne l'aime pas , en comprendre simplement son cheminement .
Effectivement , Gauguin et Maurice Denis travaillaient ensemble dans le groupe des Nabis , de même que Emile Bernard , E. Vuillard , P. Bonnard et P.Séruzier , un des principaux animateurs .
A noter aussi , que la sensibilité de Gauguin a tout de suite été touchée par les 1ers tableaux impressionnistes , et l'influence de Pissarro est indéniable .
Pour L'Art contemporain ,certes , il faut " juger " sur pied , je dirais !
Bonne journée .
Comme on dit les goùts et les couleurs , ça ne se discute pas .
Mais il est vrai que l'Histoire de L'Art done un éclairage interressant qui peut , lorsqu'on aime une oeuvre la pénétrer encore plus , et quand on ne l'aime pas , en comprendre simplement son cheminement .
Effectivement , Gauguin et Maurice Denis travaillaient ensemble dans le groupe des Nabis , de même que Emile Bernard , E. Vuillard , P. Bonnard et P.Séruzier , un des principaux animateurs .
A noter aussi , que la sensibilité de Gauguin a tout de suite été touchée par les 1ers tableaux impressionnistes , et l'influence de Pissarro est indéniable .
Pour L'Art contemporain ,certes , il faut " juger " sur pied , je dirais !
Bonne journée .
01/04/08 à 12h17
puis il faut laisser aller son âme, se laisser envahir par la douceur de l'air...des êtres...cette langueur seule îlienne...
celui qui ne l'est pas ne sait pas...
ne comprend pas...
je sais ça...je suis îlienne...
Gauguin en etait un aussi...
toujours le regard et l'esprît plus loin...
le reste, tout ce qui a été écrit sur ses tableaux....que des mots pour tenter de percer son âme...celle des gens de là-bas...
celui qui ne l'est pas ne sait pas...
ne comprend pas...
je sais ça...je suis îlienne...
Gauguin en etait un aussi...
toujours le regard et l'esprît plus loin...
le reste, tout ce qui a été écrit sur ses tableaux....que des mots pour tenter de percer son âme...celle des gens de là-bas...
au musée de Papeari, mais son souffle
m'accompagna dans la végétation merveilleuse
des jardins..Dommage Mânes restées aux marquises
ou mon séjour trop heureux pour attirer ce que j'étais
venu y chercher.il est des rendez-vous manqués.
m'accompagna dans la végétation merveilleuse
des jardins..Dommage Mânes restées aux marquises
ou mon séjour trop heureux pour attirer ce que j'étais
venu y chercher.il est des rendez-vous manqués.
C'est très utile, sans doute, mais avec une distance à l'appréciation esthétique plus grande encore qu'entre une discipline scientifique et l'histoire de cette discipline.
Les questions d'influence me paraissent importantes d'un point de vue technique surtout, que ce soit artisanat ou psychologie. Qu'une oeuvre doivent à d'autres avant elle ne me la fera pas tellement l'apprécier en tant qu’œuvre.
Pour Gauguin, je sais ce qu'il doit à Maurice Denis; c'est intéressant du point de vue de la culture personnelle, certes. Mais si je n'aimais pas certaines de ses oeuvres, comme la Vision après le sermon, ou l'Autoportrait de 1897, cela ne ferait pas les aimer davantage.
J'ai l'impression que dans nombre d’œuvres de notre époque, il y a surtout de l'histoire, et peu d'art, - en tous cas de mon côté peu de goût.
Les questions d'influence me paraissent importantes d'un point de vue technique surtout, que ce soit artisanat ou psychologie. Qu'une oeuvre doivent à d'autres avant elle ne me la fera pas tellement l'apprécier en tant qu’œuvre.
Pour Gauguin, je sais ce qu'il doit à Maurice Denis; c'est intéressant du point de vue de la culture personnelle, certes. Mais si je n'aimais pas certaines de ses oeuvres, comme la Vision après le sermon, ou l'Autoportrait de 1897, cela ne ferait pas les aimer davantage.
J'ai l'impression que dans nombre d’œuvres de notre époque, il y a surtout de l'histoire, et peu d'art, - en tous cas de mon côté peu de goût.
01/04/08 à 11h25
..........je pense que même à travers les dieux paîens , il y a du mysticisme chez le peintre ....mais celui-ci frise effectivement le desespoir , dans la mesure où il n'y a aucune réponse .
Il y a toujours , malgré tout , cette recherche du sacré , pour combler le vide , l'angoisse du Néant , le précipice des Dieux ou du diable .
Le mystère reste entier
Dans son testament artistique ,
" D'où venons-nous ?, Qui sommes- nous ? , où allons-nous ? "
il y a
un grand symbolisme sous- jacent.
Réalité , rêve , absurde , retour au " bon sauvage " qui sommeille en chacun de nous , croyances , ou non croyance ,illumination dans l'Art et l'alcool , retour aux sources profondes ,
tout se mêle , s'entremêle , se distend , balance , se rapproche , puis s'éloigne .
Le paradoxe de toute existence .
Il y a toujours , malgré tout , cette recherche du sacré , pour combler le vide , l'angoisse du Néant , le précipice des Dieux ou du diable .
Le mystère reste entier
Dans son testament artistique ,
" D'où venons-nous ?, Qui sommes- nous ? , où allons-nous ? "
il y a
un grand symbolisme sous- jacent.
Réalité , rêve , absurde , retour au " bon sauvage " qui sommeille en chacun de nous , croyances , ou non croyance ,illumination dans l'Art et l'alcool , retour aux sources profondes ,
tout se mêle , s'entremêle , se distend , balance , se rapproche , puis s'éloigne .
Le paradoxe de toute existence .
« Soyez mystérieuses » « Soyez amoureuses et vous serez heureuses. »
l' absinthe ne sont qu' un mode de vie la façon pour l'homme de vivre pleinement sa vie....
cela ne suffira pas au vagabond de ce siècle
il crée un autre monde mais pas n'importe comment ainsi en témoigne
quelque lettre sur
Une jeune fille canaque et sa génèse une leçon d'art,de composition et de symbolisme Le Tupapau, esprit des morts, réclame un éclairage...singularité du oeintre qui le fera couleurs de nuit et de jour.
c'est aussi son obsession de trouver une harmonie entre son rejet d'une religion qui s'effondre et son sentiment qu'il y a un lien ténu entre l'homme qui vit pleinement et une destinée qui est elle intemporelle.
"Dieu n’appartient pas au savant, au logicien. Il est aux poètes, au Rêve. Il est le symbole de la beauté, la beauté même"
Ce doute ,cette angoisse toujours :
D'où venons-nous? Qui sommes nous? Où allons nous?
Peut-être cette quête le conduit-elle de la céramique à la sculpture je pense
à ses sculptures symboliques de dieux payens.L'anticlérical se réclame d'un "dieu sauvage"
"De ma fenêtre ici aux Marquises à Atuana, tout s’obscurcit, les
danses sont finies, les douces mélodies sont éteintes.
MAIS CE N'EST PAS LE SILENCE.( donc plus le néant... de l'anticlérical)
En crescendo le vent zigzague entre les branches, la grande danse
commence ; le cyclone bat son plein. [...] Tout fuit : les roches, les arbres,
les cadavres entraînés vers la mer.
PASSIONNANTE ORGIE DES DIEUX EN COURROUX
[...] La réalité d’hier devient la fable et on l’oublie ..."(il touche à un intemporel sauvage)
Les dieux sont morts, Atuana meurt de leur mort ....Là n'est-il pas l'aveu
de sa reconnaissance aux dieux païens
AU DIEU SAUVAGE
http://minilien.com/?RlYyhOKIPd
http://minilien.com/?ieY5AZisvq
http://minilien.com/?rAqmhOqyci
http://minilien.com/?wzuPflKeMW
http://minilien.com/?rwbxgxwvdF
l' absinthe ne sont qu' un mode de vie la façon pour l'homme de vivre pleinement sa vie....
cela ne suffira pas au vagabond de ce siècle
il crée un autre monde mais pas n'importe comment ainsi en témoigne
quelque lettre sur
Une jeune fille canaque et sa génèse une leçon d'art,de composition et de symbolisme Le Tupapau, esprit des morts, réclame un éclairage...singularité du oeintre qui le fera couleurs de nuit et de jour.
c'est aussi son obsession de trouver une harmonie entre son rejet d'une religion qui s'effondre et son sentiment qu'il y a un lien ténu entre l'homme qui vit pleinement et une destinée qui est elle intemporelle.
"Dieu n’appartient pas au savant, au logicien. Il est aux poètes, au Rêve. Il est le symbole de la beauté, la beauté même"
Ce doute ,cette angoisse toujours :
D'où venons-nous? Qui sommes nous? Où allons nous?
Peut-être cette quête le conduit-elle de la céramique à la sculpture je pense
à ses sculptures symboliques de dieux payens.L'anticlérical se réclame d'un "dieu sauvage"
"De ma fenêtre ici aux Marquises à Atuana, tout s’obscurcit, les
danses sont finies, les douces mélodies sont éteintes.
MAIS CE N'EST PAS LE SILENCE.( donc plus le néant... de l'anticlérical)
En crescendo le vent zigzague entre les branches, la grande danse
commence ; le cyclone bat son plein. [...] Tout fuit : les roches, les arbres,
les cadavres entraînés vers la mer.
PASSIONNANTE ORGIE DES DIEUX EN COURROUX
[...] La réalité d’hier devient la fable et on l’oublie ..."(il touche à un intemporel sauvage)
Les dieux sont morts, Atuana meurt de leur mort ....Là n'est-il pas l'aveu
de sa reconnaissance aux dieux païens
AU DIEU SAUVAGE
http://minilien.com/?RlYyhOKIPd
http://minilien.com/?ieY5AZisvq
http://minilien.com/?rAqmhOqyci
http://minilien.com/?wzuPflKeMW
http://minilien.com/?rwbxgxwvdF
Chaque époque imprime des styles , des formes différentes d' Art .
Perpétuelle évolution , en réaction , " en rupture " ou " en ouverture ", comme tu le précises si bien .
Les grands mouvements en peinture en sont la preuve formelle ( L'impressionnisme en réaction à l'académisme , Le romantisme en réaction au classicisme etc ......)
Et c'est justement ça qui est extraordinaire .
Une telle diversité dans L'Art , c'est si riche ,si interressant .
L'Art n'est pas figé , il vit et se renouvelle constamment .
Ce n'est pas parce qu'on aime Gauguin que l'on apprécie pas Duchamp , Picasso ou les expressionnistes allemands ...ou d'autres encore .
C'est justement ça qui est formidable , si enrichissant .
Oui , voir les oeuvres en vrai est une autre dimension , indispensables .
Je viens de me rendre à Paris recemment où j'ai redécouvert Dali ( au Musée de Montmartre ) et d'autres plus anciens au Musée Jacquemart André .
Si je pouvais je passerais u grande partie de ma vie dans les musées , les expo .......
Qui viendrait avec moi ?
Perpétuelle évolution , en réaction , " en rupture " ou " en ouverture ", comme tu le précises si bien .
Les grands mouvements en peinture en sont la preuve formelle ( L'impressionnisme en réaction à l'académisme , Le romantisme en réaction au classicisme etc ......)
Et c'est justement ça qui est extraordinaire .
Une telle diversité dans L'Art , c'est si riche ,si interressant .
L'Art n'est pas figé , il vit et se renouvelle constamment .
Ce n'est pas parce qu'on aime Gauguin que l'on apprécie pas Duchamp , Picasso ou les expressionnistes allemands ...ou d'autres encore .
C'est justement ça qui est formidable , si enrichissant .
Oui , voir les oeuvres en vrai est une autre dimension , indispensables .
Je viens de me rendre à Paris recemment où j'ai redécouvert Dali ( au Musée de Montmartre ) et d'autres plus anciens au Musée Jacquemart André .
Si je pouvais je passerais u grande partie de ma vie dans les musées , les expo .......
Qui viendrait avec moi ?
Rien à voir et pourtant Duchamp n'aurait pas exixté si Gauguin avant lui et ainsi de toute l'histoire de l'art qui va de rupture en ouverture. Depuis le suprématisme de Malévitch les peintres travaillent toujours la matière. Chacun à son tour explore et vont à l'extrème, les critiques imaginent que les uns anéantiront les autres alors qu' en réalité les uns alimentent les autres indéfiniment.
Merci Botticella, il faut aller voir les oeuvres en vrai pour en saisir le choc humain, que ce soit devant les tahitiennes de Gauguin que devant l'urinoir de Duchamp...
Merci Botticella, il faut aller voir les oeuvres en vrai pour en saisir le choc humain, que ce soit devant les tahitiennes de Gauguin que devant l'urinoir de Duchamp...
01/04/08 à 10h40
......la Peinture étant une passion sans limite pour moi .
Merci mssi say
Douce journée
Amicalement .
Merci mssi say
Douce journée
Amicalement .
01/04/08 à 10h34
3 sources d'inspiration du moment :
*le japonisme
*la Bretagne et son costume
*L'influence précolombienne ( statue )
Belle journée .
*le japonisme
*la Bretagne et son costume
*L'influence précolombienne ( statue )
Belle journée .
dans la couleur et la force de ses tableaux !
de te lire ma chère Botti
Merci pour ce comm, moi qui adore la peinture et suis un peu loin d'Orsay où j'ai pas mal trainé mes guêtres il fut un temps...
Merci pour ce comm, moi qui adore la peinture et suis un peu loin d'Orsay où j'ai pas mal trainé mes guêtres il fut un temps...
01/04/08 à 09h47
.......que j'apprécie également .
01/04/08 à 09h44
Belle journée à toi .......
Amitié
Amitié
The painting of scenes from the past.
Moi j'analyserais plutot l'oeuvre du M. Duchamp factuelle plus que symbolique heteroclite luxuriante, au accent erotiques voir meme avec des detournement de psychedelisme.
RRosélavy
Moi j'analyserais plutot l'oeuvre du M. Duchamp factuelle plus que symbolique heteroclite luxuriante, au accent erotiques voir meme avec des detournement de psychedelisme.
RRosélavy
nature ... aux formes atypiques et joyeuses !!
Oui, je le ressens ainsi !!! bel éloge pour en effet, cet "amoureux de la vie" !... botticella ... bonne journée à toi ...
Oui, je le ressens ainsi !!! bel éloge pour en effet, cet "amoureux de la vie" !... botticella ... bonne journée à toi ...


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botticella
publié le 1er avril 08