London Calling -
Depuis plus de vingt ans qu’il est sorti, tout a été dit maintes et maintes fois sur London Calling. Public et critiques l’ont taxé d’un nombre astronomique de noms d’oiseaux tel que « meilleur double album de tout les temps », ou bien « plus grand disque de l’histoire du rock » et autre insultes positives. Il fut en son temps également considéré comme l’assassin du mouvement punk. Mais deux ans après son avènement, il fallait bien qu’un mouvement du style « no future » s’en retourne dans le coin sombre du cerveau dont il avait émergé. Les Dada en avaient fait de même plus d’un demi-siècle avant, mieux vaut évoluer que de mourir…
Il n’y a donc aujourd’hui plus grand chose à dire sur London Calling. Pierre angulaire de bon nombre de discothèques rock, il a été suffisamment souvent dit que tout amateur devait le connaître que je peu me permettre de le répéter à mon tour : Tout amateur de rock se doit de connaître London Calling.
Ce produit du travail commun de quatre musiciens apportant chacun leurs influences est un tel vivier de genres qu’il est difficile de ne pas y trouver son compte. Et malgré cela il n’y a aucun morceau de trop, pas de temps morts ou de passages à vide, voilà un double album aussi ramassé qu’un disque de trente minutes.
Après sa pochette et le morceau punk-rock d’ouverture – basse roulante, guitare rythmique, chant éraillé – qu’est London Calling, tout le disque ne cesse d’explorer la musique pop(ulaire) créant ainsi – peut être – un nouveau genre, tout simplement le début de la World Music, melting-pot qui sera plus tard l’apanage de Peter Gabriel.
Sans faire trop dans le détail on peut relever au hasard d’une compo le goût du rockabilly de Joe Strummer, le groove particulier de Topper Headon l’amateur de soul et de funk, la passion des musiques ska et dub qui anime Mick Jones, et enfin le talent de compositeur (et chanteur) de Paul Simonon éclatant sur Guns Of Brixton (mince, j’ai cité un titre). Un morceau lent, encore alourdi par la basse et où toute la tension des bas-quartiers se ressent.
Car s'ils ont développé leur musique bien loin au-delà de duo punk/reggae des débuts, les Clash n’en ont pas perdu leur orientation idéologique. Ils lui ont même ajoutés un point de vue culturel preuve d’une réflexion bien avancée, un hommage à l’icône Montgomery Cliff côtoyant l’évocation de l’Espagne du « No passaran » et de Federico Garcia Lorca.
Et sur le reste de l’album il en est de même avec d’autres thèmes. Si Revolution Rock marque un retour au reggae du plus bel effet, on trouve aussi quelques occurrences du jazz un rythm ‘n blues énergique et finalement – simplement - une écriture pop qui ferait presque des deux chanteurs Strummer et Jones les égaux de l’autre grand duo, Lennon et McCartney.
Pour cela Lost In The Supermarket est sûrement l’une des plus belles chansons jamais écrites…
Train In Vain étant tout simplement une pertinente touche finale sur une mélodie superbe. Il faut dire que pour en arriver à un tel point, tous les musiciens ont bien progressés. Si l’on se fie à l’adage qu’un groupe ne peut pas être meilleur que son batteur, on remarquera que le jeu de Topper Headon est d’une précision rare pour une recherche de feeling maximum, tandis que Mick Jones parvient à multiplier les styles sans faute de goût, Paul Simonon assurant par la forte présence de sa basse la cohésion de l’ensemble. Et pour compléter ce line-up, des cuivres viennent faire leur apparition, commençant par un solo de saxophone sur Jimmy Jazz puis se développant en quelques accompagnements qui augmentent l’ampleur des morceaux qu’ils occupent.
Il faudrait écrire un livre pour en dire plus, sans pour autant être assuré de trouver quelque chose de nouveau à raconter.
Laissons la musique parler, écouter London Calling, de toute façons il est tellement célèbre que ça ne peut pas être un mal d’avoir la capacité d’en parler…
N’oublions tout de même pas qu’avec un tel géant, les Clash sont entrés dans la légende, devenant l’un des rares groupes à avoir par un seul album changé l’image de la musique et cela dans une optique de brassage des cultures tout à fait moderne, son universalité étant devenu presque proverbiale. Le tout sans perdre un brin du mordant politique des début, un Koka Kola d’une minute et quelques parvenant à faire une bonne petite saignée à l’impérialisme américain… Toujours d’actualité n’est-ce pas ?
Au fait, Joe Strummer peu se reposer serein, il aura tout fait pour le bien de ses contemporains… Ce n’est pas sa faute si la musique ne suffit pas à changer le monde….
Sortie 1979
Depuis plus de vingt ans qu’il est sorti, tout a été dit maintes et maintes fois sur London Calling. Public et critiques l’ont taxé d’un nombre astronomique de noms d’oiseaux tel que « meilleur double album de tout les temps », ou bien « plus grand disque de l’histoire du rock » et autre insultes positives. Il fut en son temps également considéré comme l’assassin du mouvement punk. Mais deux ans après son avènement, il fallait bien qu’un mouvement du style « no future » s’en retourne dans le coin sombre du cerveau dont il avait émergé. Les Dada en avaient fait de même plus d’un demi-siècle avant, mieux vaut évoluer que de mourir…
Il n’y a donc aujourd’hui plus grand chose à dire sur London Calling. Pierre angulaire de bon nombre de discothèques rock, il a été suffisamment souvent dit que tout amateur devait le connaître que je peu me permettre de le répéter à mon tour : Tout amateur de rock se doit de connaître London Calling.
Ce produit du travail commun de quatre musiciens apportant chacun leurs influences est un tel vivier de genres qu’il est difficile de ne pas y trouver son compte. Et malgré cela il n’y a aucun morceau de trop, pas de temps morts ou de passages à vide, voilà un double album aussi ramassé qu’un disque de trente minutes.
Après sa pochette et le morceau punk-rock d’ouverture – basse roulante, guitare rythmique, chant éraillé – qu’est London Calling, tout le disque ne cesse d’explorer la musique pop(ulaire) créant ainsi – peut être – un nouveau genre, tout simplement le début de la World Music, melting-pot qui sera plus tard l’apanage de Peter Gabriel.
Sans faire trop dans le détail on peut relever au hasard d’une compo le goût du rockabilly de Joe Strummer, le groove particulier de Topper Headon l’amateur de soul et de funk, la passion des musiques ska et dub qui anime Mick Jones, et enfin le talent de compositeur (et chanteur) de Paul Simonon éclatant sur Guns Of Brixton (mince, j’ai cité un titre). Un morceau lent, encore alourdi par la basse et où toute la tension des bas-quartiers se ressent.
Car s'ils ont développé leur musique bien loin au-delà de duo punk/reggae des débuts, les Clash n’en ont pas perdu leur orientation idéologique. Ils lui ont même ajoutés un point de vue culturel preuve d’une réflexion bien avancée, un hommage à l’icône Montgomery Cliff côtoyant l’évocation de l’Espagne du « No passaran » et de Federico Garcia Lorca.
Et sur le reste de l’album il en est de même avec d’autres thèmes. Si Revolution Rock marque un retour au reggae du plus bel effet, on trouve aussi quelques occurrences du jazz un rythm ‘n blues énergique et finalement – simplement - une écriture pop qui ferait presque des deux chanteurs Strummer et Jones les égaux de l’autre grand duo, Lennon et McCartney.
Pour cela Lost In The Supermarket est sûrement l’une des plus belles chansons jamais écrites…
Train In Vain étant tout simplement une pertinente touche finale sur une mélodie superbe. Il faut dire que pour en arriver à un tel point, tous les musiciens ont bien progressés. Si l’on se fie à l’adage qu’un groupe ne peut pas être meilleur que son batteur, on remarquera que le jeu de Topper Headon est d’une précision rare pour une recherche de feeling maximum, tandis que Mick Jones parvient à multiplier les styles sans faute de goût, Paul Simonon assurant par la forte présence de sa basse la cohésion de l’ensemble. Et pour compléter ce line-up, des cuivres viennent faire leur apparition, commençant par un solo de saxophone sur Jimmy Jazz puis se développant en quelques accompagnements qui augmentent l’ampleur des morceaux qu’ils occupent.
Il faudrait écrire un livre pour en dire plus, sans pour autant être assuré de trouver quelque chose de nouveau à raconter.
Laissons la musique parler, écouter London Calling, de toute façons il est tellement célèbre que ça ne peut pas être un mal d’avoir la capacité d’en parler…
N’oublions tout de même pas qu’avec un tel géant, les Clash sont entrés dans la légende, devenant l’un des rares groupes à avoir par un seul album changé l’image de la musique et cela dans une optique de brassage des cultures tout à fait moderne, son universalité étant devenu presque proverbiale. Le tout sans perdre un brin du mordant politique des début, un Koka Kola d’une minute et quelques parvenant à faire une bonne petite saignée à l’impérialisme américain… Toujours d’actualité n’est-ce pas ?
Au fait, Joe Strummer peu se reposer serein, il aura tout fait pour le bien de ses contemporains… Ce n’est pas sa faute si la musique ne suffit pas à changer le monde….
Sortie 1979
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Voici les 10 dernières réactions à ce commentaire
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... mais 5/5 .
Vu les Clash à Mogador et sans Mick Jones à Balard.
Terrible.
Vu les Clash à Mogador et sans Mick Jones à Balard.
Terrible.
Les voir sur scène, j'aurais vraiment aimé. D'autant plus qu'à ce que j'ai vu dans le film, leurs prestations étaient particulièrement intenses.
j'étais hyper triste quand j'ai appris la mort de joe strummer
c'était un mec hyper bien
chuis déçue de ne les avoir jamais vus en concert
: o (
c'était un mec hyper bien
chuis déçue de ne les avoir jamais vus en concert
: o (
Pas évident d'écrire sur un tel monument du rock. Tu l'as fait avec brio ! Un beau 5 !
Pour compléter celui-ci, je vous recommande vivement de voir l'excellent films sorti cet été sur le chanteur des clash : Joe Strummer, the future is unwritten.
http://www.surreal-films.com/strummer/
Pour compléter celui-ci, je vous recommande vivement de voir l'excellent films sorti cet été sur le chanteur des clash : Joe Strummer, the future is unwritten.
http://www.surreal-films.com/strummer/
beaucoup pour ton très bon commentaire qui donne envie de replonger dans ce double-album. Le saphir du tourne-disque va chauffer pour une fois : je ne l'ai qu'en vinyl. Cela dit, des double-albums de légende, il y en a d'autres. Et je ne penserai pas tout de suite à London Calling, mais plutôt au white des Beatles, à Electric Ladyland (The Jimi Hendrix Experience) et à Mellon Collie & the Infinite Sadness (Smashing Pumpkins)...
lorsque je suis rentré chez moi le vinyl entre les mains!
J'étais fier comme un bar-tabac...
J'étais fier comme un bar-tabac...
Au passage, tu parles du jeux de Topper headon : très bon batteur : une précision rythmique qui n'a d'égale que son énergie et sa sobriété bien placée au service de la musique. Son album solo vaut le coup d'oreille également (Waking up, sorit en 1985).
Mais les autres musiciens sont très bien aussi et leur musique... ben, bon ben j'vais pas répéter non plus...
Perso j'aime beaucoup : "Death or Glory"
Oh Oh oh oh !
Mais les autres musiciens sont très bien aussi et leur musique... ben, bon ben j'vais pas répéter non plus...
Perso j'aime beaucoup : "Death or Glory"
Oh Oh oh oh !
et pour info , la pochette est inspirée de celle du premier album d'Elvis Presley
puisqu' indémodable.
C'est un album culte et que je trouves fantastique pour ma part . Un sommet asurement de toute bonne discothèque .
Quand à la couverture , elle est carrement devenu mythique .
Alors oui écoutons encore et toujours london calling
Quand à la couverture , elle est carrement devenu mythique .
Alors oui écoutons encore et toujours london calling


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pascal3121
publié le 29 nov. 07