La complicité, clins d'oeil, humour camarade, comme en échangent les couples des feuilletons américains, cette complicité qui tue l'amour plus sûrement que des années d'habitude.
C'était l'erreur de ma jeunesse : chercher à créer une complicité, rechercher une connivence intellectuelle. Cette croyance qu'il fallait que je me montre d'emblée telle que j'étais (comme si c'était passsionnant !), qu'il fallait qu'on se comprenne ! Quelle erreur.
Nous nous plaisons. Vivons cela et laissons de côté notre enfance, qui était ceci, cela, la grande maison familiale pleine de souvenirs, mon entrée au conservatoire, ma sortie de l'autoroute, mes amis, qui étaient ceci, cela....
Une expression fugace, un geste, et des choses se disent. Mais je n'avais en eux aucune confiance alors.
Bien sûr les premières tentatives d'approche, les essais d'humour, peuvent être touchants, je ne dis pas. Mais quelle fatigue. Et quel mensonge, parfois.
Créer un lien d'emblée, direct, c'est un art, une audace, et il faudrait savoir le faire.
J'ai choisi "Annie Hall" car c'est un film sur le type même de couple que je n'aime pas.
Woody Allen, tout au long du film, s'attendrit sur le couple qu'il forme avec Diane Keaton, ce que j'ai trouvé détestable.
Il avait demandé, pour faire ce film, son aide à Bunuel, qui avait refusé ou qui n'avait pas pu. Et Bunuel n'avait pas - lui non plus - aimé le film. Trop complaisant, sans doute.
C'était l'erreur de ma jeunesse : chercher à créer une complicité, rechercher une connivence intellectuelle. Cette croyance qu'il fallait que je me montre d'emblée telle que j'étais (comme si c'était passsionnant !), qu'il fallait qu'on se comprenne ! Quelle erreur.
Nous nous plaisons. Vivons cela et laissons de côté notre enfance, qui était ceci, cela, la grande maison familiale pleine de souvenirs, mon entrée au conservatoire, ma sortie de l'autoroute, mes amis, qui étaient ceci, cela....
Une expression fugace, un geste, et des choses se disent. Mais je n'avais en eux aucune confiance alors.
Bien sûr les premières tentatives d'approche, les essais d'humour, peuvent être touchants, je ne dis pas. Mais quelle fatigue. Et quel mensonge, parfois.
Créer un lien d'emblée, direct, c'est un art, une audace, et il faudrait savoir le faire.
J'ai choisi "Annie Hall" car c'est un film sur le type même de couple que je n'aime pas.
Woody Allen, tout au long du film, s'attendrit sur le couple qu'il forme avec Diane Keaton, ce que j'ai trouvé détestable.
Il avait demandé, pour faire ce film, son aide à Bunuel, qui avait refusé ou qui n'avait pas pu. Et Bunuel n'avait pas - lui non plus - aimé le film. Trop complaisant, sans doute.
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qu'il n'y a pas d'ingrédient à bannir....la connivence, la complicité, ça soude et ressere aussi souvent , même à la longue, non ?...(je parle pour certains couples autour de moi avec plus de 10 ou 15 ans au compteur)
arrête de me rechercher >;-> tu sais bien Où me dénicher .
la complicité elle existe ou non d'emblée
et n'a rien de comparable avec l' Amour.
Les deux peuvent coexister ou non, l'un peut exister
sans l'autre ou avant l'autre...Mais peut-être suis-je
dans l'erreur.
et n'a rien de comparable avec l' Amour.
Les deux peuvent coexister ou non, l'un peut exister
sans l'autre ou avant l'autre...Mais peut-être suis-je
dans l'erreur.
ce sentiment de quelque chose d'unique
le revoir : mais j'ai bien aimé Annie Hall, qui tape pour moi dans la meilleure période de W. Allen. J'en ai des souvenirs plutôt précis de trouble.
Par contre, ce que tu dis risque de me faire réfléchir... Et m'incite d'emblée à le revoir...
Par contre, ce que tu dis risque de me faire réfléchir... Et m'incite d'emblée à le revoir...
ce qui n'est pas le cas de tous les films de Woody Allen, il me semble qu'il était joyeux

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LEOPOLDUNE
publié le 4 sept. 08