Ceci est une phrase d'intro pour évacuer la lettrine de merde.
voilà.
"La sincérité est la clé de la confiance, et la confiance, c'est le socle d'une relation solide et durable, qui permettrait à chacun de s'épanouir et de partir collectivement à la conquête d'ambitieux projets d'avenir", me confiait récemment Frédéric Hantz, un ami proche à qui je souhaite une excellente année 2008.
Et surtout la santé, d'ailleurs, c'est crucial la santé.
Fort de cette maxime, c'est avec mon entière sincérité que je m'en vais vous confier ici-même, non sans douleur mais avec une fascinante détermination, un pan très intime de ma vie privée intime (et privée). Ce jour qui a tant compté pour moi, et façonné l'homme que je suis devenu, c'est celui de ma toute première fois.
J'avais 9 ans et j'en paraissais 7, mais déjà brillait dans le clair de mes yeux cette lueur rare et belle qu'on remarque également dans les chansons de Jean-Luc Lahaye, et qui s'appelle la lubricité.
Mes parents et moi-même habitions une bicoque sur les hauteurs de Montluçon. Ayant arrêté les études, je consacrais mon RMI à l'achat de tickets de Rapido, gaspillant mon temps libre dans les librairies ésotériques à éplucher les ouvrages analytiques de l'oeuvre de Francis Blanche. Fidèle en amour, je ne m'essayais à l'acte sexuel onanique que rarement, et toujours sur le chevalet de tantine, que je salue au passage.
Un mardi, alors que Patrice Carmouze et Christophe Dechavanne batifolaient joyeusement dans le poste en déblatérant sur la controverse de la question ethnique au Rwanda, je fus pris d'une douleur post-coïtale étrange, étant donné que je ne post-coïtais absolument pas. Inquiet mais lucide, je composais le numéro de mon médecin traitant.
-Coucou...
-Bonjour docteur, aïe j'ai mal j'ai mal.
-Allez viens mon chéri, viens redresser ma Tour de Pise...
-Non docteur, je souffre
-Je te la suce pour 1000 dollars. Ton père pourra regarder, s'il paye 100 dollars. *
-Docteur, je suis sérieux. J'ai mal, mais j'ai perdu ma carte vitale, je ne sais que faire, i need somebody help, not just anybody
-Bon, je vais voir ce que je peux faire. Mais c'est la dernière fois que je laisse quelqu'un m'interrompre en plein téléfilm du dimanche après-midi sur TF6.
Je raccrochais. Trois heures plus tard, la douleur persistait, et ce bon docteur n'avait toujours rien trouvé.
Dans l'espoir d'apaiser ma souffrance physique, je me lançais dans une grande ballade le long des châteaux de la Loire. Les kilomètres de marche et la beauté des paysages allaient m'aider à oublier quelques instants le lourd fardeau de ma sujétion aux contraintes physiques que confère mon enveloppe corporelle, moi qui ne suis qu'humain parmi les hommes, et dont la condition parfois bien ironique ne cesse de frapper à la porte de me sombres pensées, ne laissant de répit à mon coeur vacillant qu'aux heures de la nuit les plus reculées, lorsque la bouteille de vodka sous mon lit, victime de mes accès de démence assoiffée, trône enfin à moitié vide, ou à moitié pleine, cela varie avec le point de vue selon duquel on se place.
Après 8 heures de marche le long des golfes clairs, je me sentais foutrement bien.
En parlant de foutre, ma douleur s'évanouissait, et avec elle la lourde et silencieuse sensation de ne vivre que pour servir les desseins de Dieu, perfide illusioniste dont les veules créations ne sont que marionnettes asservies.
D'ailleurs, j'avais la trique.
C'est alors que, soudain, tout d'un coup et brusquement, surgit de la plus haute branche du plus haut pin de la forêt qui borde les châteaux de la Loire (une forêt d'un fort beau gabarit, ma foi), promptement et subitement... un sosie de Caroline Avon. Elle portait dans sa main droite (ou plutôt sa jolie mimine, pour creuser un peu plus le sillon de la rigueur étymologique qui jusqu'ici sert avec brio l'étincelante virtuosité de ce fabuleux récit), elle portait dans sa main droite, donc, un recueil de poésie de Paul Eluard.
-Paul Eluard ! C'est beau... réussissais-je à bégayer.
-La poésie me les brise, j'étais plutôt d'humeur à parler cul, répondit la jeune femme avec une pincée d'accent narbonnais.
-Avant toute chose, je dois vous avouer que j'adore ce que vous faites. "Parlons conso" était mon émission préférée, j'adorais manger mes saucisses-purée devant !
-Vous me touchez beaucoup, grand fou.
Je l'observais plus près. Dans ses yeux, brillait aussi comme par magie la lueur de Jean-Luc Lahaye.
Nous partimes main dans la main nous cacher derrière le plus gros pin de la forêt. Elle s'étourdit devant mon gros pin à moi, qui n'avait rien à envier aux plus fières pinacées de la région. Pour ma première fois, je tins un rythme soutenu pendant une bonne vingtaine de secondes, avant de rejoindre Morphée le visage ruisselant, ivre de joie contenue. Mon docteur eut été fier de moi. Quand sonna l'heure de remonter mon pantalon, je tournai la tête vers le ciel en pensant à ma mère et mon père, sans qui je ne serais pas là aujourd'hui.
Quinze ans plus tard, je garde encore un souvenir divin de cette savoureuse expérience, et c'est avec la sincérité qui me caractérise toujours, que j'avoue sans honte, devant vous mes amis, avoir envie de recommencer un jour.
* Dude, this one's for you.
** c'est sympa les astérisques, quand même.
voilà.
"La sincérité est la clé de la confiance, et la confiance, c'est le socle d'une relation solide et durable, qui permettrait à chacun de s'épanouir et de partir collectivement à la conquête d'ambitieux projets d'avenir", me confiait récemment Frédéric Hantz, un ami proche à qui je souhaite une excellente année 2008.
Et surtout la santé, d'ailleurs, c'est crucial la santé.
Fort de cette maxime, c'est avec mon entière sincérité que je m'en vais vous confier ici-même, non sans douleur mais avec une fascinante détermination, un pan très intime de ma vie privée intime (et privée). Ce jour qui a tant compté pour moi, et façonné l'homme que je suis devenu, c'est celui de ma toute première fois.
J'avais 9 ans et j'en paraissais 7, mais déjà brillait dans le clair de mes yeux cette lueur rare et belle qu'on remarque également dans les chansons de Jean-Luc Lahaye, et qui s'appelle la lubricité.
Mes parents et moi-même habitions une bicoque sur les hauteurs de Montluçon. Ayant arrêté les études, je consacrais mon RMI à l'achat de tickets de Rapido, gaspillant mon temps libre dans les librairies ésotériques à éplucher les ouvrages analytiques de l'oeuvre de Francis Blanche. Fidèle en amour, je ne m'essayais à l'acte sexuel onanique que rarement, et toujours sur le chevalet de tantine, que je salue au passage.
Un mardi, alors que Patrice Carmouze et Christophe Dechavanne batifolaient joyeusement dans le poste en déblatérant sur la controverse de la question ethnique au Rwanda, je fus pris d'une douleur post-coïtale étrange, étant donné que je ne post-coïtais absolument pas. Inquiet mais lucide, je composais le numéro de mon médecin traitant.
-Coucou...
-Bonjour docteur, aïe j'ai mal j'ai mal.
-Allez viens mon chéri, viens redresser ma Tour de Pise...
-Non docteur, je souffre
-Je te la suce pour 1000 dollars. Ton père pourra regarder, s'il paye 100 dollars. *
-Docteur, je suis sérieux. J'ai mal, mais j'ai perdu ma carte vitale, je ne sais que faire, i need somebody help, not just anybody
-Bon, je vais voir ce que je peux faire. Mais c'est la dernière fois que je laisse quelqu'un m'interrompre en plein téléfilm du dimanche après-midi sur TF6.
Je raccrochais. Trois heures plus tard, la douleur persistait, et ce bon docteur n'avait toujours rien trouvé.
Dans l'espoir d'apaiser ma souffrance physique, je me lançais dans une grande ballade le long des châteaux de la Loire. Les kilomètres de marche et la beauté des paysages allaient m'aider à oublier quelques instants le lourd fardeau de ma sujétion aux contraintes physiques que confère mon enveloppe corporelle, moi qui ne suis qu'humain parmi les hommes, et dont la condition parfois bien ironique ne cesse de frapper à la porte de me sombres pensées, ne laissant de répit à mon coeur vacillant qu'aux heures de la nuit les plus reculées, lorsque la bouteille de vodka sous mon lit, victime de mes accès de démence assoiffée, trône enfin à moitié vide, ou à moitié pleine, cela varie avec le point de vue selon duquel on se place.
Après 8 heures de marche le long des golfes clairs, je me sentais foutrement bien.
En parlant de foutre, ma douleur s'évanouissait, et avec elle la lourde et silencieuse sensation de ne vivre que pour servir les desseins de Dieu, perfide illusioniste dont les veules créations ne sont que marionnettes asservies.
D'ailleurs, j'avais la trique.
C'est alors que, soudain, tout d'un coup et brusquement, surgit de la plus haute branche du plus haut pin de la forêt qui borde les châteaux de la Loire (une forêt d'un fort beau gabarit, ma foi), promptement et subitement... un sosie de Caroline Avon. Elle portait dans sa main droite (ou plutôt sa jolie mimine, pour creuser un peu plus le sillon de la rigueur étymologique qui jusqu'ici sert avec brio l'étincelante virtuosité de ce fabuleux récit), elle portait dans sa main droite, donc, un recueil de poésie de Paul Eluard.
-Paul Eluard ! C'est beau... réussissais-je à bégayer.
-La poésie me les brise, j'étais plutôt d'humeur à parler cul, répondit la jeune femme avec une pincée d'accent narbonnais.
-Avant toute chose, je dois vous avouer que j'adore ce que vous faites. "Parlons conso" était mon émission préférée, j'adorais manger mes saucisses-purée devant !
-Vous me touchez beaucoup, grand fou.
Je l'observais plus près. Dans ses yeux, brillait aussi comme par magie la lueur de Jean-Luc Lahaye.
Nous partimes main dans la main nous cacher derrière le plus gros pin de la forêt. Elle s'étourdit devant mon gros pin à moi, qui n'avait rien à envier aux plus fières pinacées de la région. Pour ma première fois, je tins un rythme soutenu pendant une bonne vingtaine de secondes, avant de rejoindre Morphée le visage ruisselant, ivre de joie contenue. Mon docteur eut été fier de moi. Quand sonna l'heure de remonter mon pantalon, je tournai la tête vers le ciel en pensant à ma mère et mon père, sans qui je ne serais pas là aujourd'hui.
Quinze ans plus tard, je garde encore un souvenir divin de cette savoureuse expérience, et c'est avec la sincérité qui me caractérise toujours, que j'avoue sans honte, devant vous mes amis, avoir envie de recommencer un jour.
* Dude, this one's for you.
** c'est sympa les astérisques, quand même.
réactions : 94
lectures : 1647
votes : 29
Voici les 94 dernières réactions à ce commentaire
Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
des sentiments, du suspens, une intrigue médicale, un réseau de prostitution, la nature, la poésie française, une blonde, de la nostalgie et du sexe
tout y est !
tout y est !
simplemente para te felicitar.
Oui oui, je suis en Aregentine, il fait tres beau et tres chaud
Oui oui, je suis en Aregentine, il fait tres beau et tres chaud
:0p
(Mais où est ma tondeuse à Gazon... Le Yéti du placard me l'a encore piquée, le sacripan... Va avoir droit à l'époussette-tapis sur le derrière celui-là.
Diantre.)
(Mais où est ma tondeuse à Gazon... Le Yéti du placard me l'a encore piquée, le sacripan... Va avoir droit à l'époussette-tapis sur le derrière celui-là.
Diantre.)
Tu veux bien m'epouser ???
(les réactions m'ont aidé à comprendre la référence) 

vraiment... t'as des copies ? 

13/01/08 à 19h40
Pour Sik c'est exceptionnel, il est né velu... 

Sik à commencé à quel age ???? !!!!!


nous on parle d'aujourd'hui, comme quoi
la précocité va de paire avec la pilosité !
la précocité va de paire avec la pilosité !

les garçons étaient déjà poilu !
Comme quoi, la précocité...

Comme quoi, la précocité...

Sous les poils il y a du coeur !
C'est pas très gentil de s'arrêter à des détails comme cela !
C'est pas très gentil de s'arrêter à des détails comme cela !

ben il est quand même hyper poilu pour un être sensible.
je me méfie que tu me promettes une tringle !!
tu gagnes une tringle à rideaux !
Je dis big lebowski !
j'ai bon ?
j'ai bon ?
la réponse est dans l'origine de son pseudo : au bout de la route du chemin de l'énigme, les frères Coen tu trouveras.
Faudrait aussi penser au gros pin des autres quelquefois.
Dude est prêt à monétiser ses rtt pour s'adonner en hédoniste à des séances de voyeurisme tarifé. Et en plus il est père le cachotier. Ou alors j'ai rien compris à Astérix.
Pola, tu néologises avec une certaine classe, susceptible de concurrencer la poésie vive et imagée proposée par Frédéric Hantz (lui-même inspiré par Cyril Rool).
13/01/08 à 18h37
pour se faire plus bilboquetiser.
-Pola presque coupable : je préfère le bilboquet 
-Prunelle, as-tu déjà lu"conversations autour d'un mercato" co-signé par Hantz et Francis De Taddeo ? C'est un petit bijou de poésie.

-Prunelle, as-tu déjà lu"conversations autour d'un mercato" co-signé par Hantz et Francis De Taddeo ? C'est un petit bijou de poésie.
13/01/08 à 18h22
ah ouais Laurent Roussey.
13/01/08 à 18h14
ô Chavounet presque innocent !
il y a du mou dans la corde à noeud (Pierre Dac)
je savais pas que tu etais expert en botanique
déjà qu'il n'arrive pas à faire un 69 ... si tout le monde l'interrompt !!
Tu n aurais pas du parler de ton gros pin, tu as fait bugger frederic75
13/01/08 à 17h38
13/01/08 à 17h28
du sommet...
Broken, je sais , je suis très prévisible...
Broken, je sais , je suis très prévisible...
Et pourtant, " Dominique nique nique nique, s'en allait tout simplement .. "
http://fr.youtube.com/watch?v=9uJLAhZU95E&feature=related
http://fr.youtube.com/watch?v=9uJLAhZU95E&feature=related
curiexu mais ça ne me surprend pas 


Moi, j'utiiise le grog pour ça ...
nan rien.
maintenant j'imagine Chav et Dominique cachés derrière
le plus gros pin de la forêt !!!!!
le plus gros pin de la forêt !!!!!
Tout cela est-il bien écologique ?
Que mangeais-tu à l'époque : pour évaluer le caractère biodégradable des productions ...
Quelles sont les conséquences de cet égarement sur le biosphère ?
Que mangeais-tu à l'époque : pour évaluer le caractère biodégradable des productions ...
Quelles sont les conséquences de cet égarement sur le biosphère ?
les bleus ou les rouges ? Faut être précis quand on parle gastronomie
DD, tu veux ma peau ?
DD, tu veux ma peau ?
13/01/08 à 16h15
fallait pas citer lahaye
le footballeur s'appelle comme ça à cause du roi de la chanson dd....et ils sont légion au brésil
le footballeur s'appelle comme ça à cause du roi de la chanson dd....et ils sont légion au brésil
ça a le même gôut que les bonbons à sucer La Vosgienne ? 

à vos liens Youtube...


je t'avais mis celui la sur mon comm, t'as meme pas été le voir, je suis deçue, mais deçue
http://fr.youtube.com/watch?v=IwBoa1g4wM8
http://fr.youtube.com/watch?v=IwBoa1g4wM8
13/01/08 à 15h53
... je savais pas que c'était aussi le jour des Raoul..
... mais je le savais pas si vieux !!!
arrête de chasser s'il te plait.
DD,

DD,

Je suis fière que vous soyez dans ma liste d'amis...

... peut-être la réponse de la narbonnaise... c'est des chaudes, les Narbonnaises, tout le monde sait ça.
13/01/08 à 15h33
profiter du cours du dollar.
bravo en tout cas
bravo en tout cas
le cul a ses raisons que la raison ignore...
Je comprends mieux...
"Quinze ans plus tard, je garde encore un souvenir divin de cette savoureuse expérience, et c'est avec la sincérité qui me caractérise toujours, que j'avoue sans honte, devant vous mes amis, avoir envie de recommencer un jour."
Quinze ans d'abstinence, est-ce bien raisonnable ?
"Quinze ans plus tard, je garde encore un souvenir divin de cette savoureuse expérience, et c'est avec la sincérité qui me caractérise toujours, que j'avoue sans honte, devant vous mes amis, avoir envie de recommencer un jour."
Quinze ans d'abstinence, est-ce bien raisonnable ?
Bon, maintenant, je lis.

Je réagis à ce commentaire en
Je réagis à ce commentaire en 









chaveriat
publié le 13 janvier 08