Pour souvenirs primaux ces crises d'angoisses à l'orée de mon adolescence, moi, m'interrogeant soirées après soirées sur le sens du monde qui m'entourait, le pourquoi de l'importance de toute cette futilité qui m'enfonçait à coups de récrés, à coups de sorties.
Je ne comprenais pas pourquoi je ne trouvais aucun écho, pourquoi je devais à chaque fois violenter mon âme afin de m'insérer dans les cercles, faire bonne figure, être légère et parler mode et quotidienneté.
Le travestissement de nos êtres commence dès l'apprentissage du langage; quand il ne s'agit plus de crier notre être mais de le faire s'exprimer. Les mots sont-ils assez nombreux pour entourer tous les contours de nous-mêmes ? Ne devrions pas savoir toutes les langues, tournures et subtilités afin de ne pas manquer un seul état, une seule mouvance, un seul devenir que chaque seconde de cette vie, notre être est en train de subir ?
Je me réfugiais le soir dans une délectation sans nom, amoureuse et orgiaque. Il n'était pas rare qu'une tablette y passa, seul élément capable de calmer cette angoisse qui me tenaillait et enfonçait ses griffes au plus profond de mes nervures encore croissantes.
Le chocolat était mon salut. Je l'ai fait mien, seconde part de mon être, troisième jambe, autre cervelle, deuxième cœur, seconde famille.
La vie passe pourtant et l'oubli des fondations est une chose très habituelle, surtout lorsque nous ne prenons plus en compte que la surface de nous-même, l'image qui se reflète dans les mares de nos jours accumulés dans un dédale d'actions et de courses à la subsistance sociétale.
Le monde me voulait équilibrée. Je me voulais équilibrée. Comment trouver le point d'orgue quand tout s'accélère, son propre cœur surtout, au moindre son de stress, d'angoisse générés par tout ce monde à l'allure étrangement faussée, ostensiblement statique, dans le souci de soi et de son propre équilibre, d'un équilibre propret... ?
La vie passe, les jours arrivent et disparaissent. On oublie le début, pris dans l'action... Avec pour seul horizon une fin si possible heureuse. La fin peut-elle être heureuse? Faut-il la vouloir heureuse ou bien ne faudrait-il pas plutôt s'estimer heureux quelle que soit la fin, dénuée de sens de bonheur puisque le bout est annoncé. Nous commençons notre vie dans un cri. Pouvons-nous la finir en silence?
Un beau jour, j'avais enfin accumulé une flopée de moments de bonheurs. Un nuage de bien-être m'enveloppait tendrement et me portait à être un peu plus disciplinée avec moi-même... Je décidais d'oublier le chocolat. Après tout, c'était le moment et tout le monde me le disait. Fais attention à ta taille !
Quelques jours ou semaines (je ne les comptais pas) après, je commençais à sentir les bienfaits. Pas une seule once de fatigue, une énergie d'enfer, un allant impeccable, une allure qui commençait à prendre de la forme...Quand, un beau soir, je me retrouvais soudainement à quatre pattes devant mon meuble de cuisine à chercher dans tous les recoins le moindre reste de morceau de chocolat...
J'avais été droguée et j'étais tout bonnement en période de sevrage. ces moments où j'ouvrais soudainement les portes des placards pour ne découvrir qu'un vide intersidéral, dénué de la moindre pépite chocolatée, furent nombreux. Jusqu'au jour où j'achetais une tablette, avec des noisettes pour couronner le tout... Elle ne fit pas trois jours.
Cela étant, je m'aperçus que mon énergie restait la même, mon corps ne m'en voulait pas. Je décidais alors de consommer sans abuser. Cela était-il possible ? Qu'adviendrait-il lorsque la part de moi-même, angoissée et torturée, ressortirait ? Ne devais-je pas plutôt être rationnée? Je pensais à la guerre, la guerre des tranchées, la guerre des boutons, la guerre des sexes, les guerres froides et les guerres éclair. La mienne serait donc la guerre des rations, celles des chocolats, multiples pépites dorées et tablettes noisettées ou caramellisées...
Je me préparais lentenment à surmonter une grande bataille, celles des fêtes de fin d'année.
Soudainement, mon angoisse commençait à perdre du poids devant tant de futilités débordantes. Je me sentais aguerrie et prête à m'investir corps et âme dans cette mission pourtant ô combien mineure au regard de toute la détresse qui m'entourait.
Cet équilibre que nous recherchons tant. N'était-ce pas précisément cette acceptation à traiter le futile une fois de temps en temps? Je pourrais bien plus tard redevenir fidèle à la lourdeur habituelle qui me seyait si bien en temps de paix.
FIN.
.
Je ne comprenais pas pourquoi je ne trouvais aucun écho, pourquoi je devais à chaque fois violenter mon âme afin de m'insérer dans les cercles, faire bonne figure, être légère et parler mode et quotidienneté.
Le travestissement de nos êtres commence dès l'apprentissage du langage; quand il ne s'agit plus de crier notre être mais de le faire s'exprimer. Les mots sont-ils assez nombreux pour entourer tous les contours de nous-mêmes ? Ne devrions pas savoir toutes les langues, tournures et subtilités afin de ne pas manquer un seul état, une seule mouvance, un seul devenir que chaque seconde de cette vie, notre être est en train de subir ?
Je me réfugiais le soir dans une délectation sans nom, amoureuse et orgiaque. Il n'était pas rare qu'une tablette y passa, seul élément capable de calmer cette angoisse qui me tenaillait et enfonçait ses griffes au plus profond de mes nervures encore croissantes.
Le chocolat était mon salut. Je l'ai fait mien, seconde part de mon être, troisième jambe, autre cervelle, deuxième cœur, seconde famille.
La vie passe pourtant et l'oubli des fondations est une chose très habituelle, surtout lorsque nous ne prenons plus en compte que la surface de nous-même, l'image qui se reflète dans les mares de nos jours accumulés dans un dédale d'actions et de courses à la subsistance sociétale.
Le monde me voulait équilibrée. Je me voulais équilibrée. Comment trouver le point d'orgue quand tout s'accélère, son propre cœur surtout, au moindre son de stress, d'angoisse générés par tout ce monde à l'allure étrangement faussée, ostensiblement statique, dans le souci de soi et de son propre équilibre, d'un équilibre propret... ?
La vie passe, les jours arrivent et disparaissent. On oublie le début, pris dans l'action... Avec pour seul horizon une fin si possible heureuse. La fin peut-elle être heureuse? Faut-il la vouloir heureuse ou bien ne faudrait-il pas plutôt s'estimer heureux quelle que soit la fin, dénuée de sens de bonheur puisque le bout est annoncé. Nous commençons notre vie dans un cri. Pouvons-nous la finir en silence?
Un beau jour, j'avais enfin accumulé une flopée de moments de bonheurs. Un nuage de bien-être m'enveloppait tendrement et me portait à être un peu plus disciplinée avec moi-même... Je décidais d'oublier le chocolat. Après tout, c'était le moment et tout le monde me le disait. Fais attention à ta taille !
Quelques jours ou semaines (je ne les comptais pas) après, je commençais à sentir les bienfaits. Pas une seule once de fatigue, une énergie d'enfer, un allant impeccable, une allure qui commençait à prendre de la forme...Quand, un beau soir, je me retrouvais soudainement à quatre pattes devant mon meuble de cuisine à chercher dans tous les recoins le moindre reste de morceau de chocolat...
J'avais été droguée et j'étais tout bonnement en période de sevrage. ces moments où j'ouvrais soudainement les portes des placards pour ne découvrir qu'un vide intersidéral, dénué de la moindre pépite chocolatée, furent nombreux. Jusqu'au jour où j'achetais une tablette, avec des noisettes pour couronner le tout... Elle ne fit pas trois jours.
Cela étant, je m'aperçus que mon énergie restait la même, mon corps ne m'en voulait pas. Je décidais alors de consommer sans abuser. Cela était-il possible ? Qu'adviendrait-il lorsque la part de moi-même, angoissée et torturée, ressortirait ? Ne devais-je pas plutôt être rationnée? Je pensais à la guerre, la guerre des tranchées, la guerre des boutons, la guerre des sexes, les guerres froides et les guerres éclair. La mienne serait donc la guerre des rations, celles des chocolats, multiples pépites dorées et tablettes noisettées ou caramellisées...
Je me préparais lentenment à surmonter une grande bataille, celles des fêtes de fin d'année.
Soudainement, mon angoisse commençait à perdre du poids devant tant de futilités débordantes. Je me sentais aguerrie et prête à m'investir corps et âme dans cette mission pourtant ô combien mineure au regard de toute la détresse qui m'entourait.
Cet équilibre que nous recherchons tant. N'était-ce pas précisément cette acceptation à traiter le futile une fois de temps en temps? Je pourrais bien plus tard redevenir fidèle à la lourdeur habituelle qui me seyait si bien en temps de paix.
FIN.
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Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
Une petit comm qui se consomme avec le plaisir
régressif d'un goûter de quatre heure
avec un petit carré de chocolat et du pain...miam
c'est a croquer miss H..
régressif d'un goûter de quatre heure
avec un petit carré de chocolat et du pain...miam
c'est a croquer miss H..
Au délice de ces instants où notre culpabilité originelle s'endort enfin et que nous laissons s'éveiller nos pulsions animales !
Le réveil de nos ardeurs ne vaut-il pas quelques rondeurs ?
16/11/08 à 21h06
ASANFROI
Toi qui certainement comprend mieux ce texte que moi-même !
Je t'embrasse. A bientôt. .
Je t'embrasse. A bientôt. .
***** Chère et tendre amie !
Comme le temps passe !
Comme le temps passe !
j'aime bien les films de chabrol qui decrit la bourgeoisie et toutes ces atrocites criminelles et pernicieuses comme elle mets plus de poisson dans son chocolat alors attention, des fois que c'est pas du poison
http://fr.youtube.com/watch?v=GGLhhr2j53o
http://fr.youtube.com/watch?v=GGLhhr2j53o
Mac, je te présente Dehors.......


zut y'en a plus
de chocolat.
A propos du chocolat moi j'aime bien le film
de chocolat.
A propos du chocolat moi j'aime bien le film
.
Making a Chocolate Drink
.
Mayan woman making a traditional chocolate drink
[ Toledo Ecotourism Association ]
.
http://minilien.com/?69Lu33eES2
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Making a Chocolate Drink
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Mayan woman making a traditional chocolate drink
[ Toledo Ecotourism Association ]
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http://minilien.com/?69Lu33eES2
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parle de culpabilité, le crime n'est pas loin. Le fait que cette 'action' soit perpétuée par plusieurs d'entre nous allège-t-elle le crime et donc le sentiment de culpabilité ou alors devenons-nous de fait une masse informe (obèse?) de criminels étalant leurs fautes aux nombres de bouches chocolatées, afin d'en mieux supporter le poids ?
Un carré ?
Un carré ?
et t'as pas vu mes tablettes abdominales...
j'ai fini la tablette de 200g
ça va mieux lucilius?
pour ma part, je ne culpabilise du tout, j'ai encore ce goût délicieux
ça va mieux lucilius?
pour ma part, je ne culpabilise du tout, j'ai encore ce goût délicieux

Serais-je dans l'abus dont parle Hortensia?
Vite une réac d'un PPCiste disant qu'il/elle a fait pire ou je culpabilise!
Vite une réac d'un PPCiste disant qu'il/elle a fait pire ou je culpabilise!
16/11/08 à 18h41
ASANFROI
je montre la mienne, de barbe, chiche ?!
16/11/08 à 18h39
ASANFROI

Bush, t'en fais partie. T'en fait pas 

ASANFROI, je te rejoins, la minceur n'est pas synonyme de beauté. Cependant, notre monde pour autant qu'il succombe à la beauté, et non à de la vaste propagande de consommation ou de bourrage de crâne, assimile souvent minceur et beauté (intérieure (je sais ma contrôler) et extérieure (le gras que vous ne voyez pas)). Et oui, les crise chocolatés ne sont pas innocentes en ce sens qu'elle ne ont une source mais succomber à ces crises en s'engouffrant de chocolat, n'est-ce pas par la même la preuve évidente d'une innocence qui se perd dans le dédales des tablettes, JEHHESS? Sinon, je ne saurais trop dire à PAULTG. d'aller voir ailleurs si j'y suis, lui qui ne lit aucun texte sauf ceux accrochés à son beau nombril de professeur..
Quant à BERNARD59, oui, merci d'être bien synthétique; il est vrai que je me suis un peu perdue dans des broutilles de détails bien secondaires au vu de la franchée lignée que tu as bien sû mettre en exergue
Pour répondre à JANISJOP, je ne saurais trop lui recommander d'ouvrir grand la bouche lorsque la louche chocolatée s'approchera toute odorant et chaude... Tout comme MATEODIM qui saura se tourner vers une belle vie enchocolatée et LUCILIUS, fin connaisseur noisetier épenché de chocolat (là, je raconte n'importe quoi!). A VOLTUAN, je suggèrerai un poème de chocolat yiddish, cela doit bien se trouver quelque part
et pour MAC. un grand merci de nous entretenir du tout dernier trailer de Miss Juliette, tellement aguicheuse en napperon chocolaté...
BIZZ
Quant à BERNARD59, oui, merci d'être bien synthétique; il est vrai que je me suis un peu perdue dans des broutilles de détails bien secondaires au vu de la franchée lignée que tu as bien sû mettre en exergue
Pour répondre à JANISJOP, je ne saurais trop lui recommander d'ouvrir grand la bouche lorsque la louche chocolatée s'approchera toute odorant et chaude... Tout comme MATEODIM qui saura se tourner vers une belle vie enchocolatée et LUCILIUS, fin connaisseur noisetier épenché de chocolat (là, je raconte n'importe quoi!). A VOLTUAN, je suggèrerai un poème de chocolat yiddish, cela doit bien se trouver quelque part
et pour MAC. un grand merci de nous entretenir du tout dernier trailer de Miss Juliette, tellement aguicheuse en napperon chocolaté... BIZZ
le jury pcc a rajouté le calva sur la liste des substances interdites !
même que toutes les roses sont n°1 !
Oué, ça mange pas de pain.

Oué, ça mange pas de pain.

quand on est dans la bande à Jojo c'est pas obligatoire ?
mettre en parallèle la beauté et la minceur !
pas faux, les crises chocolat ne sont pas innocentes,
quand on y regarde de plus près, on constate de bien étranges coïncidences
quand on y regarde de plus près, on constate de bien étranges coïncidences
un effet magique sur le Paulo !
5 !
5 !
...naturellement antidépressive (zut j'ai oublié quoi: la fatique du congrès...): le magnésium je crois?
Bref le chocolat c'est un antidépresseur totalement naturel: que tu te sois trouvée "en descente" après des orgies chocolatesques, ça me semble assez naturel.
Il semblerait que tu aies pris le parti de limiter ta consommation à des doses raisonnables? C'est bien, mais pour la taille et les hanches tu peux satisaire tes besoins de magnésium sans dommage en évitant les chocolats très gras et très sucrés, ou truffés de ces saloperies: noisettes, amandes et autres...et en mangeant du noir très noir...
Peut-être(sûrement même) n'est ce pas aussi efficace pour satisfaire ta gourmandise(ah ces bonnes truffes, grasses à souhait!), mais bon: il faut ce qu'il faut si tu veux continuer à figurer dans le top 10 des beautés de PCC...
16/11/08 à 18h10
et si la vie était cette tablette de chocolat....
Chocolatement votre
Dim
Chocolatement votre
Dim
Au faite Hortensia, ta guerre éclair... . ...au chocolat? 

J'ai ai toujours une dans mon sac et m'en porte fort bien!
Mais c'est vrai qu'il est préférable de se dépenser.
Ceux qui ne font pas trop de sport peuvent se rattraper avec l'amour...
Mais c'est vrai qu'il est préférable de se dépenser.
Ceux qui ne font pas trop de sport peuvent se rattraper avec l'amour...
ni "chocolats"...!
*****

Bonne semaine à toi ( et tous )!

*****

Bonne semaine à toi ( et tous )!

petit bras
elle ne fera que la journée ma tablette d'aujourd'hui, et encore, en faisant gaffe

elle ne fera que la journée ma tablette d'aujourd'hui, et encore, en faisant gaffe
Tu ne choques pas, en tous cas pas moi
AU contraire, ton expression est bienvenue et toujours agréable à lire.
(non, je ne drague pas!)
AU contraire, ton expression est bienvenue et toujours agréable à lire.(non, je ne drague pas!)
hortensia je suis dans un etat normal , un peu folichonne moi aussi , mais moins en nuance, je devrais faire un peu gaffe je crois a ne pas trop choquer!
Le chocolat, le vrai ! Il ne fait pas grossir, c'est un truc du gouvernement pour nous faire avaler des fruits et légumes même pas sucrés.
16/11/08 à 17h13
Studieuse.
Mais ça marche...

Sinon j'ai une blague minable sur le chocolat... oué trop, j'vais la garder.

Sinon j'ai une blague minable sur le chocolat... oué trop, j'vais la garder.
C'est marrant, on dirait que tu es dans un état d'ébriété. En tout cas merci pour tes remarques et oui, mon comm est comique 

qu'en penserais nadarc, vraiment la decheange, l'angoisse, la violence en soi, je ne sais pas vraiment
mais le chocolat c'est bon

Je réagis à ce commentaire en
Je réagis à ce commentaire en 









hortensia
publié le 16 nov. 08