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Du pays du soleil levant - un dieu !
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catégorie : critique ou information sur l'oeuvre ou l'artiste
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A tous ces textes qui font pleurer dans les chaumières, dans la démonstration de la sensibilité de leurs auteurs, j'ai envie d'opposer ce commentaire donné il y a longtemps, parler de danse, cet art fabuleux propre à véhiculer et susciter l'émotion, la réflexion aussi.

"Danser l'invisible '' c'est le documentaire consacré à Saburo Teshigawara hier sur Arte. Et en ce début de soirée, c'est quelques extraits de son ballet In Pages qui étaient proposés.

Je n'aurais manqué ces programmes pour rien au monde. Saburo fut pour moi, il y a de nombreuses années, un grand, très grand choc visuel, esthétique, émotionnel, sensoriel.

Formé à la danse classique et aux arts plastiques, il a consacré 10 ans, solitaire, à l'écoute de la mécanique du corps. Enterré debout jusqu'au cou, 8 heures durant, lors d'une performance-expérience , il se rappelle un lac, les montagnes environnantes et ... imaginer vers et fourmis, contracter et rétracter ses chairs à cette répugnance. Savoir l'orage approcher, appeler à l'aide, être libéré, sentir son sang couler dans ses veines et ses muscles enfin se dilater ... Et depuis chercher, encore et encore, dans une quête perpétuelle, l'énergie vitale qui lui permettra de dire qu'il lui est plus naturel de danser que vivre !

Saburo Teshigawara m'a fascinée ! La première fois que je l'ai vu, c'était dans sa pièce Absolute Zéro. Mouvements ondulatoires, lents, comme un flux intérieur continu, d'une exquise sensualité, d'une remarquable précision -comment pourrais je traduire ce que je ressentais - comme une onde limpide, un courant d'air doux et caressant qui sculpterait l'air et l'espace. A être hypnoptisée puis étourdie par un changement de rythme et la vitesse vertigineuse d'exécution de mouvements, ses bras comme devenus mille antennes d'insectes vibrionnantes, un corps qui tourne après lui-même. Est ce un miracle ? est ce un mirage ? Je vois l'homme mais je sens aussi son émanation fantomatique, fantasmagorique, ex-âme-ation, qui m'enveloppe, qui m'enserre, caresse de velours, mon coeur enfle, j'ai le coeur gros, larmes libératrices d'une émotion qu'il est désormais impossible à contenir.

Et puis, il y eut Luminous, travail virtuose sur la lumière, des corps comme irradiés, Hiroshima ? Beau, très beau, bon, très bon ! Sublime Saburo !

Saburo Teshigawara est au panthéon de mes chorégraphes-danseurs, vous l'auriez deviné.
Amoureux de la danse, ne vous privez pas de cette Rencontre ! surtout pas.
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Voici les 23 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
La séquence Absolute Zero que je viens de découvrir grâce à vous m'évoque une scène des Enfants du Silence (Children of a Lesser God), où une jeune femme sourde de naissance voit son compagnon écouter de la musique de Bach et lui demande de lui "montrer" ce que c'est, à elle pour qui l'univers sonore n'existe pas. Il essaie d'amorcer des gestes, un début de danse pour tenter de le lui représenter... sans succès.

En regardant Saburo Teshigawara, j'ai eu le sentiment que lui y parvenait.
Moi qui vis avec l'âme de la danse en moi, je n'avais jamais entendu parler de ce merveilleux danseur, Saburo Teshigawara.
Merci de me le faire découvrir
Rivale
 28/01/08 à 22h25
La rencontre avec l'art est parfois prodigieuse. Merci pour cette belle découverte et pour le texte (le début inclus).
 28/01/08 à 09h57
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La cathédrale engloutie

[ Faut cliquer sur le titre et monter le volume... ]

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Claude Debussy

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http://minilien.com/?Xe2wUyILYr
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 28/01/08 à 08h30
camilleclaudel
Un hommage au corps, à l’être humain et à ses facultés insoupçonnées, sans trucage ni filet.
joli!
mélange de différentes techniques/styles, les positions sont là avec parfois un peu plus de douceur. Nouveau taï Shi ?
Merci à Mac .... de me l'avoir fait rencontrer .... beau com.
 28/01/08 à 06h07
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Absolute Zero

[ À propos de cette vidéo

Dance Film / 30 min / 2002

Saburo Teshigawara's dance piece Absolute Zero
explores the condition of total stillness.
The heart of the two-hour long stage production
was adapted for the screen
with the appropriate and consequent purism.
Teshigawara and his partner Kei Miyata
develop an almost unnoticeable inner speed
and yet everything flows
to the minimalist music of Gurdjieff and Thomas de Hartmann.

Directed by Jan Schmidt-Garre
Produced by PARS MEDIA
Co-Produced by ARTE and BR
Nominated for the Dance Screen ]

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Saburo Teshigawara

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http://fr.youtube.com/watch?v=IehdpI3wFkU
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 28/01/08 à 03h34
mieh mieh
Merci Arbaces pour les extraits.
merci mieh mieh... avec toute cette eau versée dans les derniers commentaires, j'étais prête à faire la grande lessive!
Ton commentaire, c'est l'adoucissant qui manquait!
 27/01/08 à 18h25
J'ai travaillé avec un chorégraphe de cette école.
Il avait créé une pièce avec un danseur japonais... tout dans la lenteur, la force de l'émotion contenue...
Je vais me renseigner sur Teshigawara.
c'est le principe même de la "vie" en communauté.
 27/01/08 à 16h57
on a des pc vien jtinvit' au qg fumé dla bonne qui déchire tro jte jure tro chanmé
 27/01/08 à 16h38
classe en plus, le smoking