Quel homme n'a jamais rêvé un jour de tout plaquer pour vivre l'aventure, le grand frisson, le dépaysement dans un pays lointain... Si le tout est accompagné d'une jeune et ravissante créature, de plus pas farouche sexuellement, ça devient franchement le gros délire, le méga bon plan.
QUI DONC ?
Et bien ne fantasmez pas trop, cette aventure n'est pas si idyllique que cela, avancez de quelques pages pour découvrir le piège
C'est ce qui arrive à Nick, journaliste bostonnien proche de la quarantaine qui a tout vendu pour vivre une aventure très "chaude" dans le bush australien. Jet lag passé (enfin presque), combi VW en main, notre héros s'apprête à partir pour les vastes étendues désertiques. Un passage dans un dernier rade avant de quitter la civilisation et tout roule.
C'était sans compter sur la rencontre violente avec un kangourou par une nuit sans lune. Heureusement, la douce, la chaude, la robuste Angie (Voui Voui, la même que celle des Rolling Stones !) est un vrai rêve pour le voyageur fatigué.
Ca commence sur du franchement drôle pour devenir angoissant, continuer sur du carrément sordide pour terminer en véritable cauchemar. L'histoire qui évolue de la comédie romantique au roman noir en passant par le carnet de voyage, est vraiment captivante, malgré une ambiance franchement malsaine. Vous allez y découvrir un clan d'allumés, au milieu de nul part, oublié de tous. Et dans cet univers hostile et glauque, peuplé de zombie, Nick n'aura qu'une seule obsession, quitter au plus vite ce traquenard pour sauver sa peau et sa santé mentale, malgré la surveillance de cette communauté de dégénérés du bulbe.
Notre anti-héros est piégé dans un thriller féroce pour vivre un cauchemar éveillé dans le paradis des grands espaces de l'out back. Tous ces ingrédients font de ce sulfureux roman, un bijou d'humour et de dérision. C'est comme une série Arlequin écrit par Stephen King. Fabuleux mélange, une merveille.
Que dire du style? Langage populaire, répliques cinglantes dignes d'Audiard suivies de réflexions vraiment châtiées, que du bonheur dans ce monde de brute. Il parait que c'est encore mieux dans la langue d'origine. Là, j'ai un peu de mal à le croire. En tout cas, toutes mes félicitations au traducteur, l’ensemble est très agréable à lire. Les paragraphes ne sont jamais long et le rythme haletant, pour aller de surprise en surprise.
Allez, quelques extraits pour vous mettre en appétit :
" Pas vraiment pulpeuse, l'effeuilleuse. Une greluchonne, dans les trente ans à vue de nez - cinquante kilos toute mouillée, le sein anémique et la cuisse maigre. Et avec ça, l'air brouillée à vie avec l'existence - sans doute parce qu'elle était payée pour laisser une bande de bushmen toxiques lui reluquer la chatte (...)."
"En rentrant au camping, j'ai trouvé la chef du stalag adossée à mon combi, en train de répandre ses cendres sur mon capot.
-je croyais vous avoir dit de foutre la camp?
Je suis passé devant elle raide comme une balle.
- C'est bon, je me tire.
- Où allez-vous ?
- Là où je suis sur de pas vous trouver !"
"Je me suis dit, si c'est une touche, cette nana mérite l'hameçon d'or."
"J'ai eu un mal de chien à ne pas ricaner. Dans le genre plouc débarquant de sa cambrousse, cette nana atteignait des sommets : Miss Pétaouchnok en personne. Née native d'un bled paumé... ... D'un seul coup, tous les péquenots du Maine parmi lesquels j'avais grandi me paraissaient le comble de la sophistication ... même si pas un ne lui venait à la cheville , pour ce qui est de son côté "nature" et son charme musclé. Et tandis que mes yeux dérivaient vers sa croupe de jument poulinière, je me surpris à caresser des fantasmes typiquement masculins qui pouvait se résumer pudiquement à : je cracherais pas dessus pour une nuit ou deux..."
Pour la petite anecdote, ce roman qui est le premier de Douglas Kennedy, a été refusé par plusieurs éditeurs américains avant d'être diffusé en Angleterre et de remporter un franc succès en Europe. En le lisant, on comprend aisément pourquoi. Le récit vraiment mouvementé est une merveille d'humour et de dérision, avec un vocabulaire imagé et caustique
Les personnages sont de véritables légendes, comme ont peut en voir dans les films des frères Cohen. Hauts en couleur, personnalités trempées comme le vendeur de voiture, la responsable du camping ou Angie et sa famille (et en particulier Daddy !).
Morale de l’histoire ? Et bien pour une fois, c’est la nana qui passe pour une salope. Attention aux aubaines, un véritable réquisitoire pour les mecs qui ne sont pas trop regardant et les nanas trop entreprenantes.
Alors la prochaine fois qu'une jeune blonde baraquée vous propose une partie de jambe en l'air, réfléchissez bien!
Un scène torride, pour le plaisir :
« Elle est passée à l’action, elle m’a sauté dessus – littéralement – et m’a immobilisé la nuque d’une main de fer avant de me bâillonner d’un baiser ventouse. » … Pour la suite, lisez un peu... vais pas tout faire ici quand même !
QUI DONC ?
Et bien ne fantasmez pas trop, cette aventure n'est pas si idyllique que cela, avancez de quelques pages pour découvrir le piège
C'est ce qui arrive à Nick, journaliste bostonnien proche de la quarantaine qui a tout vendu pour vivre une aventure très "chaude" dans le bush australien. Jet lag passé (enfin presque), combi VW en main, notre héros s'apprête à partir pour les vastes étendues désertiques. Un passage dans un dernier rade avant de quitter la civilisation et tout roule.
C'était sans compter sur la rencontre violente avec un kangourou par une nuit sans lune. Heureusement, la douce, la chaude, la robuste Angie (Voui Voui, la même que celle des Rolling Stones !) est un vrai rêve pour le voyageur fatigué.
Ca commence sur du franchement drôle pour devenir angoissant, continuer sur du carrément sordide pour terminer en véritable cauchemar. L'histoire qui évolue de la comédie romantique au roman noir en passant par le carnet de voyage, est vraiment captivante, malgré une ambiance franchement malsaine. Vous allez y découvrir un clan d'allumés, au milieu de nul part, oublié de tous. Et dans cet univers hostile et glauque, peuplé de zombie, Nick n'aura qu'une seule obsession, quitter au plus vite ce traquenard pour sauver sa peau et sa santé mentale, malgré la surveillance de cette communauté de dégénérés du bulbe.
Notre anti-héros est piégé dans un thriller féroce pour vivre un cauchemar éveillé dans le paradis des grands espaces de l'out back. Tous ces ingrédients font de ce sulfureux roman, un bijou d'humour et de dérision. C'est comme une série Arlequin écrit par Stephen King. Fabuleux mélange, une merveille.
Que dire du style? Langage populaire, répliques cinglantes dignes d'Audiard suivies de réflexions vraiment châtiées, que du bonheur dans ce monde de brute. Il parait que c'est encore mieux dans la langue d'origine. Là, j'ai un peu de mal à le croire. En tout cas, toutes mes félicitations au traducteur, l’ensemble est très agréable à lire. Les paragraphes ne sont jamais long et le rythme haletant, pour aller de surprise en surprise.
Allez, quelques extraits pour vous mettre en appétit :
" Pas vraiment pulpeuse, l'effeuilleuse. Une greluchonne, dans les trente ans à vue de nez - cinquante kilos toute mouillée, le sein anémique et la cuisse maigre. Et avec ça, l'air brouillée à vie avec l'existence - sans doute parce qu'elle était payée pour laisser une bande de bushmen toxiques lui reluquer la chatte (...)."
"En rentrant au camping, j'ai trouvé la chef du stalag adossée à mon combi, en train de répandre ses cendres sur mon capot.
-je croyais vous avoir dit de foutre la camp?
Je suis passé devant elle raide comme une balle.
- C'est bon, je me tire.
- Où allez-vous ?
- Là où je suis sur de pas vous trouver !"
"Je me suis dit, si c'est une touche, cette nana mérite l'hameçon d'or."
"J'ai eu un mal de chien à ne pas ricaner. Dans le genre plouc débarquant de sa cambrousse, cette nana atteignait des sommets : Miss Pétaouchnok en personne. Née native d'un bled paumé... ... D'un seul coup, tous les péquenots du Maine parmi lesquels j'avais grandi me paraissaient le comble de la sophistication ... même si pas un ne lui venait à la cheville , pour ce qui est de son côté "nature" et son charme musclé. Et tandis que mes yeux dérivaient vers sa croupe de jument poulinière, je me surpris à caresser des fantasmes typiquement masculins qui pouvait se résumer pudiquement à : je cracherais pas dessus pour une nuit ou deux..."
Pour la petite anecdote, ce roman qui est le premier de Douglas Kennedy, a été refusé par plusieurs éditeurs américains avant d'être diffusé en Angleterre et de remporter un franc succès en Europe. En le lisant, on comprend aisément pourquoi. Le récit vraiment mouvementé est une merveille d'humour et de dérision, avec un vocabulaire imagé et caustique
Les personnages sont de véritables légendes, comme ont peut en voir dans les films des frères Cohen. Hauts en couleur, personnalités trempées comme le vendeur de voiture, la responsable du camping ou Angie et sa famille (et en particulier Daddy !).
Morale de l’histoire ? Et bien pour une fois, c’est la nana qui passe pour une salope. Attention aux aubaines, un véritable réquisitoire pour les mecs qui ne sont pas trop regardant et les nanas trop entreprenantes.
Alors la prochaine fois qu'une jeune blonde baraquée vous propose une partie de jambe en l'air, réfléchissez bien!
Un scène torride, pour le plaisir :
« Elle est passée à l’action, elle m’a sauté dessus – littéralement – et m’a immobilisé la nuque d’une main de fer avant de me bâillonner d’un baiser ventouse. » … Pour la suite, lisez un peu... vais pas tout faire ici quand même !
réactions : 17
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Voici les 17 dernières réactions à ce commentaire
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Elle fut bien cool! Très britaniques, les Australiens, avec un petit côté nouveau monde...
Je voulais parler de la rencontre !
Excellente lecture.
Style percutant, scénario d'enfer, un vrai moment de détente, impossible de décrocher avant la fin.
Style percutant, scénario d'enfer, un vrai moment de détente, impossible de décrocher avant la fin.
comme tu es toujours au hit-parade et que depuis, je n'ai toujours pas trouver la réponse, je voudrais savoir: c'est quoi "celle de Nick"? 

cette remarque m'étonne. Me stupéfie, même. Intéressant.
pas qu'un rêve de mec 
Bon, en attendant d'avoir les c......s de faire mon balluchon, je vais commencer par lire cette histoire. Hmmm

Bon, en attendant d'avoir les c......s de faire mon balluchon, je vais commencer par lire cette histoire. Hmmm

J'ai adoré !!!
Hello Poorlone
Hello Poorlone
Merci Véro !
Chacun sa rentrée...
Au plaisir
Crisdemarly
Chacun sa rentrée...
Au plaisir
Crisdemarly
J'espère qu'elle a été moins violente que celle de Nick !
Il y a quelque mois, j'ai tout plaqué et je suis partie marcher un mois. Et devinez qui j'ai rencontré en route? Un garçon australien qui avait une telle foulée que je l'ai surnommé Skippy! Bon, c'était pas le bush, mais il y avait quand même des Eucalyptus...Pour le reste, vous ne saurez évidemment rien de ce qui a pu se passer entre moi et mon ami le kangourou...

un roman qui d apres une amie qui m en parlait recemment, laisse bush bée 
: o )
ce qu'il écrit est inégal. Celui-ci vaut le coup.
il est très vieux, c'est le premier et seul polar de Douglas Kennedy qui depuis a écrit des tas de meilleurs-vendeurs. Il s'est gentiment vendu à l'époque puis a été ressorti dans une nouvelle collection il y a un an ou deux et là il a cartonné. C'est hyper drole à lire.


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poorlonesoneman
publié le 2 sept. 07