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Refugies climatiques
 Refugies climatiques
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catégorie : chronique
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Le sujet que je souhaite évoquer ici n’est pas très réjouissant, surtout après cette période de liesse due aux fêtes de fin d’année. Il est nécessaire d’émettre une petite mise en garde avant la lecture ; tout le monde est concerné, à plus ou moins longue échéance. Aucun pays, gouvernement, minorité ou entité ne sera épargné. Et si les générations actuelles n’en souffriront que peu, il est impératif de penser à nos enfants et à nos petits enfants qui en subiront les effets à une puissance qu’il est actuellement difficile d’estimer.

C’est un article du magazine Géo du mois de mai 2005 qui m’a incité à écrire. Par « réfugiés climatiques », je veux parler de ces personnes qui sont obliger de déménager, leur habitat étant menacé lors de tempêtes. Les faits relatés se sont déroulé mi octobre 2004 sur l’île de Shishmaref, au nord ouest de l’Alaska, dans la mer des Tchouktches. Une tempête s’est abattu sur cette côte et à emporté une bande de 6 mètres de large, engloutissant au passage plusieurs habitations. Le phénomène est du aux tempêtes automnales de plus en plus violentes et à la fonte de la banquise qui ne protège plus les terres. Depuis une cinquantaine d’années, la température a augmenté de 2,4°c en Alaska et chaque année le permafrost s’effrite et recule inexorablement vers l’habitat séculaire des Inupiaks (habitants de cette partie du globe). La construction de digues ne parvient pas à endiguer le phénomène et il a fallut déjà déplacer des maisons sur des skis géants pour éviter de nouvelles catastrophes. Mais ceci n’est qu’une solution provisoire ; les géologues pensent que d’ici une dizaine d’années, cette île sera rayé de la carte. Le village des Inupiaks devra être intégralement déplacé d’ici là !

Le phénomène s’accentue d’année en année et les habitants de Shishmaref ne sont pas les seuls concernés, les milliers d’Inuits du littoral de l’Alaska subissent tous les jours les aléas du réchauffement climatique. Plus de dix milles habitants de l’archipel des Tuvalu en Océanie recherchent une terre d’accueil pour échapper à la montée des océans. En chine, la progression du désert de Gobi menace l’habitat de 27 millions de personnes ! Le président du GIEC (Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat) a affirmé qu’il y aura prés de 150 millions de « réfugiés climatiques » à prévoir d’ici à 2050, soit une échéance de… 44 ans ! Après les réfugiés politiques, les réfugiés économiques, voici venir les réfugiés climatiques. L’ONU n’a toujours pas pris conscience de l’ampleur de la migration avec la très délicate question du statut international de ces personnes, sans parler des conséquences sur leur alimentation, leur coutume, leur habitat, sur tout ce qui constitue la vie. Cette catastrophe pour l'environnement pose de véritables défis aux gouvernements ainsi qu’aux organisations internationales

Selon un étude Américaine du NCAR (centre américain de recherche atmosphérique), jusqu'à 90 % du pergélisol (la couche du sol terrestre qui est gelée en permanence en profondeur) des régions polaires du Canada, de la Russie et de l'Alaska pourrait disparaître d'ici 2100 en raison du réchauffement climatique, bien plus tôt, en fait, que ce que les chercheurs ont jusqu'ici prédit. Le pergélisol représente tout de même le quart de tout l'hémisphère nord. Sa fonte libérera progressivement dans l'atmosphère terrestre des milliards de tonnes de méthane, généré par les matières organiques. Ce gaz à effet de serre, 22 fois plus puissant que le gaz carbonique devrait accélérer et intensifier le réchauffement climatique surtout que la fonte des glaces arctiques augmentera l'absorption des rayons solaires par la mer, ce qui haussera, à moyen terme, sa température.

D’après les spécialistes, le climat de la terre n’a jamais était stable. Des périodes de réchauffement ont succédées aux glaciations et ainsi de suite. Mais même si la phase « normale » ou géologique est au réchauffement, l’activité humaine depuis le XVIII° siècle ne fait qu'accentuer ce phénomène, aux répercutions inquiétantes. Ainsi, à notre niveau, nous pouvons constater certains désordres comme des températures anormalement douces, la diminution de la couverture neigeuse des sommets, le recul des glaciers ou le manque de précipitation mais cette tendance a des répercutions bien plus importantes. Les incendies du Portugal, les inondations en Europe centrale, la canicule de 2003 et les tempêtes de 1999 montrent que des bouleversements sont en cours pour qui sait décrypter les messages de la nature.

Ainsi, certains animaux n’éprouvent plus le besoin d’effectuer des migrations, d’autres sont obliger de changer de régime alimentaire alors que certaines variétés de poissons meurent en raison de courants marins trop chauds (El Niño). Il a fallut mettre en place un observatoire afin de contrôler la dérive des icebergs de plus en plus gros et de plus en plus nombreux pour sécuriser les transports maritimes.

Les Inuit ont portés symboliquement plainte contre le gouvernement Américain devant la Commission des droits de l'homme de l'Organisation des Etats américains (OEA) pour violation des droits humains tels que définis dans la déclaration américaine de 1948. les Etats-Unis, qui refusent de limiter leurs émissions et n'ont pas ratifié le protocole de Kyoto, sont responsable de 25% des émissions de gaz à effet de serre, premier responsable du réchauffement climatique qui menace leur mode de vie, vieux de 5.000 ans.

Certains gouvernements (fortement influencés par des associations) ont pris conscience du problème. Plusieurs réunions ont abouti à la ratification du Protocole de Kyoto, dans lequel l’UE a joué un rôle de premier plan. Des solutions sont envisagées afin de réduire l’émission de gaz à effet de serre, principal responsable du réchauffement du climat de la planète mais plusieurs nations, fortement industrialisées, ont refusé de s’y soumettre (et ce sont elles qui sont aujourd’hui le plus concernées !). La conférence internationale sur le réchauffement climatique d’Exeter en février 2005 a affirmé pour la première fois que les impacts du changement climatique peuvent déjà être observés, avec des conséquences catastrophiques pour les pays qui n’auront pas les moyens de s’en protéger. Le Conseil européen des 22 et 23 mars 2005 a ainsi fixé comme objectif de ne pas permettre un réchauffement moyen de plus de 2 degrés par rapport au niveau préindustriel. Des efforts sont réalisés dans de nombreux domaines (industriel, transport, énergie) afin de réduire le problème. Au niveau international, la 11ème Conférence annuelle des Nations-Unies sur le Changement climatique s’est tenu fin 2005 à Montréal ; une étude sérieuse a été dévoilée sur les répercutions concernant les activités humaines, la santé, la biodiversité…

Le sort de notre planète nous appartient à tous. Chacun peut à son niveau (industriels, gouvernement, particuliers) faire des gestes pour l’environnement sans que cela n’affecte notre confort ou notre portefeuille (réduire sa consommation d’énergie, recycler correctement ses déchets, ne pas utiliser son véhicule pour de petits trajets…) et ainsi agir afin de respecter et d’entretenir notre si belle et complexe biosphère, pour nous et pour les générations futures, pour la vie.
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Voici les 23 dernières réactions à ce commentaire
 Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
 12/01/06 à 20h17
Merci pour l'information.

Le développement des moyens de transport peut également provoquer des catastrophes écologiques et aussi médicales, comme les moustiques transporté dans les vêtements et bagages de passagers, les crustacés qui voyagent accrochés aux coques de certains bateaux ou les importations de certains animaux illicites qui sont ensuite relachés vivants dans un habitat naturel et qui peuvent menacer les espèces locales.

Sans être pessimiste, je pense que la nature est vraiment menacée à tout point de vue et qu'il va falloir être particulièrement vigileant et informé dans les années à venir.
 12/01/06 à 20h12
 12/01/06 à 20h12
(AFP) - Le réchauffement climatique provoque la disparition d'espèces de batraciens en Amérique latine, en favorisant le développement d'un champignon pathogène leur causant des maladies infectieuses, rapporte une étude parue aujourd'hui dans le magazine britannique Nature.
Deux scientifiques américains, Andrew Blaustein et Andy Dobson, estiment que "nous devons nous attendre à ce que d'autres animaux, des fourmis aux zèbres, soient confrontés à des défis similaires."
Si ce sont des glaces sur l'eau (banquise), leur fonte ne changera rien au niveau d'eau (cf poussée d'Archimède).

Je m'inquiéterais plutôt pour l'Antarctique...
 11/01/06 à 11h22
Et quand toute la galce des territoires du nord-ouest va fondre, c'est le raz de marée assuré !
 09/01/06 à 22h30
Merci à tous pour vos réactions, vos témoignages, vos solutions. Je suis très heureux de savoir que certains se sentent concerné par notre place dans l'univers et par le devenir de notre humanité.

L'avenir de notre planète est à mon avis l'affaire de tous quel que soit le niveau et j'espère que vos écrits auront une répercution positive sur la population, pour bien être de notre environnement.

Je pense que des solutions existent dans la mesure ou les efforts sont concertés. La technologie est à notre disposition afin de nous permettre de vivre mieux dans le respect de la nature et pour la préservation de la biosphère.

Il est primordial que nous ayons tous en tête ce challenge.
 09/01/06 à 21h09
En plus des arguments donnés par Chnain et Jules Félix, j'ajouterai ceci:

http://www.manicore.com/

Et le bouquin écrit par le monsieur: "L'Avenir Climatique", Jean-Marc Jancovici, chez Points Sciences

Un point de vue un peu plus étayé et sérieux que celui de nos écolos de service, anti voitures au possible, mais qui ont oublié qu'il était bon, avant de taper sur un moyen de transport, de proposer des remplacements *viables*. Parce que quand on vient de banlieue éloignée vers Paris centre, le vélo, c'est pas hyper pratique, et les transports en communs, pas forcément tip top sur la ligne C le soir vers minuit... (et encore, vu mon gabarit, j'ai pas trop de problèmes..)
 09/01/06 à 20h26
Dans l'histoire des climats quand un equilibre est rompu ( et parfois il suffit d'un petit rien ) ce sont des reactions en chaine qui se mettent en route et la mecanique est inarretable ...

Pour nous il y a de grandes chances que le proccessus soit dejà enclenché ... Si les degagements de CO2 on fait vacillé le premier domino , on est deja cuit ...


Melki , marchand de cordes
)


l'Homme appartient à la Nature et non l'inverse.
et ensuite, pour le remercier, l'homme a créé Dieu ! (Philippe Geluck)
 09/01/06 à 19h30
je me demande parfois si une vraie peur ne forcerait pas un peu à se bouger les particuliers, entreprises et gouvernement. Au lieu de ça, on attend LA catastrophe.
Chacun se défosse sur les autres, attendant que les autres fassent un effort en premier. Mais il est de la responsabilité de tous d'agir. Le gouvernement peut bien pondre des lois, des règlements (et il y en a déjà pas mal sur les déchets, l'eau, l'air), encore faut-il que les particuliers et les industriels les suivent. Mais indépendamment de celà, chacun peut faire un geste concernant les déchets, la non utilisation de la voiture, etc. Les sites Internet d'infos environnementales proposent des idées dans de nombreux domaines.
 09/01/06 à 19h22
L'Homme est à la planète, ce qu'une moisissure est à une orange...
Destiné à la putréfiée.

J'suis pas drôle?
Ben non, sur ce sujet là, non.

Mais d'aucuns disent : "Dieu a créé les Hommes, (donc il existe?) Il les aime...
Il a un plan, je crois qu'Il a un plan" ????

Pauvres petits êtres.

A part ça Poorl, 5/5 comme Marie et meilleurs voeux
 09/01/06 à 17h29
gourmands
 09/01/06 à 17h25
Ne t’inquiète pas, Nannou, le soleil en a encore pour quatre à cinq milliards d’années et pour ce chiffre, aucune incertitude, il suffit de calculer le temps nécessaire à l’hydrogène du soleil à fusionner en atomes d’hélium, la réaction de fusion nucléaire la plus basique.

Je reviens sur le sujet du commentaire, qui est bien écrit et qui a le mérite de soulever le débat.

Je serais un petit peu atypique dans ma position.

Que chacun doit faire attention, polluer le moins possible, préserver l’environnement le plus possible, c’est une évidence, mais à mon sens, ça ne fait pas avancer le débat.

1. Automobile

J’évoque déjà l’aspect automobile pour aller ensuite sur les aspects planétaires : arrêtez de voir dans les gouvernements des propagandistes du pétrole. Si aux USA, c’est totalement vrai (la famille Bush s’est enrichie avec les puits de pétrole texans), en France, c’est nettement moins vrai (et même pas du tout vrai).

Cela me fait penser à une anecdote : par un miracle de la confusion électorale qui régna à la suite des élections régionales de mars 1992, l’écologiste Marie-Christine Blandin (actuellement sénatrice du Nord) s’était retrouvée, avec seulement 10% des suffrages, présidente de la région Nord-Pas de Calais. Or, prônant les déplacements en vélo ou en transports en commun, quelques mois après son élection, cette Verte se fit épingler en voiture par des journalistes, et, humblement, elle reconnut qu’effectivement, avoir une voiture et un chauffeur, cela lui permettait de ne pas perdre de temps et de continuer à travailler pendant ses trajets. L’arrivée aux responsabilités fait prendre conscience parfois de petits riens.

Je reste dubitatif sur toutes les tentatives de décourager le transport automobile. Excepté le fait de prendre son véhicule pour 200 mètres, la voiture est bien utile, notamment si on fait des courses, qu’on est chargé, éventuellement avec des enfants et devant aller à des endroits peu desservis (zones industrielles, commerciales etc) ou à des heures de plus en plus éclatées. En ce sens, la politique de la ville de Paris est dogmatique, car elle ne prend pas en compte une réalité, celle de la nécessité de l’automobile.

Par ailleurs, le moteur à eau n’existe pas, il s’agit du moteur à hydrogène, qui, effectivement, donne de la vapeur d’eau comme seule pollution. Tentant, mais avez-vous déjà envisagé un accident avec une bonbonne d’hydrogène dans le coffre ? Indépendamment des problèmes de sécurité sur le stockage de ce gaz ultra-explosif (pour rappel, Challenger est morte de cela en janvier 1986), la mise au point de la pile à combustible est loin d’être au point.

Actuellement, l’automobile qui pollue la moins est celle qui est composée de deux moteurs : à combustion (pour les longs trajets et la recharge électrique) et électrique (pour les petits trajets). Évidemment, le double moteur coûte très cher et n’est pas économiquement viable.

L’automobile, d’ailleurs, ne contribue qu’à 30% du total de la pollution, c’est important, mais pas l’essentiel.

2. Notre planète

Je me souviens qu’il y a environ vingt cinq/trente ans, on évoquait un changement dans le sens d’un refroidissement. On craignait une nouvelle glaciation !! Bien évidemment que les climats sont évolutifs, nous vivons dans une photo, mais la vie de la Terre est un film. Nous sommes bien incapables d’avoir un recul sérieux et scientifique de plus de cinquante ans. Alors, les différences thermiques rencontrées sont-elles ‘normales’ ou pas, à savoir, indépendamment du processus humain, je serais bien incapable de le dire, mais il ne faut pas dramatiser.

Avoir de la neige à Noël ? Avoir chaud un été ? En 1976, l’été aussi était chaud. En 1985 et 1986 aussi. Un climat qui se continentalise ?

La vraie question reste encore la consommation d’énergie pour la production industrielle. Si les USA sont de sacrés gourmants, nul doute que la Chine va devenir le plus grand consommateur (et déjà est le plus gros pollueur, cf les dizaines de tonnes de benzène de Petrochina versé le 13 novembre dans la rivière Songhua puis le 23 décembre, dans le fleuve russe Amour).

En taxant les pollueurs, forcément, on taxera les pays les plus pauvres, ceux qui n’ont pas les moyens d’investir dans la sécurité.

Ne nous alertons pas, prenons le temps de réfléchir. Prenons le temps d’imaginer (j’insiste sur l’imagination, qui fait fi de toute passion, tout dogme) la ou les solutions pour consommer moins d’énergie tout en poursuivant une croissance industrielle qui ne peut que réduire les inégalités sociales et nationales.

Forcément, cette ou ces solutions ne peuvent provenir que de démarches technologiques et pas politiques...
 09/01/06 à 16h39
nannou
...c'est que depuis la naissance de la terre il y a eu plusieurs boulversement climatique. Certaine région du globe qui aujourd'hui sont sèche et désertique étaient autrefois des glaciers. Ce n'est qu'une hypothèse mais les dinausores ont tous disparu subitement à cause d'un brusque changement climatique (froid ou chaud) très rapide et la majorité des espèces n'ont pu survivre car l'émigration ne suffit pas. C'est la nourriture et le temps d'adaptation qui aussi ont manqué.

Pour ce qui est de la fin du monde ça fait déjà un "bon" moment que l'on en parle.
L'homme ne fera que récolter ce qu'il a semé.
Du moment que ça sert de leçon...
Toujours est-il que, faut-il attendre d'être malade pour aller mieux ?


Sinon pour le soleil....................des scientifiques (encore eux) avient estimé la durée de vie à.........................je ne me rappelle plus. Mais il y a le temps.
 09/01/06 à 16h11
qu'il faudrait sanctionner les pays les plus pollueurs, car la planête appartient à tout le monde.

Et imposer des quotas d'émissions de gaz...
J'ai tendance à être très pessimiste, suite à différentes lectures sur le sujet.

Nannou, tu parles d'événements naturels similaires par le passé, or le passé n'a jamais connu une augmentation aussi rapide des gaz à effet de serre dans l'atmosphère. C'est plus la vitesse de cette croissance que les taux qui inquiètent.

Effectivement, la fonte du permafrost risque d'accélérer le phénomène, d'autant qu'il n'était pas prévu.

Les scientifiques prévoient jusqu'à 5,6 degré d'augmentation de la température moyenne du globe, mais :
- c'est une estimation (tout le monde sait ce que ça vaut)
- c'est une moyenne sur tout le globe et toute l'année.

Certains pays seront plus touchés que d'autres, et par malchance, les pays déjà pauvres seront les plus touchés, car ils n'auront pas les moyens de s'adapter. C'est aussi un peu pourquoi les USA s'en tapent, des émissions de CO2 qu'ils provoquent (et ils vont bientôt être rattrappés par les chinois sur ce plan).

Cela va devenir le plus grand scandale du siècle, je pense, quand tout le monde aura compris que les dirigeants connaissaient les risques mais n'ont pas agi, car il est déjà TROP TARD! Nous subissons les effets de l'activité humaine d'il y a 50 ans, et réduire nos pollutions ne change pas grand chose, car réduire c'est encore polluer trop.

L'européen moyen vit d'une telle façon qu'il lui faudrait environ 5 planêtes comme la terre; l'américain, il lui en faut 15. Mais nous n'en avons qu'une, et ses ressources disparaissent à une vitesse gigantesque, d'un point de vue géologique.

L'océan est pollué, et 90% de la quantité des poissons a disparu en un siècle.
Le désert avance, et l'eau potable se fait de plus en plus rare, mais dans nos pays dit "évolués".
Plusieurs dizaines d'espèce animales et végétales disparaissent chaque jour.
La pollution lumineuse augmente également.
Les glaciers fondent, et cela ne semble inquiéter que les skieurs... alors qu'en fondant, elle libère l'eau douce qu'elle contient, risque de déséquilibrer les courants océaniques et de faire augmenter dangeureusement le niveau des mers, surtout quand on pense que 75% de la population mondiale habite près des mers et des océans.

En effet, on nous fait croire que nous sommes les fautifs, alors que les solutions doivent être prises de plus haut. Qui cherche à tout faire pour qu'on achète des voitures pour faire fonctionner l'économie? Tant que l'économie sera prioritaire sur l'écologie, on ira droit au mur.

La pile à combustible n'est pas une solution, car il faut de l'énergie pour la fabriquer, et cette énergie, d'où vient-elle?... Le pétrole ou le nucléaire.

Les scientifiques espéraient que le sol absorberait le CO2 de l'atmophère, mais en fait c'est le contraire : le réchauffement provoque le relâchement du CO2 piégé dans le sol vers l'atmosphère.

De très bons articles ont été écrits sur ces sujets dans le magazine La Recherche.

C'est vrai, quoi... Il fait trop froid, en ce moment !
 09/01/06 à 14h58
nannou
Il est bien ce commentaire. Je n'aurai pas fait mieux.

Pour info j'ai vu un documentaire où une équipe de scientifique ont expliqué que, si le monde continue sa "progression" telle qu'elle est actuellement, le climat moyen en France dans 50 ans sera celui de la canicule en 2003 (cad environ 40°C).


Personnellement je suis prêt à rouler à l'électrique mais il faudrait que le gouvernement prévoit un peu plus d'équipement pour.
Leurs fameux accumulateurs de piles à combustion ne seront opérationnels que dans une dizaine ou quinzaine d'année.
Je rejette la faute sur le gouvernement qui à pensé à s'enrichir avec son super pétrole alors que des moteurs à eau et le carburant à l'huile végétale existe depuis bien longtemps. Et je trouve pénible que ce soit le consommateur qui endosse la responsabilité du gouvernement. Ce dernier qui n'hésite pas à nous culpabiliser par les moyens que nous connaissons tous.
Si le réchauffement climatique s'accélère il est peut-être aussi dû à un phénomène naturel car par le passé il y en a eu et si c'est le cas ça ne fera qu'empirer la situation.

Pour sa bonne conscience il est bon d'agir par soi-même et ensuite nous nous adapterons comme nous le faisons depuis toujours.
Il y a des "choses" que nous ne pouvons contrôler.

C'est une situation tragique pour l'homme mais ce n'est pas nouveau.
 09/01/06 à 14h45
amandarine
... C'est que tout le monde le sait et peu de monde réagit.
Pendant que certains vont s'évertuer à consommer moins d'énergie , à utiliser les transports en commun , à trier leurs déchets , plein d'autres feront le contraire. Tout est question de civisme et de respect . Faudrait peut-être commencer à enseigner ça dans les écoles.
 09/01/06 à 14h15
Et la maîtrise de l'énergie passe aussi par un comportement citoyen !
Cf. conseils sur le site de l'ADEME.

Les dépenses énergétiques sont réparties entre quatre secteurs : l'industrie, l'habitat, le secteur tertiaire et les transports. En moyenne dans l'Union européenne, la part des quatre secteurs dans la consommation d'énergie était respectivement de 27 %, 27 %, 15 % et 31 % en 2000. Leur importance relative ne devrait pas varier beaucoup d'ici 2020.

Alors utilisez les transports en commun, baissez le chauffage et... mangez des galettes des rois (600 calories la part)