Chapitre IV
Elle se leva précipitamment et monta dans sa chambre, s'installer devant la coiffeuse, la mine boudeuse. Devant l’amoncellement de ses bagages, elle poussa un autre soupir. De son côté, Juan surpris, hésita un instant, puis la suivit silencieux jusqu’à la chambre 212. Il toqua faiblement contre la porte et entra. L'abat-jour aux formes nummulaires offrait une DOUCE lumière à Juan et Clara, tandis qu’une pluie torrentielle et tiède recommençait à tomber. Il mit ses mains sur ses épaules qui avaient la blancheur d'une stèle de marbre et la contempla, tandis qu'elle ôtait les épingles de son chapeau devant sa psyché.
- Ai-je dit quelque chose qui ait pu vous blesser ?
- Vous le savez très bien. Vous n'êtes pas sans ignorer que je me suis engagée auprès de certaines personnes. Mais de façon inlassable, vous répétez ces mots que je ne veux plus entendre.
- Je vous prie de m'excuser Clara. Pourquoi ne voulez-vous pas croire que je vous aime ? Vous me semblez distante, dites-moi que ce n’est pas définitif, que je ne suis pas en train de vous perdre.
- Je ne peux croire que ce que vous m’écriviez Juan. Je sais que les mots n’ont que le sens qu’on leur donne … au moment où on les écrit. Mais vous ne me perdrez jamais puisque je suis votre amie, votre sœur. Ne vous rappelez-vous pas mes lettres ?
- Alors puis-je vous demander une faveur ? Avant que nous partions demain à la plantation voir votre grand-mère, me permettez-vous de dormir dans votre chambre. Je suis allée voir la mienne dont les fenêtres donnent sur la rue, l’atmosphère y est irrespirable et la mousson me donne des crises d’asthme.
Sans attendre sa réponse, il grappilla un baiser sur sa nuque d'opale, puis en déposa un autre sur son cou. Il vit le grain de peau se perler de frissons et cela le rendit plus téméraire. N’ajoutant pas un mot, ses mains descendirent jusqu'au corselet qui enserrait la taille de Clara. Les œillets de celui-ci semblaient soudainement retenir toute son attention.
- Vous savez que je ne peux rien vous refuser, d’autant s’il s’agit de votre santé répondit-elle, sans se retourner, presque immobile. Vous pourrez vous installer sur ce canapé.
Juan s'enhardit et se mit à délier les fils du cordon de soie entremêlés dans le dos de son aimée. Peu à peu, le corset libérait une chair tendre, qui semblait apprécier la chaleur de ses paumes. Il continua sur un rythme andante à défaire encore et encore, cette parure damassée qui enserrait le buste de Clara.
Le parfum entêtant du bouquet de gardénias qui reposait sur un guéridon en bois de palissandre, leur firent définitivement perdre la tête.
Le capitaine Giraud sortit du bureau des affaires maritimes, héla un pousse-pousse et se dirigea vers un quartier qui n’avait pas très bonne réputation. On y traitait des
affaires qui ne se réglaient pas avec des billets de banque. Pour entrer dans cette maison décrépie, il dut ôter sa casquette blanche immaculée. Une femme âgée au dos courbé lui fit signe de le suivre dans un couloir aux murs humides, suintant une écœurante odeur de « che dau ». Jean-Marc pénétra dans le bureau de Lê Duan qui cligna des yeux pour le saluer. Le Bouddha posé sur un semainier, lui ressemblait comme un frère jumeau.
Elle se leva précipitamment et monta dans sa chambre, s'installer devant la coiffeuse, la mine boudeuse. Devant l’amoncellement de ses bagages, elle poussa un autre soupir. De son côté, Juan surpris, hésita un instant, puis la suivit silencieux jusqu’à la chambre 212. Il toqua faiblement contre la porte et entra. L'abat-jour aux formes nummulaires offrait une DOUCE lumière à Juan et Clara, tandis qu’une pluie torrentielle et tiède recommençait à tomber. Il mit ses mains sur ses épaules qui avaient la blancheur d'une stèle de marbre et la contempla, tandis qu'elle ôtait les épingles de son chapeau devant sa psyché.
- Ai-je dit quelque chose qui ait pu vous blesser ?
- Vous le savez très bien. Vous n'êtes pas sans ignorer que je me suis engagée auprès de certaines personnes. Mais de façon inlassable, vous répétez ces mots que je ne veux plus entendre.
- Je vous prie de m'excuser Clara. Pourquoi ne voulez-vous pas croire que je vous aime ? Vous me semblez distante, dites-moi que ce n’est pas définitif, que je ne suis pas en train de vous perdre.
- Je ne peux croire que ce que vous m’écriviez Juan. Je sais que les mots n’ont que le sens qu’on leur donne … au moment où on les écrit. Mais vous ne me perdrez jamais puisque je suis votre amie, votre sœur. Ne vous rappelez-vous pas mes lettres ?
- Alors puis-je vous demander une faveur ? Avant que nous partions demain à la plantation voir votre grand-mère, me permettez-vous de dormir dans votre chambre. Je suis allée voir la mienne dont les fenêtres donnent sur la rue, l’atmosphère y est irrespirable et la mousson me donne des crises d’asthme.
Sans attendre sa réponse, il grappilla un baiser sur sa nuque d'opale, puis en déposa un autre sur son cou. Il vit le grain de peau se perler de frissons et cela le rendit plus téméraire. N’ajoutant pas un mot, ses mains descendirent jusqu'au corselet qui enserrait la taille de Clara. Les œillets de celui-ci semblaient soudainement retenir toute son attention.
- Vous savez que je ne peux rien vous refuser, d’autant s’il s’agit de votre santé répondit-elle, sans se retourner, presque immobile. Vous pourrez vous installer sur ce canapé.
Juan s'enhardit et se mit à délier les fils du cordon de soie entremêlés dans le dos de son aimée. Peu à peu, le corset libérait une chair tendre, qui semblait apprécier la chaleur de ses paumes. Il continua sur un rythme andante à défaire encore et encore, cette parure damassée qui enserrait le buste de Clara.
Le parfum entêtant du bouquet de gardénias qui reposait sur un guéridon en bois de palissandre, leur firent définitivement perdre la tête.
Le capitaine Giraud sortit du bureau des affaires maritimes, héla un pousse-pousse et se dirigea vers un quartier qui n’avait pas très bonne réputation. On y traitait des
affaires qui ne se réglaient pas avec des billets de banque. Pour entrer dans cette maison décrépie, il dut ôter sa casquette blanche immaculée. Une femme âgée au dos courbé lui fit signe de le suivre dans un couloir aux murs humides, suintant une écœurante odeur de « che dau ». Jean-Marc pénétra dans le bureau de Lê Duan qui cligna des yeux pour le saluer. Le Bouddha posé sur un semainier, lui ressemblait comme un frère jumeau.
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Titre (cliquez pour lire)
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Qu'est ce qui est arrivé à votre miroir, ( vos photos )
Puis-je vous demander une faveur ?
Éditez-les!
"Ta tête, ton geste, ton air
Sont beaux comme un beau paysage ;
Le rire joue en ton visage
Comme un vent frais dans un ciel clair."
Puis-je vous demander une faveur ?
Éditez-les!
"Ta tête, ton geste, ton air
Sont beaux comme un beau paysage ;
Le rire joue en ton visage
Comme un vent frais dans un ciel clair."
demande pouquoi la (desélection)?
http://fr.netlog.com/grenadine75/guestbook
http://fr.netlog.com/grenadine75/guestbook
14/09/08 à 21h53
@ très bientôt
Je n'ai pas ton mail !!!
compris pour le site mais des news de temps en temps via le privé ça le ferait ? Ce que moi ça me ferait c'est plaisir
Je te bise et j'espère à très bientôt.
Céline
compris pour le site mais des news de temps en temps via le privé ça le ferait ? Ce que moi ça me ferait c'est plaisir

Je te bise et j'espère à très bientôt.
Céline
Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l'âbime
tu contiens dans ton oeil le couchant et l'aurore
sors-tu du gouffre noir ou descends-tu des astres
que tu viennes du ciel ou de l'enfer, qu'importe
si ton oeil,ton souris,m'ouvrent la porte
d'un infini que j'aime et n'ai jamais connu
ch.baudelaire/hymne à la beauté
tu contiens dans ton oeil le couchant et l'aurore
sors-tu du gouffre noir ou descends-tu des astres
que tu viennes du ciel ou de l'enfer, qu'importe
si ton oeil,ton souris,m'ouvrent la porte
d'un infini que j'aime et n'ai jamais connu
ch.baudelaire/hymne à la beauté
au plaisir de vous lire !
qu'elle beau sémaphore, dites vous là
même le nom de la fleur est jolie
surtout quand elle est aussi divinement portée : http://fr.youtube.com/watch?v=rT_h8mQsD1Y
les gardénias sont à tomber par terre. Odeur presque comme l'Ylang-ylang, et la couleur crème est inimitable. Ah lalala...
J'attends le chap. V.
*****
Kiss.
*****
Kiss.
de vos soupirs..
Carburant toujours raréfié. Magazine du matricule pas obligé.
auriez-vous raté un chapitre ? 
L'amour transporte dit-on, enfin lui l'explique mieux que moi : Le Matricule des Anges : Le Traité du transport amoureux - Patrick Wald Lasowski
L'amour transporte dit-on, enfin lui l'explique mieux que moi : Le Matricule des Anges : Le Traité du transport amoureux - Patrick Wald Lasowski
tout le plaisir est pour moi
et je dois dire que j'étais bien inspirée par ton texte !
et je dois dire que j'étais bien inspirée par ton texte !

dans le choix de ces scènes de film. 
Elle se leva précipitamment. Elle monta dans sa chambre. Qui était-elle devant sa coiffeuse absente? Et Juan? Pourquoi Juan? Il hésita un instant, Mais pourquoi? Et la mer qui frappait contre les carreaux.
- Vous aimez l'abat-jour?
- Ai-je dit quelque chose qui ait pu vous blesser?
Sans lui donner de réponse, elle repensa à la chaleur moite de l'après-midi. Le hommes den costume blanc dns la ville déserte. Elle l'avait laissé entrer parce que... elle en avait envie. Sans vraiment le désirer mais n'était-ce pas ça, le désir - ça, à Bangkok, à Saïgon, ailleurs, toujours ailleurs.
- Vous aimez l'abat-jour?
- Ai-je dit quelque chose qui ait pu vous blesser?
Sans lui donner de réponse, elle repensa à la chaleur moite de l'après-midi. Le hommes den costume blanc dns la ville déserte. Elle l'avait laissé entrer parce que... elle en avait envie. Sans vraiment le désirer mais n'était-ce pas ça, le désir - ça, à Bangkok, à Saïgon, ailleurs, toujours ailleurs.

ne me le fait pas dire le mot en pièce de monnaie qui me fait me servir d'un lourd dictionnaire de la précision langagère : un sou c'est un sou , une nummulite c'est encore lenticulaire ; ai-je bien mis mes oeillères ,oui là ,il faut que j'aille voir le lysimaque pour pas me planter ...une plante ! , un bois flotté sous un abat-jour ? ça y est j'y vois clair .
je vais rougir ! Merci.


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grenadine75
publié le 7 sept. 08