Premier niveau de lecture.
A l'origine, il y a un formidable conte. L'adaptation a été particulièrement réussie. Johnny Depp interprète admirablement Willy Wonka, avec un jeu plein de fantaisies, et rappelle qu'il est un acteur disposant d'une palette de jeu incroyablement variée, et qu'il n'est pas seulement bon comme "Capitaine Jack Sparrow". Des décors superbes, avec notamment une rivière de chocolat qui fait saliver tous les gourmands.
En résumé, Tim Burton a réussi a retranscrire avec une incroyable poésie l'univers imaginaire de Roald Dahl. Il a mis en oeuvre une nouvelle fois son talent et sa vision originale du cinéma comptemporain pour réaliser ce film, qui plait évidemment aux jeunes gens, et aussi aux grands qui les accompagnent.
Quoique...
L'histoire met en scène 5 enfants, de divers milieux, de diverses origines, et surtout, éduqués dans des conditions très différentes, les parents pouvant influencer ou non les ambitions personnelles de ces charmants jeunes gens.
En résumé, on trouve un garçon parfaitement obèse qui se nourrit très mal (mais il est fils de charcutiers), une petite fille capricieuse fille de milliardaire, une autre fillette pour laquelle la compétition (toutes les compétitions) constitue le but de sa vie (il faut toujours être la meilleure), poussée par une mère célibataire (un homme n'aurait pu que se mettre en travers de ses objectifs, sans doute) ambitieuse pour deux, un jeune garçon carrément méchant, fan de jeux vidéos, dont les parents sont totalement dépassés. Et puis, un garçon pauvre, connaissant la valeur du travail, de l'effort, et de la récompense légitimement acquise.
Je ne vous dis pas qui héritera de la chocolaterie.
Par contre, les perdants ont tous perdu en raison de leurs défauts : gourmandise, égoisme, cynisme, attrait pour l'argent ou le pouvoir... Bref, en raison de ces qualités qui sont trop souvent montrées comme celles qu'il faut avoir dans notre société.
Et si les enfants sont punis, l'éducation donnée par leurs parents est également mise au pilori. Ils sont co-responsable de l'échec de leur progéniture dans le gain du concours organisé par Willy Wonka.
J'ai vu ce film, un samedi après-midi, dans un complexe cinématographique de la région parisienne. J'avoue que mon plaisir (pour le film) a été prolongé en voyant les gens sortir de la salle.
Les enfants étaient presque tous des caricatures des personnages du film : ceux qui baffraient la fin de leur pop-corn, ceux qui ordonnaient à leurs parents de se dépécher, ceux qui courraient dans tous les sens, au désespoir de leurs parents qui étaient incapables de les contrôler.
Quant au parents... La majeure partie d'entre eux n'avaient manifestement pas apprécié que le film remette en cause leur modèle d'éducation. Et cela, honnêtement, je l'ai trouvé assez jouissif ! Suis-je méchant... ;-)
Un film a voir en tout cas !
Mais vous l'apprécierez peut être mieux si vous êtes célibataires sans enfants :-)
Cheers.
A l'origine, il y a un formidable conte. L'adaptation a été particulièrement réussie. Johnny Depp interprète admirablement Willy Wonka, avec un jeu plein de fantaisies, et rappelle qu'il est un acteur disposant d'une palette de jeu incroyablement variée, et qu'il n'est pas seulement bon comme "Capitaine Jack Sparrow". Des décors superbes, avec notamment une rivière de chocolat qui fait saliver tous les gourmands.
En résumé, Tim Burton a réussi a retranscrire avec une incroyable poésie l'univers imaginaire de Roald Dahl. Il a mis en oeuvre une nouvelle fois son talent et sa vision originale du cinéma comptemporain pour réaliser ce film, qui plait évidemment aux jeunes gens, et aussi aux grands qui les accompagnent.
Quoique...
L'histoire met en scène 5 enfants, de divers milieux, de diverses origines, et surtout, éduqués dans des conditions très différentes, les parents pouvant influencer ou non les ambitions personnelles de ces charmants jeunes gens.
En résumé, on trouve un garçon parfaitement obèse qui se nourrit très mal (mais il est fils de charcutiers), une petite fille capricieuse fille de milliardaire, une autre fillette pour laquelle la compétition (toutes les compétitions) constitue le but de sa vie (il faut toujours être la meilleure), poussée par une mère célibataire (un homme n'aurait pu que se mettre en travers de ses objectifs, sans doute) ambitieuse pour deux, un jeune garçon carrément méchant, fan de jeux vidéos, dont les parents sont totalement dépassés. Et puis, un garçon pauvre, connaissant la valeur du travail, de l'effort, et de la récompense légitimement acquise.
Je ne vous dis pas qui héritera de la chocolaterie.
Par contre, les perdants ont tous perdu en raison de leurs défauts : gourmandise, égoisme, cynisme, attrait pour l'argent ou le pouvoir... Bref, en raison de ces qualités qui sont trop souvent montrées comme celles qu'il faut avoir dans notre société.
Et si les enfants sont punis, l'éducation donnée par leurs parents est également mise au pilori. Ils sont co-responsable de l'échec de leur progéniture dans le gain du concours organisé par Willy Wonka.
J'ai vu ce film, un samedi après-midi, dans un complexe cinématographique de la région parisienne. J'avoue que mon plaisir (pour le film) a été prolongé en voyant les gens sortir de la salle.
Les enfants étaient presque tous des caricatures des personnages du film : ceux qui baffraient la fin de leur pop-corn, ceux qui ordonnaient à leurs parents de se dépécher, ceux qui courraient dans tous les sens, au désespoir de leurs parents qui étaient incapables de les contrôler.
Quant au parents... La majeure partie d'entre eux n'avaient manifestement pas apprécié que le film remette en cause leur modèle d'éducation. Et cela, honnêtement, je l'ai trouvé assez jouissif ! Suis-je méchant... ;-)
Un film a voir en tout cas !
Mais vous l'apprécierez peut être mieux si vous êtes célibataires sans enfants :-)
Cheers.
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Rédacteur
...je reste effectivement persuadée comme toi que les chiens ne font pas des chats...
Mais je connais également des gens très bien, qui ont eu des concepts d'éducation tout-à-fait honorables, qui ont été confrontés à un moment ou à un autre à des difficultés qui les ont dépassés parce que leur progéniture s'est laissée influencer par d'autres gamins un peu moins dans les rails...
Et ça, je reste persuadée que ça peut arriver à tout le monde.
Alors je reste humble devant ce que je pense avoir réussi le mieux dans ma vie, à savoir mes enfants, parce que rien ne m'assure qu'un jour, malgré ma vigilance et l'amour que je leur apporte, ils ne vont pas prendre des chemins détournés.
S'agissant d'enfants plus jeunes, quand je vois des monstres de gamins, j'ai toujours fait preuve d'indulgence à leur égard tant je suis persuadée que la responsabilité de tels comportements revient aux parents.
Je n'étais pas virulente, je réagissais, seulement...
amicalement,
Optimist
Mais je connais également des gens très bien, qui ont eu des concepts d'éducation tout-à-fait honorables, qui ont été confrontés à un moment ou à un autre à des difficultés qui les ont dépassés parce que leur progéniture s'est laissée influencer par d'autres gamins un peu moins dans les rails...
Et ça, je reste persuadée que ça peut arriver à tout le monde.
Alors je reste humble devant ce que je pense avoir réussi le mieux dans ma vie, à savoir mes enfants, parce que rien ne m'assure qu'un jour, malgré ma vigilance et l'amour que je leur apporte, ils ne vont pas prendre des chemins détournés.
S'agissant d'enfants plus jeunes, quand je vois des monstres de gamins, j'ai toujours fait preuve d'indulgence à leur égard tant je suis persuadée que la responsabilité de tels comportements revient aux parents.
Je n'étais pas virulente, je réagissais, seulement...
amicalement,
Optimist
Que les choses soient claires :
1- Je ne connais pas le nombre d'enfants que peux avoir Tim Burton, et par conséquent, je ne peux pas confirmer si son film critique "gratuitement" les enfants des autres ou non, ni s'il considère que ses propres enfants, s'il en a, sont parfaits.
2- Je n'ai pas d'enfants. C'est un choix. L'une des raisons est que j'ai toujours eu peur d'assumer leur éducation. Pour cette raison, j'admire d'autant plus ceux qui ont des petits, et qui par conséquent acceptent de sacrifier une partie de leur vie personnelle en faveur de leur descendance.
3- Il existe aujourd'hui, en France, 16% d'enfants obèses à l'age de 12 ans. Aux USA, c'est pire.
4- Des sondages montrent que 80% des adolescents de 15 à 18 ans lisent moins de deux livres par an. Le temps moyen passé devant la télévision chaque jour augmente chaque année. Le temps passé devant des jeux vidéo ultra-violents ne va pas en diminuant.
5- Quiconque sort des quartiers les plus bourgeois de France constate qu'on trouve, dans les rue, un nombre que je qualifierais d'anormal d'enfants de moins de 12-13 ans, seuls, livrés à eux mêmes et aux prédateurs de toutes natures.
6- Tous les enseignants des Lycées et de l'enseignement supérieur vous le confirmeraient : en dépit des statistiques officielles sur les résultats au bac, le niveau moyen se dégrade chaque année. Une bonne partie des étudiants du supérieur savent à peine compter sans leur calculette, sont incapables de valider un résultat (par exemple calculer un montant de TVA de 20% sur un montant hors taxe simple, 1000 par exemple), déchiffrent péniblement un texte sur lequel ils doivent travailler, et ne le comprennent pas toujours.
Alors, évidemment, les enfants sont parfait. Personnellement, je pense que les parents sont beaucoup plus souvent en faute. Et c'est exactement ce que Tim Burton montre, de façon sous-jacente, dans ce film.
Mme Optimist, je ne vous connais pas. Je ne connais pas vos enfants. Mais si vous avez jugé utile de réagir à mon commentaire sur ce film deux fois plutôt qu'une, et de façon assez virulente, peut être est ce que vous vous êtes sentie en faute ? Pourtant, vos enfants sont parfaits, non ?
Bien à vous.
1- Je ne connais pas le nombre d'enfants que peux avoir Tim Burton, et par conséquent, je ne peux pas confirmer si son film critique "gratuitement" les enfants des autres ou non, ni s'il considère que ses propres enfants, s'il en a, sont parfaits.
2- Je n'ai pas d'enfants. C'est un choix. L'une des raisons est que j'ai toujours eu peur d'assumer leur éducation. Pour cette raison, j'admire d'autant plus ceux qui ont des petits, et qui par conséquent acceptent de sacrifier une partie de leur vie personnelle en faveur de leur descendance.
3- Il existe aujourd'hui, en France, 16% d'enfants obèses à l'age de 12 ans. Aux USA, c'est pire.
4- Des sondages montrent que 80% des adolescents de 15 à 18 ans lisent moins de deux livres par an. Le temps moyen passé devant la télévision chaque jour augmente chaque année. Le temps passé devant des jeux vidéo ultra-violents ne va pas en diminuant.
5- Quiconque sort des quartiers les plus bourgeois de France constate qu'on trouve, dans les rue, un nombre que je qualifierais d'anormal d'enfants de moins de 12-13 ans, seuls, livrés à eux mêmes et aux prédateurs de toutes natures.
6- Tous les enseignants des Lycées et de l'enseignement supérieur vous le confirmeraient : en dépit des statistiques officielles sur les résultats au bac, le niveau moyen se dégrade chaque année. Une bonne partie des étudiants du supérieur savent à peine compter sans leur calculette, sont incapables de valider un résultat (par exemple calculer un montant de TVA de 20% sur un montant hors taxe simple, 1000 par exemple), déchiffrent péniblement un texte sur lequel ils doivent travailler, et ne le comprennent pas toujours.
Alors, évidemment, les enfants sont parfait. Personnellement, je pense que les parents sont beaucoup plus souvent en faute. Et c'est exactement ce que Tim Burton montre, de façon sous-jacente, dans ce film.
Mme Optimist, je ne vous connais pas. Je ne connais pas vos enfants. Mais si vous avez jugé utile de réagir à mon commentaire sur ce film deux fois plutôt qu'une, et de façon assez virulente, peut être est ce que vous vous êtes sentie en faute ? Pourtant, vos enfants sont parfaits, non ?
Bien à vous.
c'est cette faculté, quand on n'a pas eu d'enfants, à critiquer le comportement de la marmaille des autres. Parce que forcément, ces gens-là, ils auraient eu des enfants exemplaires...
Cette intolérence me laisse penser que le prochain homme qui partagera ma vie aura sans doute déjà eu son propre vécu de père...
Cette intolérence me laisse penser que le prochain homme qui partagera ma vie aura sans doute déjà eu son propre vécu de père...
... mais moi c'est normal, vu que mes enfants sont parfaits...


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john-steed-rp
publié le 11 août 06