Les glaciers qui alimentent le Rhin ont fondu au soleil.
la mer du Nord sera bientôt une flaque salée.
Apollinaire sur mes genoux dénoue les cheveux des blondes Rhénane
pour qu'ils rejoingnent les pâleurs magnétiques de Loréleï.
Ce guetteur mélancolique est ce encore une coeur régulier
ou bien une boîte à rythmes singeant la pluie sur les grands lacs?
Au bords du Rhin on peut voir les croissants d 'Istanbul
accrochés aux squelettes de doigts terminant les sapins,
quand la lune d'hélium éclabousse la nuit de vapeurs opalines.
Comme un cheval de glace le Rhin a plusieurs pattes.
deux membres inégaux creusés dans les glaciers
les sources tarrissables
du fleuve à cheveulure
racontent ce que l'on veut pourvu qu'on les écoute
Elles m'ont jetée ces vers que je viens d'inventer:
Les filles éperdues ont bu trop de champagne
Sur les rives ivres elles vomissent en riant
tandis que coule encore à la façon d'un chant
la liqueur poissoneuse qui mouille les campagnes
Il y a beaucoup de beauté à dériver la nuit
Mais je ne sais plus ce qui est beau, ce qui est laid
Parfois enveloppée d'ivresse, mon ombre passe comme le lilas
elle marche en dansant, en tombant, elle glisse
alors que dans mon coeur le silence bégaie.
Et ton silence?Et ton ombre, et ta voix?
Tu la cherches peut être
(c'est le roi des grillon qui l'a)
c'est pour les nuits futures, ce n'est pas pour parler.
(tu t'en feras une statue pour l'enfant fou)
...et la lumière, pour rire, me sépara de mon ombre.
Etre à demi un pin parmis les pins, couchée dans ma propre résine,
je creuse doucement la terre sous les épines:
c'est le vert que j'aime
ou était ce le bleu
ou le désert beige qui contient la silice pour souffler mes bouteilles?
Les aiguilles tendres comme des tendresses piquantes.
S'il en est...
Il sera ce qu'on veut.
Le hasard aussi est voulu puisqu'on le remarque.
Un crépuscule sillonné de rage et de mouettes
Quelles sont ces chèvres frisées dociles et ridicules?
André breton aimait bien le mot "jupe"
comme Apollinaire "les bois de citronniers"
j'aimerais me promener dans un bois de citronniers;
Y en a t il vers Catane? Sur cette île des familles qui flotte près de l'Italie?
bla bla bla
le léger dégoût de l'encre...
j'ouvre une page au hasard:" je me suis ennuyé chez tous ces gens"
daumal a raison, on a les ennuies qu'on mérite...
Mais parfois je pense aussi le contaire.
c'est quoi ce truc qui coule?
ce torrent de boue qui bouillonne?
les enfants s 'y baignent nus et les femmes sur la berge surveillent leur derrière.
J'ai coupé le son mais j'ai compris qu'il a dit " de plus en plus"
..;c'est tout ce que je sais lire sur les lèvres.
les chèvres frisées rosisent sur la plaine rosie.
Elles sont les herbes mouvantes, folles, et bêlantes du soir
la mer du Nord sera bientôt une flaque salée.
Apollinaire sur mes genoux dénoue les cheveux des blondes Rhénane
pour qu'ils rejoingnent les pâleurs magnétiques de Loréleï.
Ce guetteur mélancolique est ce encore une coeur régulier
ou bien une boîte à rythmes singeant la pluie sur les grands lacs?
Au bords du Rhin on peut voir les croissants d 'Istanbul
accrochés aux squelettes de doigts terminant les sapins,
quand la lune d'hélium éclabousse la nuit de vapeurs opalines.
Comme un cheval de glace le Rhin a plusieurs pattes.
deux membres inégaux creusés dans les glaciers
les sources tarrissables
du fleuve à cheveulure
racontent ce que l'on veut pourvu qu'on les écoute
Elles m'ont jetée ces vers que je viens d'inventer:
Les filles éperdues ont bu trop de champagne
Sur les rives ivres elles vomissent en riant
tandis que coule encore à la façon d'un chant
la liqueur poissoneuse qui mouille les campagnes
Il y a beaucoup de beauté à dériver la nuit
Mais je ne sais plus ce qui est beau, ce qui est laid
Parfois enveloppée d'ivresse, mon ombre passe comme le lilas
elle marche en dansant, en tombant, elle glisse
alors que dans mon coeur le silence bégaie.
Et ton silence?Et ton ombre, et ta voix?
Tu la cherches peut être
(c'est le roi des grillon qui l'a)
c'est pour les nuits futures, ce n'est pas pour parler.
(tu t'en feras une statue pour l'enfant fou)
...et la lumière, pour rire, me sépara de mon ombre.
Etre à demi un pin parmis les pins, couchée dans ma propre résine,
je creuse doucement la terre sous les épines:
c'est le vert que j'aime
ou était ce le bleu
ou le désert beige qui contient la silice pour souffler mes bouteilles?
Les aiguilles tendres comme des tendresses piquantes.
S'il en est...
Il sera ce qu'on veut.
Le hasard aussi est voulu puisqu'on le remarque.
Un crépuscule sillonné de rage et de mouettes
Quelles sont ces chèvres frisées dociles et ridicules?
André breton aimait bien le mot "jupe"
comme Apollinaire "les bois de citronniers"
j'aimerais me promener dans un bois de citronniers;
Y en a t il vers Catane? Sur cette île des familles qui flotte près de l'Italie?
bla bla bla
le léger dégoût de l'encre...
j'ouvre une page au hasard:" je me suis ennuyé chez tous ces gens"
daumal a raison, on a les ennuies qu'on mérite...
Mais parfois je pense aussi le contaire.
c'est quoi ce truc qui coule?
ce torrent de boue qui bouillonne?
les enfants s 'y baignent nus et les femmes sur la berge surveillent leur derrière.
J'ai coupé le son mais j'ai compris qu'il a dit " de plus en plus"
..;c'est tout ce que je sais lire sur les lèvres.
les chèvres frisées rosisent sur la plaine rosie.
Elles sont les herbes mouvantes, folles, et bêlantes du soir
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Voici les 18 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
les nixes aux cheveux verts te tiennent compagnie ?
bonnes muses, en ce ças...
bonnes muses, en ce ças...

se limite à :
ich bin ein hexe"
il y a un oranger dans mon jardin,
ça ne constitue pas encore un bois d'agrumes
mais il est vieux et ses branches savent ployer
ich bin ein hexe"
il y a un oranger dans mon jardin,
ça ne constitue pas encore un bois d'agrumes
mais il est vieux et ses branches savent ployer
c donné comme ça un peu partout (sûrement pour la métrique et rime avec "glühn")
(v.f. c'est "l'oranger")
(v.f. c'est "l'oranger")

?!!!?!
je veux dire aussi "tes mots sont là", ton rythme, ta phrase: le bonheur de passer ici.
après un an sans pause (autre que celle ci) je reviens me faire interner
ma voix criait dans la rue pour retenir des reins allemand
j'ai souvent pensé à toi
en pensées
ma voix criait dans la rue pour retenir des reins allemand
j'ai souvent pensé à toi
en pensées
Je reste sans voix: tu es là.
mais là, j'ai rien compris, mais ça m'a fait du bien de lire... c'est tellement joli! 

beau.


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theodora30
publié le 24 sept. 08