Au départ ils étaient quatre... Et ils sont restés quatre : Peter Murphy (chant), Daniel Ash (guitare et sax), David J (guitare basse) et Kevin Haskins (batterie). Qu'ont donc fait ces énergumènes anglais ? Ils ont tout simplement créé le premier groupe dit "gothique" de l'histoire du rock.
Et franchement, il fallait oser sortir en 1979 comme premier single "Bela Lugosi's dead", morceau de 9 min 40 environ, consacré donc à cet acteur hongrois Bela Lugosi qui fut un des premiers à jouer le rôle de Dracula au cinéma. Ce dernier était mort à moitié dingue, dormant dans un cercueil, rattrapé par son rôle. Bauhaus fit tout un délire bruitiste (grincements, échos bizarres, feedback de guitare...) pour accompagner la voix grave et quasiment d'outre-tombe de Peter Murphy. Le morceau pousse la folie de Bela Lugosi un peu plus loin : Bela Lugosi est devenu selon la chanson un non-mort, un mort vivant (undead undead undead...)
On pourrait disséquer toute l'oeuvre de Bauhaus pendant des heures, mais cela ne sera pas ici mon propos. On y trouvera quelques trucs glauques furieusement "gothiques" (Stigmata martyr, Dark Entries ou In the night), mais aussi du sautillant (In fear of fear, Kick in the eye), quelques délires surréalistes (Exquisite corpse, littéralement cadavre exquis musical où chaque membre du groupe a fait une partie).
Mais voila : je pense que la démarche et même la philosophie de Bauhaus sont rarement compris, même par ceux qui se disent fervents fans. Vous savez, ces gens qui se déguisent le teint pâle (même en y rajoutant du fond de teint blanc), les lèvres rouges ou noires, les bagouzes gothiques, les yeux outrageusement maquillés, tout l'accoutrement noir qui va avec... Ca m'a sauté à la figure quand nous, un ami et moi, avons vu l'assistance du concert à la Mutualité (Paris) en 1998 (Bauhaus s'était reformé après une séparation de 15 ans). Tous ces zigotos proches du ridicule nous ont fait intérieurement bien rire. Parce que Bauhaus, c'est avant tout du théâtre, un jeu de rôles théâtral au premier sens du terme, qu'il convient d'aborder avec le même humour 2e degré qui caractérise au moins un film où Bela Lugosi joua (mais je me souviens plus du titre). Il suffit de comprendre un peu les paroles de Spirit, la chanson de cloture de toute cette tournée, hymne à la scène, aux planches, bref à tout ce qu'il y a de théâtral. Les membres de Bauhaus, pas rancuniers sur la mécompréhension de leur démarche, y entonnent à plusieurs reprises et à choeur joie : "We love our audience" (Nous aimons notre public)
Et franchement, il fallait oser sortir en 1979 comme premier single "Bela Lugosi's dead", morceau de 9 min 40 environ, consacré donc à cet acteur hongrois Bela Lugosi qui fut un des premiers à jouer le rôle de Dracula au cinéma. Ce dernier était mort à moitié dingue, dormant dans un cercueil, rattrapé par son rôle. Bauhaus fit tout un délire bruitiste (grincements, échos bizarres, feedback de guitare...) pour accompagner la voix grave et quasiment d'outre-tombe de Peter Murphy. Le morceau pousse la folie de Bela Lugosi un peu plus loin : Bela Lugosi est devenu selon la chanson un non-mort, un mort vivant (undead undead undead...)
On pourrait disséquer toute l'oeuvre de Bauhaus pendant des heures, mais cela ne sera pas ici mon propos. On y trouvera quelques trucs glauques furieusement "gothiques" (Stigmata martyr, Dark Entries ou In the night), mais aussi du sautillant (In fear of fear, Kick in the eye), quelques délires surréalistes (Exquisite corpse, littéralement cadavre exquis musical où chaque membre du groupe a fait une partie).
Mais voila : je pense que la démarche et même la philosophie de Bauhaus sont rarement compris, même par ceux qui se disent fervents fans. Vous savez, ces gens qui se déguisent le teint pâle (même en y rajoutant du fond de teint blanc), les lèvres rouges ou noires, les bagouzes gothiques, les yeux outrageusement maquillés, tout l'accoutrement noir qui va avec... Ca m'a sauté à la figure quand nous, un ami et moi, avons vu l'assistance du concert à la Mutualité (Paris) en 1998 (Bauhaus s'était reformé après une séparation de 15 ans). Tous ces zigotos proches du ridicule nous ont fait intérieurement bien rire. Parce que Bauhaus, c'est avant tout du théâtre, un jeu de rôles théâtral au premier sens du terme, qu'il convient d'aborder avec le même humour 2e degré qui caractérise au moins un film où Bela Lugosi joua (mais je me souviens plus du titre). Il suffit de comprendre un peu les paroles de Spirit, la chanson de cloture de toute cette tournée, hymne à la scène, aux planches, bref à tout ce qu'il y a de théâtral. Les membres de Bauhaus, pas rancuniers sur la mécompréhension de leur démarche, y entonnent à plusieurs reprises et à choeur joie : "We love our audience" (Nous aimons notre public)
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@ Tigrougrou : Le mieux est de te référer au livret du double cd live "gotham" (resurrection tour) qui contient un com (anglais) sur le concert de paris mutualité 1998 et d'autres. je peux traduire stu veux ou même en faire un autre mais ça remonte à presque 9 ans :
15/09/07 à 15h05
"in the flat field", "burning from the inside",.. un petit pan de ma vie estudiantine. Hmmm.. 
il y a Daniel Ash.
Même effet lors d'un concert de Clan of Xymoxà la loco en 2001. Je savais à quoi m'attendre avec le look gothique, mais mon collègue que j'avais entraîné là-bas.
Même effet lors d'un concert de Clan of Xymoxà la loco en 2001. Je savais à quoi m'attendre avec le look gothique, mais mon collègue que j'avais entraîné là-bas.
mythique à mes yeux, enfin dans les lèvres de ceux qui m'en parlaient il y a déjà longtemps, on n'oublie pas...



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Excorbac2
publié le 14 sept. 07