Le train repart.
Je reste figée, mes yeux ne quittent pas la place vide, sur la banquette en face de moi.
***
Il est entré dans le compartiment alors que je venais à peine de m’y installer. Je quittais cette ville qui laisse en moi son empreinte, plus forte à chacune de mes visites. Le jour déclinait, le paysage avait perdu peu à peu de son relief pour ne plus être qu’une ombre déchiquetée sur le ciel violacé. Mon esprit vagabondait entre futur et présent, peinant à se fixer sur un quelconque objet.
- … si vous n’y voyez pas d’inconvénient.
J’eus sans doute un léger sursaut, car il répéta, d’une voix douce « Je ne voulais pas vous effrayer. Puis-je m’asseoir ? »
Sans attendre ma réponse, il prit place. Je percevais une grande tension sous ses manières affables. Il n’avait pas quitté son blouson, son corps semblait en alerte, ses yeux balayaient par saccades l’espace entre la fenêtre et moi. Le mouvement du train qui s’ébranlait ne sembla pas soulager son malaise.
- Sans doute trouverez-vous étrange ma requête… Pouvons-nous baisser le store ?
La nuit, maintenant, dissimulait totalement le paysage. La vitre ne reflétait que l’intérieur du compartiment, nous offrant le spectacle d’un autre voyage, réplique pas tout à fait conforme de l’original, monde parallèle et fantomatique ; vision légèrement déformée par l’inclinaison de la fenêtre.
- Et bien…
- Je vous dois sans doute une explication. Mais s’il vous plaît, baissons le store.
Il s’exécuta avant que j’aie pu esquisser une réponse. Je l’observais à la dérobée, saisie par une vague inquiétude.
- Soyez convaincue que je n’agis pas par caprice.
- Je…
- Si vous connaissiez mon histoire… Croyez-vous aux choses de l’invisible ?
Question de pure forme, il continua son récit.
- Il y a cinq ans, jour pour jour, j’étais dans ce train. Insouciant, je me laissais bercer. Je m’amusais à observer en cachette mes compagnons de voyage, dans le reflet de la vitre. Une femme et ses deux enfants, un couple d’amoureux, deux hommes qui semblaient se disputer dans une langue étrangère – du russe, peut-être ? J’imaginais pour chacun d’eux le début d’une histoire, les contours d’une vie quand soudain, dans l’allée centrale, apparut un homme. Je serais aujourd’hui incapable de vous décrire son visage. Rien en lui de signifiant et il captivait cependant mon regard. Troublé par cette apparition, je me retournai vivement… Et bien, mademoiselle, dans le couloir… nulle trace de cet homme ! Vous imaginez ma stupeur, rien, personne ! Euh, je vous ennuie, peut-être ?
- Non ! Continuez…
J’avais presque crié. Mes craintes avaient maintenant totalement cédé à la curiosité.
- Bien… Je me retournai vivement vers la fenêtre… L’inconnu était là, reflet vivant sur la surface glacée de la vitre. Debout, immobile, il me souriait… Je me retournai une fois encore vers l’allée… personne.
Il se tut quelques instants.
- Je passai le reste du voyage les yeux fermés, m’interdisant de regarder la fenêtre. En descendant du train, le malaise qui m’habitait se dissipa peu à peu, et bientôt, j’imaginai avoir rêvé. Quelques jours plus tard, je racontais l’anecdote en riant, me moquant de mes propres peurs.
Un léger sourire détendit un bref instant les traits crispés de son visage.
- Mais le vendredi suivant, quand je repris le train – oui, Mademoiselle, chaque fin de semaine, je prends ce train qui me ramène chez moi et le dimanche soir, je fais le trajet inverse – la même scène se reproduisit. Dès que la nuit eut laissé apparaître le reflet du compartiment dans la vitre, l’homme était là… Le même ! Avec son sourire, son air de rien et de personne ! Et dans l’allée, toujours personne ! Je crus devenir fou ! Je baissai le store, tentant de calmer la panique qui s’emparait de moi et j’effectuai le reste du voyage, prostré, incapable du moindre mouvement.
Mon compagnon se tut, haletant. J’aurais aimé exprimer le trouble que son récit faisait naître en moi. Mais j’étais incapable de formuler une phrase cohérente.
- Bien sûr, j’ai pris rendez-vous chez mon médecin. Je lui ai raconté mon histoire. Il a souri, m’a parlé gentiment de fatigue, de surmenage. Il m’a prescrit quelque anxiolytique et quinze jours de repos. Mon épouse me tint sensiblement le même discours. Et il en fut ainsi de tous ceux qui eurent écho de mon aventure. Pendant ces vacances forcées, je parvins à me convaincre qu’ils avaient raison. Je fis de longues balades, je m’occupai du jardin. La vie reprenait son cours normal. En apparence…
La voix de mon singulier compagnon se brisa sur ces derniers mots. Il semblait en proie à une émotion si forte que je frissonnai.
- Car vous l’aurez compris, quand je repris le train, le phénomène se reproduisit, encore et encore, à chaque trajet, transformant mes voyages en véritables cauchemars. Je n’osais plus en parler à mon entourage, craignant qu’une fois encore ils mettent en doute la réalité de mon récit. Je vois bien que vous-même… J’ai donc appris à me taire.
Il eut un pauvre sourire. J’aurais aimé le rassurer, mais je ne trouvais pas les mots. Un peu honteuse, je détournai les yeux…
- Si je vous raconte mon histoire, Mademoiselle – et croyez-moi, je ne la raconte plus à personne… – c’est que nous partageons, ce soir, vous et moi, mon dernier voyage. Non, non, ne vous méprenez pas, je ne pense pas mettre fin à mes jours ! Je prends ma retraite, tout simplement. Plus de trajets en train, plus de store baissé, plus de reflet dans la fenêtre ! Vous comprenez ?
- Hum… Oui, je crois. Mais…
Je fus brusquement interrompue par le sifflement aigu des freins. Le train s’arrêtait.
- Ah, me voici arrivé. C’est ici que nos chemins se séparent. Je vous souhaite bon voyage, Mademoiselle, souhaitez-moi bonne chance…
Son être entier semblait se détendre. Il eut alors un étrange sourire.
- Voyez-vous, Mademoiselle, je ne peux m'empêcher de penser à l'homme de la fenêtre. Maintenant, qu'adviendra-t-il de lui ?
Un dernier signe de la main et il disparut.
***
Le train repart.
Je reste figée, mes yeux ne quittent pas la place vide, sur la banquette en face de moi.
« ...qu'adviendra-t-il de lui ? » Cette petite phrase résonne dans ma tête, au rythme saccadé des battements de mon cœur.
Et la fenêtre, store baissé, que je voudrais pouvoir ignorer...
Louise
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tes paroles se dansent, se boivent, nous chantent...
merci
merci
IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
.
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http://www.radioblogclub.com/open/36668/la_vie_en_rose/Gnarles%20Barkley%20-%
20Crazy
http://minilien.com/?ubjXoiXwEu
Gnarles Barkley - Crazy
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j'ai fait un stage loco..... un stage de loco pour une fille loco.....oups desolée louise,c'est pas moi qui parle c'est mon moi profond: IGOR
parce qu'on aime bien prendre le train en marche !
tu fais super bien la loco !


Non, c'est juste pour savoir.
Un 69 qui se reflète ? Hum... quatre heureux, non ?
Oui, bon, je sais, je sais...
cooool
lausâââââne..... 4 minutes et 25 secondes d'arrêêêêêt.
ça donne quoi ???


Syrielle, Pif.ine... vos bébêtes vont bien ? Hum...
Maja... Heureuse initiative.
Sonata... Il faudra un jour que tu me fasses visiter la Suisse !

"Lucerne-Interlaken-col du Brunig", les trains Suisses ne peuvent qu'être des révélateurs d'inspiration...
Sonata
Sonata
je préfère imaginer.
ouhhh désolée de cette digression velue...
:^D
:^D
j'ai comme l'impression que le monsieur du reflet est triste qu'on ne parle plus de lui... hop, recentrage !
(pour Han Solo, faut voir, sinon...
)
(pour Han Solo, faut voir, sinon...
)tu partages han solo?
mais le han solo des 80's, hein, pas celui au rictus crispé des 00's
mais le han solo des 80's, hein, pas celui au rictus crispé des 00's
j'suis déjà en ménage à 3 avec Han Solo et sa bestiole poilue, alors plus on est de fous... 
et Skyy, c'est pas parce que t'es mon frère que t'as quelque chose à dire sur ma "private life", ah mais !

et Skyy, c'est pas parce que t'es mon frère que t'as quelque chose à dire sur ma "private life", ah mais !
qu'ils viennent chauffer de leur sabre
ils vont en avoir pour leur jupette en toile de jute
ils vont en avoir pour leur jupette en toile de jute
dis, tu ne préfères pas les ewoks?
tu m'adoptes?
tu m'adoptes?
Comme As ??
si tu crois que je te vois pas...
Vous avez vu comme je compte bien ? Hum...
Je viens d'avoir la Ligue de Protection des Jedi en retraite. Ils ne sont pas contents du tout, Syrielle !
Pir.ine... Il est pas vert Chewbacca, non ?
Pergame... Poétesse, toi, ce soir...

Missval... Euh... Là, je ne sais plus trop, je dois dire.
... ?!?!! ça alors.
la couverture de ce livre, c'est assez anecdotique dit comme ça, mais ça m'évoque un univers fantasma-llégorique, et puis contesd'hiver, rêves divers, reine des Glaces (dont le coeur emprisonné par le froid...un jour). Glace sans tain ou vitre de train ? 

mais je suis pas Jedi, moi... je suis sa soeur !
(et puis en vrai, je préfère Chewbacca !)
(et puis en vrai, je préfère Chewbacca !)
tu n'as pas encoie mis sur ton profil la photo de ton sabre laser
pas de dérive inopportune sur le comm' de louise hein...
je n'ai absolument rien suggéré
pas de dérive inopportune sur le comm' de louise hein...
je n'ai absolument rien suggéré
vous serez bien urbaines, mesdemoiselles.
oui
non
mais tout de suite, ça fait moins jedi
jedi des bacs à sable...
non
mais tout de suite, ça fait moins jedi
jedi des bacs à sable...
Syrielle et Pif.ine... le pistolet à eau, ça marche aussi ?
Olga...

Marie... J'aime bien l'idée de lever le store sur PCC... à creuser !

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lever de store sur des dizaines de visages lecteurs agglutinés
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c'est déjà fait ?
dis nous tout et on se précipite chez le premier libraire !
dis nous tout et on se précipite chez le premier libraire !
on ne demande qu'à te voir manier le sabre laser...
ou autre chose...
ou autre chose...
Jéhess... Hu hum...
Daaa(et quelques...)le...
Elaeudanlatitia... Euh... et si on t'appelait tout simplement Ela, hum ?

Gag... Dès que je mets la main sur un éditeur ! Ah, c'est déjà fait... ?

Ouais, Pif... celle où disparaissent à jamais de curieuses zasiatiques ! Alors, un Jedi, tu penses !
à la cave ?
derrière la petite porte ?
hé bé, je serais Jedi, je ferais moins mon mariole, moi...

derrière la petite porte ?
hé bé, je serais Jedi, je ferais moins mon mariole, moi...

...pour un recueil de nouvelles. C'est pour quand ?
Quelques frissons, quelques hésitations
et le plaisir, encore augmenté d'une fin à supputations
et le plaisir, encore augmenté d'une fin à supputations
19/03/07 à 00h31
Et après il se demande ce qu'il va advenir de l'autre...genre....??? Serait pas un peu trops parigo le jeune retraité ?
Très beau texte
Très beau texte
on y va les yeux fermés, enfin, façon de parler hein?
Thetys... Pas de risque ! 
Oxymores... Alors, à l'attente !
LN... Curieuse !
Skyy... Fais gaffe... Vais t'enfermer dans la pièce du fond, moi, si tu continues !

Oxymores... Alors, à l'attente !
LN... Curieuse !
Skyy... Fais gaffe... Vais t'enfermer dans la pièce du fond, moi, si tu continues !
que tu prends le train, Louise.
.. j'attends.
et attendre une histoire c'est un bonheur !
C'est trop beau de pouvoir inventer comme çà toutes les fins possibles. A part çà je suis assez d'accord avec la comparaison à Cortazar, grand conteur de nouvelles étranges. Très bien
Paradoxe... La suite ? ce n'est pas moi.
Croqui... Un type qui ne reconnaît pas son reflet ? C'est nous, souvent, non ?
Satorite... Il paraît, oui.
Belles feuilles... Ben...
Pif.ine... Et dire que je n'y avais jamais pensé... Mais à quoi ai-je donc passé toutes ces années... ? (euh, pas si nombreuses non plus, faut pas exagérer !)
Riev... Sans train ? Non ! Je ne veux même pas y penser !
Croqui... Un type qui ne reconnaît pas son reflet ? C'est nous, souvent, non ?
Satorite... Il paraît, oui.
Belles feuilles... Ben...
Pif.ine... Et dire que je n'y avais jamais pensé... Mais à quoi ai-je donc passé toutes ces années... ? (euh, pas si nombreuses non plus, faut pas exagérer !)
Riev... Sans train ? Non ! Je ne veux même pas y penser !
Que serions-nous sans les trains ...
He molto pericoloso sporgersi ...
Au plaisir de te lire
He molto pericoloso sporgersi ...
Au plaisir de te lire
quoi, t'as jamais vu le reflet de l'homme invisible ??? comment tu crois qu'il fait pour se raser, le matin ? ben devant son miroir, comme tout le monde !


...qu'adviendra-t-il de ce reflet ? est-ce que les rêves ont un lieu où ils attendent que nos vies les animent ?
qui ne reconnait pas son reflet....... faut vite qu'il se repose. 
Ce pourrait être une belle entrée en matière pour un joli bouquin.
Faut continuer Louise. Ne pas laisser périr un tel talent

Ce pourrait être une belle entrée en matière pour un joli bouquin.
Faut continuer Louise. Ne pas laisser périr un tel talent
la suite quand tu veux la....quel suspens
génial
Dreamlic... Très honorée.
Pergame... Taquine !
Marika... Joli !
Pergame... Taquine !

Marika... Joli !
...Copyright 

cela me fait penser aux nouvelles de Cortazar
18/03/07 à 15h07
en suspension , en apesenteur........
Même moi, ça ne m'étonne plus !
... il fait jour.
Non seulement tu vois un visage dans la vitre mais en plus il te parle. Il te raconte une histoire de reflet, l'histoire de sa propre histoire... et il a fallu que ça tombe sur toi. (réflexion faite ça ne m'étonne pas que ce soit tombé sur toi)
Oxymores... Vous devriez écrire la suite !

Should... Pfff... Même pas tentée !
Milonga... Ciel...
Missval...

c'est lui.
Un store qui sert de barrière de contact entre son intimité enfouie dans sa mémoire et sa réalité d'haujourd'hui
elle va le lever le store:
"Et la fenêtre, store baissé, que je voudrais pouvoir ignorer... "
"Et la fenêtre, store baissé, que je voudrais pouvoir ignorer... "
pouvoir la séduire ? est-il condamné à hanter ce train ?
a-t-il signé un pacte avec le diable ?
Sissi... Trop aimable.
Syrielle... Ou réapparaîtra-t-il ailleurs ? Parce que sa présence ne doit rien au hasard.
Missval... Derrière le store ? Hum...
Mais qu'y / qui a t il derrière le store... ?
Quel est ce monde parallèle ?
La suite, la suite, la suite
Quel est ce monde parallèle ?
La suite, la suite, la suite
la retraite, période redoutée pour bcp, synonyme d'arrêt de vie
j'avais écrit sur "l'entraite" de tahar ben jelloun à ce propos
en effet il faut les moyens pour poursuivre, là les voyages étaient liés au travail, une obligation, donc un sentiment négatif, à partir du moment où l'on change de perspective, le sentiment peut être tout autre
et l'on peut également voyager, rêver de chez soi
j'avais écrit sur "l'entraite" de tahar ben jelloun à ce propos
en effet il faut les moyens pour poursuivre, là les voyages étaient liés au travail, une obligation, donc un sentiment négatif, à partir du moment où l'on change de perspective, le sentiment peut être tout autre
et l'on peut également voyager, rêver de chez soi
peuvent être si éprouvant qu'il serait bon de s'inventer un compagnon imaginaire.....une sorte d'hallucination positive.
beau texte
Et comme should, je m'attendais à ce qu'elle puirsuive son chemin avec le reflet de l'inconnu dans la vitre
beau texte
Et comme should, je m'attendais à ce qu'elle puirsuive son chemin avec le reflet de l'inconnu dans la vitre
plus serein en effet
peut être alors ce reflet disparaîtra t il?
peut être alors ce reflet disparaîtra t il?
Pas mal, la conteuse.
Dans l'idéal, oui, la retraite est faite pour en profiter... mais cela reste l'apanage des classes supérieures et d'une partie des classes moyennes. Pour les autres, l'évasion, c'est regarder par la fenêtre et espérer voir le monde bouger autour de soi...
echtelion7... Merci.
Syrielle... Oui, sans doute, mais d'autres voyages et sans l'obligation de les faire.
Should... Hum... ? Quelqu'un me parle ? Quelle est cette douce voix... ?
Bertille... Pas d'insomnie, tout de même, j'espère ?
Syrielle... Oui, sans doute, mais d'autres voyages et sans l'obligation de les faire.
Should... Hum... ? Quelqu'un me parle ? Quelle est cette douce voix... ?
Bertille... Pas d'insomnie, tout de même, j'espère ?
... à mon avis, il y a une suite en cours d'écriture pour nous dire comment l'homme va se déprendre de son compagnon fantomatique. Je veille ...
nom de dieu mais lève le store et dit nous si tu le vois!!!!!!
ah mais la retraite ne signifie pas : plus de voyages du tout!
au contraire
non?
au contraire
non?
... en haleine... Merci!


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louise_brooks
publié le 18 mars 07