SOIREE DANS LA HAUTE...
Il y a quelques jours, j'ai été invité à une soirée dans la haute (la haute société bien sûr). C'est pas que mon statut social se soit brusquement élevé mais je dois faire partie d'une liste de prospect potentiel ; c'était une invitation commerciale bien entendu.
J'examine le carton d'invitation avec intérêt ; un carton qui ne paye pas de mine. Une soirée dans l'un des endroit les plus huppé de la capitale (le Polo club de Paris), dans les beaux quartiers (Bagatelle). C'est pas trop loin de ma modeste location, pourquoi pas.
Je regarde le programme : "tenue cocktail" exigée ! Là, je suis passablement surpris. J'en réfère à mon tailleur (préféré) qui ne cache pas son désarroi (visiblement, il ne connaissait pas l'expression). Bon, soyons simple, un costume suffira ; classique pour paraître un peu plus vieux car je me doute que l'assistance ne sera pas jeune. Evitons le smoking pour être définitivement ridicule.
Je me pointe à l'heure au rendez-vous et là, à ma grande surprise, le produit ne s'y trouve pas. En l'occurrence, le dernier tout-terrain d'une marque automobile de prestige. Il y a bien trois modèles de la marque (tout de même) mais ni haut de gamme ni derniers modèles. Déception quand on est amateur du domaine.
Sinon, le lieu est agréable, les hôtesses jeunes et charmantes et la moyenne d'age des invités doit friser les soixante-dix ans, c'était couru d'avance. Un champagne d'excellente qualité coule à flot mais l'accompagnement ridicule n'est pas à la hauteur de la boisson. Ceci est difficile à expliquer dans un contexte de passionnés automobiles et donc de pilotes responsables.
Après le discours du président, nous assistons à un match de Polo. Globalement, vu la longueur du terrain de 275 mètres, on parvient juste à voir les coups de maillets que se prennent les malheureux et valeureux chevaux. (La baballe ne fait que 8 centimètres de diamètre). Le commentateur nous incite à pronostiquer le résultat. Et c'est là ou ça devient un peu cocasse car qui dit pari dit prix.
Je vous le donne en mille, le premier prix est une voiture ! ET pas n'importe laquelle mais le haut de gamme sportif de la marque : une babiole à 6 chiffres... mais à pédales !!! oui, vous avec bien lu, une voiture d'enfant, une réplique à motorisation humaine. Plus ringard, tu fais pas. Honte au vainqueur. Personnellement, j'avoue avoir joué pour le second prix, un magnum de champagne (on ne se refait pas).
Après toutes ces émotions, nous découvrons enfin le modèle tant attendu, conduit au ralenti autour du terrain par une élégante hôtesse, à vitesse réduite afin de bien admirer les lignes sensuelles de la voiture (oui, car je vous signale que la charmante créature est à l'intérieur et que ne dépasse que sa tête et le haut de ses épaules).
Il faut avouer que la ligne du véhicule est splendide. A 90.000 euros l'exemplaire, ils pouvaient bien se fendre d'un beau coup de crayon. Vint ensuite le discours du responsable technique. Je vous passe les éloges au modèle, il n'est pas là pour désavouer la politique de la marque. Nous sommes les premiers, les plus beaux, les plus forts...
Et pour nous en convaincre, l'orateur insiste sur le contexte du marché. Ca devient intéressant. Non content d'avoir inventé la niche du SUV "Sport Utility Vehicle", autrement dit un hybride (rien à voir avec les yeux bridés) entre un tout-terrain et une berline routière. Mais si, vous le savez bien, c'est gros engins prétentieux écologiquement incorrect, le responsable nous explique que l'avenir est au SAV.
Mais qu'est-ce donc ? Rien à voir avec le service après-vente mais ça, vous vous en doutiez. Mais c'est le Sport Activity Vehicle bien sur. Un coupé qui aurait fauté avec un SUV. Faut être commercial pour y croire. Passons sur le concept, la suite atteint l'apothéose. Il nous vante les qualités du produit, le luxe, la sécurité et LES PROPRIETES ECOLOGIQUES DU CARROSSE.
Là, ça devient épique. Comment justifier sur le plan environnemental un engin de plus de 2,3 tonnes à vide (les ingénieurs se sont dispensés du principe cher à Colin Chapman, patron d'une écurie de course : Light is right autrement dit le poids est l'ennemi) avec une consommation en cycle urbain de 17,6 litres (soit au bas mot, une vingtaine de litre effectif) ? Et bien il faut être bon commercial et même directeur technique pour y croire et certifier que de rouler dans cette nouvelle merveille préserve les petits oiseaux, le vert de l'herbe et la couche d'ozone.
Un seul véhicule disponible pour plusieurs centaines d'invités, autrement dit impossible de l'approcher. Comme le buffet par ailleurs totalement démuni à tout jamais. Il restait tout de même l'excellente ambiance musicale, avec le champagne (mais je conduisai) et j'ai gardé le meilleur pour la fin, le charme des hôtesses (dont l'IMC était parfait : voir mon commentaire Light is right 2° version) . Et ça, c'est politiquement incontestable. Au moins, je ne serai pas venu pour rien.
Il y a quelques jours, j'ai été invité à une soirée dans la haute (la haute société bien sûr). C'est pas que mon statut social se soit brusquement élevé mais je dois faire partie d'une liste de prospect potentiel ; c'était une invitation commerciale bien entendu.
J'examine le carton d'invitation avec intérêt ; un carton qui ne paye pas de mine. Une soirée dans l'un des endroit les plus huppé de la capitale (le Polo club de Paris), dans les beaux quartiers (Bagatelle). C'est pas trop loin de ma modeste location, pourquoi pas.
Je regarde le programme : "tenue cocktail" exigée ! Là, je suis passablement surpris. J'en réfère à mon tailleur (préféré) qui ne cache pas son désarroi (visiblement, il ne connaissait pas l'expression). Bon, soyons simple, un costume suffira ; classique pour paraître un peu plus vieux car je me doute que l'assistance ne sera pas jeune. Evitons le smoking pour être définitivement ridicule.
Je me pointe à l'heure au rendez-vous et là, à ma grande surprise, le produit ne s'y trouve pas. En l'occurrence, le dernier tout-terrain d'une marque automobile de prestige. Il y a bien trois modèles de la marque (tout de même) mais ni haut de gamme ni derniers modèles. Déception quand on est amateur du domaine.
Sinon, le lieu est agréable, les hôtesses jeunes et charmantes et la moyenne d'age des invités doit friser les soixante-dix ans, c'était couru d'avance. Un champagne d'excellente qualité coule à flot mais l'accompagnement ridicule n'est pas à la hauteur de la boisson. Ceci est difficile à expliquer dans un contexte de passionnés automobiles et donc de pilotes responsables.
Après le discours du président, nous assistons à un match de Polo. Globalement, vu la longueur du terrain de 275 mètres, on parvient juste à voir les coups de maillets que se prennent les malheureux et valeureux chevaux. (La baballe ne fait que 8 centimètres de diamètre). Le commentateur nous incite à pronostiquer le résultat. Et c'est là ou ça devient un peu cocasse car qui dit pari dit prix.
Je vous le donne en mille, le premier prix est une voiture ! ET pas n'importe laquelle mais le haut de gamme sportif de la marque : une babiole à 6 chiffres... mais à pédales !!! oui, vous avec bien lu, une voiture d'enfant, une réplique à motorisation humaine. Plus ringard, tu fais pas. Honte au vainqueur. Personnellement, j'avoue avoir joué pour le second prix, un magnum de champagne (on ne se refait pas).
Après toutes ces émotions, nous découvrons enfin le modèle tant attendu, conduit au ralenti autour du terrain par une élégante hôtesse, à vitesse réduite afin de bien admirer les lignes sensuelles de la voiture (oui, car je vous signale que la charmante créature est à l'intérieur et que ne dépasse que sa tête et le haut de ses épaules).
Il faut avouer que la ligne du véhicule est splendide. A 90.000 euros l'exemplaire, ils pouvaient bien se fendre d'un beau coup de crayon. Vint ensuite le discours du responsable technique. Je vous passe les éloges au modèle, il n'est pas là pour désavouer la politique de la marque. Nous sommes les premiers, les plus beaux, les plus forts...
Et pour nous en convaincre, l'orateur insiste sur le contexte du marché. Ca devient intéressant. Non content d'avoir inventé la niche du SUV "Sport Utility Vehicle", autrement dit un hybride (rien à voir avec les yeux bridés) entre un tout-terrain et une berline routière. Mais si, vous le savez bien, c'est gros engins prétentieux écologiquement incorrect, le responsable nous explique que l'avenir est au SAV.
Mais qu'est-ce donc ? Rien à voir avec le service après-vente mais ça, vous vous en doutiez. Mais c'est le Sport Activity Vehicle bien sur. Un coupé qui aurait fauté avec un SUV. Faut être commercial pour y croire. Passons sur le concept, la suite atteint l'apothéose. Il nous vante les qualités du produit, le luxe, la sécurité et LES PROPRIETES ECOLOGIQUES DU CARROSSE.
Là, ça devient épique. Comment justifier sur le plan environnemental un engin de plus de 2,3 tonnes à vide (les ingénieurs se sont dispensés du principe cher à Colin Chapman, patron d'une écurie de course : Light is right autrement dit le poids est l'ennemi) avec une consommation en cycle urbain de 17,6 litres (soit au bas mot, une vingtaine de litre effectif) ? Et bien il faut être bon commercial et même directeur technique pour y croire et certifier que de rouler dans cette nouvelle merveille préserve les petits oiseaux, le vert de l'herbe et la couche d'ozone.
Un seul véhicule disponible pour plusieurs centaines d'invités, autrement dit impossible de l'approcher. Comme le buffet par ailleurs totalement démuni à tout jamais. Il restait tout de même l'excellente ambiance musicale, avec le champagne (mais je conduisai) et j'ai gardé le meilleur pour la fin, le charme des hôtesses (dont l'IMC était parfait : voir mon commentaire Light is right 2° version) . Et ça, c'est politiquement incontestable. Au moins, je ne serai pas venu pour rien.
réactions : 12
lectures : 830
votes : 7
Voici les 12 dernières réactions à ce commentaire
Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
Je suis d'accord ---> ma galerie photo
Numéro 6 ?
Le logo symbolise une hélice d'avion en mouvement ...
Et la marque que j'évoque aussi
c'est bien le plus malheureux
Enfin, fabricant de moteur d'avion pour être plus précis...
Et en Bavière
c'est bien le plus malheureux
Enfin, fabricant de moteur d'avion pour être plus précis...
Et en Bavière
l'affirmait déjà : Le poids, c'est l'ennemi.
Avant de construire des voitures de rêve, il était avionneur.
Avant de construire des voitures de rêve, il était avionneur.
Et n'oublie pas le transport régulier des chats-chats et autres bestioles ! 
Une twingo hord d'âge qui ressemble à une bétaillère, les keufs commencent à la reluquer d'un oeil torve, glups !

Une twingo hord d'âge qui ressemble à une bétaillère, les keufs commencent à la reluquer d'un oeil torve, glups !
du grand prix de la pétanque, je dois y aller avec mon bob51? je m'interroge..
07/06/08 à 18h26
me conduit du point A au point B sans tomber en panne et ça me fait penser que je vais devoir faire le ménage dedans car y'a pas moyen de mettre le cul d'une belle hôtesse dans ma watuuure. Sinon bon contente de savoir que je n'irai jamais m'em...dans ce genre de soirée et pis moi j'aime bien l'herbe verteuuuu !
décevant et pour la lessive, c'est encore pire... 

Un bon commercial te ferait acheter n'importe quoi, surtout ce dont tu n'as pas besoin.
Un bon argumentaire doit te faire penser que ce produit est fait pour toi.
Ensuite, il y a toute la pub qui est faite autour. ( Les ricains sont très fort dans le domaine, avec leurs films en particulier). Mais là, visiblement, avec la soirée de lancement, c'est pas gagné...
Bon, c'était quoi la voiture, qu'on rigole un peu ???
Un bon argumentaire doit te faire penser que ce produit est fait pour toi.
Ensuite, il y a toute la pub qui est faite autour. ( Les ricains sont très fort dans le domaine, avec leurs films en particulier). Mais là, visiblement, avec la soirée de lancement, c'est pas gagné...
Bon, c'était quoi la voiture, qu'on rigole un peu ???


Je réagis à ce commentaire en
Je réagis à ce commentaire en 


poorlonesoneman
publié le 7 juin 08