De toute ma solitude, j'attendais ce film!
Il m'a réchauffé le cœur, comme un feu de cheminée en plein hiver!
Je n'étais plus au cinéma, j'étais dans la vie, la vraie!
Dans ma chambre de bonne du 15 ème louée à une Libanaise, un peu chère mais bien refaite, petite mais confortable, les toilettes sur le palier et la douche froide la plus part du temps.
Souvenirs...
Je retourne au film, à ces gens qui vivent, ce que sous d'autres cieux on appelle le social living, se voir s'entendre, et surtout osé se parler... A Paris c'est rare!
S'aider, s'entraider, partager... Inviter un voisin à diner, des choses extraordinaires? Non évidemment, mais des choses qui à l'ordinaire se font rarement!!!
Pour rien, pour être ensemble et c'est tout.
J'étais comme en Afrique, je voyais des gens se comportant normalement, juste des gens avec des gens sans peur... puisque de la même race, celles des humains.
Rendre visite à un malade que l'on connait à peine, l'aider, le prendre, le frictionné...
Ici, ça sentait la science fiction, ces gestes simples, cette générosité gratuite, ailleurs elle est naturelle, obligatoire puisque la sécurité sociale n'existe pas, on ne cotise pas, on agit pour l'autre, ça remet à l'heure les pendules de la solidarité!
Des gens simples, empêtré dans des vies difficiles mais qui n'en perdent pas leur humaniste!
Beaucoup ont dû le trouver gentillet ce film, même si au fond, tout au fond, un brun de sensibilité à tapé à la porte des émotions. Mais la sensiblerie, de nos jours ça fait naïf, simplet, il faut la cacher et s'en moquer!
Pour moi c'est du Fernandel, avec sa bonne figure, du bonheur sur tartine, comme quand j'étais petite!
Des personnages qui nous ressemblent comme deux gouttes d'eau. Avec comme nous, des parents absents, même quand ils sont présents, la confusion des sentiments au fond de l'assiette, baladé entre le trop ou le pas assez, selon le tempérament. Des cicatrices qui jouent à cache-cache avec nos réactions. On dit, on fait tout de travers, tout à l'envers... Le besoin d'amour étouffé pour ne pas l'entendre quémander, le faire taire pour ne plus avoir à souffrir. Resté anesthésier, paralysé du cœur...
Heureusement que l'homme bourru (ah... Guillaume!) saura lire au delà des mots, au plus profond du cœur!
Rien ne manque, on réhabilite même les grands-mères, fragile, attachante, je me suis assise au bord du lit moi aussi et je lui ai pris la main, j'avais besoin de sa chaleur. Il n'y a pas de vieux dans ma vie, pas d'enfants non plus, car je suis dans le monde adulte, je suis une femme active, je ne croisent que des acteurs de la société, je m'en déshumanise à petit feu. Société moderne qui se compartimente, qui s'impatiente, qui met de côté tout ce qui n'est pas à son rythme, tout ce qui n'est pas productif.
Qu'est-ce qu'un vieux?
Qu'est-ce qu'un enfant?
Conformité, je suis encore dans les temps, mais ensuite?
Je me sens doucement vieillir et j'ai peur...
Une Camille croisera-t-elle ma route? Pas d'illusion les Camille n'existe qu'au cinéma!
L'avenir alors semble terrible, moi toute seule au fond d'un hospice? Je continue ma route, je pense à autre chose, sinon... Les questions défileront inquiétantes, sans réponse.
On fermera surement nous aussi, les yeux plus vite qu'il ne fallait, de peur de s'abimer loin de chez soi, dans la solitude, enfermé par le temps, installé depuis trop longtemps dans la vie, plus rien à faire qu'à écouter le tic tac, de la suivante à la prochaine.
Voilà, une histoire comme un conte de fée, qui se termine au lit! Oups pardon, ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants!
Pour être ensemble, et c'est tout!
Il m'a réchauffé le cœur, comme un feu de cheminée en plein hiver!
Je n'étais plus au cinéma, j'étais dans la vie, la vraie!
Dans ma chambre de bonne du 15 ème louée à une Libanaise, un peu chère mais bien refaite, petite mais confortable, les toilettes sur le palier et la douche froide la plus part du temps.
Souvenirs...
Je retourne au film, à ces gens qui vivent, ce que sous d'autres cieux on appelle le social living, se voir s'entendre, et surtout osé se parler... A Paris c'est rare!
S'aider, s'entraider, partager... Inviter un voisin à diner, des choses extraordinaires? Non évidemment, mais des choses qui à l'ordinaire se font rarement!!!
Pour rien, pour être ensemble et c'est tout.
J'étais comme en Afrique, je voyais des gens se comportant normalement, juste des gens avec des gens sans peur... puisque de la même race, celles des humains.
Rendre visite à un malade que l'on connait à peine, l'aider, le prendre, le frictionné...
Ici, ça sentait la science fiction, ces gestes simples, cette générosité gratuite, ailleurs elle est naturelle, obligatoire puisque la sécurité sociale n'existe pas, on ne cotise pas, on agit pour l'autre, ça remet à l'heure les pendules de la solidarité!
Des gens simples, empêtré dans des vies difficiles mais qui n'en perdent pas leur humaniste!
Beaucoup ont dû le trouver gentillet ce film, même si au fond, tout au fond, un brun de sensibilité à tapé à la porte des émotions. Mais la sensiblerie, de nos jours ça fait naïf, simplet, il faut la cacher et s'en moquer!
Pour moi c'est du Fernandel, avec sa bonne figure, du bonheur sur tartine, comme quand j'étais petite!
Des personnages qui nous ressemblent comme deux gouttes d'eau. Avec comme nous, des parents absents, même quand ils sont présents, la confusion des sentiments au fond de l'assiette, baladé entre le trop ou le pas assez, selon le tempérament. Des cicatrices qui jouent à cache-cache avec nos réactions. On dit, on fait tout de travers, tout à l'envers... Le besoin d'amour étouffé pour ne pas l'entendre quémander, le faire taire pour ne plus avoir à souffrir. Resté anesthésier, paralysé du cœur...
Heureusement que l'homme bourru (ah... Guillaume!) saura lire au delà des mots, au plus profond du cœur!
Rien ne manque, on réhabilite même les grands-mères, fragile, attachante, je me suis assise au bord du lit moi aussi et je lui ai pris la main, j'avais besoin de sa chaleur. Il n'y a pas de vieux dans ma vie, pas d'enfants non plus, car je suis dans le monde adulte, je suis une femme active, je ne croisent que des acteurs de la société, je m'en déshumanise à petit feu. Société moderne qui se compartimente, qui s'impatiente, qui met de côté tout ce qui n'est pas à son rythme, tout ce qui n'est pas productif.
Qu'est-ce qu'un vieux?
Qu'est-ce qu'un enfant?
Conformité, je suis encore dans les temps, mais ensuite?
Je me sens doucement vieillir et j'ai peur...
Une Camille croisera-t-elle ma route? Pas d'illusion les Camille n'existe qu'au cinéma!
L'avenir alors semble terrible, moi toute seule au fond d'un hospice? Je continue ma route, je pense à autre chose, sinon... Les questions défileront inquiétantes, sans réponse.
On fermera surement nous aussi, les yeux plus vite qu'il ne fallait, de peur de s'abimer loin de chez soi, dans la solitude, enfermé par le temps, installé depuis trop longtemps dans la vie, plus rien à faire qu'à écouter le tic tac, de la suivante à la prochaine.
Voilà, une histoire comme un conte de fée, qui se termine au lit! Oups pardon, ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants!
Pour être ensemble, et c'est tout!
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Voici les 6 dernières réactions à ce commentaire
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sylviepointleonardarobaseyahoopointfr et hop, mes doigts cavaleront sur le clavier!
ton com' parle assez de ta sensibilité pour douter que tu sois tant déshumanisée que cela ! Merci pour ton témoignage sensible.
Avec toi... et bien à toi
Avec toi... et bien à toi
ça fait du bien ! 

pardon.
l'overdose, c'est tout.
l'overdose, c'est tout.

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pluiesd-ete
publié le 26 nov. 07