Dissolution de la personnalité à l’adolescence poussée à un paroxysme quasi autistique: Nicolas est largué. Enfant abandonné hébergé par un couple bienveillant mais très âgé et simple, sans amis et scolairement dépassé.
Se peut-il que la vie ne soit que cela? L’adolescent n’est pas rationnel (c'est sa force) et une carte postale de Belle-île en mer trouvée dans un livre oublié par son professeur (l’éveil du printemps) le décide à faire son sac, voler quelques billets, et tailler la route vers Belle-île.
Même irrationalité quand il accepte de suivre une fille agressive en minijupe et blouson de fourrure synthétique. C’est Charly, petite pute la nuit, tyran ménager le jour, une boule de solitude à peine plus âgée. Seule la tenue de son intérieur lui permet de croire qu’elle a prise sur la vie.
Lui se plie à son autorité souveraine dans sa caravane prés des poubelles. Inexplicablement la confiance est instantanée entre ces deux personnages malgré l’autoritarisme hallucinant de Charly et l’hébétude horripilante de Nicolas. Couple en quelque sorte inversé: elle brutale autoritaire part à la chasse, lui fait le ménage les repas et subit l’autorité sans broncher.
Ces deux individus bruts vont faire le parcours de l’apprivoisement mutuel: fable sur la renaissance de l’humanité à partir de l’animal. La littérature prendra une place dans cette démarche. Nicolas apprend par cœur l’éveil du printemps ce qui donnera un séquence savoureuse où ils jouent une scène fleur bleue et sadomasochiste : un moment magique de leur rapprochement et de leur évolution, elle dans l’acceptation de l’autre et lui dans l’acceptation de lui-même.
Quand un matin Charly remonte sa jupe et colle son sexe sur le visage endormi de Nicolas elle s’offre de la seule manière qu’elle connaisse. Lui comprend qu’il existe enfin, pour elle et par elle. Mais Nicolas a un but : Belle-île. Fort de sa nouvelle « existence », il finit donc son chemin puis retourne dans sa famille d’accueil pour prendre son destin en main
Se peut-il que la vie ne soit que cela? L’adolescent n’est pas rationnel (c'est sa force) et une carte postale de Belle-île en mer trouvée dans un livre oublié par son professeur (l’éveil du printemps) le décide à faire son sac, voler quelques billets, et tailler la route vers Belle-île.
Même irrationalité quand il accepte de suivre une fille agressive en minijupe et blouson de fourrure synthétique. C’est Charly, petite pute la nuit, tyran ménager le jour, une boule de solitude à peine plus âgée. Seule la tenue de son intérieur lui permet de croire qu’elle a prise sur la vie.
Lui se plie à son autorité souveraine dans sa caravane prés des poubelles. Inexplicablement la confiance est instantanée entre ces deux personnages malgré l’autoritarisme hallucinant de Charly et l’hébétude horripilante de Nicolas. Couple en quelque sorte inversé: elle brutale autoritaire part à la chasse, lui fait le ménage les repas et subit l’autorité sans broncher.
Ces deux individus bruts vont faire le parcours de l’apprivoisement mutuel: fable sur la renaissance de l’humanité à partir de l’animal. La littérature prendra une place dans cette démarche. Nicolas apprend par cœur l’éveil du printemps ce qui donnera un séquence savoureuse où ils jouent une scène fleur bleue et sadomasochiste : un moment magique de leur rapprochement et de leur évolution, elle dans l’acceptation de l’autre et lui dans l’acceptation de lui-même.
Quand un matin Charly remonte sa jupe et colle son sexe sur le visage endormi de Nicolas elle s’offre de la seule manière qu’elle connaisse. Lui comprend qu’il existe enfin, pour elle et par elle. Mais Nicolas a un but : Belle-île. Fort de sa nouvelle « existence », il finit donc son chemin puis retourne dans sa famille d’accueil pour prendre son destin en main
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digne d'un critique pro.
Partante pour le cine club !
un détail
ce film a été plus ou moins imspité d'un livre écrit par Isild dix ans plus tot
http://www4.fnac.com/shelf/article.aspx?PRID=2009552&SID=e0850c20-/
l'écriture et les dessins sont remarquables
On y retrouve la m^me violence et la même sauvagerie.
Du brut sans fioritures ...
Partante pour le cine club !
un détail
ce film a été plus ou moins imspité d'un livre écrit par Isild dix ans plus tot
http://www4.fnac.com/shelf/article.aspx?PRID=2009552&SID=e0850c20-/
l'écriture et les dessins sont remarquables
On y retrouve la m^me violence et la même sauvagerie.
Du brut sans fioritures ...


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pooka
publié le 13 déc. 07