1979, 9 ans, classe de CM2 de M.Ferré, directeur de l'école primaire. Je suis assise à côté de Léonore, devant nous la jolie Flore et la grande Tania. Je suis un monstre de timidité (ce n'est pas une période marrante pour moi) sauf avec mes 3 amies. Je me trouve un monstre de laideur, bien que mes copines me disent le contraire. Dans la classe, je ne parle pas aux garçons car j'ai l'impression que si je le fais, ils vont me chasser comme une chose répugnante.
2005 : je commence mon "autofiction" et repense à Léonore que je n'ai pas vue depuis des années. Il doit bien y avoir des moyens sur le Net de retrouver d'anciens amis, une adresse, quelque chose. Hop, un tour sur Google et mon oeil est attiré par un site nommé drôlement copainsdavant.com. Il vous permet de retrouver parmi les 3 millions de personnes présentes sur la base de données, d'anciens potes de classe, fac, écoles, mais aussi jobs, clubs de sport, tricot... Le choix est vaste. je m'inscris. C'est un peu long car la profession de mon père m'a amenée à déménager tous les trois ans.
Ca commence par une déception, Léo n'est pas sur le site, mais je repère 2 garçons de cette fameuse école primaire : David et Samy. Je connaissais un peu David : il me faisait moins peur que les autres car ses parents étant amis des miens, je le voyais en-dehorsde l'école. Samy par contre... Je leur écris et pendant ce temps reçoit dans ma BAL de copainsdavant un message d'un copain de lycée : Olivier...le cousin de Léonore. J'apprends qu'elle vit avec son mari en Australie. Celui-ci, pour faire son post-doctorat s'est rendu dans ce pays avec elle, qui, fonctionnaire, s'est mise en dispo. et ils sont tombés amoureux du pays. Certes, nous ne passerons pas nos week-ends ensemble, mais j'ai le moyen de contacter mon ancienne meilleure amie.
Quant aux garçons du primaire, je corresponds régulièrement avec eux : David, plus en tant qu'ami d'enfance. Quand à Samy, je découvre qu'il est libraire dans le Sud de la France, aussi fou que moi de bouquins, et nous nous écrivons très souvent pour échanger nos impressions sur tel ouvrage ou nous conseiller des titres.
Certes, mes blessures d'enfance étaient lointaines, soignées, apaisées mais jamais guéries. Bien qu'ayant eu des années de séduction intensive, bas résille et mini-jupes, je pensais toujours que pour mes camarades d'enfance, je restais une chose inintéressante, une trop bonne élève inhibée. En me racontant ce que lui a traversé à l'adolescence, La découverte d'une sexualité "pas comme les autres", difficile à révéler à parents, amis, Samy m'a aidé à mettre un baume sur mes écorchures, non que je prenne plaisir à ce que d'autres aient souffert aussi, mais peut-être pour faire comme Samy, apprécier d'autant plus sa vie d'adulte qui assume ses particularités, ses souffrances de petit homme, ce que le modeste et clair Boris Cyrulnik appelle "la résilience"
2005 : je commence mon "autofiction" et repense à Léonore que je n'ai pas vue depuis des années. Il doit bien y avoir des moyens sur le Net de retrouver d'anciens amis, une adresse, quelque chose. Hop, un tour sur Google et mon oeil est attiré par un site nommé drôlement copainsdavant.com. Il vous permet de retrouver parmi les 3 millions de personnes présentes sur la base de données, d'anciens potes de classe, fac, écoles, mais aussi jobs, clubs de sport, tricot... Le choix est vaste. je m'inscris. C'est un peu long car la profession de mon père m'a amenée à déménager tous les trois ans.
Ca commence par une déception, Léo n'est pas sur le site, mais je repère 2 garçons de cette fameuse école primaire : David et Samy. Je connaissais un peu David : il me faisait moins peur que les autres car ses parents étant amis des miens, je le voyais en-dehorsde l'école. Samy par contre... Je leur écris et pendant ce temps reçoit dans ma BAL de copainsdavant un message d'un copain de lycée : Olivier...le cousin de Léonore. J'apprends qu'elle vit avec son mari en Australie. Celui-ci, pour faire son post-doctorat s'est rendu dans ce pays avec elle, qui, fonctionnaire, s'est mise en dispo. et ils sont tombés amoureux du pays. Certes, nous ne passerons pas nos week-ends ensemble, mais j'ai le moyen de contacter mon ancienne meilleure amie.
Quant aux garçons du primaire, je corresponds régulièrement avec eux : David, plus en tant qu'ami d'enfance. Quand à Samy, je découvre qu'il est libraire dans le Sud de la France, aussi fou que moi de bouquins, et nous nous écrivons très souvent pour échanger nos impressions sur tel ouvrage ou nous conseiller des titres.
Certes, mes blessures d'enfance étaient lointaines, soignées, apaisées mais jamais guéries. Bien qu'ayant eu des années de séduction intensive, bas résille et mini-jupes, je pensais toujours que pour mes camarades d'enfance, je restais une chose inintéressante, une trop bonne élève inhibée. En me racontant ce que lui a traversé à l'adolescence, La découverte d'une sexualité "pas comme les autres", difficile à révéler à parents, amis, Samy m'a aidé à mettre un baume sur mes écorchures, non que je prenne plaisir à ce que d'autres aient souffert aussi, mais peut-être pour faire comme Samy, apprécier d'autant plus sa vie d'adulte qui assume ses particularités, ses souffrances de petit homme, ce que le modeste et clair Boris Cyrulnik appelle "la résilience"
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quel joli nom , tu as du faire rever plus d'un (e) camarade de classe !!
C'est moi qui était un monstre de laideur , des jambes trop longues ,un peu
maigrichonne, des dents en avant , des seins plus gros que les autres filles...
A notre retrouvailles de CM2 30 ans après , on m'a confirmé que j'étais vraiment pas jo jo mais supermarrante !!Les tètes de mes copains de classe
sont revenus a leur tète originale je suis incapable de me rappeler de leur physique actuél , très bizarre ! La plus exotique de nous tous était une petite timide qui s'est mariée avec un "Sami =Lapon" et elle vit dans une tipie dans le nord de la Suède . Ce comm m'a fait plonger dans des souvenirs Merci!!!
C'est moi qui était un monstre de laideur , des jambes trop longues ,un peu
maigrichonne, des dents en avant , des seins plus gros que les autres filles...
A notre retrouvailles de CM2 30 ans après , on m'a confirmé que j'étais vraiment pas jo jo mais supermarrante !!Les tètes de mes copains de classe
sont revenus a leur tète originale je suis incapable de me rappeler de leur physique actuél , très bizarre ! La plus exotique de nous tous était une petite timide qui s'est mariée avec un "Sami =Lapon" et elle vit dans une tipie dans le nord de la Suède . Ce comm m'a fait plonger dans des souvenirs Merci!!!
19/01/07 à 21h48
gourgounel
Le voir si petit alors que dans mon souvenir c'était un monstre indomptable,
mes genoux ont encore en mémoire les chutes , un petit vélo pour chevau-
cher des chimères...
merci de nous donner un "com" frais et généreux!
je m'y suis inscrit en 2001 et le courriel sous lequel j'étais référencé n'est plus à jour depuis 2002. le seul « copain d'avant » dont j'aie noté la présence n'est autre que... mon frère ! 
y suis retourné suite à ton com. ai casqué 30 euros, because le site s'est nettement amélioré. j'ai envoyé un message à mon ex-voisin.
avant 2006, je cherchais à y retrouver la « femme de ma vie ». j'ai repris contact avec elle en septembre. elle ne se souvenait -- presque -- pas de moi et n'avait pas remarqué à quel point j'étais fou d'elle -- mais vraiment fou, du verbe givrer ! -- quand nous avions 13 ans.
qu'elle ait oublié mon amour, passe encore. mais qu'elle ait aussi oublié mon humour...

y suis retourné suite à ton com. ai casqué 30 euros, because le site s'est nettement amélioré. j'ai envoyé un message à mon ex-voisin.
avant 2006, je cherchais à y retrouver la « femme de ma vie ». j'ai repris contact avec elle en septembre. elle ne se souvenait -- presque -- pas de moi et n'avait pas remarqué à quel point j'étais fou d'elle -- mais vraiment fou, du verbe givrer ! -- quand nous avions 13 ans.
qu'elle ait oublié mon amour, passe encore. mais qu'elle ait aussi oublié mon humour...

elle change pas, alcoolique, célibataire, briseuse de ménage, avec un moutard en prime. Et je m'attendris sur les photos du bambin immortalisé dans les bras du père consterné, qui offre une mine accablé de rat piégé.
Donc la résilience, pas pour tous.
Donc la résilience, pas pour tous.
J'aurais moi aussi la peur de décevoir et d'être déçu
cela n'a pas été concluant .... j'en ai été navrée
se retrouver 30 ans plus tard, pour certains cela a été trop dur.
bcp d'émotions, de rires, de chaleur mais finalement aucun n'a persisté dans le contact.
peut etre plus simple d'avoir gardé ses amis d'enfance ... j'ai la chance d'en avoir conservé 3
se retrouver 30 ans plus tard, pour certains cela a été trop dur.
bcp d'émotions, de rires, de chaleur mais finalement aucun n'a persisté dans le contact.
peut etre plus simple d'avoir gardé ses amis d'enfance ... j'ai la chance d'en avoir conservé 3
Toujours étrange, se revoir une vingtaine d'années après...
J'ai fait cette expérience pour l'anniversaire d'une institutrice en or, parmi les convives, des "copains" que je n'avais pas revu depuis dix huit ans... et finalement, oui, les perspectives sont très différentes. Les aspérités moins nettes.
L'enfant est comme une loupe à sentiments, il grossit exagérément. L'adulte lisse, dédramatise les bobos du coeur et de l'âme.
Se revoir autrement de dans l'Au-delà, ça m'a rassuré un peu.
J'ai fait cette expérience pour l'anniversaire d'une institutrice en or, parmi les convives, des "copains" que je n'avais pas revu depuis dix huit ans... et finalement, oui, les perspectives sont très différentes. Les aspérités moins nettes.
L'enfant est comme une loupe à sentiments, il grossit exagérément. L'adulte lisse, dédramatise les bobos du coeur et de l'âme.
Se revoir autrement de dans l'Au-delà, ça m'a rassuré un peu.


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Ysilde
publié le 19 janvier 07