" Nature, rien de toi ne m'emeut, ni les champs
Nourriciers, ni l'echo vermeil des pastorales
Siciliennes, ni les pompes aurorales,
Ni la solennite dolente des couchants.
Je ris de l'Art, je ris de l'Homme aussi, des chants,
Des vers, des temples grecs et des tours en spirales
Qu'etirent dans le ciel vide les cathedrales,
Et je vois du meme oeil les bons et les mechants.
Je ne crois pas en Dieu, j'abjure et je renie
Toute pensee, et quant a la vieille ironie,
L'Amour, je voudrais bien qu'on ne m'en parlat plus.
Lasse de vivre, ayant peur de mourir, pareille
Au brick perdu jouet du flux et du reflux,
Mon ame pour d'affreux naufrages appareille " ( L'angoisse )
... quel etat depressif et du profond degout, quel desordre mental...
Je sais que la mort de son pere a vide son ame, je comprends ses "angoisses" face a une solitude cruelle, mais ce refus de la realite montre plutot une inadaptation sociale, et a mon avis ca c'est deja une autre chose...
Plus rien ne l'interesse, il ne croit plus en rien, il rit de l'art, de l'homme, de la poesie, de l'antiquite, il ne sait plus faire de difference entre le bien et le mal, le bon et le mechant, Dieu et Satan... Il nie ses propres valeurs pour nous laisser les deviner.
Source potentielle de destruction, ce delire est en fait le garant de son identite et de son desir. La nature conflictuelle de la vie rend a l'homme psychotique sa dignite...
Je ne connais pas les reactions critiques aux "Poemes saturniens" a cette epoque-la, mais j'ai l'impression que c'est l'absinthe qui parle, les cabarets, c'est l'influence de Rimbaud, les drames de sa vie...
Et pourtant... " la musique avant toute chose "...
Nourriciers, ni l'echo vermeil des pastorales
Siciliennes, ni les pompes aurorales,
Ni la solennite dolente des couchants.
Je ris de l'Art, je ris de l'Homme aussi, des chants,
Des vers, des temples grecs et des tours en spirales
Qu'etirent dans le ciel vide les cathedrales,
Et je vois du meme oeil les bons et les mechants.
Je ne crois pas en Dieu, j'abjure et je renie
Toute pensee, et quant a la vieille ironie,
L'Amour, je voudrais bien qu'on ne m'en parlat plus.
Lasse de vivre, ayant peur de mourir, pareille
Au brick perdu jouet du flux et du reflux,
Mon ame pour d'affreux naufrages appareille " ( L'angoisse )
... quel etat depressif et du profond degout, quel desordre mental...
Je sais que la mort de son pere a vide son ame, je comprends ses "angoisses" face a une solitude cruelle, mais ce refus de la realite montre plutot une inadaptation sociale, et a mon avis ca c'est deja une autre chose...
Plus rien ne l'interesse, il ne croit plus en rien, il rit de l'art, de l'homme, de la poesie, de l'antiquite, il ne sait plus faire de difference entre le bien et le mal, le bon et le mechant, Dieu et Satan... Il nie ses propres valeurs pour nous laisser les deviner.
Source potentielle de destruction, ce delire est en fait le garant de son identite et de son desir. La nature conflictuelle de la vie rend a l'homme psychotique sa dignite...
Je ne connais pas les reactions critiques aux "Poemes saturniens" a cette epoque-la, mais j'ai l'impression que c'est l'absinthe qui parle, les cabarets, c'est l'influence de Rimbaud, les drames de sa vie...
Et pourtant... " la musique avant toute chose "...
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Rédacteur
Tes doutes sont si tendres
J'ose à peine y toucher
Mais chut !
Largons les amarres
Nous devons abandonner sans tarder
Verlaine à ses naufrages
Et la raison a ses labyrinthes
Sur le chant de nos ondes
Voguons
Et si l'écueil nous guette
Accostons l'un à l'autre
J'ose à peine y toucher
Mais chut !
Largons les amarres
Nous devons abandonner sans tarder
Verlaine à ses naufrages
Et la raison a ses labyrinthes
Sur le chant de nos ondes
Voguons
Et si l'écueil nous guette
Accostons l'un à l'autre
oui! oui! Verlaine ce diable de béni boîtant battant le sol de son lourd baton; il a toujours oscillé entre le "normal" et le génie; il en reste sa musique
on trinques ?

Nuit de juin ! Dix-sept ans ! - On se laisse griser.
La sève est du champagne et vous monte à la tête...
On divague ; on se sent aux lèvres un baiser
Qui palpite là, comme une petite bête....
La sève est du champagne et vous monte à la tête...
On divague ; on se sent aux lèvres un baiser
Qui palpite là, comme une petite bête....
j'ai longtemps rêvé sur ces mots de Ferré: "je provoque à l'amour et à la révolution"
ça m'a passé... mais pas le goût d'un brin de subversion.
d'autre part, sur les cagibis, et l'odeur du paradis (chlorobenzène), j'aurais beaucoup à dire.
je vais réfléchir aux lignes. biz
ça m'a passé... mais pas le goût d'un brin de subversion.
d'autre part, sur les cagibis, et l'odeur du paradis (chlorobenzène), j'aurais beaucoup à dire.
je vais réfléchir aux lignes. biz
Je suis un agent de la securitate, vous me ferez trois cent lignes pour me
décrire un oeuf sans préciser ni sa couleur, ni sa forme. Vous etes une
femme subversive, une chance pour toi que je ne suis pas un agent du
cagibi.
on lui aurait pas bouzillé son théorème, à ibsen?

Les moody blues qui s'en balancent
Cet ampli qui n'veut plus rien dire
Et dans la musique du silence
Une fille qui tangue et vient mourir
Cet ampli qui n'veut plus rien dire
Et dans la musique du silence
Une fille qui tangue et vient mourir
dormir. Rêver, avec tous ces poèmes dans la tête. bonne nuit à vous 

Pour ces promesses de rêves doux !
Je le garde pour moi...
Femme avec laquelle j'ai vécu
Femme avec laquelle je vis
Femme avec laquelle je vivrai
Toujours la même
Il te faut un manteau rouge
Des gants rouges un masque rouge
Et des bas noirs
Des raisons des preuves
De te voir toute nue
Nudité pure ô parure parée
Seins ô mon coeur
Femme avec laquelle je vis
Femme avec laquelle je vivrai
Toujours la même
Il te faut un manteau rouge
Des gants rouges un masque rouge
Et des bas noirs
Des raisons des preuves
De te voir toute nue
Nudité pure ô parure parée
Seins ô mon coeur
Et sous le voile à peine clos
Cette touffe de noir jésus
Qui ruisselle dans son berceau
Comme un nageur qu'on attend plus
Cette touffe de noir jésus
Qui ruisselle dans son berceau
Comme un nageur qu'on attend plus
C'est bien beau la poésie...
Mais j'ai un tennis moi demain !
Mais j'ai un tennis moi demain !
d'autres sécrétions, excrétions, jets, rejets?...
Elle se penche sur moi
Le coeur ignorant
Pour voir si je l'aime
Elle a confiance elle oublie
Sous les nuages de ses paupières
Sa tête s'endort dans mes mains
Où sommes-nous
Ensemble, inséparables
Vivants vivants
Vivant vivante
Et ma tête roule en ses rêves
Le coeur ignorant
Pour voir si je l'aime
Elle a confiance elle oublie
Sous les nuages de ses paupières
Sa tête s'endort dans mes mains
Où sommes-nous
Ensemble, inséparables
Vivants vivants
Vivant vivante
Et ma tête roule en ses rêves
Je me vomis !
on se serait sifflé la bouteille de vieux marc ça serait pas pire!
Merci... c'est gentil !
Entre autrefois et aujourd'hui
Il y a eu toutes ces morts que j'ai franchies sur de la paille
Je n'ai pas pu percer le mur de mon miroir
Il m'a fallu apprendre mot par mot la vie
Comme on oublie
Il y a eu toutes ces morts que j'ai franchies sur de la paille
Je n'ai pas pu percer le mur de mon miroir
Il m'a fallu apprendre mot par mot la vie
Comme on oublie
Ces mains qui jouent de l'arc-en-ciel
Sur la guitare de la vie
Et puis ces cris qui montent au ciel
Comme une cigarette qui brille
Sur la guitare de la vie
Et puis ces cris qui montent au ciel
Comme une cigarette qui brille
Mon amour pour avoir figuré mes désirs
Mis tes lèvres au ciel de tes mots comme un astre
Tes baisers dans la nuit vivante
Et le sillage des tes bras autour de moi
Comme une flamme en signe de conquête
Mes rêves sont au monde
Clairs et perpétuels.
Et quand tu n'es pas lè
Je rêve que je dors je rêve que je rêve.
Mis tes lèvres au ciel de tes mots comme un astre
Tes baisers dans la nuit vivante
Et le sillage des tes bras autour de moi
Comme une flamme en signe de conquête
Mes rêves sont au monde
Clairs et perpétuels.
Et quand tu n'es pas lè
Je rêve que je dors je rêve que je rêve.
c'est toi la sorcière!
d'éluard je crois bien que c'est celui que je préfère!

d'éluard je crois bien que c'est celui que je préfère!

Ne vous y mettez pas... non plus !
si bon vous semble!
Elle est debout sur mes paupieères
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s'engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.
Elle a toujours les yeux ouvert
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s'évaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s'engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.
Elle a toujours les yeux ouvert
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s'évaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.
Si vous continuez... je vais avoir un orgasme !
Un moody blues qui chante la nuit
Comme un satin de blanc d'marié
Et dans le port de cette nuit
Une fille qui tangue et vient mouiller
Comme un satin de blanc d'marié
Et dans le port de cette nuit
Une fille qui tangue et vient mouiller
L'été, lorsque le jour a fui, de fleurs couverte
La plaine verse au loin un parfum enivrant ;
Les yeux fermés, l'oreille aux rumeurs entrouverte,
On ne dort qu'à demi d'un sommeil transparent.
Les astres sont plus purs, l'ombre paraît meilleure ;
Un vague demi-jour teint le dôme éternel ;
Et l'aube douce et pâle, en attendant son heure,
Semble toute la nuit errer au bas du ciel.
La plaine verse au loin un parfum enivrant ;
Les yeux fermés, l'oreille aux rumeurs entrouverte,
On ne dort qu'à demi d'un sommeil transparent.
Les astres sont plus purs, l'ombre paraît meilleure ;
Un vague demi-jour teint le dôme éternel ;
Et l'aube douce et pâle, en attendant son heure,
Semble toute la nuit errer au bas du ciel.
La voix Ferré !
ce Ferré fait de nous de vraies midinettes!
mais combien amusant,enivrant
... n'est pas inépuisable. N'est pas leur plus grand mystère, non plus 

Je vibre pour ça... aussi !
"et des italiennes..."
"et des italiennes..."
de ta présence...
est épuisant ?

"et des italiennes"...
quand il est dit par Léo...
... qu'à faire plus ample connaissance!
j'ai pas cette impression moi... De toute façon le mystère des hommes est inépuisable. 

Ce poème me fait des frissons !
Tandis que se faisait la rumeur du quartier,
En bas, -- seul, et couché sur des pièces de toile
Ecrue, et pressentant violemment la voile !
En bas, -- seul, et couché sur des pièces de toile
Ecrue, et pressentant violemment la voile !
Vous donnez l'impression de me bien connaitre...
Etes-vous une sorcière ?
Etes-vous une sorcière ?

Couché ?
Je n'en espérais pas tant...
Je n'en espérais pas tant...
c'est le paradis d'être bête et méchant(e)!
je m'en vas vous le compliquer un peu, moi, le bien et le mal!
je m'en vas vous le compliquer un peu, moi, le bien et le mal!

Je ne demande pas l'absolution...
Mais je prends !
Mais je prends !
un texte de Ronsard pour absoudre ses errements...
Quand en songeant ma folâtre j'acolle,
Laissant mes flancs sur les siens s'allonger,
Et que, d'un branle habilement léger,
En sa moitié ma moitié je recolle!
Amour, adonc, si follement m'affole,
Qu'un tel abus je ne voudroi changer,
Non au butin d'un rivage étranger,
Non au sablon qui jaunoie en Pactole.
Mon dieu, quel heur, et quel consentement,
M'a fait sentir ce faux recollement,
Changeant ma vie en cent métamorphoses!
Combien de fois, doucement irrité,
Suis-je ore mort, ore ressuscité,
Entre cent lis et cent merveilles roses!
Quand en songeant ma folâtre j'acolle,
Laissant mes flancs sur les siens s'allonger,
Et que, d'un branle habilement léger,
En sa moitié ma moitié je recolle!
Amour, adonc, si follement m'affole,
Qu'un tel abus je ne voudroi changer,
Non au butin d'un rivage étranger,
Non au sablon qui jaunoie en Pactole.
Mon dieu, quel heur, et quel consentement,
M'a fait sentir ce faux recollement,
Changeant ma vie en cent métamorphoses!
Combien de fois, doucement irrité,
Suis-je ore mort, ore ressuscité,
Entre cent lis et cent merveilles roses!
Ou la sienne propre !
Il n'y a d'autre enfer pour l'homme que la bêtise ou la méchanceté de ses semblables.
c'est de qui?
O métamorphose mystique
De tous mes sens fondus en un!
Son haleine fait la musique,
Comme sa voix fait le parfum!"
De tous mes sens fondus en un!
Son haleine fait la musique,
Comme sa voix fait le parfum!"
et aime les fourrures !
Et inversement...
Et inversement...
c'est bien, là. (première leçon)
"Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-lii-ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper, à trois reprises, contre les dents. Lo. Lii. Ta. Le matin, elle était Lo, simplement Lo, avec son mètre quarante-six et son unique chaussette. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l'école. Elle était Dolorès sur les pointillés. Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita"
Je n'en puis plus !
Les yeux fixés sur moi, comme un tigre dompté,
D'un air vague et rêveur elle essayait des poses,
Et la candeur unie à la lubricité
Donnait un charme neuf à ses métamorphoses;
D'un air vague et rêveur elle essayait des poses,
Et la candeur unie à la lubricité
Donnait un charme neuf à ses métamorphoses;
un petit brin d'aragon:
J'aimais déjà les étrangères
Quand j'étais un petit enfant
Celle-ci parla vite vite
De l'odeur des magnolias
Sa robe tomba tout de suite
Quand ma hâte la délia
J'aimais déjà les étrangères
Quand j'étais un petit enfant
Celle-ci parla vite vite
De l'odeur des magnolias
Sa robe tomba tout de suite
Quand ma hâte la délia
Quand venait, l'oeil brun, folle, en robes d'indiennes,
-- Huit ans, -- la fille des ouvriers d'à côté,
La petite brutale, et qu'elle avait sauté,
Dans un coin, sur son dos en secouant ses tresses,
Et qu'il était sous elle, il lui mordait les fesses,
Car elle ne portait jamais de pantalons ;
-- Huit ans, -- la fille des ouvriers d'à côté,
La petite brutale, et qu'elle avait sauté,
Dans un coin, sur son dos en secouant ses tresses,
Et qu'il était sous elle, il lui mordait les fesses,
Car elle ne portait jamais de pantalons ;
Mais là... je sens poindre une érection !
A sept ans, il faisait des romans, sur la vie
Du grand désert, où luit la Liberté ravie,
Forêts, soleils, rives, savanes ! -- Il s'aidait
De journaux illustrés où, rouge, il regardait
Des Espagnoles rire et des Italiennes.
Du grand désert, où luit la Liberté ravie,
Forêts, soleils, rives, savanes ! -- Il s'aidait
De journaux illustrés où, rouge, il regardait
Des Espagnoles rire et des Italiennes.
Et la Mère, fermant le livre du devoir
S'en allait satisfaite et très fière, sans voir
Dans les yeux bleus et sous le front plein d'éminences
L'âme de son enfant livrée aux répugnances.
S'en allait satisfaite et très fière, sans voir
Dans les yeux bleus et sous le front plein d'éminences
L'âme de son enfant livrée aux répugnances.
Tandis que les crachats rouges de la mitraille
Sifflent tout le jour par l'infini du ciel bleu ;
Qu'écarlates ou verts, près du Roi qui les raille,
Croulent les bataillons en masse dans le feu ;
Tandis qu'une folie épouvantable broie
Et fait de cent milliers d'hommes un tas fumant ;
- Pauvres morts ! dans l'été, dans l'herbe, dans ta joie,
Nature ! ô toi qui fis ces hommes saintement !… –
Il est un Dieu qui rit aux nappes damassées
Des autels, à l'encens, aux grands calices d'or ;
Qui dans le bercement des hosannah s'endort,
Et se réveille, quand des mères, ramassées
Dans l'angoisse, et pleurant sous leur vieux bonnet noir,
Lui donnent un gros sou lié dans leur mouchoir !
Sifflent tout le jour par l'infini du ciel bleu ;
Qu'écarlates ou verts, près du Roi qui les raille,
Croulent les bataillons en masse dans le feu ;
Tandis qu'une folie épouvantable broie
Et fait de cent milliers d'hommes un tas fumant ;
- Pauvres morts ! dans l'été, dans l'herbe, dans ta joie,
Nature ! ô toi qui fis ces hommes saintement !… –
Il est un Dieu qui rit aux nappes damassées
Des autels, à l'encens, aux grands calices d'or ;
Qui dans le bercement des hosannah s'endort,
Et se réveille, quand des mères, ramassées
Dans l'angoisse, et pleurant sous leur vieux bonnet noir,
Lui donnent un gros sou lié dans leur mouchoir !
peux pas résister à un petit brin de Baudelaire, après ça:
La très-chère était nue, et, connaissant mon coeur,
Elle n'avait gardé que ses bijoux sonores,
Dont le riche attirail lui donnait l'air vainqueur
La très-chère était nue, et, connaissant mon coeur,
Elle n'avait gardé que ses bijoux sonores,
Dont le riche attirail lui donnait l'air vainqueur
Plus de lendemain,
Braises de satin,
Votre ardeur
Est le devoir.
Braises de satin,
Votre ardeur
Est le devoir.
"- Elle était fort déshabillée
Et de grands arbres indiscrets
Aux vitres jetaient leur feuillée
Malinement, tout près, tout près.
Assise sur ma grande chaise,
Mi-nue, elle joignait les mains.
Sur le plancher frissonnaient d'aise
Ses petits pieds si fins, si fins
- Je regardai, couleur de cire
Un petit rayon buissonnier
Papillonner dans son sourire
Et sur son sein, - mouche ou rosier
- Je baisai ses fines chevilles.
Elle eut un doux rire brutal
Qui s'égrenait en claires trilles,
Un joli rire de cristal
Les petits pieds sous la chemise
Se sauvèrent : "Veux-tu en finir !"
- La première audace permise,
Le rire feignait de punir !
- Pauvrets palpitants sous ma lèvre,
Je baisai doucement ses yeux :
- Elle jeta sa tête mièvre
En arrière : "Oh ! c'est encor mieux !...
"Monsieur, j'ai deux mots à te dire..."
- Je lui jetai le reste au sein
Dans un baiser, qui la fit rire
D'un bon rire qui voulait bien.....
- Elle était fort déshabillée
Et de grands arbres indiscrets
Aux vitres jetaient leur feuillée
Malinement, tout près, tout près.
Arthur Rimbaud
Et de grands arbres indiscrets
Aux vitres jetaient leur feuillée
Malinement, tout près, tout près.
Assise sur ma grande chaise,
Mi-nue, elle joignait les mains.
Sur le plancher frissonnaient d'aise
Ses petits pieds si fins, si fins
- Je regardai, couleur de cire
Un petit rayon buissonnier
Papillonner dans son sourire
Et sur son sein, - mouche ou rosier
- Je baisai ses fines chevilles.
Elle eut un doux rire brutal
Qui s'égrenait en claires trilles,
Un joli rire de cristal
Les petits pieds sous la chemise
Se sauvèrent : "Veux-tu en finir !"
- La première audace permise,
Le rire feignait de punir !
- Pauvrets palpitants sous ma lèvre,
Je baisai doucement ses yeux :
- Elle jeta sa tête mièvre
En arrière : "Oh ! c'est encor mieux !...
"Monsieur, j'ai deux mots à te dire..."
- Je lui jetai le reste au sein
Dans un baiser, qui la fit rire
D'un bon rire qui voulait bien.....
- Elle était fort déshabillée
Et de grands arbres indiscrets
Aux vitres jetaient leur feuillée
Malinement, tout près, tout près.
Arthur Rimbaud
Elle est retrouvée .
Quoi ? - L'Éternité.
C'est la mer allée
Avec le soleil.
Quoi ? - L'Éternité.
C'est la mer allée
Avec le soleil.
je prends. J'aurais bien aimé avoir l'occasion de traiter Rimbaud de salaud...
qui m'apprendrez. J'ai juste envisagé de vous expliquer la différence. Point par point.
Mais je pense que pour Rimbaud... "salaud" était un compliment !
révise un peu tes tropes!
bien évidemment je ne le pense pas, et le "c'est l'influence de Rimbaud," de ce com m'a exaspérée!
bien évidemment je ne le pense pas, et le "c'est l'influence de Rimbaud," de ce com m'a exaspérée!
Vous m'expliquerez le bien... ou le mal ?
mais retire salaud de Rimbaud
sinon c'est le duel !!!!!!!
viens chez moi je t'esplique...
Et qu'à vos yeux si beaux l'humble présent soit doux...
C'est quoi la différence entre le bien et le mal ?
des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches,
Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous..."
Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous..."
"Rien de plus cher que la chanson grise
Où l’indécis au précis se joint."
Où l’indécis au précis se joint."
c'est juste de l'ordre de la sensation. Point barre.
Il pleure dans mon coeur
Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?
Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !
Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.
C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !
Et j'aime beaucoup ..........
Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?
Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !
Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.
C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !
Et j'aime beaucoup ..........
l'internet nous aide... a connaitre et a comprendre...
je ne suis pas une spécialiste mais il m'a semblé que verlaine était avant tout une personne qui avait le mal de vivre et qui l'exprimait dans ses oeuvres (sauf erreur, c bien lui qui a écrit "spleen" et qui a fait rentrer ce mot dans le vocabulaire français). il suffit de voir les fetes galantes, le reve familier, le ciel est par-dessus le toit...
l'absinthe et le cabaret ne sont qu'une facette de son mal-être et ne s'opposent pas à son génie.
l'absinthe et le cabaret ne sont qu'une facette de son mal-être et ne s'opposent pas à son génie.
http://verlaineexplique.free.fr/poemesat/poemsatur.html
site didactique et plutôt conçu pour des élèves ou étudiants, mais fort intéressant.
l'auteur va bientôt consacrer une section à l'un de mes poètes préférés : jules laforgue !
site didactique et plutôt conçu pour des élèves ou étudiants, mais fort intéressant.
l'auteur va bientôt consacrer une section à l'un de mes poètes préférés : jules laforgue !
j'ai répondu sous le coup de la colère, d'habitude quand ça m'énerve trop j'attends un peu. Donc, ton excessivement sec, sans doute.
Mais comme je dois être un peu psychotique, des fois ça me fait mal physiquement quand on massacre un vers...
et puis, quand même, sur Rimbaud, vraiment... enfin, bref, mes excuses sur la forme.
Mais comme je dois être un peu psychotique, des fois ça me fait mal physiquement quand on massacre un vers...
et puis, quand même, sur Rimbaud, vraiment... enfin, bref, mes excuses sur la forme.
pas " la musique avant toute chose " (huit pieds)
mais:
"De la musique avant toute chose
et pour cela préfère l'Impair"
neuf, et neuf... préfère l'impair...
la poésie, c'est pour lire, pas pour faire de la psychologie de... bon, j'arrête là.
ouais. Salaud de Rimbaud!
mais:
"De la musique avant toute chose
et pour cela préfère l'Impair"
neuf, et neuf... préfère l'impair...
la poésie, c'est pour lire, pas pour faire de la psychologie de... bon, j'arrête là.
ouais. Salaud de Rimbaud!
le chant est beau même s'il est funeste
faut-il comprendre Verlaine
je préfère dire que je l'aime dans ses délires.


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oanaee
publié le 21 février 07