C'est juste quand on se demande en fan nostalgique ce que sont devenues certaines stars de nos platines qu'elles ressurgissent du noir d'outre-vinyl, pour se rappeler à notre bon souvenir. Faut pas les enterrer trop vite !
Siouxsie Sioux ne faillit pas à la règle. Et là en terme de noir vinyl, il y a pas que ses disques qui m'ont fait tourné la tête dans les années 80 quand on parle de la reine Siouxsie. Pour le commun des mortels, Siouxsie est l'icône post-punk (uk) voir punk (uk) tout court. (punk (uk) à ne pas confondre avec le punk (us)). La carrière de Siouxsie a commencé à la fin des années 70, dans les membres du Broomley Contingent (groupe de fans des Sex Pistols). De cette époque le fan pourra (dans les photos de cette époque) se rappeler que Siouxsie se montrait volontiers poitrine nue et portant des brassards avec un svastika inversé. Il me semble même qu'un certain Sid Vicious fur le premier batteur de Siouxsie and the Banshees, mais je n'en mettrai pas la main au feu. Comme on le voit, elle n'a pas toujours fait dans la dentelle, Janet the Old Witch (Janet de son vrai prénom, la vieille sorcière), méchamment surnommée ainsi par son compatriote empâté Robert Smith (il ne s'est pas regardé). Siouxsie refait surface à l'instar de ses collègues de Bauhaus (voir un de mes comm précédents).
Même non accompagnée des Banshees (contrairement à la classification de l'album sur ce site), Siouxsie revient en force, comme elle le chante de sa voix incomparable, assez basse pour une femme, dans "Into a swan", morceau très singlesque (néologisme pour dire qu'un morceau fait ou pourra faire un bon single) qui débute l'album : "I feel a force I never felt before...". Enfin, si tout ça est pour se réincarner dans un cygne (c'est un peu la "chute" du morceau), on se demande si ce n'est pas son chant qui annonce déjà la fin de la carrière de la diva gothique.
Siouxsie n'aime pas ce rapport indéboulonable au gothique telles que des générations de fans l'ont étiquetée. Elle essaie de casser cette image, comme en témoignent les papillons multicolores de la pochette. Hey mais quand on a chanté des trucs aussi délicieusement glauques et malsains que Night Shift (où il est plus ou moins explicitement question de nécrophilie) et Voodoo-dolly (tous les deux sur l'album -ou devrais-je dire le grimoire ?!- Ju-Ju), qu'il fallait se lever tôt pour trouver une photo d'elle où elle montrait son sourire (qu'elle a toujours très charmant d'ailleurs -j'ai vu quelques photos récentes parci parla), on lui souhaite bien du courage...
About to happen, le morceau qui suit est aussi très singlesque, sautillant, dansant tout en restant rock avec de belles grosses guitares à la Garbage (on imagine très bien... mince comment elle s'appelle déjà la chanteuse de Garbage, l'Ecossaise là... Shirley je sais pas quoi ... Manson (l'a fallu que je cherche... si c'est pas une honte!). Donc je disais qu'on imagine très bien Shirley Manson chanter cette chanson, et la précédente d'ailleurs qui sont dans le même style. Mais c'est beaucoup plus chiadé chez Siouxsie questions arrangements et sonorités, et pourtant on ne peut pas dire que Butch Vig (le batteur et prod de Garbage, a produit Nevermind et Siamese Dream, excusez du peu) soit un n00b en la matière.
Je vais pas vous décrire l'album en entier comme ça. Hein ? Vite fait alors, Here Comes That Day fait penser à Cities in Dust (lp Tinderbox) version lente, pas trop dans la musique mais plus dans le thème des paroles. Suit Loveless (aucun rapport avec My Bloody Valentine), que j'aime beaucoup. Siouxsie a finalement rarement chanté des chansons d'amour et celle la est terrible. Puis If it doesn't kill you est un truc plus dépressif, mais magnifique dans le genre ballade orchestrée et bien arrangée. Et si les paroles ne vous tuent pas... One Mile Below est plus du Siouxsie "traditionnel". Les deux suivants sont assez jazzy dans l'esprit, bien que Drone Zone soit le plus swing et Sea of Tranquility bossa-nova lente (si si !). On suit à nouveau la Siouxsie "traditionnelle" ensuite dans They Follow You, mais la gentille Siouxsie... presque un peu variétoche (tout en restant agréable à écouter... t1 je devrais avoir honte d'écrire ça, alors que Siouxsie est dans mes amies sur MySpace). Enfin le dernier, Heaven & Alchemy, pas de bol, est un peu décevant. On dirait le virage pris par Nick Cave version crooner. La ça fait du Siouxsie crooneuse, bien que les paroles soient plus intéressantes qu'on pourrait le croire : comme quoi ma chère Siouxsie termine sur une note d'amour optimiste... pour pêter (peut être pour la dernière fois) cette image gothico-noire dont elle veut se débarasser.
Siouxsie Sioux ne faillit pas à la règle. Et là en terme de noir vinyl, il y a pas que ses disques qui m'ont fait tourné la tête dans les années 80 quand on parle de la reine Siouxsie. Pour le commun des mortels, Siouxsie est l'icône post-punk (uk) voir punk (uk) tout court. (punk (uk) à ne pas confondre avec le punk (us)). La carrière de Siouxsie a commencé à la fin des années 70, dans les membres du Broomley Contingent (groupe de fans des Sex Pistols). De cette époque le fan pourra (dans les photos de cette époque) se rappeler que Siouxsie se montrait volontiers poitrine nue et portant des brassards avec un svastika inversé. Il me semble même qu'un certain Sid Vicious fur le premier batteur de Siouxsie and the Banshees, mais je n'en mettrai pas la main au feu. Comme on le voit, elle n'a pas toujours fait dans la dentelle, Janet the Old Witch (Janet de son vrai prénom, la vieille sorcière), méchamment surnommée ainsi par son compatriote empâté Robert Smith (il ne s'est pas regardé). Siouxsie refait surface à l'instar de ses collègues de Bauhaus (voir un de mes comm précédents).
Même non accompagnée des Banshees (contrairement à la classification de l'album sur ce site), Siouxsie revient en force, comme elle le chante de sa voix incomparable, assez basse pour une femme, dans "Into a swan", morceau très singlesque (néologisme pour dire qu'un morceau fait ou pourra faire un bon single) qui débute l'album : "I feel a force I never felt before...". Enfin, si tout ça est pour se réincarner dans un cygne (c'est un peu la "chute" du morceau), on se demande si ce n'est pas son chant qui annonce déjà la fin de la carrière de la diva gothique.
Siouxsie n'aime pas ce rapport indéboulonable au gothique telles que des générations de fans l'ont étiquetée. Elle essaie de casser cette image, comme en témoignent les papillons multicolores de la pochette. Hey mais quand on a chanté des trucs aussi délicieusement glauques et malsains que Night Shift (où il est plus ou moins explicitement question de nécrophilie) et Voodoo-dolly (tous les deux sur l'album -ou devrais-je dire le grimoire ?!- Ju-Ju), qu'il fallait se lever tôt pour trouver une photo d'elle où elle montrait son sourire (qu'elle a toujours très charmant d'ailleurs -j'ai vu quelques photos récentes parci parla), on lui souhaite bien du courage...
About to happen, le morceau qui suit est aussi très singlesque, sautillant, dansant tout en restant rock avec de belles grosses guitares à la Garbage (on imagine très bien... mince comment elle s'appelle déjà la chanteuse de Garbage, l'Ecossaise là... Shirley je sais pas quoi ... Manson (l'a fallu que je cherche... si c'est pas une honte!). Donc je disais qu'on imagine très bien Shirley Manson chanter cette chanson, et la précédente d'ailleurs qui sont dans le même style. Mais c'est beaucoup plus chiadé chez Siouxsie questions arrangements et sonorités, et pourtant on ne peut pas dire que Butch Vig (le batteur et prod de Garbage, a produit Nevermind et Siamese Dream, excusez du peu) soit un n00b en la matière.
Je vais pas vous décrire l'album en entier comme ça. Hein ? Vite fait alors, Here Comes That Day fait penser à Cities in Dust (lp Tinderbox) version lente, pas trop dans la musique mais plus dans le thème des paroles. Suit Loveless (aucun rapport avec My Bloody Valentine), que j'aime beaucoup. Siouxsie a finalement rarement chanté des chansons d'amour et celle la est terrible. Puis If it doesn't kill you est un truc plus dépressif, mais magnifique dans le genre ballade orchestrée et bien arrangée. Et si les paroles ne vous tuent pas... One Mile Below est plus du Siouxsie "traditionnel". Les deux suivants sont assez jazzy dans l'esprit, bien que Drone Zone soit le plus swing et Sea of Tranquility bossa-nova lente (si si !). On suit à nouveau la Siouxsie "traditionnelle" ensuite dans They Follow You, mais la gentille Siouxsie... presque un peu variétoche (tout en restant agréable à écouter... t1 je devrais avoir honte d'écrire ça, alors que Siouxsie est dans mes amies sur MySpace). Enfin le dernier, Heaven & Alchemy, pas de bol, est un peu décevant. On dirait le virage pris par Nick Cave version crooner. La ça fait du Siouxsie crooneuse, bien que les paroles soient plus intéressantes qu'on pourrait le croire : comme quoi ma chère Siouxsie termine sur une note d'amour optimiste... pour pêter (peut être pour la dernière fois) cette image gothico-noire dont elle veut se débarasser.
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tres c o o l Xo°~
Dame Dalion nous a concocté un bel album de variétés (au bon sens du terme). Rien à jeter même si je préfère les six derniers morceaux... Mes préférés : They follow you et heaven and alchemy... Pour le côté Northern soul...
et là je les ai reposés pour qu'ils se reposent eux aussi
@Vinnye: roO je suis flatté lol. merki
@Chamane: tu peux y aller, c'est pas du shoegaze^^ merki
@Hippoc: merki pour les précisions pertinentes (Susan, de son vrai prénom, et pas Janet, bien que R. Smith l'ait appelée ainsi, ça j'en suis sûr)
@Loustique: à ton avis, tu crois que je trouve pas ça bien gothico-noir ? parcoure mes gouts.
@Lougay: Debbie Harry était dans le punk aussi, mais a pris un sacré virage... plutôt commercial, non ?
@Chamane: tu peux y aller, c'est pas du shoegaze^^ merki
@Hippoc: merki pour les précisions pertinentes (Susan, de son vrai prénom, et pas Janet, bien que R. Smith l'ait appelée ainsi, ça j'en suis sûr)
@Loustique: à ton avis, tu crois que je trouve pas ça bien gothico-noir ? parcoure mes gouts.
@Lougay: Debbie Harry était dans le punk aussi, mais a pris un sacré virage... plutôt commercial, non ?
pas post punk, Blondie aussi revient d'outre le noir vynil et toujours aussi platiné de blonde.
j'la préférais un peu plus péchue, la Siouxe...
pas trouvé trop d'trucs de la même époque sur le tube, mais elle avait une énergie assez exhaltante
http://fr.youtube.com/watch?v=PF0OjrFIVWY&feature=related
pas trouvé trop d'trucs de la même époque sur le tube, mais elle avait une énergie assez exhaltante

http://fr.youtube.com/watch?v=PF0OjrFIVWY&feature=related
c'est surtout à excorbac que je pense
mais comme je t'aime je te pardonne 

mais je savais déjà tout ce qu'elle a mis 

Toute d'accord avec ce que tu dis sur les morceaux je suis.
Et pour Sid, tu as raison :
"La naissance chaotique de Siouxsie and the Banshees
Le groupe fut créé en septembre 1976. A cette période, un festival punk réunissant les Sex Pistols, The Clash, les Buzzcocks ou the Damned doit se dérouler dans le 100 club de Londres. Trois jours avant, un groupe se désiste et Susan Ballion et Steve Bailey, qui ne tarderont pas à se renommer en Siouxsie Sioux et Steve Severin, décident de les remplacer. Ils montent donc le groupe en trois jours : Siouxsie se retrouve catapultée au chant, Steve à la basse, Sid Vicious veut jouer de la batterie et ils recrutent un quatrième larron, Marco Perroni, futur membre d’Adam and the Ants, à la guitare. Il faut préciser que, à part le guitariste, aucun d’entre eux n’avait jamais chanté ou touché un instrument de leur vie. Mais ce n’est pas un problème pour eux et c’est d’ailleurs une situation très courante dans le milieu punk. Il ne manque plus que le nom du groupe. Siouxsie s’inspire d’un film d’épouvante avec Vincent Price qu’elle a vu quelques jours auparavant à la télévision, « The Cry of the banshee ». Les banshees sont des fées du folklore gaélique qui présagent la mort par leurs lamentations. Le nom du groupe sera donc Suzy and the Banshees pour ce soir-là, avant que Siouxsie Sioux ne transforme son nom. Le soir du concert, le groupe s’élance sur scène après une répétition de 10 minutes la veille. Leur prestation est pour le moins déroutante : Sid Vicious martèle un rythme primitif, Perroni fait hurler sa guitare et énonce à Steve Severin les cordes qu’il doit pincer sur sa basse, pendant que Siouxsie récite le « Notre père », entrecoupé d’extraits de « Twist and shout » et de « Knockin’ on Heaven’s door ». La performance dure plus de 20 minutes, jusqu’à ce que tout ce petit monde décide brusquement de s’arrêter et de quitter la scène. Le groupe se sépare aussitôt après."
(désolée c'est un peu long pour mettre dans une réac', mais c'est pas inintéressant AMHA)
Et pour Sid, tu as raison :
"La naissance chaotique de Siouxsie and the Banshees
Le groupe fut créé en septembre 1976. A cette période, un festival punk réunissant les Sex Pistols, The Clash, les Buzzcocks ou the Damned doit se dérouler dans le 100 club de Londres. Trois jours avant, un groupe se désiste et Susan Ballion et Steve Bailey, qui ne tarderont pas à se renommer en Siouxsie Sioux et Steve Severin, décident de les remplacer. Ils montent donc le groupe en trois jours : Siouxsie se retrouve catapultée au chant, Steve à la basse, Sid Vicious veut jouer de la batterie et ils recrutent un quatrième larron, Marco Perroni, futur membre d’Adam and the Ants, à la guitare. Il faut préciser que, à part le guitariste, aucun d’entre eux n’avait jamais chanté ou touché un instrument de leur vie. Mais ce n’est pas un problème pour eux et c’est d’ailleurs une situation très courante dans le milieu punk. Il ne manque plus que le nom du groupe. Siouxsie s’inspire d’un film d’épouvante avec Vincent Price qu’elle a vu quelques jours auparavant à la télévision, « The Cry of the banshee ». Les banshees sont des fées du folklore gaélique qui présagent la mort par leurs lamentations. Le nom du groupe sera donc Suzy and the Banshees pour ce soir-là, avant que Siouxsie Sioux ne transforme son nom. Le soir du concert, le groupe s’élance sur scène après une répétition de 10 minutes la veille. Leur prestation est pour le moins déroutante : Sid Vicious martèle un rythme primitif, Perroni fait hurler sa guitare et énonce à Steve Severin les cordes qu’il doit pincer sur sa basse, pendant que Siouxsie récite le « Notre père », entrecoupé d’extraits de « Twist and shout » et de « Knockin’ on Heaven’s door ». La performance dure plus de 20 minutes, jusqu’à ce que tout ce petit monde décide brusquement de s’arrêter et de quitter la scène. Le groupe se sépare aussitôt après."
(désolée c'est un peu long pour mettre dans une réac', mais c'est pas inintéressant AMHA)
merci excorbac
: o )
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Excorbac2
publié le 2 juillet 08