Ces années où le mulet était réservé à l'élite des campeurs von das Rhur et où le 3 pièces cheveux gras-lithium-doc martens emballaient le coeur des nymphettes ne sont plus qu'un rai de lumière du sémaphore frivole. 90's rest in peace....
Backwater n'est ni le smell like teen spirit ni le "la la la la....I wrote her off...", stimuli du TOC des quasi trentenaires " oh.....tu te rappelles, c'était bon ça"; non, Backwater serait plutôt une bande originale, le générique d'une rétrospective en 16mm sur l'adolescence, la sienne et celle de sa génération...Celle où les bouteilles de punch toute préparées à 15 FRF faisaient vomir fluo, où chaque nouveau livre était le feu de Prométhée, la philo définitivement plus compréhensible avec un taux de THC élevé...
Les fins d'années se suivaient avec leurs lots de promesses estivales mais on savait que l'année d'après on foulerait la même cour toujours pleine de chewing-gum, on mangerait la même cantine tenue par un chef de plus en plus atteint, on verrait les mêmes profs maniaco-gaucho-dépressif...Rien ne changeait sauf nous peut être....
Backwater, c’est un peu ma comptine à moi….celle que je fredonne quand ma gueule dure plus d’une journée ou quand je dois remplir ce caddie en naviguant entre ces chapeaux et ces parapluies…J’ai hâte revoir tout ceux qui peuplent cet univers, que seule une belle occasion permet de réunir à nouveau. Il n’y aura ni de « bzzzz » impromptu, ni « je suis crevé ce soir », non juste un « oui » qui sonnera comme le carillon, le glas ou le tocsin. A nos souvenirs anciens viendra se glisser le ton péremptoire de notre toute fraîche assurance. La mariée sera belle et nos corps ivres entonneront ces chants dont Backwater fera peut-être parti. Puis chacun reprendra sa route en promettant de s’appeler tout en disant « Putain ! Lundi ça va être dur », le présent reprendra le dessus, jusqu’au prochain « oui ».
Backwater n'est ni le smell like teen spirit ni le "la la la la....I wrote her off...", stimuli du TOC des quasi trentenaires " oh.....tu te rappelles, c'était bon ça"; non, Backwater serait plutôt une bande originale, le générique d'une rétrospective en 16mm sur l'adolescence, la sienne et celle de sa génération...Celle où les bouteilles de punch toute préparées à 15 FRF faisaient vomir fluo, où chaque nouveau livre était le feu de Prométhée, la philo définitivement plus compréhensible avec un taux de THC élevé...
Les fins d'années se suivaient avec leurs lots de promesses estivales mais on savait que l'année d'après on foulerait la même cour toujours pleine de chewing-gum, on mangerait la même cantine tenue par un chef de plus en plus atteint, on verrait les mêmes profs maniaco-gaucho-dépressif...Rien ne changeait sauf nous peut être....
Backwater, c’est un peu ma comptine à moi….celle que je fredonne quand ma gueule dure plus d’une journée ou quand je dois remplir ce caddie en naviguant entre ces chapeaux et ces parapluies…J’ai hâte revoir tout ceux qui peuplent cet univers, que seule une belle occasion permet de réunir à nouveau. Il n’y aura ni de « bzzzz » impromptu, ni « je suis crevé ce soir », non juste un « oui » qui sonnera comme le carillon, le glas ou le tocsin. A nos souvenirs anciens viendra se glisser le ton péremptoire de notre toute fraîche assurance. La mariée sera belle et nos corps ivres entonneront ces chants dont Backwater fera peut-être parti. Puis chacun reprendra sa route en promettant de s’appeler tout en disant « Putain ! Lundi ça va être dur », le présent reprendra le dessus, jusqu’au prochain « oui ».
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feuch
publié le 26 avril 08