Le Paris de Modiano n’existe pas.
C’est une ville de la nostalgie, nocturne et inatteignable comme les rêves.
C’est, en partie, le Paris que Simenon avait décrit minutieusement, en Balzac du crime, et que Modiano se limite à effleurer, en poète.
Lire un roman de Modiano équivaut à se mettre autour d’une table, dans l’obscurité d’une pièce peuplée d’inconnus, et attendre que des voix surgissent du silence.
Non pas des vies, mais plutôt des sensation fugitives, des impressions, des trajectoires perdues.
Le bruissement des feuilles, une nuit de janvier, le long d’une avenue déserte.
Un visage qui surgit brusquement du passé, comme une caresse qui surprend.
Tout cela ressemble étrangement à un testament écrit par un somnambule.
Les Paris de Doisneau, de Yonnet, de Clèbert, de Fargue, de Calet, de Follain, de Debord sont distillés dans le pages de Modiano.
Il faut sortir dans la nuit et chercher ce Paris-là.
Il faut chercher l’Impossible Nocturne, le passage à nord-ouest dont De Quincey parle, dans ses « Confessions d’un mangeur d’opium ».
Il faut laisser les écran veiller, dans les appartements vides.
Sortir. Sortir contre notre volonté. Contre l’ombre silencieuse et l’hiver qui conspire.
Et nous perdre, la nuit. Perdre à jamais le présent pour reconquérir
Un passé imaginaire, proche d'une autre enfance.
C’est une ville de la nostalgie, nocturne et inatteignable comme les rêves.
C’est, en partie, le Paris que Simenon avait décrit minutieusement, en Balzac du crime, et que Modiano se limite à effleurer, en poète.
Lire un roman de Modiano équivaut à se mettre autour d’une table, dans l’obscurité d’une pièce peuplée d’inconnus, et attendre que des voix surgissent du silence.
Non pas des vies, mais plutôt des sensation fugitives, des impressions, des trajectoires perdues.
Le bruissement des feuilles, une nuit de janvier, le long d’une avenue déserte.
Un visage qui surgit brusquement du passé, comme une caresse qui surprend.
Tout cela ressemble étrangement à un testament écrit par un somnambule.
Les Paris de Doisneau, de Yonnet, de Clèbert, de Fargue, de Calet, de Follain, de Debord sont distillés dans le pages de Modiano.
Il faut sortir dans la nuit et chercher ce Paris-là.
Il faut chercher l’Impossible Nocturne, le passage à nord-ouest dont De Quincey parle, dans ses « Confessions d’un mangeur d’opium ».
Il faut laisser les écran veiller, dans les appartements vides.
Sortir. Sortir contre notre volonté. Contre l’ombre silencieuse et l’hiver qui conspire.
Et nous perdre, la nuit. Perdre à jamais le présent pour reconquérir
Un passé imaginaire, proche d'une autre enfance.
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Voici les 14 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
20/10/07 à 17h47
à chaque fois.
Comme il le dit dans une interview, il part d'un monde réel à l'extrême à partir de minutieux détails , pour nous entrainer dans une histoire rêvé, dans des marches solitaires qui questionnent autant qu'elles émeuvent.
Comme il le dit dans une interview, il part d'un monde réel à l'extrême à partir de minutieux détails , pour nous entrainer dans une histoire rêvé, dans des marches solitaires qui questionnent autant qu'elles émeuvent.
très bien évoqué par ton texte.
cela me rappelle le Paris que me racontait
mon grand-père .
mon grand-père .
"se mettre autour d'une table" tout seul ?
j'ai beaucoup aimé le lire.
Puis, un jour, j'ai eu l'impression que c'était le même livre écrit autrement, mais toujours la même chose, ça m'a lassée.
Mais,
ce livre, que j'ai parcouru plus que lu, c'était lors d'un vol vers l'enterrement de ma Mère, mort brutale, innattendue, et cruelle.
ceci explique peut-être cela.
Plus de 25 ans après, je devrais peut-être essayer de nouveau?
J'ai remarqué qu'il y a cette émission ce soir, siMorphée ne passe pas avant.
Puis, un jour, j'ai eu l'impression que c'était le même livre écrit autrement, mais toujours la même chose, ça m'a lassée.
Mais,
ce livre, que j'ai parcouru plus que lu, c'était lors d'un vol vers l'enterrement de ma Mère, mort brutale, innattendue, et cruelle.
ceci explique peut-être cela.
Plus de 25 ans après, je devrais peut-être essayer de nouveau?
J'ai remarqué qu'il y a cette émission ce soir, siMorphée ne passe pas avant.
dans la série "empreintes", Modiano c'est prêté au jeu, je vous mets le lien :
http://www.france5.fr/programmes/articles/arts-et-culture/1259-empreintes.php
?page=1
C'est un vrai bonheur que d'entendre Modiano parler dans quelques rares interviews (ce qui n'est pas le cas de tous les écrivains, mais en même temps on ne leur demande pas ça) :
ses hésitations (que malheureusement peu de journalistes savent respecter),
ses phrases suspendues en vol,
la poésie tout autour...
http://www.france5.fr/programmes/articles/arts-et-culture/1259-empreintes.php
?page=1
C'est un vrai bonheur que d'entendre Modiano parler dans quelques rares interviews (ce qui n'est pas le cas de tous les écrivains, mais en même temps on ne leur demande pas ça) :
ses hésitations (que malheureusement peu de journalistes savent respecter),
ses phrases suspendues en vol,
la poésie tout autour...
... un peu de douceur et de rêves dans ce monde de brutes 

et de son théâtre d'ombres. Simenon, bâtisseur de romans ex nihilo ou presque, n'est pas si différent.
... celui-ci est encore pour moi un plaisir à venir.
19/10/07 à 15h21
5 !


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buenaventura
publié le 19 oct. 07