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catégorie : Non classé
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Je remercie ladymacbeth pour son hommage.

A ma façon je participerai encore aux dossiers de l'écran.

Dans Crash, les protagonistes vivent les stigmates d'une rencontre explosive sinon impromptue et surprenante. Et si c'était l'amour, le coup de foudre....
Et bien non, c'est un fossé...

La douleur est vécue et laisse des marques. Ils ont frolé la mort. le rapport pervers à la voiture est érotisé ( ne cherchons pas bien loin...). On entre dans le paradoxal rapport Eros - Thanatos. La douleur n'est pas que morale. Elle devient physique.

Ce film présente un esthétisme particuliérement inspiré d'une série de cliché d'Helmut Newton avec des modéles en minerve et corsé ( c'était déjà lontemps avant le porno chic, un hommage à von Stroheim?).

L'auteur du roman, Ballard, fut aussi l'auteur d'une autre histoire adaptée au cinéma par Spielberg : l'empire du soleil. Un livre autobiographique. On comprend déjà sa sensibilité à la cruauté du monde, le courage un rien kamikaze né chez l'enfant.
Spielberg rendit bien le chant émouvant de l'enfant presque orphelin lors de cette guerre surpris par la lueur lointaine de la première bombe atomique.
Je pense aussi au marmiton du cuisinier le voleur,... de greenaway (seulement pour le chant comme s'il y avait une relation).

C'est l'instinct destructeur, à fleur de peau, vu, éprouvé, que l'on retrouve là. Temoin et victime de la pente destructrice, le vice d'autrui. la perversion et sa métaphore: le paradigme des deux enfants sous l'escalier, l'un torturant l'autre (en fait un même enfant).

Autre pistes, autres jeux: cronenberg et Existenz.

Le propres d'un chef d'oeuvre: chacun y projette ce qu'il veut y voir. c'est la lanterne magique.
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Rédacteur
 27/08/05 à 07h47
ladymacbeth
Ah le marmiton du Cuisinier.. le castra castré... un ravissement.
En outre, l'un de mes films cultes, extraordinaire sous tous les angles...

On devrait le commenter aussi, en fait, on devrait commenter tous les Greenaway, on devrait les voir ensemble, puis séparément, "se les injecter par intraveineuses" comme disait mon prof de droit lorsqu'une chose devait être retenue coûte que coûte....

C'est rassurant je trouve ces films. Dire comment les choses sont, comment les gens pensent, c'est dire la vérité. Au moins, on sait à quoi s'en tenir.
Je n'ai jamais compris pourquoi les gens aimaient les films "à l'eau de rose", qui ne sont qu'un amas de mensonges... Moi, ils me dépriment profondément et me terrorisent.

Merci Endymion pour ce commentaire, très bon, qui parle de tout de manière succinte - paroxysme de clarté auquel je n'accède jamais !

Très bonne journée et toute mon amitié
Sarah