« Oh, ça va, ce ne sont que des mots ! Faut pas te mettre dans des états pareils pour quelques paroles en l’air… »
Oui, sauf que non.
Les mots, ce ne sont pas « que » des mots. Les paroles, tout en l’air qu’elles soient, elles peuvent être si pesantes, parfois. Blessantes. Caressantes.
Différencier les mots et les actes ? Dire quelque chose et faire son contraire ? Je ne sais pas, j’ai du mal à comprendre, moi… Et c’est sans doute pour ça que, bien souvent, je préfère me taire. Que mes mots ne soient pas en contradiction avec mes gestes. Que mes actes soient conformes à mes paroles.
Ne rien dire, pour mieux faire.
Le silence comme gage de confiance.
Je ne dis pas souvent que je t’aime, mais je te le montre. J’essaie !
Je ne dis pas souvent que je pense à vous, mais je vous l’écris : écrire, c’est mettre des mots en gestes. C’est traduire par la main les pensées qui trottent. Le papier leur donne vie, l’encre les révèle.
Je ne dis pas souvent que vous me manquez, et pourtant…
Dire aux morts qu’ils nous manquent… à quoi bon ?
Passer mettre quelques fleurs, ici ou là… pourquoi pas ?
Le cœur le sait bien, lui. Il connaît la douleur, la tristesse, le chagrin, la solitude…
De toutes façons, les prières, je ne sais pas les faire, elles ne me viennent pas à l’esprit et je n’en ai ni envie, ni besoin.
Les mots et les actes, je les garde pour les vivants.
Le silence aussi.
Alors, si de temps en temps, je ne dis plus rien… Si je reste là, à vous regarder, comme ça, apparemment très loin… Pas d’inquiétude : je suis proche. Je suis présente.
J’écoute le son du silence, et j’imagine déjà la joie des paroles, des mots que l’on échangera lors de nos retrouvailles. Le bruit si doux d’une clef qui tourne dans la serrure, la porte qui s’ouvre sur vos visages.
En attendant, je ne dis rien. Je grave mes mots en noir sur un écran. Je leur donne un peu de vie.
Le silence est bruyant. Les paroles parfois vaines. Les actes maladroits.
Mais ils sont en moi. Ils sont moi. Ce que je suis, plus que ce que je dis ou fais.
Alors donc, encore une fois, silence…
"Savoir parler a toujours été savoir se taire, savoir qu'il ne faut pas toujours parler."
Octavio Paz.
Oui, sauf que non.
Les mots, ce ne sont pas « que » des mots. Les paroles, tout en l’air qu’elles soient, elles peuvent être si pesantes, parfois. Blessantes. Caressantes.
Différencier les mots et les actes ? Dire quelque chose et faire son contraire ? Je ne sais pas, j’ai du mal à comprendre, moi… Et c’est sans doute pour ça que, bien souvent, je préfère me taire. Que mes mots ne soient pas en contradiction avec mes gestes. Que mes actes soient conformes à mes paroles.
Ne rien dire, pour mieux faire.
Le silence comme gage de confiance.
Je ne dis pas souvent que je t’aime, mais je te le montre. J’essaie !
Je ne dis pas souvent que je pense à vous, mais je vous l’écris : écrire, c’est mettre des mots en gestes. C’est traduire par la main les pensées qui trottent. Le papier leur donne vie, l’encre les révèle.
Je ne dis pas souvent que vous me manquez, et pourtant…
Dire aux morts qu’ils nous manquent… à quoi bon ?
Passer mettre quelques fleurs, ici ou là… pourquoi pas ?
Le cœur le sait bien, lui. Il connaît la douleur, la tristesse, le chagrin, la solitude…
De toutes façons, les prières, je ne sais pas les faire, elles ne me viennent pas à l’esprit et je n’en ai ni envie, ni besoin.
Les mots et les actes, je les garde pour les vivants.
Le silence aussi.
Alors, si de temps en temps, je ne dis plus rien… Si je reste là, à vous regarder, comme ça, apparemment très loin… Pas d’inquiétude : je suis proche. Je suis présente.
J’écoute le son du silence, et j’imagine déjà la joie des paroles, des mots que l’on échangera lors de nos retrouvailles. Le bruit si doux d’une clef qui tourne dans la serrure, la porte qui s’ouvre sur vos visages.
En attendant, je ne dis rien. Je grave mes mots en noir sur un écran. Je leur donne un peu de vie.
Le silence est bruyant. Les paroles parfois vaines. Les actes maladroits.
Mais ils sont en moi. Ils sont moi. Ce que je suis, plus que ce que je dis ou fais.
Alors donc, encore une fois, silence…
"Savoir parler a toujours été savoir se taire, savoir qu'il ne faut pas toujours parler."
Octavio Paz.
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Voici les 50 dernières réactions à ce commentaire
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Pour tout ce que cela évoque en moi de silences et de mots tus... Je retrouve tout ce que l'on a pu me reprocher lorsque je ne manifeste pas par les mots ce que contient pourtant mon coeur. Et la main qui tient la plume, tiendra une main pour la même raison...
J'ai beaucoup apprécié également le premier commentaire de Lhomme-den-Face...
J'ai beaucoup apprécié également le premier commentaire de Lhomme-den-Face...
clââss la pif!!!
Un peu de tuturel sur ce site, ah mais !
(Et merki Wiki...
)
"Le mot lapalissade vient bien de Jacques II de Chabannes seigneur de La Palice, maréchal de François Ier, mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’a été l’auteur d’aucune lapalissade. Les soldats de La Palice pour illustrer le courage qu’a eu ce maréchal lors du siège de Pavie (1525) où il trouva la mort lui écrivirent une chanson, dans laquelle se trouvait la strophe suivante :
« Hélas, La Palice est mort,
Est mort devant Pavie ;
Hélas, s’il n’était pas mort,
Il ferait encore envie »
Or l’ancien français a deux graphies du s dont l’une est ſ (voir l’article S long). Une erreur de lecture a fait lire « hélas, s’il n’était pas mort, il ſerait (serait) encore en vie ». (Aujourd’hui on retrouve encore cette phrase déformée en « Un quart d’heure avant sa mort, il était encore en vie »).
Son épitaphe elle-même aurait repris cette blague[réf. nécessaire] :
Ci-gît le Seigneur de La Palice
S’il n’était mort il ferait encore en vie"
Au XVIIIe siècle, Bernard de la Monnoye reprit alors l’ensemble de cette chanson sur ce modèle.
L’orthographe de lapalissade provient du nom moderne de la ville de Lapalisse qui abrite le château historique de Jacques de La Palice."
(Et merki Wiki...
)"Le mot lapalissade vient bien de Jacques II de Chabannes seigneur de La Palice, maréchal de François Ier, mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’a été l’auteur d’aucune lapalissade. Les soldats de La Palice pour illustrer le courage qu’a eu ce maréchal lors du siège de Pavie (1525) où il trouva la mort lui écrivirent une chanson, dans laquelle se trouvait la strophe suivante :
« Hélas, La Palice est mort,
Est mort devant Pavie ;
Hélas, s’il n’était pas mort,
Il ferait encore envie »
Or l’ancien français a deux graphies du s dont l’une est ſ (voir l’article S long). Une erreur de lecture a fait lire « hélas, s’il n’était pas mort, il ſerait (serait) encore en vie ». (Aujourd’hui on retrouve encore cette phrase déformée en « Un quart d’heure avant sa mort, il était encore en vie »).
Son épitaphe elle-même aurait repris cette blague[réf. nécessaire] :
Ci-gît le Seigneur de La Palice
S’il n’était mort il ferait encore en vie"
Au XVIIIe siècle, Bernard de la Monnoye reprit alors l’ensemble de cette chanson sur ce modèle.
L’orthographe de lapalissade provient du nom moderne de la ville de Lapalisse qui abrite le château historique de Jacques de La Palice."
Jacques II de Chabannes seigneur de La Palice... dont le château se trouvait dans la commune de Lapalisse.
C'est pô simple, quand c'est compliqué.
C'est pô simple, quand c'est compliqué.
et pourquoi pas "la pas lisse" pendant qu'on y est !
Alors je vais de ce pas voir " ailleurs" où on sait apprécier la poésie-la-vraie, et quitte ce lieu de perdition drapée dans un silence outragé et boudeur .

mais quand on a rien dire c'est sûre vaut mieux se taire
!
(pardon c'était tentant)
!(pardon c'était tentant)
J'ai dû mal m'exprimer, je crois...
Quand je me tais, ce n'est pas que ça ne va pas. Ni que ça va, d'ailleurs. C'est juste que je ne dis rien.
La Palice, dans mes bras !

(Donc pour la 'tite poésie, Agrion-chou, t'es mimi, mais je devrais survivre sans, n'est-ce pas, si tu vois ce que veux dire...)
Quand je me tais, ce n'est pas que ça ne va pas. Ni que ça va, d'ailleurs. C'est juste que je ne dis rien.
La Palice, dans mes bras !

(Donc pour la 'tite poésie, Agrion-chou, t'es mimi, mais je devrais survivre sans, n'est-ce pas, si tu vois ce que veux dire...)
pffff..pas facile
probablement une sombre histoire de curseur entre la polarité
mot/silence
et je mettrais bien mots et actes sur le même seule pôle
mais p'têtre que j'aurai du me taire
!
néanmoins beaucoup aimé ce com
probablement une sombre histoire de curseur entre la polarité
mot/silence
et je mettrais bien mots et actes sur le même seule pôle
mais p'têtre que j'aurai du me taire
!néanmoins beaucoup aimé ce com
Tu voudrais que je te récite une 'tite poésie, pour le moral ?
coucou quand même ! et des bisous, parce que bon, pas glop, quand même...
allez, zou !
allez, zou !

J'adore.
mais comment faire?

pif j'espère que tes collègues ou ta famille t'l'ont pas offert....histoire d'un instit admirable au début du siècle dernier,cosette version pédago avec maxi morale(pas qu')à la fin...
l'hom d'enf' si c'était à ça qu'tu f'sais allusion wwââh!!!
....promis je parle plus d'Alzeimm..quoi déjà??
l'hom d'enf' si c'était à ça qu'tu f'sais allusion wwââh!!!
....promis je parle plus d'Alzeimm..quoi déjà??
... à son chapeau. Y s'rait plus joli avec une plume, son chapeau, je trouve.
... j'avais remarqué aussi.
chapeau à pif de nous avoir ainsi piégés!!!
'suis pas mécontente de voir qu'au miroir aux alouettes on est quelques uns à tomber encore..
'suis pas mécontente de voir qu'au miroir aux alouettes on est quelques uns à tomber encore..
... celui qui repose sous nos matelas où l'on dort d'un sommeil de plomb.
Moralitad : sommeil de plomb = silence d'or. Et comme les matelas, ils sont en plume... euh, eh bin, voilà, la plume c'est de l'or qui s'barre, pask'il est trop léger. Donc, il coule pas, alors euh... oui allorrss, pour pas s'emmerder il s'envole quoi, bon... alors suffit... ceelle qui me dit Alzeimer sur un aut comm, si ell recommence, j'l'extripâte.
Moralitad : sommeil de plomb = silence d'or. Et comme les matelas, ils sont en plume... euh, eh bin, voilà, la plume c'est de l'or qui s'barre, pask'il est trop léger. Donc, il coule pas, alors euh... oui allorrss, pour pas s'emmerder il s'envole quoi, bon... alors suffit... ceelle qui me dit Alzeimer sur un aut comm, si ell recommence, j'l'extripâte.
une sensibilité à fleur de mot
rien dire alors , maux va t-en !
devenir une tombe pour autrui
rien dire alors , maux va t-en !
devenir une tombe pour autrui
Tant à dire sur le sujet.
Mais oui, silence, là...
Mais oui, silence, là...
une mamie qui dit à l'autre "si on causait pas, on aurait rien à s'dire..)
(parole d'or les anciens...)
..bon d'accord j'y r'tourne...pardon!!!
(parole d'or les anciens...)
..bon d'accord j'y r'tourne...pardon!!!
Le truc, c'est que si je réponds, là, ça va m'obliger à "parler"... 
Alors juste comme ça, en langage morse :
-- · ·-· -·-· ··
ça se chante comme ça :
dada di didadi dadidadi didi


Alors juste comme ça, en langage morse :
-- · ·-· -·-· ··
ça se chante comme ça :
dada di didadi dadidadi didi

quand je vote j'appuie sur j'adore et je constate qu'une étoile s'ammenuise
je comprends pas
je comprends pas
je me terre taire pour toi

.
jolies réactions.
je reviendrai...
Je suis, je pense, je dis, j'écris, je fais... J'aspire, j'expire ; je me manifeste, je me retranche ; je parle, je me tais...
Mes paroles bruissent, mes paroles cacophonissent ; mes silences parlent, mes silences pèsent... paroles et silences ne peuvent refléter autre chose que leur source, en état de plénitude ou de souffrance.
Se taire est créer la pensée. Parler est la révéler. Ecrire est la fixer. La fixer est l'élever. L'élever est l'immortaliser. La vie est l'image temporalisée de notre conscience, en soi lumière sans dimension, filigranée dans le temps, élevée, construite dans l'espace de nos volontés et de nos désirs qui sont les deux polarités de la conscience manifestée.
Quel but, quelle fin...FIN... On dit fin pour signifier le terme ou pour signifier le but. Terme physique, but spirituel... les deux semblent se correspondre. Pourquoi s'attarder quand on a fini, pourquoi continuer quand tout est dit. Pourquoi rester quand on est libre de rompre les amarres.
Mais, mais mais.... voilà le temps qui me rattrape, retour sur terre... le devoir m'appelle... Une petite citation pour finir.
"Ceux qui ne se sont jamais tus ensemble ne se sont jamais rien dit." (Maeterlink)
Mes paroles bruissent, mes paroles cacophonissent ; mes silences parlent, mes silences pèsent... paroles et silences ne peuvent refléter autre chose que leur source, en état de plénitude ou de souffrance.
Se taire est créer la pensée. Parler est la révéler. Ecrire est la fixer. La fixer est l'élever. L'élever est l'immortaliser. La vie est l'image temporalisée de notre conscience, en soi lumière sans dimension, filigranée dans le temps, élevée, construite dans l'espace de nos volontés et de nos désirs qui sont les deux polarités de la conscience manifestée.
Quel but, quelle fin...FIN... On dit fin pour signifier le terme ou pour signifier le but. Terme physique, but spirituel... les deux semblent se correspondre. Pourquoi s'attarder quand on a fini, pourquoi continuer quand tout est dit. Pourquoi rester quand on est libre de rompre les amarres.
Mais, mais mais.... voilà le temps qui me rattrape, retour sur terre... le devoir m'appelle... Une petite citation pour finir.
"Ceux qui ne se sont jamais tus ensemble ne se sont jamais rien dit." (Maeterlink)
http://www.deezer.com/#music/result/all/Bashung%20R%C3%A9sident%20de%20la%20R
%C3%A9publique
Mais je reconnais que ce n'es pas un univers très pifinien...^^
%C3%A9publique
Mais je reconnais que ce n'es pas un univers très pifinien...^^
je ne sais plus qui a dit : "il faut 2 ans pour apprendre à parler et toute une vie pour apprendre à se taire".
"Encorrre des mots, toujourrrs de mots, les mêmes mots..." 

cela méritait d'être dit !
*****
" Si tu ce que tu as à dire est moins beau que le silence, ne dis rien" ( Tahar Ben Jelloun )
Bon, Pif', une petit coup de nostalgie de belles montagnes silencieuses ?
Bon, Pif', une petit coup de nostalgie de belles montagnes silencieuses ?
Y'a pas a en faire tout un fromage !
...
Là par exemple, je sens que j'aurais dû me taire
...
Là par exemple, je sens que j'aurais dû me taire

qui me parlent...


Je réagis à ce commentaire en
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Pif.ine
publié le 22 août 08