Présentation de l'éditeur :
Nadia, la narratrice, est institutrice à Bordeaux dans la même école que son mari, Ange. Ils vivent leur profession comme un apostolat et en tirent une authentique félicité.
Mais depuis quelque temps le couple est l'objet d'une vindicte générale, harcelante et inexplicable. Personne ne les regarde plus en face, personne n'accepte d'entendre le son de leurs voix, les enfants ont peur d'eux...
Nadia tente de comprendre la nature du complot qui la broie, tandis qu'un brouillard épais ensevelit Bordeaux. Quelle faute a-t-elle commise, qui justifierait ses malheurs? Pourquoi son fils s'est-il éloigné d'elle? Ange est-il vraiment son allié dans l'épreuve? Et qui est ce voisin qui les accable de propos lénifiants, ce Noget qu'ils avaient toujours méprisé et qui s'impose peu à peu comme leur protecteur tout-puissant?
Le nouveau roman de Marie NDiaye baigne dans une clarté crépusculaire. L'écriture étonne encore une fois par sa précision, sa retenue, sa profonde singularité. La douceur constante du ton, le caractère familier des épisodes qui se succèdent, l'enchaînement implacable et comme naturel des malheurs qui frappent la narratrice, mais aussi les fréquentes pointes d'humour et la cocasserie des situations plongent le lecteur dans le ravissement inquiet que font naître les contes.
De Marie N'DIAYE, j'avais vu la bonne interprétation théâtrale de " Hilda " avec Zabou Breitman et lu ce texte. Le ton cynique m'avait bien plu.
Pour ce roman, j'ai d'abord aimé son habileté à mêler le réel et l'irréel.
On a vraiment l'impression d'être en pleine histoire de Kafka avec une touche de Beckett.
En fait, elle nous montre qu'une vie, en apparence tranquille, peut complètement se dérégler.
Le problème est que l'on suit l'histoire car on a envie de savoir pourquoi le couple est tant haï et au final, elle ne le dévoile pas.
Elle s'attache plutôt à nous montrer le cheminement de cette haine dans leurs esprits et les réactions qui en découlent.
C'est intéressant, mais super frustrant.
Du coup, toute cette étrangeté, sans véritable chute, me semble un peu trop pesante et brumeuse.
Et vous ? Qu'en avez-vous pensé ?
Nadia, la narratrice, est institutrice à Bordeaux dans la même école que son mari, Ange. Ils vivent leur profession comme un apostolat et en tirent une authentique félicité.
Mais depuis quelque temps le couple est l'objet d'une vindicte générale, harcelante et inexplicable. Personne ne les regarde plus en face, personne n'accepte d'entendre le son de leurs voix, les enfants ont peur d'eux...
Nadia tente de comprendre la nature du complot qui la broie, tandis qu'un brouillard épais ensevelit Bordeaux. Quelle faute a-t-elle commise, qui justifierait ses malheurs? Pourquoi son fils s'est-il éloigné d'elle? Ange est-il vraiment son allié dans l'épreuve? Et qui est ce voisin qui les accable de propos lénifiants, ce Noget qu'ils avaient toujours méprisé et qui s'impose peu à peu comme leur protecteur tout-puissant?
Le nouveau roman de Marie NDiaye baigne dans une clarté crépusculaire. L'écriture étonne encore une fois par sa précision, sa retenue, sa profonde singularité. La douceur constante du ton, le caractère familier des épisodes qui se succèdent, l'enchaînement implacable et comme naturel des malheurs qui frappent la narratrice, mais aussi les fréquentes pointes d'humour et la cocasserie des situations plongent le lecteur dans le ravissement inquiet que font naître les contes.
De Marie N'DIAYE, j'avais vu la bonne interprétation théâtrale de " Hilda " avec Zabou Breitman et lu ce texte. Le ton cynique m'avait bien plu.
Pour ce roman, j'ai d'abord aimé son habileté à mêler le réel et l'irréel.
On a vraiment l'impression d'être en pleine histoire de Kafka avec une touche de Beckett.
En fait, elle nous montre qu'une vie, en apparence tranquille, peut complètement se dérégler.
Le problème est que l'on suit l'histoire car on a envie de savoir pourquoi le couple est tant haï et au final, elle ne le dévoile pas.
Elle s'attache plutôt à nous montrer le cheminement de cette haine dans leurs esprits et les réactions qui en découlent.
C'est intéressant, mais super frustrant.
Du coup, toute cette étrangeté, sans véritable chute, me semble un peu trop pesante et brumeuse.
Et vous ? Qu'en avez-vous pensé ?
réactions : 4
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Voici les 4 dernières réactions à ce commentaire
Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
25/07/08 à 19h59
l'art est le lieu du non dévoilement.
ouep, l'idée est sans doute de nous faire partager l'incompréhension qui enserre Nadia comme un étau, la frustration fait partie du trip!
merci de nous faire connaître cette histoire
merci de nous faire connaître cette histoire


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mag91
publié le 24 juillet 08