1987. Pologne. Dans les couloirs de la mort d'une prison d'état. Tandis que l'avocat est introduit pour un ultime entretien avec le condamné, à l'arrière plan, à travers les barreaux, on aperçoit un peintre en bâtiment portant une échelle. Un gardien lui ouvre la grille pour le laisser passer.
Ironie amère du cinéaste : les barreaux de l'échelle, métonymie de l'évasion, viennent redoubler ceux des "sas" de la prison. Pas d'échappatoire possible.
Plus tard, alors que l'entretien s'achève, on reverra la silhouette du peintre, en plongée, à travers les barreaux -encore !- d'une rampe d'escalier. Il s'arrête un instant, l'air hagard, et son attitude rappelle soudain celle du jeune homme errant dans la ville, avant son crime.
Le peintre, c'est aussi et surtout le cinéaste lui-même, peintre "en bâtiment" de la sordide réalité de la prison et de la peine de mort. Tout aussi hagard que le condamné devant son destin.
(vu dans) Tu ne tueras point.
Ironie amère du cinéaste : les barreaux de l'échelle, métonymie de l'évasion, viennent redoubler ceux des "sas" de la prison. Pas d'échappatoire possible.
Plus tard, alors que l'entretien s'achève, on reverra la silhouette du peintre, en plongée, à travers les barreaux -encore !- d'une rampe d'escalier. Il s'arrête un instant, l'air hagard, et son attitude rappelle soudain celle du jeune homme errant dans la ville, avant son crime.
Le peintre, c'est aussi et surtout le cinéaste lui-même, peintre "en bâtiment" de la sordide réalité de la prison et de la peine de mort. Tout aussi hagard que le condamné devant son destin.
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seingalt7
publié le 12 mai 08