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Patti smith, un livre : babel.
 Patti smith, un livre : babel.
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Enfin une écriture qui permet d’aller presque aussi vite que la musique. C drôle je ne connaissais pas cet aspect de l’écriture : exprimer sa pensée à sa vitesse quand elle arrive et comme elle arrive. Impressionnant, impressionniste. Drôle et triste ; belle et laide.

Je comprends mieux ce que j’appréciais chez Patti Smith dans sa musique. Il y a énormément de variations et de nuances, un monde à part, difficile d’en parler. Dans sa voix et le jeux des musiciens qui l’accompagnent il y a une multitude de choses qui fourmillent de façon libres et peu formelles. Une sauvagerie et énergie qui par moment ne peut que se consumer dans la destruction le chaos. Il paraît qu’après le chaos on renaît, le phénix et ses fameuses cendres. Jusqu’à la mort on peut tenir cela pour vrai.

La musique permet et facilite cet expression vivante et instantanée du monde com on le ressent. La différence avec l’écriture c que les définitions et la conscience y sont différentes, même si parfois on arrive à les relier. Les sensations générées par la musique sont sans doute moins précises, reconnaissables et normatives de l’éducation « civilisée » basée sur le langage. Les concept y sont différents, pas toujours évident de maintenir les deux mondes en accord. L’écriture me fait penser plus à un aspect réflexif, la musique plus sensation, j’ai du mal à trouver le mot exact pour la musique…

L’écrit et le langage sont bien mais il faut encore pouvoir l’emmagasiner correctement. Ne pas se perdre dans des formes et normes qui peuvent parfois entraver la réalité.

Ecriture automatique.

Vivre au confins de sa pensée.

Parfois cette écriture me ravit mais elle me fait peur aussi, cela me confronte très vite à un manque d’unité. J’ai besoin alors après un moment d’abandon de retrouver un moyen de rendre mes pensées suivables.

Demain quand j’aurais le temps j’irai voir chez les surréalistes si j’y suis un peu, quelques vacances là-bas m’ont déjà donné un avant goût de plaisir.

Au moins Patti a essayé et essaye toujours de sortir ce qu’elle a dans soi. Impossible pour moi d'exprimer ici tout ce que cela me fait. C pas grave, chacun sa fonction. Pour ma part le vivre et le partager (pas évident le vrai partage non plus, curieux comment des êres sociables com nous, avons des difficultés à vivre avec nous autres).

Le monde Patti Smith est vivant riche et sordide. La joie y traînent parfois mais ce n’est pas ce qui le caractérise.

On y sent la drogue aussi, ses effets, sa recherche.
Comme un branlette dans les toilettes, un vit que l’on enfonce profondément avec joie dans le con, notre corps une voie de viande parfois inanimé…
Toujours une acceptation sans jugement, un vécu ou des sensations qu’elle livre com elle le sent.
Ce n’est pas forcement se complaire dans la souffrance, mais lorsqu’on y est confronté il faut pouvoir la vivre. Pourkoi, comment ? Certains décident de l’expérimenter soit par attirance soit pour s’y habituer, peut-être pour essayer d’avoir un pouvoir sur elle ; celui au moins de pouvoir la supporter. Mais pour d’autres comme beaucoup ce n’est pas un choix, juste une obligation, un état d’être et de vécu non maîtrisé auquel il faut pouvoir faire face.
Cela me fait penser à une interview de Lou Reed en 1974 ou des journalistes lui demandaient pourquoi il écrivait sur la drogue en le questionnant ainsi : « Parce que vous aimez cela ? Vous avez du plaisir à prendre de la drogue ? » Réponse de Lou Reed « Je prends de la drogue, cela fait partie de mon monde, il est normal que j’en parle dans mes chansons ». Ce n’est donc pas forcement un plaisir, la motivation est un autre débat, il ne s’agit pas ici d’y insérer une morale quelconque.…

Mais en tout son monde est riche. Il puise au source de la poésie, Rimbaud. Monde trop complexe pour moi pour l’instant, je n’y suis pas assez habitué, mais il est plaisant. Il demande par contre un niveau culturel assez riche car quantité d’allégorie font référence à des mythes ou des systèmes de pensée qu'il faut connaitre.

A lire. C’est bien déganté, dans la ligne des poètes maudit.
Sexe, monde poussé à son extrême, questionnement religieux et mystique, amours spirituels et physiques, déchéance, plaisirs intenses si intense qu'il est presque inconvenant et impossible d'en parler correctement…

On y comprend une certaine attitude Rock qui raisonne en moi, je cite : « Le rock comme la sculpture, est le corps solide d’un rêve, une équation de volonté et de vision » ou « Défoncé dans l’espace.zeus.christ. cela a toujours été le rock et c’est comme ça et ce sera comme ça. dans le contexte du néo-rock il nous faut ouvrir les yeux et saisir et déchirer le voile de fumée que l’homme appelle l’ordre. »

Patti Smith. Horses. Que les cheveux sont libres et beaux avant qu’on leur coupent les jarrets ! Il y a toujours une fin dans un morceaux.
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Rédacteur
 03/12/07 à 18h53
un regard particulier, quelque chose que l'on voit et que l'on veut faire partager.
La source de la création : après avoir clairement écarter la drogue, je peux recentrer la réflexion sur un état d’esprit.

Cet état d’esprit est pour le résultat de plusieurs facteur : technique de la pratique choisit, une volonté d’exprimer qque chose. La technique s’appuie aussi bien sur des connaissances très rationnelles que d’autres liées à l’inspiration, l’exploration et l’essai (qui dit essai dit acceptation de l’echec). Je pense que la création est le fruit d’un travail important si l’on veut que cela soit intéressant pour un grand nombre de personne, sinon on risque de créer qque chose mais qui n’a d’interet que pour soit ou un nombre très limité de personne.

Pour moi on ne peut pas commander la création, on peut simplement la favoriser en travaillant sur sa technique et son inspiration et éventuelleme une unité d’expression (mais ce n’est pas forcment nécessaire meme si perso, je préfère choisir une intention dans mon expression).

La création est comme beaucoup de chose un équilibre entre la maitrise et le lacher prise.

Ce qui m’a étonné dans ce livre de Patti Smith c d’etre confronté à une ecriture automatique et rapide qui laisse ainsi passer des sensations et des idées auxquellles notre conscience ne pourrait pas aborder autrement. C’est donc une méthode intéressante, elle me fait penser à une souvent utilisé dans le travail thérapeutique psychologique : l’association d’idée. Ce livre permet donc d’avancer dans le coté fluide de la pensée et l’expression, il permet ainsi de voir certains mécanisme d’inspiration qui se mettent en place de l’intérieur.



 03/12/07 à 09h15
à l'époque où l'on portait des badges (pas des épinglettes-pin's, mais des badges), eh bien moi j'avais mon ti miroir patti smith, que j'arborais en alternance avec celui de fleetwood mac.

(putain, très bon ce concert. rigolo, quand elle dit « bonsoir mes enfants ! »)
bruce springsteen. ou du moins pour essayer de l'apercevoir.
(en 1991, je crois)

springsteen faisait juste le minimum syndical. je me suis fait royalement chier. par contre, manu18 a beaucoup aimé ce concert.

merci pour ton lien, véro. le revoici, en version cliquable.
http://minilien.com/?cR9k8kiZTM
suis en train d'écouter le truc (sur mac, il faut juste télécharger un plugin au préalable).

concernant patti smith, je me souviens de son concert diffusé par l'émission « live » sur rtl. très décevant, du moins à la radio, amha. La seule interprétation transcendante fut celle de « 7 ways of going ».
trop cher et les concerts sont moins intéressant, on voit pas le groupe.
 02/12/07 à 23h19
Scriptural, tu as raison, il y a bien 3 albums, je les ai mais comme je ne les écoute plus guère, je ne sais plus compter. Echange de bons procédés, moi aussi, je vais les réécouter plus attentivement, tu as sans doute raison, je suis certainement passée à côté à l'époque. Je t'en recauserai...et toi dis-moi si les 1ers morceaux de Twelve sont vraiment si indigestes que ça. OK ?.
Sinon, voici le lien de l'intégralité d'un concert de la dernière tournée de Patti en 79 avant sa longue retraite, déniché sur Internet. C'est en Allemagne, moi je l'ai vue cette même année à Avignon et je me suis régalée à la revoir sur mon vieux PC, avec une bonne carte graphique cependant et de bonnes baffles. Comme elle parle pas d'autres langues que l'américain, très peu le français (elle a vécu à Paris quelques mois étant jeune), elle a dit bonjour au public allemand dans notre langue avant de se rendre compte sans doute (je plaisante bien sûr !) que dans notre petite Europe, il n'y a pas que cette langue de parlée.
Je garde un souvenir inoubliable de ce concert. A l'époque, je travaillais à Lyon, ma ville d'origine (que j'adore, la Croix Rousse de l'époque surtout mais que j'ai dû quitter pour...sauver ma peau), dans un petit cinéma de quartier (juste le projectionniste et moi la caissière), j'ai mis une pancarte sur la porte : "fermé pour cause de concert" et nous sommes partis en stop la rejoindre. L'année d'avant, j'avais essayé de la voir à Lyon mais l'organisation était trop merdique, la salle était pleine, et nous sommes un certain nombre à être restés dehors. Comme on avait nos billets, on a commencé à faire un peu de grabuge (il paraît que Patti avait interrompu son concert pour parler de nous) et les flics ont... lâché les chiens sur nous (véridique, j'y étais !). Jamais couru aussi vite de ma vie... Il faut dire qu'à l'époque, ça chauffait dur avec pas mal de groupes (sièges arrachés, guitares fracassées, etc), pas un seul concert sans des cars de flics devant l'entrée avant que celui-ci ne commence. A Avignon, enfin, c'était dans la périphérie, la salle de concert n'avait pas de sièges (ouf !) et il nous a fallu pour entrer passer devant une haie d'honneur de flics de chaque côté d'un corridor grillagé, chacun tenant un berger allemand en laisse. Cette image est gravée en moi tellement ça m'avait impressionnée. Pourtant, jamais de casse ni de bousculade dans les concerts de Patti. Me souviens aussi m'être évanouie une dizaine de minutes (pour plein de raisons, pas mangé depuis la veille, un peu défoncée, mais surtout à cause de la chaleur et du fait que nous étions littéralement agglutinés dans une foule compacte, z'avaient rempli la salle !), m'être réveillée, la tête sur mon sac à dos, y avait aussi un mec à côté de moi que je ne connaissais pas que j'ai donc réveillé, et avoir entendu Patti nous supplier d'arrêter de toucher les câbles électriques. Nous avons passé la nuit sur la pelouse alentour et le lendemain matin, c'était magique, sur la longue route rectiligne qui nous ramenait en ville, dans la brume matinale (c'était le 2 septembre 1979), tous les 20 mètres environ, devant nous, un mec ou deux, couverture sur les épaules et pouce tendu... on se serait cru sur une route californienne dans les années 60. Aujourd'hui, j'avoue ne plus trop aller en concert, parce que c'est cher mais surtout parce que je ne supporte pas du tout les méga concerts où le groupe sur scène t'apparaît minuscule et t'oblige à le regarder sur grand écran. Souvenir d'avoir vu Thiefaine à Bourg en Bresse dans une toute petite salle (il n'était pas connu encore, ou si peu), nous étions peu nombreux et il nous jouait les morceaux qu'on voulait entendre... ou encore ce colosse de Lavillers, pourtant connu (époque des albums sur Saint Etienne, la zone, etc), qui faisait un concert gratuit ! à Lyon ou encore Higelin à l’amphithéâtre de Fourvière pour cette grande manifestation annuelle qui n'en était alors qu'à ses débuts, démarrait dès le début de l’A-M et durait3 jours (on avait encore le moyen de rentrer gratuitement par le haut des gradins). Comme il avait pas mal de retard, devait être plus de minuit, des mecs ont commencé à le taquiner en lui envoyant de canettes de bières, il a posé sa guitare et nous les a renvoyées une à une en rigolant (l'était encore dans sa période rock "Paris, New York, New York Paris », « Mona Lisa klaxon »...). Et le mythique Rock'n Roll mobs, toujours à Lyon, salle où passaient des groupes inconnus à l'époque. Ca n'existe plus ce genre de lieu. Tout ça pour dire qu'il y avait un réel contact avec le public. A Part Barbara (que je kiffe à mort aussi mais comme tous ces hommages appuyés, 10 ans après sa mort, d'artistes divers et avariés, me gonflent, ... l'ont apparemment tous connue... ont simplement oublié d'écouter ses chansons notamment "les rapaces" : « M’ont tous connus, connus alors, se le rappe-è-le…) revue dans les années 90 à Voiron puis au Summum de Grenoble, (des frissons me courent encore le long de l'échine), j'ai du mal avec les grandes salles. Et vous ?
jsm64 : ne peux t'écrire par mail... tombe sur les formules d'abonnement... suis très, très "raide" en ce moment, mais je compte sur 3 sous des Assedic pour m'abonner sous peu, alors si tu veux en savoir plus sur les recueils de poésie de Patti, on en cause un peu plus tard.
Sur ce, vous ai assez saoûlés (ah vous en vouliez encore, mes beaux salauds !), bonne nuit à tous les PCCistes et à +
Le lien promis : Stage6 • Last Exit For The Lost • PATTI SMITH-Rockpalast 1979 - Video and Download
Et oui le net ca sert à ca aussi échanger autrement que sur des rapports strictment pro ou de dragues. Y'a plein de bon truc sur le net.
Bienvenue au club et bon surf.
 02/12/07 à 21h34
super, ta réac ! et promis, je donnerai une seconde chance à cette première partie que _twelve_ que tu aimes tant.

cela dit, ta réac vaut largement tous les coms ici publiés. pourquoi n'en ferais-tu pas un com ? un com sur patti smith, je suis très demandeur...

entre _wave_ et _gung ho_, patti smith a sorti trois albums et non pas deux : _dream of life_ (période 100 % fred « sonic » smith), inclassable au sein de son oeuvre et de surcroît trop sous-estimé ; _gone again_ (période 100 % deuil), amha son plus bel album ; _peace and noise_, amha son moins bon album.

et tant mieux si nous n'avons pas les mêmes goûts !
 02/12/07 à 21h18
jsm64, j'ai bien lu tes retours, lu aussi les autres comm. Moi non plus, je n'ai pas trop envie de m'étendre sur le sujet de la drogue... simplement dire encore 2 choses. Concernant Patti, je ne lui reproche strictement rien, je suis seule responsable de mes actes, quand je parlais d'interviews, il y en a de très récents (je la suis à la trace ! tant j'apprécie l'artiste engagée qu'elle est devenue... mais elle l'a toujours été cependant), à 61 ans, elle a donc pas mal de recul et pourrait profiter de sa notoriété pour mettre en garde la jeunesse (car son public s'est renouvellé... et soit dit en passant, si les jeunes utilisent la drogue dans les teufs (auxquelles je ne suis jamais allée), de façon ludique, ce que je vois autour de moi, ce sont des jeunes, et ils sont nombreux, qui prennent de la came pour s'exploser la tête, se mettre minable, signe évident d'un malaise profond chez eux et ça, ça me rend vraiment très triste) ... mais je comprends aussi que ça doit l'emmerder grave qu'on la questionne toujours là-dessus, elle a tellement de choses plus intéressantes à dire.
Sinon, rassure-toi, même avec un bon niveu d'anglais, j'avais beaucoup de mal à comprendre ses textes de chansons avant d'accéder aux paroles écrites. Autant je cromprends bien Marianne Faithfull, pure british, autant Patti a un p... d'accent américain, bouffe une syllabe sur 2 et déforme les sons...même ma copine prof d'anglais qui l'a vue cet été à Fourvière dit ne rien comprendre. Pour te dire, je croyais que l'intro de Rock'nRoll Nigger était un texte "politique", en fait elle exprime de manière très crue, ce que la scène (la musique, la relation très spéciale qu'elle entretient avec sa guitare et les sons qu'elle lui arrache, tout en avouant ne pas savoir en jouer) ! Super son concert à Fourvière d'ailleurs, je ne l'avais pas revue depuis 1979 car si elle passe régulièrement en France, c'est presque toujours à Paname, et je n'ai pas le fric pour ça. Petite anecdocte, je traînais au bas des gradins en fin de concert, la scène était vide etqui ne voit-on pas revenir pour aider ses musiciens à ranger le matos... Patti en personne. Vous en connaissez beaucoup des stars qui font ça ? N'a vraiment pas pris la grosse tête ! On (les mecs qui étaient là et moi) a échangé quelques banalités en anglais, super. Et puis Ceci dit, je suis parfois un peu "prise de tête" à jouer les groupies de base mais n'ai jamais cherché à l'emmerder après un concert, ou à être au plus près de la scène pour pouvoir la toucher. J'adore aussi quand elle nous galvanise entre 2 morceaux et nous exhorte à se bouger les fesses pour dire qu'on est pas d'accord sur ce que quelques-uns font de ce monde. Extrait tiré d'un concert, c'est simple direct, rien de trancendant mais dans l'ambiance du concert, ça fout un bon coup de fouet : « "People, use your voice, a voice that comes from the heart. The heart is good. And if you feel an anger, if you feel a rage in your heart, it is because of all the fuckin' injustice, all the fuckin' greed. This century should not belong to government, to business. But, I'm telling you people, if you don't fucking wake-up, you are going to find that government IS business, and it's runnin' the fuckin' world ! WAKE-UP PEOPLE! » Même si parfois, le découragement pointe le bout de son nez et qu'elle se demande alors ce qu'il faudrait encore qu'il se passe pour que nous, citoyens de tous pays, fassions entendre notre voix à l'unisson pour dire "ça suffit !" et comme ça doit être difficile pour elle de voir ce que l'administration Bush a fait de son pays, tous les américains, loin s'en faut, ne partagent pas ces délires mégalo et destructeurs... seulement, leur voix est censurée !
Tous les textes de ses chansons ont un sens et sont de vrais poèmes car sa vraie passion, c'est la poésie (les crobards et la peinture aussi, l'art en général) et n'écouter que sa musique, c'est un peu dommage, je trouve.
Pour ce qui est de son album de reprises, Twelve, j'ai lu que la première partie était... insipide, je respecte l'opinion de chacun mais ne partage pas du tout l'avis de ce PCCiste, ses versions, très personnelles, de Are you experienced de Jimi Hendrix (à propos, elle rajoute à la fin et ça c'est pas dans la VO, "... and not necessarily stoned" (et pas nécessairement défoncé !), écoute bien, jsm64, ou de Gimme shelter des Stones, le Soul Kitchen des Doors sont très réussies, le Helpness de Neil Young aussi. Je crois que l'ensemble forme un tout avec un message très fort, je trouve. Ma préférée, quant à moi, c'est Pastime Paridise. Sinon, après sa longue interruption après sa dernière tournée en 1979, j'ai eu du mal avec les 2 albums qu'elle a sortis avant Gung ho et Trampin', sublimes albums. Mais forcément, je reste très attachée aux 1ers, avec quelques préférences pour Dancing barefoot, We three, 25th floor, 1959, Land, Gloria, Pissing in a river... (que de souvenirs... heureux ! de ma jeunesse). J'ai du mal à mettre des commentaires sur PCC, 1 car je suis très impressionnée par la qualité de ceux d'autres PPCistes, mais aussi parce que, que ce soit pour la littérature, la musique, etc. les articles qui en causent le font tellement mieux que ce que je pourrais faire, mes coups de foudre étant souvent très personnels et ne pouvant guère intéresser autrui. Peut-être alors simplement inciter d'autres à les découvrir... Que c'est difficile d'écrire sa prose dans un cadre aussi exigü, je ne sais pas comment vous faites, moi, j'ai du mal. J'avais encore plein de choses à dire sur ce que j'ai lu mais bon, j'ai pardu le fil... vous ai peut-être tous perdus en route aussi d'ailleurs. Merci à tous pour tout ce que vous me permettez de découvrir grâce à PCC, cela fait seulement 2 mois que j'ai Internet, l'utilisais au boulot mais n'imaginais pas l'outil prodigieux que c'est. Au plaisir de vous lire et de réagir encore avec passion moi aussi...
 02/12/07 à 20h09
anecdotique, je veux dire que nous avons une vue globale de la vie des artistes, et souvent ils nous paraissent plus hors du commun qu'ordinaires et un peu moins de ce fait un être humain auquel on peut s'identifier.
Ensuite quelqu'un qui a de l'argent peut très bien aller faire une cure en suisse, où l'on change intégralement son sang, et recommencer son périple avec la drogue.
Je ne veux pas m'impliquer dans ce genre de choses (j'ai eu moi-même des tas de copains qui ne sont plus), les gens sont libres de vivre et de se détruire, je n'ai aucun pathos particulier pour ça, on choisit et on assume. Il y a autant de raisons de prendre de la drogue que de personnalités.
Autant je peux apprécier de regarder un artiste addicte autant cela me gonfle de regarder le tour de france, avec cette hypocrisie du meilleur athlète, alors que l'on arrête le moindre péquin pour un joint.
Ce n'est pas à moi de me demander ce qu'ils auraient fait sans la drogue, s'ils ne se sont pas posés la question. C'est dommage certes de se détruire mais j'ai assez fait les sancho pancha pour savoir que je ne puis rien pour combattre des moulins à vents.
D'autre part et particulièrement je voulais te dire qu'il ne faut avoir peur de rien et surtout pas d'une soi-disant inculture (parceque l'on ne sait jamais la culture que l'on a et parfois on s'aperçoit que finalement on sait et on a compris plein de choses. Les parallèles sont nombreuses et les liens inépuisables et souvent incongrus. Donc hardi aborde n'importe quel rivage sans apréhension!
et réflections. :0)
...mais je n'avais jamais pris le temps de m'y consacrer. Et puis jusqu'ici c'était assez hermétique pour moi, l'expression écrite n'avait pas cette fonction que je peux découvrir aujourd'hui grace à la poésie : jeux, expression libre, images évocatrices en amenant d'autre, une manière de sortir des choses et de coller avec la réalité qui me convient bien en fait. Mais je réservais surtout cela à la musique. Il faut dire aussi que souvent les poêmes demandent pas mal de culture livresque pour etre appréhendés (je pense à Rimbaud entre autre).Culture que je n'avais pas ou peu et que je commence à acquérir. C plaisant en effet miss K.

Juliecath, je suis d'accord avec toi et c bien que tu trouve tes sources de création en toi sans aide de substance spécifique active. Je rectifierais simplement à propos de ton intervention qu'il n'est pas pour moi anecdotique que les artiste se sortent ou pas de leur adiction à la drogue face à leur création, je dirais que cela ne change pas la qualité de leur création, mais souvent s'ils s'en sortent leur création ne font que s'améliorer dans le temps; De toute manière quand ils ne s'en sortent pas ils n'ont souvent que peu de temps pour créer. Et puis ce sont aussi des etres humains, pour moi il est toujours triste de voir des etres se détruirent. Je penses entre autre à Janis jopllin, j'ai parfois imaginé ce que pourrais faire aujourd'hui en musique une dame comme elle, avec tous les moyens musicaux d'aujourd'hui je pense que cela intéresserait beaucoup l'oreille.

ou pas.
 02/12/07 à 18h38
ouais vaste sujet la création, il me semble que c'est une mécanique, une technique, une apréhension de la vie, parfois un talent, une façon de faire bouger ses neurones. Certains se servent de substances pour y parvenir plus rapidement, plus "facilement" ou simplement par pur plaisir. Qu'ils s'y perdent ou qu'ils s'en sortent pourrait paraître anecdotique face à leur création.
Pour moi la création est un pur moment de plaisir, la drogue m'est donc particulièrement étrangère, d'autant plus que je préfère maîtriser ce que je fais. Je pense fabriquer ma propre adrénaline et il me semble que c'est bien moins risqué.
 02/12/07 à 18h23
Le talent ou plutôt la création passe à mon avis toujours par une prise de risque et une recherche de ce que l'on peut trouver au fond de soit mais aussi en dehors de soit.
Borderline, je ne sais pas cela dépend de la signification que tu donnes à ce mot. Si c dans le sens psychologique avec des états bi-polaire, je ne pense pas que cela soit utile. Si c borderline dans le sens d'aller au bout des limites, là je dis oui évidement, car pour créer il faut obligatoirement amener du neuf, le neuf ne se trouve pas chez ce qui est déjà connu, il faut alors prendre le risque d'aller au dela de la limite du connu.

En tout je répète bien pour eviter tout malentendu : nul est besoin de drogue, je ne pense pas que cela améliore les choses, bien au contraire. Concernant la création des années 70 il vaut mieux etre précis, d'ailleurs à ma connaissances tous les artiste qui ont usés et abusés des drogues en sont revenus en trouvant que le chemin était inutil (sinon ils sont morts).

A la limite de la mort....tu vas loin là. J'ai toujours un peu peur de la limite avec la mort, je ne sais pas où elle commence, donc j'evite de m'en rapprocher.

Merci de ton questionnement, je n'avais pas vu mon com sous cet angle. Ce que c'est que le regard des autres tout de même.
 02/12/07 à 18h09
vidépleins
fricotte toujours avec le borderline ? La prise de risques, les expérimentations, la recherche de tout ce qu'on peut trouver au fond de soi, de façon naturelle ou artificielle ? !?

La limite serait elle juste avant la mort ? Maitrise ou pas maitrise ? Se lacher et s'arreter ?

Tu poses là de façon sous jacentes toutes sortes d'autres questions !
 02/12/07 à 18h02
ne te feras insulter par personne
 02/12/07 à 17h43
pas envie de me refaire agresser et à molitié insulter.
Bienvenue POLA-X, lis le com si tu veux, j'en suis content.
sans savoir pourquoi, je vais éviter de faire une quelconque remarque sur ce com'.

en même temps j'ai pas lu, ça aide.
Envie de répondre :

Pour ce qui est de la drogue, message, reçu compris et vécu (différement j'ai perdu - de pote mais j'ai quand meme mis un paquet trop de temps à retrouver le sol). Tout à fait d'ac avec toi les artistes ont un certaine responsabilité et nous aussi en ecrivant ici. C pour cela que je parle assez rarement des drogues (meme si j'y fait allusion parfois, c une partie de mon vecu et ne peut le nier) car il y a des moments merveilleux (LSD entre autre) mais que l'on paie trop trop trop cher et surtout que l'on peut vivre et atteindre différement avec beaucoup de patience et de travail (meme si l'intensité en sera différente). La drogue c un piège à con qui permet d'accéder immédiatement à certains etat de conscient (à part certains état maladif physique profond de douleur je ne la conseillerai à personne). J'evite donc d'en parler car c un débat trop long et important et surtout ne pas faire croire aux gens sans éxpérience (souvent les jeunes qui y sont confronté massivement avec l'exta sheet et otre..) que c un plaisir intéressant, je réinsiste au risque d'etre moralisateur : c nul,inuitle et du temps de perdu et ca détruit en tuant ou ne tuant pas au choix.
Voilà pour ma responsabilité.
Pour la responsabilité de l'artiste : l'artiste est souvent pris aujourd'hui dans un système social et personnel complexe qui a tendance mettre en avant l'exploitation de la souffrance des artiste eux-même. C dommage mais cela fait vivre la société, gagné du fric aussi bien par une connerie partage des amateurs d'art que par le besoin de focaliser et vivre la souffrance qque part. L'artiste elle (ici mais lui en général) n'a pas forcement conscience de tout cela , souvent il est pris lui meme dans un besoin affectif de reconnaisance et si cela marche sur le marché de la musqiue ben il le fait. si l'artiste en a conscience et q'il continue et bien je me permet alors de dire qu'il est irresponsable et il ne m'intéresse pas. Quand on pige cela evidement on a la haine de s'etre fait avoir soit-meme. Je pige. Donc méfiance des clichés facile à 2 balles que nous fournissent tous les marchands d'art.
Pour finir avec ton intervention sur la drogue, je constate aussi qu'il est curieux de s'apercevoir qu'il y a 30 ou 40 ans on prenait des drogues pour expérimenter et ouvrir des portes, alors qu'aujourd'hui c de + en + une consommation ludqiue. Inquiétant, très inquiétant.

Pour revenir à Patty, j'ai bien aime ton approhe vis à vis du sexe et de la position féminine. Evidement en tant qu'homme, je n'ai pas fouillé autant cet aspect. Patti à amener une attitude intéressante à ce nivo (merci de ton témoignage à ce sujet cela fait avancer la réflection), on retrouve cela aussi + tard chez les punks (dont elle est au départ aussi) ou les femmes et les hommes se fagotait le + laid possible afin de ne pas rentrer dans des conventions classique des relations homme.femme.

L'intor de r'n'roll Niger : un bijoux de tension qui monte jusqu'à l'explosion des premiers accord. Cela m'a toujours impréssioné et j'ai toujours aimé, cela me donne la peche et la joie. Curieux : sur une version trouvée sur le net l'enchainement est coupé en deux mp3 d'abord la monter parler puis ensuite la partie musicalement, c nul cela envlève tout l'aboutissement de la montée.
Dommage pour moi mais je pige mal l'anglais. mais je m'y met, j'en ai besoin pour mon job, donc je vais lier l'utile à l'agréable....

Hélas je ne l'ai pas vu en concert.

Merci Vero38
(oeuf corse)
 02/12/07 à 15h08
Merci Jms64 pour ton comm, dont j'ai bien aimé certains passages. Pour info, Babel est une réédition de son 1er recueil de poèmes publié en France (enfin, je crois...l'ayant lu en 1979, certains mis en chansons comme Piss factory et puis la fameuse intro de Rock'Roll nigger sur Easter: "I haven't fuck...). Il y en a d'autres qui sont parus depuis encore plus aboutis. Si tu maîtrises un peu l'anglais et si tu souhaites les lire, essaie de te les procurer en VO. Il y a aussi un magnifique ouvrage, hommage au photographe avec qui elle a partagé sa vie quand elle a déboulé à NY, Robert Mapplethorpe.
Je suis une vraie fan de Patti Smith, découverte à l'adolescence, elle m' a d'abord réconciliée avec mon identité de femme en devenir, j'étais une ado. maigre et androgyne comme elle, n'aimant pas trop les fringues dites "féminines" et pourtant ne voulant absolument pas ressembler à une hommasse, je me cherchais quoi ! Elle, elle en a rien à foutre des conventions, de son look, c'est rare chez les stars (même si elle le cultive quand même un peu forcément), pour elle l'identité sexuelle n'a rien à voir avec le travail d'artiste : “As far as I'm concerned, being any gender is a drag.”. Et dans certaines chansons, elle parle comme si elle était un mac qui va se faire une joile gonzesse, adossée à un parcmètre (cf. gloria)... mais il y a divers degrés d'écoute aussi et ce morceau est une reprise. Bref.
Puisque tu abordes le sujet de la relation des artistes de cette époque avec la came, une chose qui me chagrine toujours cependant, elle s'est défendue, dans pas mal d'interviews, d'avoir prôné l'usage de la drogue, elle en a pris dit-elle vers 21-22 ans mais pour elle, ça appartenait au domaine du privé. L'époque faisait, de toute façons, que tout le monde en prenait (et effectivement, il y avait une sorte de recherche, d'exploration qui, il me semble, a disparu aujourd'hui chez ceux, et ils sont encore nombreux chez les jeunes, à y goûter). Pourtant, quelques chansons y font clairement allusion, moins que chez Lou Reed mais quand même (cf. par exemple, Dancing barefoot, "some strange music draws me in, makes me come on like some heroïn" et ce n'est pas anodin quand on est une artiste et qu'on s'adresse à un public jeune, près à tous les excès. J'avais 18 ans quand je l'ai vue la 1re fois en concert, dans les toilettes, ça se piquait à tour de bras, malgré le contrôle musclé des flics à l'entrée du concert, J'avais 18 ans, j'étais révoltée et vivais en communauté avec des potes tout aussi paumés, nous vénérions Jim Morisson, Janis Joplin, Lou Reed puis Marianne Faithfull et n'espérions pas vivre au-delà de 25 ans. Nous avons donc pris toutes sortes de drogues, LSD, opium et surtout héroïne. Seulement voilà, nous sommes allés trop loin, la plupart de mes potes en sont morts et moi, j'ai mis plus de 10 ans à me sortir d'une dépendance à ce produit qui a duré tout autant. J'en paie encore le prix côté santé aujourd'hui et ne suis pas à l'abri d'une rechute tant ce produit m'a longtemps fascinée (heureusement pour moi, on n'en trouvait plus ou alors de la vraie merde fin des années 80, début 90). Donc, je pense qu'en tant qu'artiste, on a une responsabilité (elle avait plus de 30 ans quand elle s'est fait connaître en France, ce n'était plus une teenager !). Comme elle, je ne regrette rien de ma jeunesse mais je ressens toujours une forme de culpabilité d'avoir survécu alors que des êtres que j'aimais énormément y ont laissé leur peau.
(je trouve quand même que _radio ethiopia_ a très mal vieilli...)

patti smith a sorti, après la mort de son mari, un album sublime intitulé _gone again_ (« gone » dans le sens de « mourir », comme on dit « partir » en français).

elle n'a pas perdu que son mari, mais aussi son pianiste, son photographe (et ex-compagnon, je crois), son frère, son pote jeff buckley (choriste dans la chanson « southern cross » au rythme envoûtant), puis sa mère...
J'ai pas poussé aussi loin la connaissance de son monde.
Musicalement je suis beaucoup plus fan de ces 4ier album que les autres (horses, radio ethiopa, easter et Wawe), plus brut et jeune à mon gout. Mais rentrant dans une époque plus réflexive je commence à trouver du plaisir à plus de maturité, je reviendrais donc sur ces oeuvres plus récentes au moment opportun pour voir et entendre. Je pense que son vécu : perte de son compagnon de route et education de ses enfants l'ont fait murir sur son attitude.

Je connais l'album live d'horses (solution du prix=le net), très bon album, je ne connaissais pas sa version de "my génération", j'aime; ainsi que les autres interprétation de ces morceaux. Comme tout groupe musicale que j'aime j'ai le plaisir d'entendre que leur concert ne sont pas la copie conforme du disque.

Stardesisi : content que tu apprécie ma vision de la musique, de toute manière elle est comme cela et cela est toujours plaisant et rassurant de savoir qu'elle est partagée positivement.

Merci vero du plaisir que tu as eu à le lire. J'en ai aussi eu à l'écrire.
 02/12/07 à 14h38
1. patti smith est une grande fan de burroughs, dont l'univers est rempli de drogue.

la compilation _land_ propose d'ailleurs une magnifique photo de smith avec burroughs. le cliché a été pris par un certain... allen ginsberg.

2. la poésie de patti smith, telle qu'elle s'exprime dans ses textes lus ou chantés, est une poésie de la voix autant que de l'intellect. une poésie de la scansion. je doute qu'une traduction puisse en rendre compte autant que l'original.
un bon exemple de ce que je viens de dire : la chanson « easter » sur l'album éponyme.

3. la plume de patti smith s'est faite beaucoup plus polémiste depuis les années 2000. par exemple dans l'album _gung ho_ et surtout dans l'album _trampin'_.

écoute par exemple « strange messengers » dans _gung ho_. chanson a priori très quelconque si tu te contentes de lire le livret du cd. sauf qu'à un moment, les paroles chantées n'ont plus rien à voir avec ce qui est écrit : et là, le texte « officiel » cède la place à une vitupération d'une extrême virulence.

4a. pour terminer, deux recommandations.
l'album _twelve_, douzième album de patti pour autant de reprises. la première moitié est insipide. puis vient la seconde moitié de l'album, qui à elle seule en justifie l'achat.

4b. mieux encore : l'ultime version (legacy edition) de l'album _horses_, avec une première galette contenant l'édition remastérisée de l'album, puis une seconde galette proposant tout l'album dans un live capté en 2005. un live exceptionnel, à tous points de vue.
le seul inconvénient, c'est que le double-cd est beaucoup trop cher.
délicieux à lire, comme un bababel au rhum
joli comm.