Glissant nonchalamment les doigts sur les tranches des disques, à la recherche d'une oeuvre digne d'illuminer ce soir de jour férié pourtant travaillé, j'extrais de la pile ce disque noir empli de symboles.
Dès les premières notes de la face A...
La face A.
Oui, bien sûr, je l'écoute en vinyle. En parallèle, et avec une précision maniaque, j'ai lancé au même moment la version CD dans le lecteur idoine, histoire de vérifier l'incomparable supériorité du support noir sur la galette irisée que j'abandonne aussitôt. Quand je pense que nos amis du marketing ont réussi à nous faire croire depuis 25 ans que la "qualité CD" renvoyait aux oubliettes tout ce que nous avions entendu jusque là... je sais que tu me comprends, bison du Sud qui possède non pas une, mais deux platines vinyle ! (*)
Dès les premières notes de la face A, donc, je pénètre dans un monde où la joie, la richesse, l'élégance, les hésitations, les fou-rires de ces trois guitaristes de folie s'imposent à moi qui ne connais ni le jazz, ni la musique espagnole. Bien sûr, je reconnais au milieu d'une improvisation quelques mesures de "la panthère rose", mais pour le reste je me laisse guider par ces trois virtuoses qui dialoguent, se répondent, s'accompagnent, et se marrent le plus simplement du monde. Comme si ce qu'ils réalisaient ce soir-là était tout naturel et ne tenait pas de l'exploit musical.
Il y a, dans le son de cet album, dans la sonorité des guitares, dans l'acoustique du lieu, quelque chose qui renvoie aux origines de cette Californie que je connais un tout petit peu, et qui ajoute à la qualité des artistes et de l'enregistrement, une âme particulière...
Le fait qu'il ait accompagné mes 16 ans n'a assurément rien à voir avec tout cela !
B.
(*) le bison en question pourra consulter le banc d'essai de l'ultime version de ses platines qui figure dans "Haute Fidélité" de ce mois-ci...
Dès les premières notes de la face A...
La face A.
Oui, bien sûr, je l'écoute en vinyle. En parallèle, et avec une précision maniaque, j'ai lancé au même moment la version CD dans le lecteur idoine, histoire de vérifier l'incomparable supériorité du support noir sur la galette irisée que j'abandonne aussitôt. Quand je pense que nos amis du marketing ont réussi à nous faire croire depuis 25 ans que la "qualité CD" renvoyait aux oubliettes tout ce que nous avions entendu jusque là... je sais que tu me comprends, bison du Sud qui possède non pas une, mais deux platines vinyle ! (*)
Dès les premières notes de la face A, donc, je pénètre dans un monde où la joie, la richesse, l'élégance, les hésitations, les fou-rires de ces trois guitaristes de folie s'imposent à moi qui ne connais ni le jazz, ni la musique espagnole. Bien sûr, je reconnais au milieu d'une improvisation quelques mesures de "la panthère rose", mais pour le reste je me laisse guider par ces trois virtuoses qui dialoguent, se répondent, s'accompagnent, et se marrent le plus simplement du monde. Comme si ce qu'ils réalisaient ce soir-là était tout naturel et ne tenait pas de l'exploit musical.
Il y a, dans le son de cet album, dans la sonorité des guitares, dans l'acoustique du lieu, quelque chose qui renvoie aux origines de cette Californie que je connais un tout petit peu, et qui ajoute à la qualité des artistes et de l'enregistrement, une âme particulière...
Le fait qu'il ait accompagné mes 16 ans n'a assurément rien à voir avec tout cela !
B.
(*) le bison en question pourra consulter le banc d'essai de l'ultime version de ses platines qui figure dans "Haute Fidélité" de ce mois-ci...
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argentique et numérique, y a pas photo non plus, le grain d'argent est plus sensible à la lumière, chimie et physique...évidemment, les enjeux commerciaux n'ont rien avoir avec la recherche de la qualité vibratoire du son et de la lumière, pas de polémique en vue ?...
Ca reste tellement bon que les 9 personnes qui ont sélectionné cet album avaient en moyenne... 4 ans lorsqu'il est sorti !
Figolu, qu'importe le support, pourvu qu'on ait l'ivresse ! (*)
Louise... tu as raison (mais quels sont ces autres vendredis ?)
Skyy, nous sommes d'accord, j'avais un peu forcé le trait, volontairement, sur les différences entre CD et vinyle sur cet album, mais certaines rééditions d'autres opus (je pense à Jojo de Brel sur les Marquises) mettent de l'eau dans le vin (*)
(*) décidément...
Figolu, qu'importe le support, pourvu qu'on ait l'ivresse ! (*)
Louise... tu as raison (mais quels sont ces autres vendredis ?)
Skyy, nous sommes d'accord, j'avais un peu forcé le trait, volontairement, sur les différences entre CD et vinyle sur cet album, mais certaines rééditions d'autres opus (je pense à Jojo de Brel sur les Marquises) mettent de l'eau dans le vin (*)
(*) décidément...
Tu prêches un convaincu, là, mon cher Bolide même si l'amélioration des enregistrements sur CD s'est beaucoup accrue depuis sa création, ainsi que la qualité de restitution des lecteurs, pour peu que l'on fasse un bon choix d'électronique...
N'empêche, qu'ayant moi aussi comparé en "live" le son cd et vinyle du "time out" de Brubeck, celui de "meddle" des Pink Floyds" et plein d'autres, je constate aussi une chaleur supplémentaire à mettre au crédit du vinyle.
Pour la peine, je viens de me faire un petit test comparatif entre le "thriller" de Jackson original vinyle de 82 et la version remastérisée cd de 2001. Merde, ça part mal... le cd est vachement bien restauré et affiche un meilleur rendu dans les aigus ! Bon, je n'avais pas sous la main une version cd non remastérisée faut dire...
Second test avec Police "bring on the night". Là je suis plus nuancé. toujours un poil moins d'ouverture dans les aigus sur le vinyle mais c'est déjà beaucoup plus resserré.
dernier essai : dire straits "money for nothing", maxi 45T de 85 et idem en cd. Là franchement victoire au vinyle. plus de pêche, plus de dynamique, plus d'ouverture...
moralité : le vinyle n'est pas mort mais je crois que mon lecteur cd, fleuron d'un marque anglaise appréciée des audiophiles met la barre très haut néanmoins...
ps : merci pour le focus sur le magazine HF. Effectivement, l'hommage qui est rendu aux vieilles SL1200 fait chaud au coeur ! Et pour une fois que cette magnifique platine n'est pas décriée par la presse spécialisée...
N'empêche, qu'ayant moi aussi comparé en "live" le son cd et vinyle du "time out" de Brubeck, celui de "meddle" des Pink Floyds" et plein d'autres, je constate aussi une chaleur supplémentaire à mettre au crédit du vinyle.
Pour la peine, je viens de me faire un petit test comparatif entre le "thriller" de Jackson original vinyle de 82 et la version remastérisée cd de 2001. Merde, ça part mal... le cd est vachement bien restauré et affiche un meilleur rendu dans les aigus ! Bon, je n'avais pas sous la main une version cd non remastérisée faut dire...
Second test avec Police "bring on the night". Là je suis plus nuancé. toujours un poil moins d'ouverture dans les aigus sur le vinyle mais c'est déjà beaucoup plus resserré.
dernier essai : dire straits "money for nothing", maxi 45T de 85 et idem en cd. Là franchement victoire au vinyle. plus de pêche, plus de dynamique, plus d'ouverture...
moralité : le vinyle n'est pas mort mais je crois que mon lecteur cd, fleuron d'un marque anglaise appréciée des audiophiles met la barre très haut néanmoins...
ps : merci pour le focus sur le magazine HF. Effectivement, l'hommage qui est rendu aux vieilles SL1200 fait chaud au coeur ! Et pour une fois que cette magnifique platine n'est pas décriée par la presse spécialisée...
Le pire, c'est que, mélomane que je suis, j'arrive à profiter de ce que j'écoute !
Parce que c'étaient eux, parce qu'ils se laissaient emporter par une vague intemporelle, celle du plaisir de partager sa passion.
Ah, ce vendredi-là... qui en rappelle tant d'autres !
Ah, ce vendredi-là... qui en rappelle tant d'autres !
Je disais donc que ce disque a certes qq décennies au compteur maintenant mais Monteverdi aussi et ça reste bon pareil.


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Bolide
publié le 8 mai 08