Premier film de la trilogie du même nom réalisée par Takashi Miike, Dead or Alive (titre assez usurpé mais vous le comprendrez à la fin du film) nous conte l'histoire de 2 personnages. L'un (Ryu) est membre de la mafia chinoise installé au Japon qui tente de conserver sa place face à l'impérialisme des Yakusas et l'autre (Jojima) est un policier partagé entre son corps de métier corrompu jusqu'à la moëlle et le besoin d'argent pour sauver sa fille d'une grave maladie.
Ces histoires s'entremêlent et chaque personnalité est profondément creusée par le scénario (par exemple Ryu doit aussi gérer ses problèmes familiaux avec son frère revenu des USA). Tout ceci sur un fond de confrontation/tentative de réconciliation entre les forces en présence des mafia chinoises et japonaises. Cela donne libre court à des scènes assez trashs (surtout au début du film) et surtout des mises en valeurs de vrais bad boys à l'asiatique.
En soi les trames de l'histoire ne sont pas très originales mais le rythme imposé par le réalisateur est incroyablement maîtrisé et nous entraine sans broncher pendant tout le film : on commence par une scène d'ouverture assez longue mais malgré tout très speed pour bien planter l'ambiance. Puis on assiste à une douce descente aux enfers qui m'a même fait penser à Requiem For A Dream pour le côté "tout va mal" mais on ne peut se raccrocher à rien qui nous emmène vers une scène de carnage qui laisse présager la fin du film...
Mais là ou Requiem for a Dream n'offre pas de solution, Dead or Alive nous montre un début de rédemption (que l'on découvre limite avec colère, pensant que le réalisateur se fout de notre gueule et n'est finalement pas si trash que ça !). Heureusement, et pour un des plus grands plaisirs gores de l'histoire du cinéma, tout s'emballe dans un final extra violent et ultra-jouissif que seul un Japonais pouvait nous offrir.
Petite pose démonstrative car je ne résiste pas à un GROS SPOILER! Mais cette scène donne terriblement envie de voir le film...
Imaginez la typique scène finale d'un film d'action... Un justicier au volant de sa voiture fonce tout droit vers une bande de malfrats armés jusqu'au dents. Soudain un de ces bandits (le plus barjot d'entre eux) se met a courir comme un dément vers la voiture, agitant une grenade dégoupillée dans la main. Il saute à la rencontre de la bagnole et s'encastre dans le pare-brise de celle-ci au moment ou sa grenade explose. Trop trippant !
Les 5 minutes suivantes, qui cloturent le film, sont complètement barrées, dans un délire fantastico-apocalyptico-gore que ne laissait même pas présager l'histoire.
Enfin, spéciale dédicace à une des plus longues ligne de coke de l'histoire, au chef de la police "Joueur de flutiau", au producteur de film zoophile, à la pute qui meurt dans... Vous verrez bien ! Et toute cette galerie de personnages haut en couleurs.
Je dépeint volontairement le film comme très léger et tourné vers l'action (c'est dans ce sens que je voulais le voir), on peut aussi y voir énormément de messages/symboles par rapport à des thèmes chers au réalisateur comme la famille, omniprésente dans l'histoire, extrait du site Allociné: "La famille que je dépeins n'est pas celle que vous pouvez voir à première vue. Moi je regarde ce qu'il y a derrière. Je crois que beaucoup de familles portent un masque : le masque de la sérénité, le masque du bonheur... Ils portent ce masque parce qu'ils ne veulent pas perdre le peu qu'ils ont : la sécurité, la tranquillité. La famille que je montre, c'est celle dont le masque est tombé, la famille grotesque"
Avec ces histoires de mafia asiatiques, on pourrait penser à faire une comparaison avec les films de Kitano. Il n'en n'est rien, Takashi Miike est un cinéaste à part et, bien que sûrement sous-estimé par rapport à son confrère, il n'a pas grand chose à lui envier. Ce sont deux riches univers avec finalement peu de similitudes.
Ces histoires s'entremêlent et chaque personnalité est profondément creusée par le scénario (par exemple Ryu doit aussi gérer ses problèmes familiaux avec son frère revenu des USA). Tout ceci sur un fond de confrontation/tentative de réconciliation entre les forces en présence des mafia chinoises et japonaises. Cela donne libre court à des scènes assez trashs (surtout au début du film) et surtout des mises en valeurs de vrais bad boys à l'asiatique.
En soi les trames de l'histoire ne sont pas très originales mais le rythme imposé par le réalisateur est incroyablement maîtrisé et nous entraine sans broncher pendant tout le film : on commence par une scène d'ouverture assez longue mais malgré tout très speed pour bien planter l'ambiance. Puis on assiste à une douce descente aux enfers qui m'a même fait penser à Requiem For A Dream pour le côté "tout va mal" mais on ne peut se raccrocher à rien qui nous emmène vers une scène de carnage qui laisse présager la fin du film...
Mais là ou Requiem for a Dream n'offre pas de solution, Dead or Alive nous montre un début de rédemption (que l'on découvre limite avec colère, pensant que le réalisateur se fout de notre gueule et n'est finalement pas si trash que ça !). Heureusement, et pour un des plus grands plaisirs gores de l'histoire du cinéma, tout s'emballe dans un final extra violent et ultra-jouissif que seul un Japonais pouvait nous offrir.
Petite pose démonstrative car je ne résiste pas à un GROS SPOILER! Mais cette scène donne terriblement envie de voir le film...
Imaginez la typique scène finale d'un film d'action... Un justicier au volant de sa voiture fonce tout droit vers une bande de malfrats armés jusqu'au dents. Soudain un de ces bandits (le plus barjot d'entre eux) se met a courir comme un dément vers la voiture, agitant une grenade dégoupillée dans la main. Il saute à la rencontre de la bagnole et s'encastre dans le pare-brise de celle-ci au moment ou sa grenade explose. Trop trippant !
Les 5 minutes suivantes, qui cloturent le film, sont complètement barrées, dans un délire fantastico-apocalyptico-gore que ne laissait même pas présager l'histoire.
Enfin, spéciale dédicace à une des plus longues ligne de coke de l'histoire, au chef de la police "Joueur de flutiau", au producteur de film zoophile, à la pute qui meurt dans... Vous verrez bien ! Et toute cette galerie de personnages haut en couleurs.
Je dépeint volontairement le film comme très léger et tourné vers l'action (c'est dans ce sens que je voulais le voir), on peut aussi y voir énormément de messages/symboles par rapport à des thèmes chers au réalisateur comme la famille, omniprésente dans l'histoire, extrait du site Allociné: "La famille que je dépeins n'est pas celle que vous pouvez voir à première vue. Moi je regarde ce qu'il y a derrière. Je crois que beaucoup de familles portent un masque : le masque de la sérénité, le masque du bonheur... Ils portent ce masque parce qu'ils ne veulent pas perdre le peu qu'ils ont : la sécurité, la tranquillité. La famille que je montre, c'est celle dont le masque est tombé, la famille grotesque"
Avec ces histoires de mafia asiatiques, on pourrait penser à faire une comparaison avec les films de Kitano. Il n'en n'est rien, Takashi Miike est un cinéaste à part et, bien que sûrement sous-estimé par rapport à son confrère, il n'a pas grand chose à lui envier. Ce sont deux riches univers avec finalement peu de similitudes.
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quel étrange (heureux) hazard! je n'arrête pas de croiser des amateurs d'art asiatiques 
Je ne te ferai pas de commentaire sur le contenu de ce que tu dis, lutinbleu, mais je me dis que pcc mérite vraiment les éloges qu'on lui fait... lire et voir sa curiosité éveillée, comme c'est agréable!
Je ne te ferai pas de commentaire sur le contenu de ce que tu dis, lutinbleu, mais je me dis que pcc mérite vraiment les éloges qu'on lui fait... lire et voir sa curiosité éveillée, comme c'est agréable!

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lutinbleu
publié le 20 juillet 06