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catégorie : critique ou information sur l'oeuvre ou l'artiste
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En regardant "This Is England", me suis posé la question du pourquoi ne pas avoir mis "Going Underground" dans la B.O ? Ok, le film traite de skinheads et pas de mods. Mais ce single sorti en 1980 se retrouva en tête des charts britanniques et aurait été à sa place dans le générique de ce film.
Parce que les années 80, ça commençait pas génial: on a oublié Ronald ( aah la contra au Nicaragua, le projet guerre des étoiles, la visite au cimetierre S.S. de Bitburg... royal!), et Thatcher et sa politique économique. J'y ajoute la montée en puissance des mouvements d'extrême droite... bref, du bonheur rétrospectivement parlant.
Et tout porte à croire que lorsque les temps deviennent de plus en plus durs, les musiciens ont de plus en plus de choses intéressantes à dire: enfin, ça se discute.
Ceci dit, en 1980, Paul Weller écrit ce single, pas dans l'optique de lancer un album à venir (il est vrai qu'à l'époque les groupes sortaient des singles indépendants des albums), mais pour exprimer son ras le bol de la société.
"I'm going underground" : grosso modo, "bye bye, je me retire, ça ne m'intéresse plus".
Certains ont besoin de se mettre sous pression pour mieux se détendre: j'ai assez à faire à esquiver la DCA du quotidien.
Certains trouvent que ma vie est dans une orniére, et que je devrais me bouger pour obtenir plus, mais je suis heureux avec ce que j'ai.
D'autres prennent plaisir dans la haine: trés peu pour moi, j'en ai assez dans mon assiette.
Vu l'état d'esprit, une "Iancurtisation" dans sa cuisine aurait été à craindre.
Mais musicalement, le titre démarre par des riffs clashiens, secs, genre " Clash City Rockers énervé et Strummer à la Rickenbacker" (devrais arrêter les antalgiques moi).
0 où the Clash se chargeaient des restes du monde, The Jam et donc Paul Weller se cantonnaient aux infos nationales: jamais connu un succés équivalent au delà de ses frontiéres.
Ce titre est un bel exemple de spontanéité: pas de préméditation ni calculs commerciaux (enfin j'espére) mais un brûlot qui vu le contexte, reste encore un modéle aujourd'hui.
Paul Weller, le "modfather" à permis Oasis.
Et aujourd'hui on a les Bishops.
Mais bon: à l'origine, merci Pete Townshend et Ray Davies.
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.... il s'est bien planté: mis à part une demi douzaine de titres "bien", le reste c'est de la pop basique "avec une conscience sociale" quand même.
Musicalement, d'autres ex mods ont mieux évolué vers l'acid jazz à la même époque: plus cohérente l'attitude compte tenu des origines.
Ceci dit, The Jam idem pour moi, j'aime de A à Z.
puis Paul W. l'a trucidé , juste au moment ou ils auraient pu connaitre le succés hors GB (remember " a town called malice") puis s'est fourvoyé avec The Style Council , ou n'émerge pas grand chose de supportable de la mélasse qu'ils ont générés .

Mais The Jam , je reste inconditionnel , merci
fais-le pour ton lectorat au moins.