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Deux jours à tuer, tuer deux jours, deux jours à vivre?
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catégorie : critique ou information sur l'oeuvre ou l'artiste
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Le titre semble limpide à première vue : j'ai deux jours à tuer, je n'ai rien à faire, pas d'engagement, personne à voir, pas d'obligation.

Récapitulons : un homme - au visage ingrat et à la dégaine gauche - sort de sa cage pour agresser tout et tout le monde.
Un homme marié à la ravissante Marie-José Croze. Qu'est-ce qu'il lui prend tout d'un coup? Il pète les plombs me disais-je. Il y en raz-le-bol de son quotidien - professionnel surtout à la noix - où il faut jouer les passionnés, les lyriques, pour commercialiser une marque de yaourt. Je le comprends : combien de fois n'ai-je pas eu moi-même envie de dire merde à mon travail - mais le mot de Cambronne, je me le garde car il ne regarde que moi.

Pour tout envoyer ballader, emploi de cadre-sup comme directeur de marketing, une femme belle comme un coeur, fidèle et aimante, ses enfants, pour agresser la terre entière, il faut un mobile, une grande souffrance.

On peut être fou, en avoir marre, mais le principe de réalité est bien là - et tant mieux, je dirais.

Donc pour tout envoyer ballader, il faut être un baroudeur, un truant, un vestige des conquistadores ou alors un desdichado - ni veuf ni inconsolé - mais marié à sa princesse d'Aquitaine à la tour abolie.

Je me laisse porter par le film sans m'interroger sur les mobiles du protagoniste car son jeu est impeccable. Et ce film n'est pas un polar.

Une femme rôde : sa maîtresse? Aurait-il une maîtresse?! Le saligot! S'il a une maîtresse, tant mieux pour lui, s'il peut s'évader d'un quoitidien étouffant.

Le prologue est décevant mais il en fallait un : une maladie très tendance par les temps qui courent : une leucémie. Notre homme n'a plus que deux jours à vivre et va trouver son père, Pierre Vaneck, en Irlande. Ce père qui a élu domicile depuis que sa femme l'avait trompé dans une laison durable.
Ce père a la passion de la pêche qu'il a léguée à son fils avant de déserter le bercail. Et le fils n'a rien oublié de cet art de l'appât. Avant de quitter la scène, il aura réussi à exister - et comment - aux yeux de son père par sa maîtrise de l'art paternel.
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et qui au delà de la fin (que je me serai bien gardée aussi de dévoiler...)pose tant de questions les différentes étapes de la vie, sur ce que je suis, différent d'hier, et pas encore comme demain...
Sur les relations avec les autres : pourquoi supporter certaines relations...et un jour se tourner vers...ailleurs... parce qu'au delà de la recherche de puissance, de pouvoir, il y a quand même de la sincérité..
La transmission des racines, et la reproduction des histoires de vie... Quand on aime quelqu'un (amant, parent, enfant), est-on le mieux placé pour savoir ce qui lui conviendrait le mieux?...
Les quelques extraits de la bande annonce font penser à une grosse bouffonnerie...et bien, pas du tout!
ici du film... Entre parenthèses, j'ai beaucoup aimé ce film et le jeu de Dupontel.