Au début, j’ai été captivée par le récit, la nouveauté de l’écriture, le style « célinien ». Cette sorte de voyage à travers différentes contrées, événements et expériences ne manque pas de charme.
La première partie, peinture réaliste de la guerre 14/18 est intéressante, car elle s’attache plus au ressenti corporel, mental des combattants qu’aux combats et aux faits eux-mêmes. Récit qui n’est pas sans rappeler certaines scènes des « Bienvaillantes » de Jonathan Little. La guerre est ici décrite, perçue et ressentie sous un angle novateur où on s’intéresse plus aux sentiments des protagonistes eux-mêmes qu’à la guerre en tant que telle.
La période africaine nous fait voyager sur un autre continent avec un récit un peu fantasque et abracadabrant qui n’est pas sans rappeler un certain périple Voltairien de Candide.
Suit la période américaine et la découverte du nouveau monde, les grandes villes, leur froideur, le côté inhumain des grandes métropoles
Come back to France pour le récit non pas d’un médecin de campagne mais d’un docteur urbain, où j’ai retrouvé un peu de Zola sur la misère des patients et la description des arrières cours bourgeois, pas toujours effectivement très propres.
Mais là, arrivée à la 450ème page, je sature… Désolée Mr Céline, aussi grand soit votre talent, mais je sature…. Ok je suis d’accord avec vous, la vie est injuste, dure, « dégueulasse » parfois… l’être humain certes est souvent décevant. Effectivement, nos questions métaphysiques sur notre raison d’être, le sens de nos actes viennent souvent entraver notre quotidien.
Mais il est difficile de digérer et de supporter pendant 900 pages vos remarques sur la « pourriture » corporelle et mentales des hommes, et la vacuité de notre existence.
A quoi bon continuer ainsi si tout est si noir et perdu d’avance. J’ai presque envie de conseiller à Bardamu de se suicider et de nous laisser en paix….puisque la vie est « si dégueulasse »
Vous me direz qui suis-je donc, pour qui me prends-je pour oser faire de telles critiques à l’encontre de ce célèbre auteur. C’est que je n’en peux plus de ces pessimistes qui nous plombent le moral… tout ne peut pas être si moche. Si on a fait le choix de vivre, alors, il faut continuer à avancer, et arrêter de se morfondre dans les noirceurs des limbes humaines…
J’ai envie de dire un peu d’optimisme que diable…
La première partie, peinture réaliste de la guerre 14/18 est intéressante, car elle s’attache plus au ressenti corporel, mental des combattants qu’aux combats et aux faits eux-mêmes. Récit qui n’est pas sans rappeler certaines scènes des « Bienvaillantes » de Jonathan Little. La guerre est ici décrite, perçue et ressentie sous un angle novateur où on s’intéresse plus aux sentiments des protagonistes eux-mêmes qu’à la guerre en tant que telle.
La période africaine nous fait voyager sur un autre continent avec un récit un peu fantasque et abracadabrant qui n’est pas sans rappeler un certain périple Voltairien de Candide.
Suit la période américaine et la découverte du nouveau monde, les grandes villes, leur froideur, le côté inhumain des grandes métropoles
Come back to France pour le récit non pas d’un médecin de campagne mais d’un docteur urbain, où j’ai retrouvé un peu de Zola sur la misère des patients et la description des arrières cours bourgeois, pas toujours effectivement très propres.
Mais là, arrivée à la 450ème page, je sature… Désolée Mr Céline, aussi grand soit votre talent, mais je sature…. Ok je suis d’accord avec vous, la vie est injuste, dure, « dégueulasse » parfois… l’être humain certes est souvent décevant. Effectivement, nos questions métaphysiques sur notre raison d’être, le sens de nos actes viennent souvent entraver notre quotidien.
Mais il est difficile de digérer et de supporter pendant 900 pages vos remarques sur la « pourriture » corporelle et mentales des hommes, et la vacuité de notre existence.
A quoi bon continuer ainsi si tout est si noir et perdu d’avance. J’ai presque envie de conseiller à Bardamu de se suicider et de nous laisser en paix….puisque la vie est « si dégueulasse »
Vous me direz qui suis-je donc, pour qui me prends-je pour oser faire de telles critiques à l’encontre de ce célèbre auteur. C’est que je n’en peux plus de ces pessimistes qui nous plombent le moral… tout ne peut pas être si moche. Si on a fait le choix de vivre, alors, il faut continuer à avancer, et arrêter de se morfondre dans les noirceurs des limbes humaines…
J’ai envie de dire un peu d’optimisme que diable…
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mais j'me soigne 
nan mais c'est vrai, t'as pas toujours à t'occuper de l'avis des autres quand t'en as un sur la question...
après, tu fais c'que tu veux !

nan mais c'est vrai, t'as pas toujours à t'occuper de l'avis des autres quand t'en as un sur la question...
après, tu fais c'que tu veux !

tu serais pas un peu parano des fois ? ? ? ?


ne t'arrive-t-il jamais d'éprouver un certain malaise dans notre civilisation ? 

13/07/08 à 10h20
j'ai même ressenti un certain au dans ce voyage au travers de son écriture! évidement cette écriture est magnifique mais cela ne fait pas tout.
Peut-être aussi que c'est surtout humain, Céline, au fait...
QU'il y ait des arrières-cours, des voyages, de l'exotisme... c'est le décor... reste l'humain, kaléïdoscopique, géométrie variable et invariable...
QU'il y ait des arrières-cours, des voyages, de l'exotisme... c'est le décor... reste l'humain, kaléïdoscopique, géométrie variable et invariable...
tu trouves ?
le reste, je dis pas
, mais ennuyeux et prévisible, suis carrèment pas d'acc'... (ceci dit, tu t'en fous probablement...
)
le reste, je dis pas
, mais ennuyeux et prévisible, suis carrèment pas d'acc'... (ceci dit, tu t'en fous probablement...
)tiens, l'arlésienne céline 
eh, suis inconditionnelle absolue, ça n'empêche pas de contre-balancer le voyage avec un truc un peu plus joyeux (genre Steinbeck, Fante, Irving ou -mon meilleur antidote à la morosité - Pennac...)
Tout est affaire de dosage, d'instant choisi pour lire ce qui fait résonnance dans ta vie actuelle...
Et à mon avis, pour en avoir déjà parlé, y a plus noir... Genre le tandem Céline-Cioran, et là...
http://cereales.lapin.org/strips2/1053chantage-suicide.gif

eh, suis inconditionnelle absolue, ça n'empêche pas de contre-balancer le voyage avec un truc un peu plus joyeux (genre Steinbeck, Fante, Irving ou -mon meilleur antidote à la morosité - Pennac...)
Tout est affaire de dosage, d'instant choisi pour lire ce qui fait résonnance dans ta vie actuelle...
Et à mon avis, pour en avoir déjà parlé, y a plus noir... Genre le tandem Céline-Cioran, et là...
http://cereales.lapin.org/strips2/1053chantage-suicide.gif
13/07/08 à 06h45
montre du doigt...reste le style
j'ai bloqué à la moitiée du livre il y a qq années lorsque que je l'ai lu. dans mort à credit l'ecriture est aussi cynique. c'etait un grand neurasthenique celine !
qui déclame que tel auteur ou artiste est génial ... taratata, si tu ne le ressens pas ?
Moi, Proust et Balzac m'ennuient terriblement , et ça ne m'empèche pas de vivre ...
Moi, Proust et Balzac m'ennuient terriblement , et ça ne m'empèche pas de vivre ...
Alors en effet "crotte de flûte" aux pessimistes, suicidez vous si votre vie vous convient pas, Nautes elle s'en va vivre chez les Bisounours où les nuages sont en Barbe à Papa.
Na.
Na.


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nautes
publié le 12 juillet 08