Children est une comédie humaine suintante de désespoir. C’est une suite de destins tous plus noirs les uns que les autres, et c’est surtout un point de vue très sombre sur l’état de santé social en Islande. L’Islande ? Oui, vous savez bien ! Cette île qui se trouve au bout du bout de l’Europe. Climat plutôt frisquet les trois quarts de l’année, pour ne pas dire franchement polaire ! Un paysage en blanc, bleu, noir et gris, et des décors urbains à fendre l’âme.
C’est dans cet environnement de solitude et de morosité qu’essayent de survivre les quatre personnages principaux du film. Tous les quatre sérieusement paumés et souffrant tous à leur manière d’une certaine violence intérieure. Il y a d’abord Gardar, le fil conducteur du récit. Voyou à la petite semaine et rebelle immature qui vas se chercher une nouvelle conduite en essayant de « devenir » un père pour son fils de 12 ans qu’il n’a jamais vu. Puis il y a Karitas, jeune mère de quatre gosses totalement dépassée par la vie, par son rôle de mère seule, par les problèmes financiers et surtout par l’attitude de son fils aîné qu’elle ne comprend pas. Vient ensuite Gudmundur, 12 ans, fils des deux premiers et souffre-douleur de ses camarades de classe. Il n’a qu’une passion : le foot et qu’un seul ami : son voisin d’en dessous qui lui sert de gardien de but. Et enfin il y a Marino, la quarantaine. Un être étrange, maniaco-dépressif sous contrôle médical. Il vit avec sa mère, veuve qu’il ne veut partager avec personne. Il mange trop, il fume trop et ne compte que deux amis dans sa vie : Gudmundur, son voisin du dessus et son 13ème poisson rouge.
De ces quatre personnages aux destins bouchés, Ragnar Bragason, va en tirer un film âpre, rugueux, tourné dans un noir et blanc très actuel qui rajoute encore plus de profondeur et de noirceur aux personnages et à ce qu’ils vivent malgré une mise en scène un brin désordonnée mais qui bizarrement, ne dessert en aucune façon le récit. Ces quatre personnes vont essayer de survivre à ce qu’ils leur arrivent. Vont essayer, chacune à leur manière d’inverser le cour imperturbable de leur triste vie.
C’est un film sombre mais pas exempt d’une certaine humanité. C’est un regard sans illusions sur le devenir de certains personnages, mais heureusement pas sans espoirs pour d’autres. C’est une véritable comédie humaine dans le sens noble du terme qui nous dépeint des personnalités attachantes même dans leur face la plus obscure. C’est une véritable chronique sociale au sens le plus authentique du terme qui sait rendre au plus juste la poisseuse intimité de ces naufragés de la vie. C’est un film sur la survie et qui porte loin son regard sur l’inextricable mélange d’amour et de haine qui fait l’être humain.
C’est aussi et surtout un incroyable tour de force en matière d’interprétation.
C’est dans cet environnement de solitude et de morosité qu’essayent de survivre les quatre personnages principaux du film. Tous les quatre sérieusement paumés et souffrant tous à leur manière d’une certaine violence intérieure. Il y a d’abord Gardar, le fil conducteur du récit. Voyou à la petite semaine et rebelle immature qui vas se chercher une nouvelle conduite en essayant de « devenir » un père pour son fils de 12 ans qu’il n’a jamais vu. Puis il y a Karitas, jeune mère de quatre gosses totalement dépassée par la vie, par son rôle de mère seule, par les problèmes financiers et surtout par l’attitude de son fils aîné qu’elle ne comprend pas. Vient ensuite Gudmundur, 12 ans, fils des deux premiers et souffre-douleur de ses camarades de classe. Il n’a qu’une passion : le foot et qu’un seul ami : son voisin d’en dessous qui lui sert de gardien de but. Et enfin il y a Marino, la quarantaine. Un être étrange, maniaco-dépressif sous contrôle médical. Il vit avec sa mère, veuve qu’il ne veut partager avec personne. Il mange trop, il fume trop et ne compte que deux amis dans sa vie : Gudmundur, son voisin du dessus et son 13ème poisson rouge.
De ces quatre personnages aux destins bouchés, Ragnar Bragason, va en tirer un film âpre, rugueux, tourné dans un noir et blanc très actuel qui rajoute encore plus de profondeur et de noirceur aux personnages et à ce qu’ils vivent malgré une mise en scène un brin désordonnée mais qui bizarrement, ne dessert en aucune façon le récit. Ces quatre personnes vont essayer de survivre à ce qu’ils leur arrivent. Vont essayer, chacune à leur manière d’inverser le cour imperturbable de leur triste vie.
C’est un film sombre mais pas exempt d’une certaine humanité. C’est un regard sans illusions sur le devenir de certains personnages, mais heureusement pas sans espoirs pour d’autres. C’est une véritable comédie humaine dans le sens noble du terme qui nous dépeint des personnalités attachantes même dans leur face la plus obscure. C’est une véritable chronique sociale au sens le plus authentique du terme qui sait rendre au plus juste la poisseuse intimité de ces naufragés de la vie. C’est un film sur la survie et qui porte loin son regard sur l’inextricable mélange d’amour et de haine qui fait l’être humain.
C’est aussi et surtout un incroyable tour de force en matière d’interprétation.
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ZEM01
publié le 8 juin 08