"
quitter le boulevard, demain.
une dernière nuit ici, et ce sera tout.
tout me revient désormais : sa première crise de paranoïa, ses maniaqueries, par deux fois, et la paranoïa encore.
puis, comme je n'entrais pas dans le malstrom de ses obsessions, le revers de son discours : le comportement.
le four plein d'une couche de graisse absolument nauséabonde, sa serviette sale roulée en boule sur les miennes, propres, la guerre du pcul, les cadavres de bouteilles dans la cuisine, l'éponge crasseuse flottant dans l'eau de vaisselle.
il cherchait une réaction.
mais non, les vexations de ceux pour lesquels je n'ai aucun lien d'affection ne provoquent rien chez moi, sinon le départ.
il n'y aura pas de crise, il n'y aura pas d'explication, à quoi cela servirait-il?
2 semaines et demie de vie commune et cette évidence : il est fou, mais d'une folie sans charmes.
pour clore l'histoire, j'apprends par hasard, qu'en vérité, il ne paie plus le loyer depuis plus de 4 mois.
il achète du shit, de la bière, du vin.
il voudrait être acteur et écrivain.
il ne fait que réécrire son histoire depuis les 10m2 de sa chambre et joue, pour ceux qui l'approchent, une mauvaise série que j'ai à peine suivie tant elle me faisait bailler.
il faudrait écrire cette histoire, parler du couloir sombre aux deux portes closes, la lumière lunaire dans la cuisine lorsque les voisins préparent à dîner. et dans la distance, faire glisser sa folie au point d'un bain de sang.
et un bain de sang, non pas parce qu'il est dangereux, seulement pour donner un peu de piment à cette histoire qui en fin de compte, est tout à fait ridicule.
je me souviens de Cédric au lycée, il se racontait, lui aussi qu'il était artiste, photographe. mais à l'université, confronté à la difficulté des études, en face de la vérité de ce qui est aussi un travail, il avait abandonné au bout de 3 mois.
je me souviens que, comme mon colocataire, comme des dizaines de parisiens rêvant de devenir, il parlait d'inspiration sans connaître l'inspiratio, dans ce dédouanement de feignant qui ne cherche qu'à se construire une image valorisée de lui-même.
ceux que j'appelle, avec le plus profond mépris, les "artistes macramé".
les mosaïstes du dimanche faisant des tables de jardin à l'effigie de Bouddha, les musiciens au 4/5ème mixant dans leur chambre des soupes soporifiques sans connaître 2 notes, les plasticiens du mercredi après-midi refaisant indéfiniment du sous Warhol par la magie de photoshop et les pires : les écrivains aux terrasses des cafés qui pissent des paragraphes d'autofiction à la manière de, arguant la fausse complexité d'un texte pour des lecteurs éclairés, alors qu'eux-mêmes ne sont qu'à ressasser des figures bancales.
cette lie que draine la capitale, des incultes égocentriques qui pensent avoir été touchés par la grâce de ce qu'ils appellent le talent et qui sont si prompts à se dire artistes dès qu'ils se présentent.
sur le site, je retrouve l'annonce de mon colocataire où j'avais surtout lu le descriptif des commodités : "Salut, je m'appelle H. je suis un peu artiste" est sa phrase d'accroche.
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quitter le boulevard, demain.
une dernière nuit ici, et ce sera tout.
tout me revient désormais : sa première crise de paranoïa, ses maniaqueries, par deux fois, et la paranoïa encore.
puis, comme je n'entrais pas dans le malstrom de ses obsessions, le revers de son discours : le comportement.
le four plein d'une couche de graisse absolument nauséabonde, sa serviette sale roulée en boule sur les miennes, propres, la guerre du pcul, les cadavres de bouteilles dans la cuisine, l'éponge crasseuse flottant dans l'eau de vaisselle.
il cherchait une réaction.
mais non, les vexations de ceux pour lesquels je n'ai aucun lien d'affection ne provoquent rien chez moi, sinon le départ.
il n'y aura pas de crise, il n'y aura pas d'explication, à quoi cela servirait-il?
2 semaines et demie de vie commune et cette évidence : il est fou, mais d'une folie sans charmes.
pour clore l'histoire, j'apprends par hasard, qu'en vérité, il ne paie plus le loyer depuis plus de 4 mois.
il achète du shit, de la bière, du vin.
il voudrait être acteur et écrivain.
il ne fait que réécrire son histoire depuis les 10m2 de sa chambre et joue, pour ceux qui l'approchent, une mauvaise série que j'ai à peine suivie tant elle me faisait bailler.
il faudrait écrire cette histoire, parler du couloir sombre aux deux portes closes, la lumière lunaire dans la cuisine lorsque les voisins préparent à dîner. et dans la distance, faire glisser sa folie au point d'un bain de sang.
et un bain de sang, non pas parce qu'il est dangereux, seulement pour donner un peu de piment à cette histoire qui en fin de compte, est tout à fait ridicule.
je me souviens de Cédric au lycée, il se racontait, lui aussi qu'il était artiste, photographe. mais à l'université, confronté à la difficulté des études, en face de la vérité de ce qui est aussi un travail, il avait abandonné au bout de 3 mois.
je me souviens que, comme mon colocataire, comme des dizaines de parisiens rêvant de devenir, il parlait d'inspiration sans connaître l'inspiratio, dans ce dédouanement de feignant qui ne cherche qu'à se construire une image valorisée de lui-même.
ceux que j'appelle, avec le plus profond mépris, les "artistes macramé".
les mosaïstes du dimanche faisant des tables de jardin à l'effigie de Bouddha, les musiciens au 4/5ème mixant dans leur chambre des soupes soporifiques sans connaître 2 notes, les plasticiens du mercredi après-midi refaisant indéfiniment du sous Warhol par la magie de photoshop et les pires : les écrivains aux terrasses des cafés qui pissent des paragraphes d'autofiction à la manière de, arguant la fausse complexité d'un texte pour des lecteurs éclairés, alors qu'eux-mêmes ne sont qu'à ressasser des figures bancales.
cette lie que draine la capitale, des incultes égocentriques qui pensent avoir été touchés par la grâce de ce qu'ils appellent le talent et qui sont si prompts à se dire artistes dès qu'ils se présentent.
sur le site, je retrouve l'annonce de mon colocataire où j'avais surtout lu le descriptif des commodités : "Salut, je m'appelle H. je suis un peu artiste" est sa phrase d'accroche.
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ils sont attachants.
Bon je ne savais plus quoi lire dans le métro, merci.
revenir à son ancien métier.
colocation, chat mort, maman et acides, ça finit souvent par un bad trip.
qui a entre autres déterré son chat mort depuis 6 mois pour l'emmener avec elle ; qui l'a malheureusement oublié pendant un mois dans un vieux pot de peinture en plein soleil de juillet ; qui l'a finalement reversé (oui parce que c'était quand même bien liquide) dans le jardin au même endroit parce que sa mère voulait pas faire la route avec le chat en bouteille à l'arrière de la voiture.
C'est sympa la colocation.
C'est sympa la colocation.
Barb', j'ai eu un jour une discussion avec un pseudo DJ à un arrêt de bus à Rennes, à se pisser au froc. en effet, il ne valait pas mieux que celui-ci. mais comme les villes de province ont moins d'habitants que Paris, je les repère moins.
Stare', en vérité, seul mon chat me convient tout à fait ! mais je peux m'accommoder de certains humains, quoi qu'ils soient, n'importe, tant qu'ils s'y regardent en face.
Berz', tu peux les mettre dans ton cul !
(bon d'acc' je déconne !)
Stare', en vérité, seul mon chat me convient tout à fait ! mais je peux m'accommoder de certains humains, quoi qu'ils soient, n'importe, tant qu'ils s'y regardent en face.
Berz', tu peux les mettre dans ton cul !
(bon d'acc' je déconne !)
Je voulais te demander ce que je devais faire des clefs de la boîte aux lettres?
s'il n'y avait ces mots.
Mais dis-moi, est-ce qu'un cotard-cravate, un ingénieur ou un enseignant rivé à la tâche te diraient?
Mais dis-moi, est-ce qu'un cotard-cravate, un ingénieur ou un enseignant rivé à la tâche te diraient?
et ô mère, je voudrais qu'elles fissent plus mal au cul
même à celui qui ne se torche, ni ne nique (pardon)
au point qu'il dépense pas un tout petit écu.
même à celui qui ne se torche, ni ne nique (pardon)
au point qu'il dépense pas un tout petit écu.
mais je te sens très en forme Aug'
quel trublion !
si ça pouvait pirouetter tout le temps comme ça sur Patate Courge Carotte, je serais enchantée !
quel trublion !
si ça pouvait pirouetter tout le temps comme ça sur Patate Courge Carotte, je serais enchantée !
merci Kawaak !
pour 13h33.
-- º-º --, je sais bien que j'aurai mille occases de me rattraper !
Loopy, voilà, c'est malin, une blague en appelle une autre.
pour la peine, je me mets dans la peau de l'autiste !
(non, j'ai rien contre les autistes)
-- º-º --, je sais bien que j'aurai mille occases de me rattraper !
Loopy, voilà, c'est malin, une blague en appelle une autre.
pour la peine, je me mets dans la peau de l'autiste !
(non, j'ai rien contre les autistes)
-salut moi c'est Buvard
tu sais pas où sont les toilettes par hasard
- là ,tu suis l'entée des artistes, au fond du couloir
-oh merde , j'ai pissé dans mon froc !
tu sais pas où sont les toilettes par hasard
- là ,tu suis l'entée des artistes, au fond du couloir
-oh merde , j'ai pissé dans mon froc !

Peut-être n'est-ce pas pour rien qu'il n'y a qu'une lettre de différence, hein ?

pour le reste, "courage, fuyons !"


merde Loopy, extra !
je regrette de ne pas y avoir pensé.
je regrette de ne pas y avoir pensé.
"salut, je m'appelle machin, je suis un peu autiste" !
je me suis vachement retenue de pas faire de blague de charnier (mille pardons)
c'est mignon.
entre partir et venir, je sais que c'est une bonne décision.
entre partir et venir, je sais que c'est une bonne décision.
de venir.
Cela dit je reconnais que le four était absolument dégueulasse.
(de partir
)
)


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publié le 3 oct. 08