"Galanterie française" ! Il aura fallu à Claude Habib un aplomb certain et une bonne dose d’insolence pour proposer au lecteur de ce 21e siècle débutant un essai ainsi nommé. Thème désuet à relents d’hypocrisie perfide ? Encombrant colifichet de mœurs révolues ? Parler de galanterie ne fera-t-il pas fuir ceux qui réclament des relations amoureuses « sans prise de tête » et lever le nez à ceux pour qui délicatesse et complexité sont des plaies dont doit se garder qui prétend jouir vite et en paix ? Le risque était réel n’eût été la plume alerte et l’esprit de finesse d’une femme moderne qui, tout en esquissant le portrait d’une galanterie aimable, fait la preuve de ce qu’elle soutient : « Il n’est pas impensable qu’une même société abrite, sur un même sujet, la délicatesse et la brutalité. »
Occupé à définir son objet, Claude Habib nous invite à une promenade en territoire galant où se retrouvent et s’entremêlent le goût de la conversation et celui de la séduction, l’amour du bel esprit et celui de l’indécision, l’éloge de la discrétion et le refus de la brutalité, tout ce qui concourt à former une « culture des ménagements » faite d’audace et de retenue, de montées entretenues du désir et de soumission à ses violences. Ainsi se découvre comment la société des Lumières, acquise à l’idée de la mixité, avait énoncé une norme heureuse du rapport entre les sexes et inventé une façon aimable de régler la rencontre des hommes et des femmes en ces moments qui précèdent celui où l’amour bascule du côté de la décision.
PCCistes moroses ou déçus, voici le livre qui manquait pour transformer nos laborieuses tentatives de rencontres en cette « cette féérie mondaine » qui autorise un discours amoureux liant « estime pour la liberté des femmes et érotique de la suggestion ».
"Galanterie française" est un essai à lire pour le plaisir de redécouvrir une vertu injustement dénigrée, pour découvrir l’éloge fait par l’auteure d’une forme de féminisme que n’effarouchent ni les détours de la séduction ni ceux de la conversation amoureuse et pour les citations, nombreuses, où s’illustrent « l’esprit » et le plaisir de la langue quand elle se faisait délicieusement classique :
Rousseau : « Le plus libre de tous les actes suppose la plus grande retenue. »
L’abbé Prévost : « Ne m’exposez pas au chagrin de vous avoir ordonné quelque chose que vous fassiez difficulté d’exécuter. »
Crébillon : « Un travers que l’on possède seul fait plus d’honneur qu’un mérite que l’on partage avec quelqu’un. »
La Rochefoucauld : « Les vieillards aiment à donner de bons préceptes pour se consoler de n’être plus en état de donner de mauvais exemples. »
La galanterie ? Et si on revenait ? Délicatement. Libertinement.
Occupé à définir son objet, Claude Habib nous invite à une promenade en territoire galant où se retrouvent et s’entremêlent le goût de la conversation et celui de la séduction, l’amour du bel esprit et celui de l’indécision, l’éloge de la discrétion et le refus de la brutalité, tout ce qui concourt à former une « culture des ménagements » faite d’audace et de retenue, de montées entretenues du désir et de soumission à ses violences. Ainsi se découvre comment la société des Lumières, acquise à l’idée de la mixité, avait énoncé une norme heureuse du rapport entre les sexes et inventé une façon aimable de régler la rencontre des hommes et des femmes en ces moments qui précèdent celui où l’amour bascule du côté de la décision.
PCCistes moroses ou déçus, voici le livre qui manquait pour transformer nos laborieuses tentatives de rencontres en cette « cette féérie mondaine » qui autorise un discours amoureux liant « estime pour la liberté des femmes et érotique de la suggestion ».
"Galanterie française" est un essai à lire pour le plaisir de redécouvrir une vertu injustement dénigrée, pour découvrir l’éloge fait par l’auteure d’une forme de féminisme que n’effarouchent ni les détours de la séduction ni ceux de la conversation amoureuse et pour les citations, nombreuses, où s’illustrent « l’esprit » et le plaisir de la langue quand elle se faisait délicieusement classique :
Rousseau : « Le plus libre de tous les actes suppose la plus grande retenue. »
L’abbé Prévost : « Ne m’exposez pas au chagrin de vous avoir ordonné quelque chose que vous fassiez difficulté d’exécuter. »
Crébillon : « Un travers que l’on possède seul fait plus d’honneur qu’un mérite que l’on partage avec quelqu’un. »
La Rochefoucauld : « Les vieillards aiment à donner de bons préceptes pour se consoler de n’être plus en état de donner de mauvais exemples. »
La galanterie ? Et si on revenait ? Délicatement. Libertinement.
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merci pour cette invitation à la délicate séduction mutuelle...
pour le partage, délicatement et libertinement
...
« un repas délicieux, une lecture douce ; une promenade dans un lieu frais et solitaire ; une conversation où l'on ouvre son coeur, où l'on se livre à toute sorte de sensibilité : une émotion forte qui amène les larmes sur le bord des paupières, qui fait palpiter le coeur, qui coupe la voix, qui ravit d'extase, soit qu'elle naisse ou du récit d'une action généreuse, ou d'un sentiment de tendresse : de la gaieté, de la liberté, de l'oisiveté, de l'aisance : le voilà, le vrai bonheur. »
pour le partage, délicatement et libertinement
...« un repas délicieux, une lecture douce ; une promenade dans un lieu frais et solitaire ; une conversation où l'on ouvre son coeur, où l'on se livre à toute sorte de sensibilité : une émotion forte qui amène les larmes sur le bord des paupières, qui fait palpiter le coeur, qui coupe la voix, qui ravit d'extase, soit qu'elle naisse ou du récit d'une action généreuse, ou d'un sentiment de tendresse : de la gaieté, de la liberté, de l'oisiveté, de l'aisance : le voilà, le vrai bonheur. »
Je connais quelques pccistes auxquels (elles) je l'offrirais bien volontiers
Mais c'est pas plutôt à nous aussi de souscrire ?

la confrérie des Grenadine ! 


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rosegrenadine
publié le 3 mai 07