Vêtue du velours des langueurs océanes , Ophélie glisse dans l'espace-temps du grand naufrage turquoise .
Que dit sa pensée pschanalytiquement structurée par la folie de l'étrange et du mystère intérieur :
Le vent batifole avec mon lourd cerveau , dentelé par les strates des caméléons d'outretombe .
Le cirque velouté de mon univers d'apparat s'ouvre à la béatitude gaufrée .
Des relents de secrets fauves traversent l'océan de mon désert .
La foi a disparu dans cette inaltérable petite vie du non -sens .
Le néant s'affiche dans les chairs gourmandes de mon ciel translucide .
Mon arche s'est perdue au revers de ta solitude .
je suis pourtant lascive , pulpeuse , et recluse dans la nudité de mon espoir rauque .
Ma déroute devient chevauchée fantastique des désordres amoureux .
La nuit m'enrobe de sa cape douce et des mots que tu me lances comme des papillons sucrés d'amethyste .
Regarde , je suis revenue te chercher sous ma robe d'organza .
Tu m'attrapes violemment par mes cheveux défaits , et tu ouvres l'immense porte de l'espoir coloré .
Mais tes mains ,
tes mains d'architecte
déployéés dans le courage et l'oubli .
Oser regarder ma lente destructuration ,à l'aurore de tes yeux de gitans .
Je suis l'autre femme , celle que tu transformes en osmose brûlante dans ton être primitif .
Je me métamorphose dans ton désir accouplé au silence fauve ;
dans tes bras de reptiliens d'avant le monde , accrochés à mon regard .
Accueuillir le grand songe crucifié , retrouver le premier souffle de la vie ...
La machine à broyer les âmes a lavé mes péchés non consommés .
je n'ai plus de visage .
Je remonte le temps , ruisselante de tes émois .
Le spectre théâtral s'avance déjà vers ton ailleurs .
Connaîtrais-je le goût de tes carresses bleuies de déraison .
Mais tes mains ,
tes mains d'artiste pur.
Se déployer au bord de la nuit de nos troubles allanguis , jettés dans le néant .
S'égarer dans la pluie des silences qui vomissent un ciel rouge .
Je deviens brillante de la coulée des énergie de notre amour .
L'absolu de nos rêves s'absorbe à l'orée du précipice des enfers paradisiaques .
Sur le fil nacré l'équilibre devient perfide .Sous la matière , le gouffre .
Tes cheveux coulent dans mon parfum d'azur , ma peau colle à tes fibres moites ...
Tes griffent tatouent mon coeur , marque tribale , rituel sacré .
Nous dansons sur la limpidité du râle mauve qui s'étouffe sur ma joue laiteuse .
Le frisson des heures , à l'ombre farouche des regrets , se love dans nos cris ......
Déchirure dans la nuit , à l'envers du décor , le rideau pourpre de l'instant s'affale sur la scène .....
Mais tes mains ,
tes mains de magicien
sur moi, dans le dédale opaque des plaisirs excessifs .
Tentation ultime des délires abyssins . Volupté qui m'assaille sous ton vouloir .
L'opéra de mes sens est créé , recréé , puis effaçé jusqu'à l'infini de l'infini.
Il brûle et se consumme au delà de l'étrangeté , sur la rivière perlée de l'impossible .
Le doute se mire en moi . Mon image te renvoie le miroir cassé des heures perdues .
Ophélie se noie dans les roses de son inconscient , puis elle glisse sur le fleuve des songes de l'antériorité , avec les masques d'ébène de ses regrets .
Intensité du désir de nos corps en fusion .Ecartélement dans un espace-temps démoniaque , réinventé par notre plaisir , déjà absous .
Ophélie est dissoute par l'acide orgasmique , l'expansion de conscience devient hallucinatoire .
Les visions magiques se déclinent en or fin avant d'être anéanties .
Mais tes mains ,
tes mains ont disparu
de la sphère de notre étrangeté limpide et destructrice .
Le vent tourbillonnant du désert de mon coeur soulève les interdits .
Quand s'installera le crépuscule des dieux , rattrape ma passion , de peur qu'elle ne soit assassinée , au coin de cette rue de l'absurde .
Botticella
Que dit sa pensée pschanalytiquement structurée par la folie de l'étrange et du mystère intérieur :
Le vent batifole avec mon lourd cerveau , dentelé par les strates des caméléons d'outretombe .
Le cirque velouté de mon univers d'apparat s'ouvre à la béatitude gaufrée .
Des relents de secrets fauves traversent l'océan de mon désert .
La foi a disparu dans cette inaltérable petite vie du non -sens .
Le néant s'affiche dans les chairs gourmandes de mon ciel translucide .
Mon arche s'est perdue au revers de ta solitude .
je suis pourtant lascive , pulpeuse , et recluse dans la nudité de mon espoir rauque .
Ma déroute devient chevauchée fantastique des désordres amoureux .
La nuit m'enrobe de sa cape douce et des mots que tu me lances comme des papillons sucrés d'amethyste .
Regarde , je suis revenue te chercher sous ma robe d'organza .
Tu m'attrapes violemment par mes cheveux défaits , et tu ouvres l'immense porte de l'espoir coloré .
Mais tes mains ,
tes mains d'architecte
déployéés dans le courage et l'oubli .
Oser regarder ma lente destructuration ,à l'aurore de tes yeux de gitans .
Je suis l'autre femme , celle que tu transformes en osmose brûlante dans ton être primitif .
Je me métamorphose dans ton désir accouplé au silence fauve ;
dans tes bras de reptiliens d'avant le monde , accrochés à mon regard .
Accueuillir le grand songe crucifié , retrouver le premier souffle de la vie ...
La machine à broyer les âmes a lavé mes péchés non consommés .
je n'ai plus de visage .
Je remonte le temps , ruisselante de tes émois .
Le spectre théâtral s'avance déjà vers ton ailleurs .
Connaîtrais-je le goût de tes carresses bleuies de déraison .
Mais tes mains ,
tes mains d'artiste pur.
Se déployer au bord de la nuit de nos troubles allanguis , jettés dans le néant .
S'égarer dans la pluie des silences qui vomissent un ciel rouge .
Je deviens brillante de la coulée des énergie de notre amour .
L'absolu de nos rêves s'absorbe à l'orée du précipice des enfers paradisiaques .
Sur le fil nacré l'équilibre devient perfide .Sous la matière , le gouffre .
Tes cheveux coulent dans mon parfum d'azur , ma peau colle à tes fibres moites ...
Tes griffent tatouent mon coeur , marque tribale , rituel sacré .
Nous dansons sur la limpidité du râle mauve qui s'étouffe sur ma joue laiteuse .
Le frisson des heures , à l'ombre farouche des regrets , se love dans nos cris ......
Déchirure dans la nuit , à l'envers du décor , le rideau pourpre de l'instant s'affale sur la scène .....
Mais tes mains ,
tes mains de magicien
sur moi, dans le dédale opaque des plaisirs excessifs .
Tentation ultime des délires abyssins . Volupté qui m'assaille sous ton vouloir .
L'opéra de mes sens est créé , recréé , puis effaçé jusqu'à l'infini de l'infini.
Il brûle et se consumme au delà de l'étrangeté , sur la rivière perlée de l'impossible .
Le doute se mire en moi . Mon image te renvoie le miroir cassé des heures perdues .
Ophélie se noie dans les roses de son inconscient , puis elle glisse sur le fleuve des songes de l'antériorité , avec les masques d'ébène de ses regrets .
Intensité du désir de nos corps en fusion .Ecartélement dans un espace-temps démoniaque , réinventé par notre plaisir , déjà absous .
Ophélie est dissoute par l'acide orgasmique , l'expansion de conscience devient hallucinatoire .
Les visions magiques se déclinent en or fin avant d'être anéanties .
Mais tes mains ,
tes mains ont disparu
de la sphère de notre étrangeté limpide et destructrice .
Le vent tourbillonnant du désert de mon coeur soulève les interdits .
Quand s'installera le crépuscule des dieux , rattrape ma passion , de peur qu'elle ne soit assassinée , au coin de cette rue de l'absurde .
Botticella
réactions : 28
lectures : 494
votes : 20
moyenne des votes: 3.2
Voici les 28 dernières réactions à ce commentaire
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Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
elleinad
des mains de magicien on en veut bien ,
si elles disparaissent ; une magicienne les fera revenir ......
invenies
ravie que ces mains d'artiste de l'amour te plaisent ....
ravi51
Oui les mains avec le pouce qui permet de saisir , d'écrire , de peindre
les mains qui touchent et caressent ,
les mains font beaucoup de choses ...........
plume
merci , ton appréciation me touche beaucoup
magic one
la liberté est le plus précieux des biens , merci
stredecisis
dans l'écriture on exprime ce qu'on resent de plus fort , on exacerbe, on sublime , mais ce n'est pas pour ça qu'on est à fleur de peau tous les jours .......
Ophélie , j'aime ce prénom .....et il y a certains symboles , certes , à mon avis toujours d'actualité ....
voltuan
oh! Eluard , quel poète .....je lui laisse son talent , sans me comparer à lui , mais merci cher poète .....
sagesse
petite fée , oui des mains d'architecte de l'amour ,c' est sublime non ?
catamalo
très joli ce poème , bravo et merci
il chante bien
triskèle
merci et de vous avoir plu , me voilà ravie ...
iggypop
merci vous êtes toujours aussi fin
miss say
je reconnais là votre sensibilité aux images , merci....
Hman_
Oui, certes un conte des mille et une nuit ,
car j'ai bien dit que c'est une vision .......
Alors quand on laisse l'imaginaire s'envoler , tout est permis , n'est-ce pas ?
Agrion
Je n'ai pas du tout pensé à Brel bien entendu.....
Jacques , pardonne-moi.......
Les "langueurs océanes " deviendront :
nonchalances océanes
bonne soirée à toutes et tous
Botticella
des mains de magicien on en veut bien ,
si elles disparaissent ; une magicienne les fera revenir ......
invenies
ravie que ces mains d'artiste de l'amour te plaisent ....
ravi51
Oui les mains avec le pouce qui permet de saisir , d'écrire , de peindre
les mains qui touchent et caressent ,
les mains font beaucoup de choses ...........
plume
merci , ton appréciation me touche beaucoup
magic one
la liberté est le plus précieux des biens , merci
stredecisis
dans l'écriture on exprime ce qu'on resent de plus fort , on exacerbe, on sublime , mais ce n'est pas pour ça qu'on est à fleur de peau tous les jours .......
Ophélie , j'aime ce prénom .....et il y a certains symboles , certes , à mon avis toujours d'actualité ....
voltuan
oh! Eluard , quel poète .....je lui laisse son talent , sans me comparer à lui , mais merci cher poète .....
sagesse
petite fée , oui des mains d'architecte de l'amour ,c' est sublime non ?
catamalo
très joli ce poème , bravo et merci
il chante bien
triskèle
merci et de vous avoir plu , me voilà ravie ...
iggypop
merci vous êtes toujours aussi fin
miss say
je reconnais là votre sensibilité aux images , merci....
Hman_
Oui, certes un conte des mille et une nuit ,
car j'ai bien dit que c'est une vision .......
Alors quand on laisse l'imaginaire s'envoler , tout est permis , n'est-ce pas ?
Agrion
Je n'ai pas du tout pensé à Brel bien entendu.....
Jacques , pardonne-moi.......
Les "langueurs océanes " deviendront :
nonchalances océanes
bonne soirée à toutes et tous
Botticella
09/05/08 à 16h35
"Vêtue du velours des langueurs océanes; je n'y avais pas pensé: Bravo Botticella"
pour ses " langueurs océanes"...
Je sais, vipère et coetera .
========>
Je sais, vipère et coetera .
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..d'air et de souffle pour remonter...Quel est cet être qui pourrait supporter toutes ces demandes et offres sublimes d'un rêve qui approche des contes des milles et une nuit, pour ne pas dire du virtuel. Bravo !
des images magnifiques, un texte vibrant !
Moi j'aime bien "tes griffes tatouent mon coeur, marque tribale, rituel sacré" !
Moi j'aime bien "tes griffes tatouent mon coeur, marque tribale, rituel sacré" !
... je ne comprends pas cette moyenne batarde, avec des lecteurs qui votent sans réagir !
Ces mains qui frisonnent le seront sur ton corps ... elles te surprendront.
Ces mains qui frisonnent le seront sur ton corps ... elles te surprendront.
je ne suis pas abonnée, mais j 'ai aimé ta réaction dans ce comm
09/05/08 à 11h35
"Je remonte le temps jusqu'aux pires absences..."

@@@@@

@@@@@
j'ai mis 5 hier soir, mais je ne savais que dire. Il y ade jolis passages, dans ce long texte, tellement mieux que y'en a des, avec une musique. On vote anonymement contre une sensibilité écorchée, je crois(ça leur fait du bien, les pauvres bougres).
Mais je trouve qu'Ophélie a fait son temps, cette jeune fille transparente vouée à la mort. Tu ne crois pas?
Mais je trouve qu'Ophélie a fait son temps, cette jeune fille transparente vouée à la mort. Tu ne crois pas?
Tes mains
Posées sur moi
Vives
Légères
Attentives
Pressantes
Fuyantes
Ici…. .là
Elles
Insistent
S’échappent
Reviennent
Courent
Dansent
Espèrent
Ici…. .là
Encore
S’entrelacent aux miennes
Nouent et dénouent
ce si bel arc-en-ciel
Posées sur moi
Vives
Légères
Attentives
Pressantes
Fuyantes
Ici…. .là
Elles
Insistent
S’échappent
Reviennent
Courent
Dansent
Espèrent
Ici…. .là
Encore
S’entrelacent aux miennes
Nouent et dénouent
ce si bel arc-en-ciel
Ma première lecture aujourd'hui et c'est un pur plaisir. Ça vibre et ça fait vibrer. J'aime. Tout simplement
09/05/08 à 08h37
"La nuit m'enrobe de sa cape douce et des mots que tu me lances comme des papillons sucrés d'amethyste ."
Merci pour invenies qui m 'a prévenue de ce comm
Je n 'ai pas le droit de voter n 'étant pas abonnée, mais je t 'aurais mis 5
Merci pour invenies qui m 'a prévenue de ce comm
Je n 'ai pas le droit de voter n 'étant pas abonnée, mais je t 'aurais mis 5
beauté , sensualité , intensité , grace et volupté .
texte magnifique.
Je vois que les votes sont toujours aussi courageux sur PCC, on s'y fait
Je vois que les votes sont toujours aussi courageux sur PCC, on s'y fait
d'artiste , de magicien , mains qui disparaissent , mains rêvées , mains de rêve ... *****


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botticella
publié le 8 mai 08