----Petit avant-propos pour faire bo----
Les réflexions qui suivent ne prétendent ni comprendre, ni expliquer l'Europe, ni même à ouvrir un débat.
Elles visent d'abord à élaguer la forêt de pensées qui m'encombre l'esprit depuis le refus irlandais, par voie de référendum (referendum ? Vertigo ?) du Traité européen simplifié.
Ce commentaire sera en plusieurs parties, c'est mieux.
L'émission "C dans l'air" sur la 5 vendredi soir m'a bien éclairé sur la question, et les réflexions qui suivent ne sont pas forcément originales, je leur en ai emprunté certaines.
----Propos qui fait aussi bo----
Il semblerait, alors qu'au départ j'aimais bien ce traité simplifié, que les Irlandais nous aient réveillé brutalement par leur refus, en nous rappelant ce que sont la démocratie, l'Europe, les valeurs qui nous unissent, les particularités qui nous séparent, et l'indispensable nécessité d'être un peu subtil pour comprendre tout ça et avancer ensemble. Fût-ce lentement, au détriment des technocrates peut-être pas si lucides qu'ils nous en persuadent, absorbés qu'ils sont par leur quête malheureuse du système démocratique parfait.
C'est à dire que les Irlandais m'ont au moins réveillé, moi, surtout.
LA DEMOCRATIE
Nicolas Sarkozy a dit lui-même, en substance, "Si la France fait un référendum (é, e ?) pour le Traité simplifié, le risque d'un Non existe et il est dangereux. Ensuite, les Britanniques en feront probablement un eux aussi, et le risque de Non est encore plus dangereux chez eux". Mais quelle est cette démocratie qui a peur de l'avis du peule ?
Quelle que soit la gêne occasionnée par le résultat, le peuple est souverain. Si une élite est seule en droit de comprendre et décider sans s'encombrer du peuple, la démocratie est morte. De mon point de vue, il est simplement inconcevable qu'on outrepasse l'avis du peuple sur des sujets aussi graves. De fait, les sondages effectués à travers l'Europe indiquent que la majorité des peuples ne veut pas de ce traité.
Ont ils raison ? Ont ils tort ? La seule question témoigne de graves lacunes démocratiques dans l'esprit de ceux qui la pose. C'est le peuple, il est souverain. S'il ne répond pas ce qu'on attend, la question n'est pas "a t il tort ?" mais "que veut il ?" et "que n'avons nous pas compris ?" Les peuples savent dépasser les échauffourées politiciennes et les querelles de chapelles lorsque l'enjeu le vaut. Ceux qui ne le croient pas ne sont pas faits pour la démocratie, et s'ils sont majoritaires, l'Europe telle que je l'ai rêvée et vécue depuis tout petit n'a plus de raison d'être, et je n'y ai pas ma place.
Si les dirigeants européens essaient de louvoyer autour du non irlandais pour essayer de faire passer le Traité simplifié quand même, en jouant sur des exceptions ou autre ruse, alors l'Europe est morte : la démocratie ne survit pas longtemps à de telles manipulations.
Alors la bonne question est : que veulent les Européens, et qu'ont voulu dire les Irlandais ?
A mon avis, ils ont voulu dire, et ils le disent au nom de la majorité des européens même si ce n'était pas forcément leur propos, que des Institutions ne sont pas forcément la priorité pour l'Europe, quoiqu'en disent les grands penseurs. Quelle serait la priorité ? Nous comprendre entre nous, je crois, avec confiance. C'est ça, l'Europe, pas cette espèce de grande machine à trouille qui veut se battre contre les Chinois et les Américains. On peut y arriver, et ce ne sont pas des institutions mal conçues qui nous y aideront, mais un regard intelligent et positif. En l'occurrence, un regard irlandais, salvateur.
L'EUROPE
Nous sommes un assemblage de pays et de peuples hétéroclites qui souhaitent vivre en paix et heureux, avec un espoir et des valeurs communs, dont les Droits de l'homme, et pour faire bref, la liberté, l'égalité, la fraternité. "Unis dans la diversité". C'est une vision positive et constructive.
Nous sommes de tailles, de démographies, de cultures, de langues, d'histoires et de dates d'entrée dans l'Union différentes.
Nous nous sommes fait la guerre pendant des siècles. Chez certains d'entre nous, les massacres ont cessé il y a seulement quelques années, pour d'autres le souvenir des dictatures est encore frais.
Nous ne sommes pas les Etats-Unis.
Cette remarque ne reproche rien aux USA, mais ils ont une histoire et une culture totalement différentes des nôtres, nos ressemblances de surface ne doivent pas nous pousser à des confusions hâtives avec leur modèle : une fédération vaste comme la leur est possible car leur nation est née il y a environ 230 ans à partir de rien (que les Amérindiens me pardonnent, mais c'est ainsi qu'ils ont été considérés) dans un mélange complet des peuples dès l'origine, le "melting pot", et de fait, la mondialisation a commencé là, en 1492 ; les Etats qui constituent cette nation sont peuplés depuis moins de 150 ans pour certains ; ils n'ont fait qu'une seule guerre entre eux, il y a 150 ans ; quelles que soient les origines de chacun, leur nation a un sous-bassement culturel et juridique commun fort, d'origine anglaise. Leur constitution unique pour tous est adaptée à leur nation, fédérale pratiquement depuis l'origine, et l'évolution du monde depuis 1945 leur est suffisamment favorable pour que les éventuelles faiblesses de leur modèle tiennent le coup, au moins jusqu'à présent. Cette solidité doit aussi beaucoup à leur volonté : historiquement, ils sont tous des déracinés, et la majorité a voulu (fut-ce avec les généreux "encouragements" de leur pays de naissance) construire ce pays. Ca compte énormément dans leur volonté de rester unis, encore aujourd'hui. De plus, leur Constitution a été rédigée pour quelques millions d'immigrants de quelques générations, dont les suivantes ont prospéré avec ; pas pour 600 millions de personnes aux cultures très profondément ancrées.
En Europe,
Nous sommes nés ici depuis des millénaires, et en grande majorité, il y a une éternité que nous avons oublié ce qu'est "choisir sa terre". Notre motivation à vivre ensemble sera donc forcément différente de celle d'un Américain. Il y a trop longtemps que nous "subissons" notre nation de naissance pour avoir l'impression de la choisir ou de la construire. Inutile de nous inventer des yaka, fokon moralisateurs ou harangueurs. Nous sommes ainsi, et c'est aussi notre force (voir plus loin)
Nous sommes tous de vieilles nations indépendantes aux histoires compliquées et peuplées depuis des millénaires. Nous nous faisons la guerre depuis le début, parfois pendant des siècles, et pour certains nous venons à peine d'arrêter. Pour les Européens de souche, nous sommes Slaves, Scandinaves, Latins, Anglo-saxons et nous sommes presque tous chacun chez soi car nos histoires, nos langues et même nos alphabets, sont différents et non miscibles les uns dans les autres. Nos systèmes et cultures politiques et juridiques sont tellement différents qu'ils peuvent être incompatibles, mais c'est nous, nous sommes comme ça.
C'est devenu tellement banal pour les poids-lourds de l'Union (France, GB, Allemagne, Italie... que nous oublions que l'Europe, au départ, c'est un miracle qui vit encore : certains qui se haïssaient à mort vivent en paix depuis 60 ans. Aucun rêve américain ne peut rivaliser avec cette réalité, et pourtant nous oublions que l'Europe, c'est ça. Qu'on le veuille ou pas, nous sommes porteur de cela, et de cela avant tout. Les compétitions économiques, la course à l'échalote du poids politique mondial, tout cela ne tiendra pas longtemps si nous oublions qui nous sommes : tellement différents que nous nous comprenons à peine, mais en paix.
Il est inutile de croire qu'on peut se mettre à penser pareil. Combien de Français comprennent le Grec, et la culture grecque inventrice de la démocratie ? Combien comprennent le celte irlandais, leur culture doublement insulaire (l'Irlande est une île séparée du continent par une plus grande île, la Grande Bretagne à laquelle ils ont été longtemps soumis douloureusement) et leur farouche attachement à la neutralité ?
Comment peut-on croire que les anciennes provinces yougoslaves, qui se remettent à peine de l'uniformité socialiste et de massacres innommables tout récents, trouveront leurs aises dans un système standardisant, sans perdre une identité dont ils ont du mal à reprendre possession ?
Une constitution est prématuré, aussi pénible que cela nous paraisse. La preuve, c'est la deuxième fois que ça ne marche pas.
----Après-propos----
L'Europe s'est construite sur du concret, pas avec un esprit de système. Au contraire, l'esprit de système nous pèse de plus en plus : nous ne sommes pas les USA, qui ont construit un système juridique à partir de rien. Nous sommes une mosaïque de lois et de peuples très anciens et très différents. Apprenons à nous connaître en travaillant ensemble, au lieu de nous jeter sur un foutu contrat de mariage rédigé par quelques uns qui ne nous connaissent pas, à tel point qu'ils nous négligent.
Ca sera l'objet du prochain commentaire.
Les réflexions qui suivent ne prétendent ni comprendre, ni expliquer l'Europe, ni même à ouvrir un débat.
Elles visent d'abord à élaguer la forêt de pensées qui m'encombre l'esprit depuis le refus irlandais, par voie de référendum (referendum ? Vertigo ?) du Traité européen simplifié.
Ce commentaire sera en plusieurs parties, c'est mieux.
L'émission "C dans l'air" sur la 5 vendredi soir m'a bien éclairé sur la question, et les réflexions qui suivent ne sont pas forcément originales, je leur en ai emprunté certaines.
----Propos qui fait aussi bo----
Il semblerait, alors qu'au départ j'aimais bien ce traité simplifié, que les Irlandais nous aient réveillé brutalement par leur refus, en nous rappelant ce que sont la démocratie, l'Europe, les valeurs qui nous unissent, les particularités qui nous séparent, et l'indispensable nécessité d'être un peu subtil pour comprendre tout ça et avancer ensemble. Fût-ce lentement, au détriment des technocrates peut-être pas si lucides qu'ils nous en persuadent, absorbés qu'ils sont par leur quête malheureuse du système démocratique parfait.
C'est à dire que les Irlandais m'ont au moins réveillé, moi, surtout.
LA DEMOCRATIE
Nicolas Sarkozy a dit lui-même, en substance, "Si la France fait un référendum (é, e ?) pour le Traité simplifié, le risque d'un Non existe et il est dangereux. Ensuite, les Britanniques en feront probablement un eux aussi, et le risque de Non est encore plus dangereux chez eux". Mais quelle est cette démocratie qui a peur de l'avis du peule ?
Quelle que soit la gêne occasionnée par le résultat, le peuple est souverain. Si une élite est seule en droit de comprendre et décider sans s'encombrer du peuple, la démocratie est morte. De mon point de vue, il est simplement inconcevable qu'on outrepasse l'avis du peuple sur des sujets aussi graves. De fait, les sondages effectués à travers l'Europe indiquent que la majorité des peuples ne veut pas de ce traité.
Ont ils raison ? Ont ils tort ? La seule question témoigne de graves lacunes démocratiques dans l'esprit de ceux qui la pose. C'est le peuple, il est souverain. S'il ne répond pas ce qu'on attend, la question n'est pas "a t il tort ?" mais "que veut il ?" et "que n'avons nous pas compris ?" Les peuples savent dépasser les échauffourées politiciennes et les querelles de chapelles lorsque l'enjeu le vaut. Ceux qui ne le croient pas ne sont pas faits pour la démocratie, et s'ils sont majoritaires, l'Europe telle que je l'ai rêvée et vécue depuis tout petit n'a plus de raison d'être, et je n'y ai pas ma place.
Si les dirigeants européens essaient de louvoyer autour du non irlandais pour essayer de faire passer le Traité simplifié quand même, en jouant sur des exceptions ou autre ruse, alors l'Europe est morte : la démocratie ne survit pas longtemps à de telles manipulations.
Alors la bonne question est : que veulent les Européens, et qu'ont voulu dire les Irlandais ?
A mon avis, ils ont voulu dire, et ils le disent au nom de la majorité des européens même si ce n'était pas forcément leur propos, que des Institutions ne sont pas forcément la priorité pour l'Europe, quoiqu'en disent les grands penseurs. Quelle serait la priorité ? Nous comprendre entre nous, je crois, avec confiance. C'est ça, l'Europe, pas cette espèce de grande machine à trouille qui veut se battre contre les Chinois et les Américains. On peut y arriver, et ce ne sont pas des institutions mal conçues qui nous y aideront, mais un regard intelligent et positif. En l'occurrence, un regard irlandais, salvateur.
L'EUROPE
Nous sommes un assemblage de pays et de peuples hétéroclites qui souhaitent vivre en paix et heureux, avec un espoir et des valeurs communs, dont les Droits de l'homme, et pour faire bref, la liberté, l'égalité, la fraternité. "Unis dans la diversité". C'est une vision positive et constructive.
Nous sommes de tailles, de démographies, de cultures, de langues, d'histoires et de dates d'entrée dans l'Union différentes.
Nous nous sommes fait la guerre pendant des siècles. Chez certains d'entre nous, les massacres ont cessé il y a seulement quelques années, pour d'autres le souvenir des dictatures est encore frais.
Nous ne sommes pas les Etats-Unis.
Cette remarque ne reproche rien aux USA, mais ils ont une histoire et une culture totalement différentes des nôtres, nos ressemblances de surface ne doivent pas nous pousser à des confusions hâtives avec leur modèle : une fédération vaste comme la leur est possible car leur nation est née il y a environ 230 ans à partir de rien (que les Amérindiens me pardonnent, mais c'est ainsi qu'ils ont été considérés) dans un mélange complet des peuples dès l'origine, le "melting pot", et de fait, la mondialisation a commencé là, en 1492 ; les Etats qui constituent cette nation sont peuplés depuis moins de 150 ans pour certains ; ils n'ont fait qu'une seule guerre entre eux, il y a 150 ans ; quelles que soient les origines de chacun, leur nation a un sous-bassement culturel et juridique commun fort, d'origine anglaise. Leur constitution unique pour tous est adaptée à leur nation, fédérale pratiquement depuis l'origine, et l'évolution du monde depuis 1945 leur est suffisamment favorable pour que les éventuelles faiblesses de leur modèle tiennent le coup, au moins jusqu'à présent. Cette solidité doit aussi beaucoup à leur volonté : historiquement, ils sont tous des déracinés, et la majorité a voulu (fut-ce avec les généreux "encouragements" de leur pays de naissance) construire ce pays. Ca compte énormément dans leur volonté de rester unis, encore aujourd'hui. De plus, leur Constitution a été rédigée pour quelques millions d'immigrants de quelques générations, dont les suivantes ont prospéré avec ; pas pour 600 millions de personnes aux cultures très profondément ancrées.
En Europe,
Nous sommes nés ici depuis des millénaires, et en grande majorité, il y a une éternité que nous avons oublié ce qu'est "choisir sa terre". Notre motivation à vivre ensemble sera donc forcément différente de celle d'un Américain. Il y a trop longtemps que nous "subissons" notre nation de naissance pour avoir l'impression de la choisir ou de la construire. Inutile de nous inventer des yaka, fokon moralisateurs ou harangueurs. Nous sommes ainsi, et c'est aussi notre force (voir plus loin)
Nous sommes tous de vieilles nations indépendantes aux histoires compliquées et peuplées depuis des millénaires. Nous nous faisons la guerre depuis le début, parfois pendant des siècles, et pour certains nous venons à peine d'arrêter. Pour les Européens de souche, nous sommes Slaves, Scandinaves, Latins, Anglo-saxons et nous sommes presque tous chacun chez soi car nos histoires, nos langues et même nos alphabets, sont différents et non miscibles les uns dans les autres. Nos systèmes et cultures politiques et juridiques sont tellement différents qu'ils peuvent être incompatibles, mais c'est nous, nous sommes comme ça.
C'est devenu tellement banal pour les poids-lourds de l'Union (France, GB, Allemagne, Italie... que nous oublions que l'Europe, au départ, c'est un miracle qui vit encore : certains qui se haïssaient à mort vivent en paix depuis 60 ans. Aucun rêve américain ne peut rivaliser avec cette réalité, et pourtant nous oublions que l'Europe, c'est ça. Qu'on le veuille ou pas, nous sommes porteur de cela, et de cela avant tout. Les compétitions économiques, la course à l'échalote du poids politique mondial, tout cela ne tiendra pas longtemps si nous oublions qui nous sommes : tellement différents que nous nous comprenons à peine, mais en paix.
Il est inutile de croire qu'on peut se mettre à penser pareil. Combien de Français comprennent le Grec, et la culture grecque inventrice de la démocratie ? Combien comprennent le celte irlandais, leur culture doublement insulaire (l'Irlande est une île séparée du continent par une plus grande île, la Grande Bretagne à laquelle ils ont été longtemps soumis douloureusement) et leur farouche attachement à la neutralité ?
Comment peut-on croire que les anciennes provinces yougoslaves, qui se remettent à peine de l'uniformité socialiste et de massacres innommables tout récents, trouveront leurs aises dans un système standardisant, sans perdre une identité dont ils ont du mal à reprendre possession ?
Une constitution est prématuré, aussi pénible que cela nous paraisse. La preuve, c'est la deuxième fois que ça ne marche pas.
----Après-propos----
L'Europe s'est construite sur du concret, pas avec un esprit de système. Au contraire, l'esprit de système nous pèse de plus en plus : nous ne sommes pas les USA, qui ont construit un système juridique à partir de rien. Nous sommes une mosaïque de lois et de peuples très anciens et très différents. Apprenons à nous connaître en travaillant ensemble, au lieu de nous jeter sur un foutu contrat de mariage rédigé par quelques uns qui ne nous connaissent pas, à tel point qu'ils nous négligent.
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Rédacteur
je trouve au contraire que ce com même long est intéressant et amène des questionnements intéressants sur l'union européenne
il a le mérite de poser des questions essentielles : qui sommes nous, que propose l'Europe et de comparer le fonctionnement des différents pays ou fédérations
c'est pas en traitant les gens d'experts ou d'incultes qu'on fait avancer le débat.
mais je suis aussi d'accord pour dire qu'un concept politique même européen n'a que peu de poids face à la suprématie problématique du monde financier et économique (un tout petit monde prospère qui vit au dépend du plus grand nombre beaucoup moins en forme )
il a le mérite de poser des questions essentielles : qui sommes nous, que propose l'Europe et de comparer le fonctionnement des différents pays ou fédérations
c'est pas en traitant les gens d'experts ou d'incultes qu'on fait avancer le débat.
mais je suis aussi d'accord pour dire qu'un concept politique même européen n'a que peu de poids face à la suprématie problématique du monde financier et économique (un tout petit monde prospère qui vit au dépend du plus grand nombre beaucoup moins en forme )
Un non a l 'Europe va mettre des batons dans les roues de sarko , nous on a pas eu le choix " le traité soi disant simplifié est passé sans notre consentement ! un merci aux Irlandais , meme si je ne suis pas d 'accord avec toutes leurs pratiques ,notamment religieuses comme le dit Aragorn .oui a une europe prioritèrement plus humaine ...et a ba ..bouche !!!!
que savent les gens ?
quelle est la réalité ?
ps : des com aussi long sont difficile à digérer et ne rendent pas la question européenne abordable : les gens sont assez ignorant sur la question : avec qui cherche tu le débat : des experts ou le rendre accéssible à tous ?
quelle est la réalité ?
ps : des com aussi long sont difficile à digérer et ne rendent pas la question européenne abordable : les gens sont assez ignorant sur la question : avec qui cherche tu le débat : des experts ou le rendre accéssible à tous ?
la planche à billet n'appartiens plus aux états aujourd'hui ...
la dette de la france est une énorme arnaque par ex
etc
etc
la seule logique est une logique de grands groupes et de vieille familles financières
ils se connaissent tous, ce sont des potes ils sont organisés et ils portent des noms ...
il semblerai qu'il n'y ai plus de contres pouvoirs aujourd'hui
et le peuple qui n'est pas capable de se fédérer
et les média seul source d'informations des gens qui sont absolument truqués : alors sur quelle base les gens réfléchissent-ils véritablement ?
la dette de la france est une énorme arnaque par ex
etc
etc
la seule logique est une logique de grands groupes et de vieille familles financières
ils se connaissent tous, ce sont des potes ils sont organisés et ils portent des noms ...
il semblerai qu'il n'y ai plus de contres pouvoirs aujourd'hui
et le peuple qui n'est pas capable de se fédérer
et les média seul source d'informations des gens qui sont absolument truqués : alors sur quelle base les gens réfléchissent-ils véritablement ?
l'écrabouillement britannique a renforcé la religion (qui elle-même a été le prétexte des anglais pour pressurer l'Irlande, alors qu'en fait ils en convoitaient les terres plus ou moins fertiles car eux en manquaient cruellement)
La religion intégriste est source d'obscurantisme, et peut être que c'est devenu le cas en Irlande, je n'y suis pas pour affirmer. Décréter que la religion est la cause de tous les maux (alors qu'elle est très souvent une réponse à des maux antérieurs, même si elle participe ensuite du problème et peut l'aggraver) c'est se comporter soi-même en intégriste. Ce n'est pas la religion, qui est dangereuse, c'est l'intégrisme, qu'il soit religieux, rationaliste, moraliste, économique, technocratique ou autre.
La religion intégriste est source d'obscurantisme, et peut être que c'est devenu le cas en Irlande, je n'y suis pas pour affirmer. Décréter que la religion est la cause de tous les maux (alors qu'elle est très souvent une réponse à des maux antérieurs, même si elle participe ensuite du problème et peut l'aggraver) c'est se comporter soi-même en intégriste. Ce n'est pas la religion, qui est dangereuse, c'est l'intégrisme, qu'il soit religieux, rationaliste, moraliste, économique, technocratique ou autre.
les Irlandais nous ont sauvé ! ...
La question est difficile à cerner pour des ignorants comme nous et justement mon ami à pris la peine de décortiquer le TCE et à démontrer en quoi c'est dangereux !
Il faut bien avoir à l'esprit la logique du monde dans lequel nous vivons : elle est d'une simplicité redoutable : qui nous gouvernent vraiment et quel sont leur intérêts : le problème c'est que pas grand monde n'est au fait de cette réalité : c'est pourquoi je vais laisser cette question en suspend ..... qui nous gouverne vraiment ?
La question est difficile à cerner pour des ignorants comme nous et justement mon ami à pris la peine de décortiquer le TCE et à démontrer en quoi c'est dangereux !
Il faut bien avoir à l'esprit la logique du monde dans lequel nous vivons : elle est d'une simplicité redoutable : qui nous gouvernent vraiment et quel sont leur intérêts : le problème c'est que pas grand monde n'est au fait de cette réalité : c'est pourquoi je vais laisser cette question en suspend ..... qui nous gouverne vraiment ?
allez écouter ses radio grenouille c'est passionnant
et puis si il y a une chose à faire c'est regarder cette vidéo
http://blog.tcrouzet.com/2007/03/04/pour-une-assemblee-constituante/
son site est un vrai bazard mais une mine d'information
son blog est peut être plus simple et mérite de farfouiller dedans : il y a des info redoutables
Fervent opposant au TCE rebatiser Traité de Lisbonne (qu'on nous à fait passer le 4 fev 2008 par l'autre coté... cela s'apelle d'ailleur un coup d'état se faire piquer un référent d'homme comme cela ...!)
donc fervent poopsant au TCE cela l'à conduit à une réflexion que voici en résumé :
En substance voici ce qu’il cogite :
« Contre les abus de pouvoirs les humains ont toujours trouvés, de part l’histoire, des astuces et effectivement aujourd’hui la démocratie n’est plus qu’une apparence, un jeu de scène, même au niveau européen et on a « l’impression » que cela se dégrade, le vote blanc, par exemple n’est pas reconnu pour changer de candidat si plus aucun ne nous conviens.
Et surtout ceux qui écrivent la constitution sont ceux qui vont endosser les pouvoirs pour lesquelles ils écrivent les règles et bien évidement « ils » trichent ; pas de parano la dedans ou de complot, c’est plutôt du ressort de la nature humaine et des phénomènes de copinages de ne pas pouvoir eux même délimiter les limites de leur propre pouvoirs et d’en abuser : juge et partis en même temps ;
D’où cette idée lumineuse de la séparation du pouvoir constituant et du pouvoir constitué par un mécanisme de désignation de volontariat et de tirage au sort …qui aborderais pour la première fois la question des médias et de leurs « éthique » …
Par notre négligence, c’est trop compliqué, je travaille, je n’ai pas le temps, je laisse cela aux experts et par notre vote qui élit « directement » un chef d’état qui auras plein pouvoir en espérant que ce seras le moins pire, on abandonne l’idée d’exercer nous même une partie de ce pouvoir !
Ecrire nous même une autre constitution d’origine citoyenne … bien sûr les politiques ne nous le donnerons jamais spontanément c’est à nous d’imposer cela et en France cela est absolument plus possible qu’ailleurs !
Les citoyens ne comptent plus pour rien, même si on n’est pas d’accord les choses se font quand même, sentiment d’impuissance grandissant, c’est écris à l’avance, programmé dans les constitutions, et il semblerait que notre « mode » de vote actuel attire plus tôt qu’il ne repousse les « voleurs de pouvoirs » … ! »
et puis si il y a une chose à faire c'est regarder cette vidéo
http://blog.tcrouzet.com/2007/03/04/pour-une-assemblee-constituante/
son site est un vrai bazard mais une mine d'information
son blog est peut être plus simple et mérite de farfouiller dedans : il y a des info redoutables
Fervent opposant au TCE rebatiser Traité de Lisbonne (qu'on nous à fait passer le 4 fev 2008 par l'autre coté... cela s'apelle d'ailleur un coup d'état se faire piquer un référent d'homme comme cela ...!)
donc fervent poopsant au TCE cela l'à conduit à une réflexion que voici en résumé :
En substance voici ce qu’il cogite :
« Contre les abus de pouvoirs les humains ont toujours trouvés, de part l’histoire, des astuces et effectivement aujourd’hui la démocratie n’est plus qu’une apparence, un jeu de scène, même au niveau européen et on a « l’impression » que cela se dégrade, le vote blanc, par exemple n’est pas reconnu pour changer de candidat si plus aucun ne nous conviens.
Et surtout ceux qui écrivent la constitution sont ceux qui vont endosser les pouvoirs pour lesquelles ils écrivent les règles et bien évidement « ils » trichent ; pas de parano la dedans ou de complot, c’est plutôt du ressort de la nature humaine et des phénomènes de copinages de ne pas pouvoir eux même délimiter les limites de leur propre pouvoirs et d’en abuser : juge et partis en même temps ;
D’où cette idée lumineuse de la séparation du pouvoir constituant et du pouvoir constitué par un mécanisme de désignation de volontariat et de tirage au sort …qui aborderais pour la première fois la question des médias et de leurs « éthique » …
Par notre négligence, c’est trop compliqué, je travaille, je n’ai pas le temps, je laisse cela aux experts et par notre vote qui élit « directement » un chef d’état qui auras plein pouvoir en espérant que ce seras le moins pire, on abandonne l’idée d’exercer nous même une partie de ce pouvoir !
Ecrire nous même une autre constitution d’origine citoyenne … bien sûr les politiques ne nous le donnerons jamais spontanément c’est à nous d’imposer cela et en France cela est absolument plus possible qu’ailleurs !
Les citoyens ne comptent plus pour rien, même si on n’est pas d’accord les choses se font quand même, sentiment d’impuissance grandissant, c’est écris à l’avance, programmé dans les constitutions, et il semblerait que notre « mode » de vote actuel attire plus tôt qu’il ne repousse les « voleurs de pouvoirs » … ! »
je vous invite chez mon ami Etienne Chouard :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/ un des actifs noniste de 2005
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Liens.pdf une mine d'information
http://etienne.chouard.free.fr/forum/ ici on discute de notre constitution
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php son blog
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/ un des actifs noniste de 2005
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Liens.pdf une mine d'information
http://etienne.chouard.free.fr/forum/ ici on discute de notre constitution
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php son blog
Le peuple est souverain. S'il fait des choix merdiques, c'est en général que les élites sont merdiques, n'expliquent pas, n'invitent pas le peuple à participer. Si les élites sont merdiques, c'est que le pays souffre de doutes qui le fatiguent.
Par exemple, au lieu de participer au débat démocratique, nous élisons des gens pour résoudre les problèmes. Les élus ne sont alors plus des représentants avec les quels dialoguer pour avancer, mais des délégués qui s'occupent de tout à notre place. D'élus du peuple, ils deviennent potentats plus ou moins légitimes, abandonnés par une population qui ne les contrôle plus. Et voilà, le pouvoir s'auto-entretient, se promeut, le fossé se creuse et le peuple n'a plus la main sur rien.
En partie par sa faute car il a laissé faire, mais de toute façon, ça s'est produit parce que l'époque est troublée et que les lucidités sont mises à rude épreuve. Le plus difficile, c'est de reconnaître ça : c'est difficile et ce sera long, mais c'est possible. Croire en un Traité qui serait une pilule miracle est délaisser encore un peu le débat démocratique et se condamner à des déconvenues, notamment un désintérêt croissant des Européens pour leur Europe.
Ce qui fait la force des USA et de la Chine, c'est l'intérêt de leur peuple pour leur pays. Vouloir un traité pour avoir un joli assemblage institutionnel, c'est oublier d'intéresser les peuples. or l'Europe sans les Européens n'existe pas.
Par exemple, au lieu de participer au débat démocratique, nous élisons des gens pour résoudre les problèmes. Les élus ne sont alors plus des représentants avec les quels dialoguer pour avancer, mais des délégués qui s'occupent de tout à notre place. D'élus du peuple, ils deviennent potentats plus ou moins légitimes, abandonnés par une population qui ne les contrôle plus. Et voilà, le pouvoir s'auto-entretient, se promeut, le fossé se creuse et le peuple n'a plus la main sur rien.
En partie par sa faute car il a laissé faire, mais de toute façon, ça s'est produit parce que l'époque est troublée et que les lucidités sont mises à rude épreuve. Le plus difficile, c'est de reconnaître ça : c'est difficile et ce sera long, mais c'est possible. Croire en un Traité qui serait une pilule miracle est délaisser encore un peu le débat démocratique et se condamner à des déconvenues, notamment un désintérêt croissant des Européens pour leur Europe.
Ce qui fait la force des USA et de la Chine, c'est l'intérêt de leur peuple pour leur pays. Vouloir un traité pour avoir un joli assemblage institutionnel, c'est oublier d'intéresser les peuples. or l'Europe sans les Européens n'existe pas.
Cette forme d'organisation n'a plus de sens à l'heure de la mondialisation, elle tentait de créer un marché interne suffisant pour nous faire vivre , or il n'en est plus rien.
La production mondialisée fait éclater les barrières.
Paradoxalement les tensions sur le marché des matières premières nous raméneront à l'écologie locale pour survivre, c'est à dire en dessous des formes d'organisation des Etats...
L'Europe est un concept des années cinquantes, qui n'a plus d'avenir...(pour l'instant)
La production mondialisée fait éclater les barrières.
Paradoxalement les tensions sur le marché des matières premières nous raméneront à l'écologie locale pour survivre, c'est à dire en dessous des formes d'organisation des Etats...
L'Europe est un concept des années cinquantes, qui n'a plus d'avenir...(pour l'instant)
Peine de mort
La peine de mort est quelque chose que je déteste, mais en quoi un peuple qui la pratique se trompe-t-il ? Parce qu'il n'est pas d'accord avec nous ? Belle liberté d'opinion. En général, en Occident, le bon droit de nos principe suffit comme argument et les "contrevenants" n'ont qu'à s'y rallier. Malheureusement, la peine de mort est un sujet complexe qui n'a que peu à voir avec la justice, mais touche des ressorts profonds et complexes de l'être humain. Vouloir l'abolir nécessite de comprendre quelles cultures la pratiquent et pourquoi : même si les ressorts humains en jeu sont les mêmes, la culture et les circonstances diffèrent. Ca demande de considérer ceux qui la pratiquent comme des êtres humains en désaccord avec nous, dans des pays réels, avec des circonstances réelles, pas comme une masse de barbares qui se tromptent et feraient mieux de devenir raisonnables (m'enfin quoi, après tout, nous le sommes bien, nous, raisonnables...) et d'y réfléchir pays par pays. Ca demande du dialogue et de la compréhension, sauf si on est en position de forcer l'autre à changer d'avis...
Irlande et avortement
J'aime que les femmes aient le choix de leur corps, ça me semble légitime qu'elle l'ait. La position irlandaise me déplaît, mais elle n'est pas uniquement religieuse. Elle fait partie de leur héritage anti-anglais et du tempérament écorché des Irlandais, encore vif. Ils sont très sensibles à tous ceux qui leur dicteraient leur conduite sur certains sujets sensibles sont là exprès pour ça : réveiller la fibre querelleuse rappelle l'Histoire et fait partie de l'identité irlandaise. Ils ont une culture multi-centenaire de l'écrabouillage anglais, et jusqu'à ce que leurs plaies soient apaisées et cicatrisées, le conflit fera partie intégrante de leur identité.
Leur besoin de rejeter l'avortement n'est donc pas seulement religieux, il ne vise pas à emmerder les femmes, mais à rebâtir leur âme. Que ça nous dérange et que certaines femmes en paient un prix indu, c'est tragique, mais ils sont souverains, et leur taux d'abstention fait partie de l'élection. Que vient faire l'âme dans le combat entre les hyperpuissances ? Et bien justement, elles sont là, par exemple l'âme française est suffisamment inquiète pour menacer le couple franco-allemand à grands coups de "salut Poutine", "Union méditerranéenne" et autres tirages de couverture à soi qui ne font aucun bien à personne, même pas à nous (la faute à Sarko ? mais nous l'avons élu, c'est bien notre erreur de vox populi, vox dei) Mais c'est pas pareil, nous on est la France...
Et tout d'un coup, ça devient plus compliqué, voire même réel, et se contenter d'énoncer des principes ne suffit plus. Et voilà comment ce traité tombe en panne : les principes qui prétendent supplanter la réalité. La réalité n'est pas seulement dans le combat des "hyperpuissances", même ça nous aveugle en France. La réalité européenne est longue et complexe. Ne pas le comprendre, c'est courir à l'échec, au lieu de marcher vers une bonne solution.
La peine de mort est quelque chose que je déteste, mais en quoi un peuple qui la pratique se trompe-t-il ? Parce qu'il n'est pas d'accord avec nous ? Belle liberté d'opinion. En général, en Occident, le bon droit de nos principe suffit comme argument et les "contrevenants" n'ont qu'à s'y rallier. Malheureusement, la peine de mort est un sujet complexe qui n'a que peu à voir avec la justice, mais touche des ressorts profonds et complexes de l'être humain. Vouloir l'abolir nécessite de comprendre quelles cultures la pratiquent et pourquoi : même si les ressorts humains en jeu sont les mêmes, la culture et les circonstances diffèrent. Ca demande de considérer ceux qui la pratiquent comme des êtres humains en désaccord avec nous, dans des pays réels, avec des circonstances réelles, pas comme une masse de barbares qui se tromptent et feraient mieux de devenir raisonnables (m'enfin quoi, après tout, nous le sommes bien, nous, raisonnables...) et d'y réfléchir pays par pays. Ca demande du dialogue et de la compréhension, sauf si on est en position de forcer l'autre à changer d'avis...
Irlande et avortement
J'aime que les femmes aient le choix de leur corps, ça me semble légitime qu'elle l'ait. La position irlandaise me déplaît, mais elle n'est pas uniquement religieuse. Elle fait partie de leur héritage anti-anglais et du tempérament écorché des Irlandais, encore vif. Ils sont très sensibles à tous ceux qui leur dicteraient leur conduite sur certains sujets sensibles sont là exprès pour ça : réveiller la fibre querelleuse rappelle l'Histoire et fait partie de l'identité irlandaise. Ils ont une culture multi-centenaire de l'écrabouillage anglais, et jusqu'à ce que leurs plaies soient apaisées et cicatrisées, le conflit fera partie intégrante de leur identité.
Leur besoin de rejeter l'avortement n'est donc pas seulement religieux, il ne vise pas à emmerder les femmes, mais à rebâtir leur âme. Que ça nous dérange et que certaines femmes en paient un prix indu, c'est tragique, mais ils sont souverains, et leur taux d'abstention fait partie de l'élection. Que vient faire l'âme dans le combat entre les hyperpuissances ? Et bien justement, elles sont là, par exemple l'âme française est suffisamment inquiète pour menacer le couple franco-allemand à grands coups de "salut Poutine", "Union méditerranéenne" et autres tirages de couverture à soi qui ne font aucun bien à personne, même pas à nous (la faute à Sarko ? mais nous l'avons élu, c'est bien notre erreur de vox populi, vox dei) Mais c'est pas pareil, nous on est la France...
Et tout d'un coup, ça devient plus compliqué, voire même réel, et se contenter d'énoncer des principes ne suffit plus. Et voilà comment ce traité tombe en panne : les principes qui prétendent supplanter la réalité. La réalité n'est pas seulement dans le combat des "hyperpuissances", même ça nous aveugle en France. La réalité européenne est longue et complexe. Ne pas le comprendre, c'est courir à l'échec, au lieu de marcher vers une bonne solution.
15/06/08 à 11h22
peuples...! De vrais débats de fond devraient avoir lieu sur "l'Europe que nous voulons" ( sociale, écologique, des Droits de l'Homme,etc. ) !
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l'Europe, patchwork de cultures unies pour établir et pérenniser la paix, oui !
Cependant, il me semble qu'il ne peut y avoir de paix durable sans force et harmonie économique, entre les pays européens et entre Europe et reste du monde.
Ce traité le permet- il ? Je ne sais pas. S'il est ultra- libéral, à mon sens il ne peut avoir de rôle équilibrant ni unificateur.
Autre question importante que tu abordes : la démocratie. "Vox populi, vox dei" ? Pas de démocratie sans instruction des peuples, communication transparente, débats. Sur ce thème du traité, je crains qu'on n'ait fait l'impasse sur ces aspects, les peuples sont- ils alors en mesure de juger de façon éclairée ?
Cependant, il me semble qu'il ne peut y avoir de paix durable sans force et harmonie économique, entre les pays européens et entre Europe et reste du monde.
Ce traité le permet- il ? Je ne sais pas. S'il est ultra- libéral, à mon sens il ne peut avoir de rôle équilibrant ni unificateur.
Autre question importante que tu abordes : la démocratie. "Vox populi, vox dei" ? Pas de démocratie sans instruction des peuples, communication transparente, débats. Sur ce thème du traité, je crains qu'on n'ait fait l'impasse sur ces aspects, les peuples sont- ils alors en mesure de juger de façon éclairée ?
pardon !
car je trouve que leur NON est égoiste. Pendant 15 ans les aides européennes les ont aidés à se mettre au niveau de leur voisins et à etre aujourd'hui un des pays qui participe à la dynamique économique.
Maintenant qu'il faut partager et aider les autres (ie, les pays de l'Europe de l'Est, car ne nous voilons pas la face, ce sont eux qui nous font peur: rapellez vous le plombier polonais en 2005...), maintenant qu'il faut partager donc ils claque la porte.
That's not fair...
D'autre part, une partie de l'analyse de Pouet nous dit en substance: "Il est inutile de croire qu'on peut se mettre à penser pareil".
Pourquoi ne pas essayer ? S'ouvrir aux autres c'est déjà faire un pas pour se comprendre et éviter de recommencer les erreurs passées, c'était exactement ce que cherchaient Schumann, Monnet et leur contemporains. Refuser de le faire, s'est engendrer des frustrations nationales (Cf la Turquie, qui doit commencer à trouver le temps long, mais c'est une autre histoire)
Maintenant qu'il faut partager et aider les autres (ie, les pays de l'Europe de l'Est, car ne nous voilons pas la face, ce sont eux qui nous font peur: rapellez vous le plombier polonais en 2005...), maintenant qu'il faut partager donc ils claque la porte.
That's not fair...
D'autre part, une partie de l'analyse de Pouet nous dit en substance: "Il est inutile de croire qu'on peut se mettre à penser pareil".
Pourquoi ne pas essayer ? S'ouvrir aux autres c'est déjà faire un pas pour se comprendre et éviter de recommencer les erreurs passées, c'était exactement ce que cherchaient Schumann, Monnet et leur contemporains. Refuser de le faire, s'est engendrer des frustrations nationales (Cf la Turquie, qui doit commencer à trouver le temps long, mais c'est une autre histoire)
On peut être démocrate et penser que dans certains cas, ce que tu appelles "le peuple" a tort.
Par exemple, "le peuple" irlandais est contre le droit à l'avortement, je pense qu'il a tort. Le "peuple" américain est pour la peine de mort, et je pense qu'il a tort. La démocratie c'est de faire confiance au débat, à l'évolution des idées, pas de mythifier l'opinion du "peuple".
ce que tu appelles "le peuple" n'est d'ailleurs, là, qu'un pourcentage minoritaire de la population (bien que majoritaire des votants).
Par exemple, "le peuple" irlandais est contre le droit à l'avortement, je pense qu'il a tort. Le "peuple" américain est pour la peine de mort, et je pense qu'il a tort. La démocratie c'est de faire confiance au débat, à l'évolution des idées, pas de mythifier l'opinion du "peuple".
ce que tu appelles "le peuple" n'est d'ailleurs, là, qu'un pourcentage minoritaire de la population (bien que majoritaire des votants).
je n'ai pas le droit de vote...enfin, en ce qui concerne les comm'.
Alors si ta remarque m'était adressée, c'est raté !
Et que le débat s'ouvre en effet...
Alors si ta remarque m'était adressée, c'est raté !
Et que le débat s'ouvre en effet...
j'ai des billes à faire passer mais demain ce seras mieux 
encore un truk que je ne comprend pas : on est pas d'accord alors on casse au niveau du vote : si c'est un sujet si interressant autant qu'il soit en vu pour tous ? non ? Pour permettre un débat ouvert ?
encore un truk que je ne comprend pas : on est pas d'accord alors on casse au niveau du vote : si c'est un sujet si interressant autant qu'il soit en vu pour tous ? non ? Pour permettre un débat ouvert ?
mais je ne suis pas du tout d'accord avec le point de vue de l'auteur.
D'abord, il faudrait qu'on m'explique en quoi ce vote constitue une avancée plutôt qu'une régression de nos démocraties, lorsqu'on sait que 40 % seulement d'Irlandais (% de votants au référendum) ont envoyé promener un traité, lequel visait à renforcer l'Europe face à des hyper-puissances économiques.
D'abord, il faudrait qu'on m'explique en quoi ce vote constitue une avancée plutôt qu'une régression de nos démocraties, lorsqu'on sait que 40 % seulement d'Irlandais (% de votants au référendum) ont envoyé promener un traité, lequel visait à renforcer l'Europe face à des hyper-puissances économiques.


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pouêt
publié le 14 juin 08