Si Novice fut peut-être le plus grand disque de rock des années 80, si Fantaisie Militaire fut sacré "meilleur album français de ces vingt dernières années" aux Victoires de la Musique 2005, il est fort probable que Bleu Pétrole devienne la page rock la plus exigeante des années 2000, autant sur le plan musical que vocal et acoustique.
Une fois passé l'effet d'électrochoc des premières écoutes qui subjuguent par leur ampleur et leur richesse, plusieurs éléments nouveaux frappent d'emblée.
L'univers moins intérieur de l'interprète ouvre en grand les fenêtres sur toute une histoire aux contours folk-rock et semble se relier, comme le roman Oil d'Upton Sinclair et le film There will be blood dont il est tiré avec la force tellurique de l'interprétation de Daniel Day-Lewis, aux vastes courants souterrains d'une actualité dépassant les frontières hexagonales.
D'instrument inspiré, la voix d'Alain Bashung est devenue instrument de puissance, une puissance mise en avant sculptant l'espace sonore du disque comme le roc devant la falaise. Cette voix-là, en oubliant de faire profil bas et le talk-over laconique, en affirmant sa détermination ou la détermination de sa détresse, retrouve le chant, pose les textes et se pose comme l'interprète majeur de la sensibilité rock rimbaldienne.
Impossible alors de résumer cette voix immense à celle d'un crooner comme le fait Bruno Lesprit dans Le Monde (23-24 mars 2008), ou de réduire l'album à celui d'un folk boueux renouant avec "les grands espaces et les guitares débridées d'Osez Joséphine" (ibid). Bleu Pétrole s'affirme d'emblée comme une pure œuvre d'art, dans la lignée diamantine du poème symphonique Imprudence (2002), si ce n'est par son inspiration, du moins par son exigence hors norme.
Que ce soit sur les proses poétiques de Gaëtan Roussel, chanteur de Louise Attaque, au fil de la plume déliée et ascétique d'un Gérard Manset redécouvert, ou de la traduction enchantée de Suzanne de Leonard Cohen (hélas francisée par Graeme Allwright), Alain Bashung abandonne -à de rares exceptions près- calembours et échos sonores chers à ses paroliers précédents, pour déployer un imaginaire verbal taillé dans l'ellipse, ne s'encombrant plus d'aucune justification.
Produit avec le New Yorkais Mark Plati, Bleu Pétrole impose enfin un univers infiniment complexe et raffiné de country, pop symphonique et chansons épiques où s'enroulent et se déploient les batteries de Shawn Pelton ou Martyn Barker, les basses, guitare acoustique, guitare baryton, cordes multiples, boîte à rythmes et claviers de Mark Plati, la guitare électrique et le banjo d'Arman Méliès, les guitares, boucles, cloches et piano de Gaëtan Roussel, les guitares de Matt Ward, sans oublier l'harmonica de Bashung himself pour honorer les contributions de Gérard Manset : "Comme un Légo", "Je tuerai la pianiste" (co-écrit par Manset, Bashung et Roussel) et "Il voyage en solitaire".
Incomparable à quelque autre album sur le plan acoustique notamment par sa clarté, son relief et sa brillance sonores, Bleu Pétrole ouvre toutes les portes de la perception, sans les moyens adoptés par Aldous Huxley.
Une fois passé l'effet d'électrochoc des premières écoutes qui subjuguent par leur ampleur et leur richesse, plusieurs éléments nouveaux frappent d'emblée.
L'univers moins intérieur de l'interprète ouvre en grand les fenêtres sur toute une histoire aux contours folk-rock et semble se relier, comme le roman Oil d'Upton Sinclair et le film There will be blood dont il est tiré avec la force tellurique de l'interprétation de Daniel Day-Lewis, aux vastes courants souterrains d'une actualité dépassant les frontières hexagonales.
D'instrument inspiré, la voix d'Alain Bashung est devenue instrument de puissance, une puissance mise en avant sculptant l'espace sonore du disque comme le roc devant la falaise. Cette voix-là, en oubliant de faire profil bas et le talk-over laconique, en affirmant sa détermination ou la détermination de sa détresse, retrouve le chant, pose les textes et se pose comme l'interprète majeur de la sensibilité rock rimbaldienne.
Impossible alors de résumer cette voix immense à celle d'un crooner comme le fait Bruno Lesprit dans Le Monde (23-24 mars 2008), ou de réduire l'album à celui d'un folk boueux renouant avec "les grands espaces et les guitares débridées d'Osez Joséphine" (ibid). Bleu Pétrole s'affirme d'emblée comme une pure œuvre d'art, dans la lignée diamantine du poème symphonique Imprudence (2002), si ce n'est par son inspiration, du moins par son exigence hors norme.
Que ce soit sur les proses poétiques de Gaëtan Roussel, chanteur de Louise Attaque, au fil de la plume déliée et ascétique d'un Gérard Manset redécouvert, ou de la traduction enchantée de Suzanne de Leonard Cohen (hélas francisée par Graeme Allwright), Alain Bashung abandonne -à de rares exceptions près- calembours et échos sonores chers à ses paroliers précédents, pour déployer un imaginaire verbal taillé dans l'ellipse, ne s'encombrant plus d'aucune justification.
Produit avec le New Yorkais Mark Plati, Bleu Pétrole impose enfin un univers infiniment complexe et raffiné de country, pop symphonique et chansons épiques où s'enroulent et se déploient les batteries de Shawn Pelton ou Martyn Barker, les basses, guitare acoustique, guitare baryton, cordes multiples, boîte à rythmes et claviers de Mark Plati, la guitare électrique et le banjo d'Arman Méliès, les guitares, boucles, cloches et piano de Gaëtan Roussel, les guitares de Matt Ward, sans oublier l'harmonica de Bashung himself pour honorer les contributions de Gérard Manset : "Comme un Légo", "Je tuerai la pianiste" (co-écrit par Manset, Bashung et Roussel) et "Il voyage en solitaire".
Incomparable à quelque autre album sur le plan acoustique notamment par sa clarté, son relief et sa brillance sonores, Bleu Pétrole ouvre toutes les portes de la perception, sans les moyens adoptés par Aldous Huxley.
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... que le jour où tu pourras enfin aimer Bashung comme il le mérite cera celui où tu auras surmonté cette trahison, si je peux me permettre cette psy de comptoir. Les ruptures amicales peuvent être très douloureuses, généralement il faut apprendre à décoder et savoir à quoi elles font écho (trahison maternelle dans l'enfance ou autre...) Mais je t'en prie, ne reste pas sur cette fâcheuse association avec Bashung.
http://fr.youtube.com/watch?v=4SR_ygICDKE
http://fr.youtube.com/watch?v=4SR_ygICDKE
Pourtant, il ne m'a rien fait.
J'ai du mal à adhérer. Sa musique me rappelle la trahison d'une amie. Elle adorait Bashung. C'est terrible comme on peut lier des choses qui a priori n'ont rien à voir ensemble. Mais mon amie était une vipère. Elle m'a empoisonnée.
J'ai du mal à adhérer. Sa musique me rappelle la trahison d'une amie. Elle adorait Bashung. C'est terrible comme on peut lier des choses qui a priori n'ont rien à voir ensemble. Mais mon amie était une vipère. Elle m'a empoisonnée.
c'est vrai, j'ai bien eu conscience d'être peu légère en superlatifs, je manque de recul je dois dire surtout après un tel effet de souffle...
.
La Nuit Je Mens
.
Jean Fauque/Alain Bashung
.
Alain Bashung/Les Valentins
.
Ce clip
est une libre interpretation
par le realisateur Jacques Audiard
cette superbe musique
est d'Alain Bashung.
Le "GO" du début
ne fait absolument
pas partie de la video.
C'est l'émission
de diffusion
des clips qui commence...
This song
is taken from the album
"Fantaisie Militaire"
wich was reconnized in 2005
in "Les Victoires De La Musique"
as the best french album
from the 20 lasts years.
Video directed
by Jacques Audiard.
The "Go" is NOT
a part of the video
but the beginning
of the TV program.
.
http://www.youtube.com/watch?v=4SR_ygICDKE
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La Nuit Je Mens
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Jean Fauque/Alain Bashung
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Alain Bashung/Les Valentins
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Ce clip
est une libre interpretation
par le realisateur Jacques Audiard
cette superbe musique
est d'Alain Bashung.
Le "GO" du début
ne fait absolument
pas partie de la video.
C'est l'émission
de diffusion
des clips qui commence...
This song
is taken from the album
"Fantaisie Militaire"
wich was reconnized in 2005
in "Les Victoires De La Musique"
as the best french album
from the 20 lasts years.
Video directed
by Jacques Audiard.
The "Go" is NOT
a part of the video
but the beginning
of the TV program.
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http://www.youtube.com/watch?v=4SR_ygICDKE
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Volutes
[ Clip réalisé par Jean-Baptiste Mondino]
.
Alain Bashung
.
http://minilien.com/?jtBfIoznaU
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Volutes
[ Clip réalisé par Jean-Baptiste Mondino]
.
Alain Bashung
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http://minilien.com/?jtBfIoznaU
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Gaetan Roussel of course
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Résidents de la république
[ envoyé il y a 2 semaines par... A. B. himself...
en avant première du nouvel album
d'Alain Bashung "Bleu pétrole",
sortie le 25 mars 2008. ]
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Alain-Bashung
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http://minilien.com/?UFvSPEmiJg
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Résidents de la république
[ envoyé il y a 2 semaines par... A. B. himself...
en avant première du nouvel album
d'Alain Bashung "Bleu pétrole",
sortie le 25 mars 2008. ]
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Alain-Bashung
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http://minilien.com/?UFvSPEmiJg
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Gael Morel, non !
Mais sur la Côte d'Azur, au pays des mimosas, il est tout fané le mimosa, la saison est finie. C'est mieux des bonbons...
ça laisse rêveur !
Enfin, jdcjdr...
Enfin, jdcjdr...
Un bon disque de rock, c'est déjà si rare...

PS : jolie critique à lire sur la page du Monde, bien écrite.

PS : jolie critique à lire sur la page du Monde, bien écrite.
Ah si je savais écrire comme vous pour parler d'un album que j'aime...


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Feuille
publié le 25 mars 08