"Dormir le jour, faire la fête la nuit, c'est cool d'être un vampire..."
Chose promise, chose dûe, voici LE film de vampires du samedi soir par excellence, véritable phénomène de société lors de sa sortie un certain été 1987, notamment en Angleterre où les "Lost Boys" firent découvrir au grand public un réalisateur, Joel Schumacher, et un acteur déjà connu pour son illustre parenté, Kiefer Sutherland.
Lost Boys, lost in the shadows... Fort d'une bande originale imparable qui ajoute une caution rock hyper crédible à l'objet (inédits vraiment inédits d'INXS, Echo & the Bunnymen dans une reprise de "People are Strange", et puis surtout Lou Gramm pour la chanson titre "Lost in the Shadows"), Génération Perdue se veut le premier film d'horreur moderne (ou pas loin) où les vampires ne sont pas des dandys pâles avec un accent roumain prononcé.
On aurait pu très bien sous titrer ce film "Bienvenue à Sunnydale", car une fois encore, voici un référence que les Buffymaniques se doivent de connaître: une ville envahie par des vampires au look punk, avec un chef aux cheveux blonds peroxydés amateur de pétards et de bouffe chinoise, arrêtez moi si ça vous rappelle pas l'ami William Le Sanglant !
Bien entendu, qui dit suceurs d'hémoglobine dit chasseurs aux aguets prêts à dégainer le pieu à la moindre occasion, et quels chasseurs ! Les frères Frogs sont à mon sens l'équipe d'extermination vampirique la plus cool de l'histoire du cinéma ! Deux frangins, âgés d'à peine 16 ans, qui tiennent une boutique de Comics au coeur de l'enfer, munis de pistolets à eau bénite et de répliques incisives du style "Tu sors d'où toi, de Krypton?"
Et puis il y a la fille, Star, actrice complètement inconnue tout comme le héros du film, tout comme une bonne moitié de la distribution d'ailleurs, ce qui rajoute une dose de crédibilité supplémentaire et fait fonctionner l'identification à plein régime !
J'adore ce film à cause de son ambiance, de la grotte des vampires qui fût jadis une boîte de nuit qui s'est retrouvée enterrée six pieds sous terre à la suite d'un séisme, du regard flamboyant de Kiefer "24" Sutherland (qui est sans doute l'un des vampires les plus sexy et flippant qu'il m'ait été donné de voir sur grand écran), de la scène d'amour avec Star où on vole littéralement comme une chauve souris au son de "Cry Little Sister" par Gerard McMann (inconnu au bataillon lui aussi mais rhâââ le solo d'orgue !!!)...
Les "Lost Boys" ne renient rien de ce qui fait un classique des films de vampires, tout en modernisant à grands coups de crocs les vieux poncifs. La tension sexuelle est présente d'un bout à l'autre, tous les thèmes sont abordés, réactualisés, réappropriés même, tout le contraire d'un "Blade" si vous voyez ce que je veux dire, où tout sonne faux.
Pour finir, spéciale dédicace pour "I still Believe", avec son colosse torse nu, le saxo en bandoulière pendant la course poursuite amoureuse au Luna Park, tout est dans le regard, dans la sueur qui coule le long des corps, dans la moiteur d'un baiser mortel au coeur de l'été californien. Bandant tout simplement.
Chose promise, chose dûe, voici LE film de vampires du samedi soir par excellence, véritable phénomène de société lors de sa sortie un certain été 1987, notamment en Angleterre où les "Lost Boys" firent découvrir au grand public un réalisateur, Joel Schumacher, et un acteur déjà connu pour son illustre parenté, Kiefer Sutherland.
Lost Boys, lost in the shadows... Fort d'une bande originale imparable qui ajoute une caution rock hyper crédible à l'objet (inédits vraiment inédits d'INXS, Echo & the Bunnymen dans une reprise de "People are Strange", et puis surtout Lou Gramm pour la chanson titre "Lost in the Shadows"), Génération Perdue se veut le premier film d'horreur moderne (ou pas loin) où les vampires ne sont pas des dandys pâles avec un accent roumain prononcé.
On aurait pu très bien sous titrer ce film "Bienvenue à Sunnydale", car une fois encore, voici un référence que les Buffymaniques se doivent de connaître: une ville envahie par des vampires au look punk, avec un chef aux cheveux blonds peroxydés amateur de pétards et de bouffe chinoise, arrêtez moi si ça vous rappelle pas l'ami William Le Sanglant !
Bien entendu, qui dit suceurs d'hémoglobine dit chasseurs aux aguets prêts à dégainer le pieu à la moindre occasion, et quels chasseurs ! Les frères Frogs sont à mon sens l'équipe d'extermination vampirique la plus cool de l'histoire du cinéma ! Deux frangins, âgés d'à peine 16 ans, qui tiennent une boutique de Comics au coeur de l'enfer, munis de pistolets à eau bénite et de répliques incisives du style "Tu sors d'où toi, de Krypton?"
Et puis il y a la fille, Star, actrice complètement inconnue tout comme le héros du film, tout comme une bonne moitié de la distribution d'ailleurs, ce qui rajoute une dose de crédibilité supplémentaire et fait fonctionner l'identification à plein régime !
J'adore ce film à cause de son ambiance, de la grotte des vampires qui fût jadis une boîte de nuit qui s'est retrouvée enterrée six pieds sous terre à la suite d'un séisme, du regard flamboyant de Kiefer "24" Sutherland (qui est sans doute l'un des vampires les plus sexy et flippant qu'il m'ait été donné de voir sur grand écran), de la scène d'amour avec Star où on vole littéralement comme une chauve souris au son de "Cry Little Sister" par Gerard McMann (inconnu au bataillon lui aussi mais rhâââ le solo d'orgue !!!)...
Les "Lost Boys" ne renient rien de ce qui fait un classique des films de vampires, tout en modernisant à grands coups de crocs les vieux poncifs. La tension sexuelle est présente d'un bout à l'autre, tous les thèmes sont abordés, réactualisés, réappropriés même, tout le contraire d'un "Blade" si vous voyez ce que je veux dire, où tout sonne faux.
Pour finir, spéciale dédicace pour "I still Believe", avec son colosse torse nu, le saxo en bandoulière pendant la course poursuite amoureuse au Luna Park, tout est dans le regard, dans la sueur qui coule le long des corps, dans la moiteur d'un baiser mortel au coeur de l'été californien. Bandant tout simplement.
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s.c.R.e.d
publié le 29 avril 06